Perpignan-Toutvabien

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01mai

Brasillach (34) Lettre ouverte à une personnalité de la communauté juive

J'ai trouvé très choquante votre attitude lors de la fête de la Sant Jordi. Je vous ai vu côte à côte avec les dirigeants du CML, les cautionnant ouvertement et complaisamment, censurant mesquinement en le privant de stand celui qui a révélé ce qu'il convient d'appeler l'affaire Brasillach. Je savais déjà que vous aviez soutenu leurs écrits dans la récente Encyclopédie des Pyrénées-Orientales, écrits qui tendent à réhabiliter le journaliste-écrivain Robert Brasillach.

Mais voir et entendre sont deux choses différentes. Ne dit-on pas "Il faut le voir pour le croire ?". Et voir m'a été insupportable.

Vous "collaborez" avec les tenants du bourreau ! Votre attitude clairement affichée et d'une manière ostentatoire me donne le droit de vous interpeller et de m'interroger, faussement naïve, sur ce qui vous fait ainsi courir. Qu'est-ce qui peut bien expliquer une attitude et des propos si antinomiques vis-à-vis de ceux que l'on pourrait espérer de la part d'un membre de cette communauté ?

Je me sens fondée aussi à intervenir comme contribuable puisque mes impôts locaux soutiennent et financent ces organismes responsables des faits que je dénonce.

Brasillach a été pro-nazi et il a écrit des articles terrifiants contre les adversaires d'Hitler et contre le peuple juif.

Voici ce qu'écrit Jérôme Garcin dans le Nouvel Observateur du 25 octobre 2001 :"Par un classique glissement de sémantique, d’écrivain collaborationniste il devint un «martyr de l’épuration».(...) Hitlérien dès 1936, antisémite forcené (il compare les juifs à des singes), adorateur transi de la Wehrmacht, fier de «coucher avec l’Allemagne», Brasillach est un fasciste exemplaire. ...A 30 ans, il a déjà l’âme d’un délateur. Prisonnier en 1940 dans un oflag, il désigne les juifs qu’il convient de faire taire ou d’expulser. Rédacteur en chef de «Je suis partout» (qui tirait à 300000 exemplaires!), il imprime noir sur blanc les noms et adresses de résistants, de gaullistes, de juifs."

J'ajouterai qu'au même moment des résistants catalans (Torcatis, Brutus, pour ne citer que les plus connus) ont payé de leur vie leur lutte contre les nazis pendant qu'un autre catalan, Brasillach, chantait leurs louanges.

Je précise que je suis depuis toujours une adversaire de la peine de mort et de la loi du talion. Je n'aurais donc pas appliqué à Brasillach la peine de mort qu'il semblait désirer pour donner un couronnement à sa posture "romantique". Là aussi les juges ont "collaboré" avec la victime dont ils ont fait un mythe, un symbole alors que d'autres collaborateurs sont morts dans leur lit.

En couvrant de votre autorité cette tentative de réhabilitation de Brasillach, vous semblez accepter le principe chrétien de l'évangile  :"tendre l'autre joue" car c'est "tendre l'autre joue", quand on a été victime, que d'accepter la réhabilitation de son bourreau. C'est au minimum un déni de soi-même et de la réalité.

Pour terminer sur cette lamentable affaire, car affaire il y a, je veux dire que je la vois comme une tentative négationniste de plus, comme un écho à ce qui s'est passé à Paris dans les années 80 que rappelle Jérôme Garcin (voir supra) : "Au milieu des années 80, qui virent la consécration de Le Pen, élu avec 11% des voix au Parlement européen de Strasbourg, et l’éclosion du bon chic collabo dans la vie littéraire parisienne, non seulement on sortit Brasillach de l’oubli, mais on travailla aussi à le réhabiliter. ".

Je vois aussi cette affaire comme une conséquence néfaste de la fiction qui consiste à séparer le Brasillach-écrivain du Brasillach-journaliste : c'est le même homme, le même responsable,et même si son idéologie ne se manifeste pas de la même façon, avec la même virulence. Jérôme Garcin conclut très justement :"Romancier à l'eau de rose mais journaliste au vitriol, il ne brille que dans la détestation de son époque, la haine de ses contemporains, l'outrance verbale."

Enfin je voudrais vous dire que je ne vous prends en aucune façon comme bouc émissaire, mais , position oblige, vous êtes un élu du peuple. Je voudrais adresser aussi ces reproches, expression d'une sincère colère, d'une sincère indignation, à tous ceux qui par leur activisme dans cette affaire ou au contraire par leur passivité bêlante et/ou intéressée ont laissé ce détestable négationnisme se manifester dans notre département.

Restons vigilants !

Claude Marty Le 29 avril 2003

Lettre publiée par le site : robert.marty@dehorsbrasillach.net, dans la rubrique information.

28avr

LA FNAC AUX DAMES DE FRANCE

- Une menace pour la culture - Un risque financier pour les contribuables

Etes-vous d’accord pour que vos impôts servent à subventionner l’installation d’une enseigne de la grande distribution en centre ville, ce qui, à terme, provoquera la disparition des disquaires et des libraires de Perpignan ?

C’est la même histoire qui se répète depuis quarante ans. Chaque fois que la grande distribution s’installe sur un secteur, épicerie, bricolage, sports, elle fait dans les dix à vingt ans qui suivent, disparaître 90 % des petits commerces.

Aujourd’hui, c’est la diffusion des produits culturels qui est convoitée par les grands groupes et leurs enseignes spécialisées.

- La Fnac, groupe Pinault-Printemps-La Redoute-Conforama, 60 grands magasins en France.

- Virgin groupe Hachette-Lagardère, 35 Mégastores en France.

- Cultura, la dernière née crée en 1998 par un membre de la famille Mulliez (groupe Auchan), 13 grands magasins.

Ces trois enseignes se développent rapidement, ouvrant chaque année 10 à 15 nouveaux grands magasins (2 000 m2 en moyenne).

Dans les villes de taille moyenne, la Fnac fait d’énormes ravages. Dix ans après son implantation, à Nîmes et Avignon, il ne reste plus un disquaire, des librairies ont fermé et celles qui restent sont dans des situations qui n’assurent pas leur avenir.

Il était prévisible qu’une de ses trois enseignes s’intéresse à Perpignan, mais pas que la municipalité déroule le tapis rouge devant les représentants de la Fnac et du groupe Pinault !

Le montage financier de l’opération de promotion commerciale des Dames de France, fait par la municipalité qui est propriétaire du bâtiment, permettra à la Fnac de payer un loyer sans rapport avec la réelle valeur locative.

Cette opération qui comporte de très importants travaux de restauration et d’aménagement, risque de se révéler lourdement déficitaire et coûteuse pour le contribuable.

Si la Fnac, ou une autre enseigne de ce type, veut s’installer à Perpignan, qu’elle en paie le prix.

Collectif Perpignan Pluriel Contact : perpignan.pluriel@laposte.net

17avr

«Plus anti THT que moi tu meurs»

1- Du côté des élus.

«Puisque tout le monde est contre la ligne THT, 2 x 400 000 volts, il ne sert à rien de faire un débat public», déclarait dernièrement Maryse Lapergue, présidente de La Hune des P.-O. Il est vrai que tout le monde à l’air d’être contre.

Mais à perpignan-toutvabien, on a un peu de peine à croire à une conversion aussi massive à la protection de l’environnement.

L’association des Maires des Pyrénées-Orientales a pris position contre la ligne THT, elle a même fait adopter une motion lors de son dernier congrès, qui fut, comme il se doit, votée à l’unanimité. Précisons que cette association est présidée par un grand défenseur de l’environnement, Guy Ilary, maire de Tautavel, avec l’aval duquel OMYA est en train de foutre en l’air un des plus beaux sites du département. Autre précision utile, ce trou dans la falaise est définitif. Alors que les pylônes des lignes électriques pourront toujours être démontés dans vingt ans, trente ans, lorsqu’il sera possible d’enfouir toutes les lignes à un moindre coup.

Le président de l’UMP, maire de Perpignan, sénateur des Pyrénées-Orientales, président de la communauté d’agglomérations était depuis le début en retrait du mouvement d’opposition à la THT. Il Invoquait la solidarité énergétique avec la Catalogne et est même allé jusqu’à brandir la menace d’une centrale nucléaire à Figuères dans le cas où la ligne THT ne pourrait se faire. Il est vrai que JPA fait partie du lobby des Ponts et Chaussées et est membre de l’influent Conseil Général des Ponts et Chaussées, comme Georges Mercadal, vice-président de la commission nationale du débat et président de la commission particulière du débat sur la ligne haute tension Roussillon-Catalogne.

L’adoption par le conseil municipal de Perpignan d’une motion contre la THT, ne faisait pas illusion. Alduy n’a pas mis les pieds à une seule des nombreuses réunions publiques organisées par le collectif contre la THT ou dans le cadre du débat mis en place par la commission particulière. De plus en plus remarquée, sa position pour le moins ambiguë n’allait pas tarder à être critiquée, dénoncée par les opposants au projet et par ses adversaires politiques.

Alduy a pris les devants, coupant l’herbe sous le pied à Christian Bourquin qui devait profiter de la réunion publique perpignanaise du collectif contre la THT, jeudi 17 avril au palais des rois de Majorque, pour dénoncer la position du président de l’UMP rebaptisée par lui, l’Union pour le Mépris des Pyrénées.

Bourquin cherche a politiser le dossier en accusant le gouvernement, son premier ministre, son ministre de l’industrie de vouloir à tout prix construire en Roussillon la ligne THT France Espagne. Il rappelle volontiers le sommet Chirac-Aznar en septembre 2001 à Perpignan, mais en faisant l’impasse sur la présence et la participation de Lionel Jospin, alors premier ministre.

Cap’taine Alduy en bon navigateur attentif aux vents et aux courants à donc décidé d’effacer son retard en s’exprimant clairement et nettement contre la ligne THT, ce qu’il a fait, mardi 15 avril, lors d’une conférence de presse convoquée seulement la veille. La mairie de Perpignan édite à son tour un autocollant et une affiche pour dire " non à la THT. "

Les autres parlementaires sont plus ou moins impliqués. Le second sénateur, Paul Blanc, UMP est assez discret. Des quatre députés, François Calvet, UMP, a été le premier à prendre clairement position contre la THT. Daniel Mach, également UMP, a pendant un temps eu une position à la Alduy. Il affiche à présent une hostilité sans détours au projet. François Calvet et Daniel Mach sont d’ailleurs très engagés. Ils ont à leur actif de nombreuses initiatives auprès des ministres et à l’Assemblée, ils participent aussi fréquemment aux réunions publiques. Henri Sicre, député PS, a notamment manifesté son hostilité à la ligne THT en faisant des démarches pour obtenir le classement des Albères. Il ne faut toutefois rien attendre de cette démarche, c’est un processus très long. Arlette Franco apparaît à la traîne, comme souvent, mais parions qu’à l’instar d’Alduy elle ne tardera pas à s’autoproclamer championne de la lutte anti THT.

La nouvelle député n’a jamais marqué beaucoup d’intérêt pour l’environnement. Dans la bataille qui s’est menée contre l’extension de la carrière de Calce*, pourtant située sur sa circonscription, on n’a pas entendu une seule fois Arlette Franco.

Toujours à droite, la poupée Barbie écolo, représentante de l’UMP écologie Bleue est assez discrète. Mais comme son patron a dit que la THT c’était pas bien pour le département, Marie-Josée Poursousbire, conseillère municipale de Perpignan, va pouvoir allumer sa petite ampoule.

Christian Bourquin proclame de longue date son opposition au projet. Il soutient activement le collectif anti THT. Collectif d’associations qui a reçu du conseil général 50 000 francs de subvention. Malgré cette générosité, le collectif a toutefois tenu à préserver son indépendance en déclinant l’invitation de faire autocollant commun avec le conseil général et son logo.

A vouloir trop tirer la couverture à lui, Chrsitian Bourquin a fini par rendre contre-productive sa dispendieuse politique de communication. L’autocollant du conseil général imprimé à des dizaines de milliers d’exemplaires et distribué à la population via le bulletin du conseil général est invisible. Les habitants des P-O n’ont pas répondu à l’invitation de Chrsitian Bourquin à le coller sur le pare-brise de leur voiture, c’est même un bide complet. Bourquin a donné l’exemple, il ne l’a pas collé sur sa voiture.

L’autocollant en question porte en gros, “Non à la THT avec le département“ ainsi que le logo du conseil général. La récupération du combat contre la THT est assez énorme et évidente pour avoir été ressentie par l’opinion publique.

Les maires des 41 communes qui composent la zone sur laquelle le passage de la ligne THT est étudié ont, en 2002, formé un collectif qui s’oppose au projet. Louis Caseilles, qui avait pris la tête de la fronde des maires des communes concernées, est, depuis quelques mois, petit à petit remplacé par Jean-Claude Peralba. Le maire de Villemolaque est beaucoup plus crédible que le maire de Toulouges depuis que la duplicité de ce dernier a été mise en évidence lors d’une action de la FRENE, fédération d’associations de protection de l’environnement présidée par Marc Maillet.

La Frene avait, en juillet 2002, organisé un petit comité d’accueil et souhaité une bonne soirée aux élus ayant répondu à l’invitation d’EDF à un dîner-spectacle VIP, parmi lesquels Louis Caseilles. Lui qui, dans un interview quelques jours plus tôt, n’avait pas de mots assez durs contre EDF, était pris la main dans le sac. On ne sait pas si ce soir-là le maire de Toulouges raconta comment, au printemps 2002, il avait fait intervenir un buldozer au petit matin pour détruire des vestiges archéologiques datant de la Pau i Treva qui de plus ne gênaient rien, ni personne. Ils avaient traversé les siècles et les siècles avant que monsieur Caseilles d’ailleurs incapable de justifier son geste, ne leur tombe dessus. Les archéologues ont vigoureusement protesté contre ce massacre du patrimoine, mais le mal était fait.

L’hostilité des élus des communes concernées par le projet n’a pas empêché quelques uns d’entre eux de rencontrer des responsables de RTE (Réseau Transport d’Electricité) venus leur parler gros sous. En effet, les porteurs du projet disposent d’une enveloppe qui représente 10% du montant total des travaux évalués à 50 millions d’Euros sur la partie de la ligne qui va de Baixas à la frontière.

Notons également que seules 19 communes sur les 41 concernées ont rallié l’initiative du collectif contre la THT qui leur propose d’exprimer leur refus de la THT en installant une banderole à l’entrée de la commune.

“ La THT n’est pas un problème de gauche ou de droite “ proclamait Daniel Mach lors d’une réunion publique. Certes, mais il faudrait être bien naïf pour croire que les prises de position des uns et des autres sont seulement déterminées par des considérations environnementales.

  • Soulignons d’ailleurs que la position de Christian Bourquin, de Jean-Jacques Lopez et de Paul Schramm, le maire de Calce, lors de l’examen du projet d’extension par la commission départementale des carrières à permis d’aboutir à une majorité contre. Un vote d’ailleurs qualifié d’historique, les élus se prononçant presque toujours pour ces carrières dont certaines sont pourtant d’énormes atteintes aux paysages.

Prochain article : Du côté des associations.

photo : autocollant du collectif non à la THT

08avr

Le livre noir du conseil général

La colossale opération de communication du conseil général, “Horizon 2012”, (1 million d’euros) a accouché d’un livre de 210 pages dont on a très peu entendu parler. Resterait-il assez de lucidité à certains pour avoir un peu honte de son contenu ?

Premier enseignement tiré des réponses au questionnaire diffusé dans tous les foyers du département, «Les habitants des Pyrénées-Orientales soutiennent largement l’action du conseil général», écrit une directrice d’études de la Sofres. Il est toujours temps pour ceux qui ont pu croire que cette opération visait à préparer l’avenir du département d’enfin réaliser qu’elle a surtout servi de pré campagne aux élections cantonales de 2004 et que le seul avenir qui intéresse Christian Bourquin, c’est le sien propre.

Chargé de la rédaction de l’ouvrage, Joël Mettay l’a parsemé de son nom. L’hagiographe de Paul Alduy, le complimenteur patenté, a fait beaucoup de remplissage. Pourquoi 18 pages sur l’histoire du département là où l’on espérait plutôt trouver une mise à plat de son économie, de sa réalité sociale, et de son aménagement.

Pour penser l’avenir, il faut d’abord comprendre le présent. Mais à part les éléments fournis par l’Insee, Mettay navigue dans le brouillard. Il n’a pas les outils et ne les a pas cherchés. Les services de l’Etat, les universités, au niveau départemental, régional, national regorgent de spécialistes et de connaissances que l’on ne peut pas négliger pour faire un état des lieux qui permette de bien comprendre là où en est le département

De généralités en généralités, l’auteur finit par faire étalage de la pauvreté d’une réflexion qui elle même révèle la principale faiblesse des occupants du conseil général, l’absence de visions et de stratégie d’aménagement et de développement.

Le chapitre «Que pensons-nous? Que voulons-nous?» est donc sans surprise. C’est un méli-mélo, un fourre-tout, un bric à brac de propositions sans lien, sans cohérence recueillis lors des ateliers et des réunions publiques. Beaucoup de ces idées sont bonnes, voire mêmes excellentes et surtout très séduisantes. Notons que la plupart ne relèvent pas de la compétence du conseil général. Leurs chances de devenir réalité d’ici 2012 sont donc minces.

Le conseil général a trois grands domaines de compétence, les routes départementales, les collèges et la la solidarité.

Si le sujet des routes est assez largement abordé, on relève par contre l’absence du calendrier de construction des collèges. Domaine dans lequel Bourquin essaie de verrouiller l’information. Il est, en effet, dans l’incapacité de tenir le plan sur lequel il s’était solennellement engagé en 2000 et sur lequel il avait fait la campagne des cantonales de 2001.

En matière de solidarité, l’insertion des Rmistes passe à la trappe. On arrive pas à y croire, on reprend, le livre dans un sens puis dans un autre. Compte tenu du nombre considérable de Rmistes que compte notre département, l’insertion économique et sociale ne peut qu’être une priorité. Mais dans ce domaine également, l’action de celui qui poussait des coups de gueule en déclarant qu’il allait mettre les Rmistes au boulot ne brille pas par ces résultats.

Le conseil général donne tout simplement l’impression de dire aux autres collectivités territoriales et à l’Etat ce qu’elles doivent faire. Ce n’est pas avec des miroirs aux alouettes que la majorité de gauche au conseil général masquera l’échec de sa gestion. La communication ne remplace jamais l’action même si l’on vit dans une société où l’on prétend de plus en plus le contraire.

Beaucoup des électeurs, qui avaient espéré que l’alternance politique ferait du bien au département, déchantent. L’ère Bourquin n’a pas tenu ses promesses. Et l’on se demande si 2004 ne verra pas une nouvelle majorité s’installer dans l'hémicycle du conseil général avec Rigual ou Bascou à sa présidence.

Livre de doléances, l’ouvrage du conseil général laisse finalement l’impression d’être un livre de condoléances.

''F.T.

P.S. 1: Le conseil régional a organisé une consultation (de moindre envergure) du même type que celle de Bourquin, avec questionnaire dans toutes les boîtes à lettres et même annonce triomphale et mensongère d’un niveau de participation record.

P. S. 2: Vous pouvez vous procurer le livre du conseil général en téléphonant au 04 68 85 85 85, il vous sera expédié sans frais mais pas gratuitement. Le conseil général a voté une augmentation de 6 % de la fiscalité départementale, elle s’ajoute à l’augmentation des bases fiscales qui suivent plus ou moins l’inflation.

On nous explique que la fiscalité départementale augmente à cause de l’APA. Pourquoi dans ce cas les autres départements de la région Languedoc Roussillon n’ont ils pas procédés à un niveau d’augmentation comparable ? Cette augmentation de la fiscalité cache en fait de grosses erreurs de gestion et le coûteux train de vie de l’institution. Aucun poste de dépense n’a autant progressé que celui des frais généraux, il a même explosé depuis que Christian Bourquin est président du conseil général.''

17mar

Brasillach (33) Les faits sont têtus

Quelques personnes répètent un peu partout, invoquant des documents qu’ils se gardent bien de sortir, que Brasillach ne serait pas né au 45 quai Vauban, mais au 41 ou même au 43.

En conséquence, on nous demande très souvent si nous sommes bien certains que l’information que nous avons donnée est exacte.

perpignan-toutvabien n’aurait pas publié cette information sans la vérifier et la re-vérifier, sachant que c’est dans cet immeuble que siège le Centre Méditerranéen de Littérature présidé par André Bonet.

Pour ce qui nous concerne, nous n’hésitons pas à dévoiler une partie de nos sources.

- Nous avons appris que le CML siégeait dans la maison natale de Brasillach par une personne rapportant des propos tenus par André Bonet bien avant l’affaire.

- Nous avons procédé à plusieurs vérifications en nous appuyant sur des documents officiels totalement incontestables.

- Robert Brasillach lui-même a écrit qu’il était né au 45 quai Vauban.

La naissance de Brasillach au 45 quai Vauban ne fait aucun doute.

Bien sûr, il se peut que ce soit par un pur hasard que le CML ait atterri dans cet immeuble.

Nous nous bornons à constater des faits. Le CML est installé au 45 quai Vauban, dans la maison natale de Brasillach.

C’est comme pour le texte de L’encyclopédie des Pyrénées-Orientales sur Brasillach dont André Bonet nie la paternité depuis qu’il a soulevé un tollé. Dans les exemplaires que l’éditeur livre aux libraires la signature de Bonet est toujours là. Si ce texte n’était pas le sien et si signature de cette réhabilitation du nazi et fasciste Brasillach le dérangeait, il aurait pu imposer l’insertion d’un rectificatif aux Editions Privat.

Les responsables du CML auraient depuis longtemps dû s’exprimer pour répondre clairement aux questions qui se posent. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Pourquoi cet embarras ?

Le président Bonet observe un silence médiatique complet sur l’affaire Brasillach en disant qu’elle ne le concerne pas. Mais il a pratiqué un lobbying acharné et parfois agressif pour empêcher que l’affaire ne l’éclabousse trop.

Le vice-président Halimi, ancien responsable dans la communauté juive, cautionne son président.

Quant à l’autre vice-président, Belledent, lui qui soutient activement et de longue date la diffusion des idées d’extrême droite, antisémites, négationnistes, il est des plus discrets. On lui prête une forte influence sur Bonet et sur le CML. Son compagnon Jean-François Maillol est d’ailleurs le trésorier du CML.

Le Centre Méditerranéen de Littérature n’est pas clair. Et plus il nie les évidences, plus le brouillard s’épaissit.

(*) Citation de Lénine et clin d’œil à ceux qui nous accusent de faire un procès stalinien. Seuls importent les faits.

Légende de l'illustration : © Document CML : André Bonet, président et Gérard Belledent, vice président du CML

17mar

P.-O. : Un cas de manté sentale a été isolé

«Un français sur quatre est atteint de manté sentale», c’est l’effroyable nouvelle que Christian Bourquin a révélé sur l’antenne de FR3.

Le président du conseil général, s’exprimait sur le dossier de la psychiatrie, nous nous sommes tournés vers des spécialistes de cette activité en espérant obtenir quelques éclaircissement sur cette pathologie qui frappe autant de monde. A notre grande surprise, aucun des médecins consultés n’a jamais entendu parler de «manté sentale». Un docteur de Thuir a toutefois émis une hypothèse. Il est, selon lui, possible que cette maladie encore inconnue est commencé à frapper notre département. Elle n’affecterait toutefois pas une personne sur quatre, mais seulement une personne sur 400 000 et ne serait pas contagieuse. Il ne sera donc pas nécessaire d’abattre le troupeau.

11mar

Bush se prépare-t-il à bombarder Baixas ?

Soyons clairs. C’est une question qu’il convient vraiment de prendre très au sérieux.

Il y a quelques semaines une lectrice nous signalait avoir vu de drôles d’avions survoler Baixas, la forme noire et plate qu’elle décrivait pouvait faire penser à l’avion furtif américain, F 117.

Canular? Effets de la THT 400 000 volts? fréquentation excessive de l’excellent Château Les Pins de la cave coopérative? La rédaction de perpignantoutvabien n’a pas pris le message au sérieux.

Nous avons eu tort. Les informations troublantes s’accumulent !

En janvier 2003, à la tribune de l’ONU, le secrétaire d’état américain Collin Powel a appuyé son discours guerrier sur des révélations de source gouvernementale anglaise censées prouver le réarmement de l’Irak. Un énorme bidonnage. Les informations étaient issues d’une thèse universitaire publiée en 1990.

On n’est pas davantage rassuré en regardant la carte de l’Europe qu’utilise CNN.

Mais on devient franchement inquiet en apprenant que les bombardiers américains B 52 stationnés en Angleterre survoleraient les Pyrénées pour se rendre en Irak. (Information vérifiée).

Les P-O, Pyrénées-Orientales, n’auraient-elles pas été confondues avec le P-O, Proche-Orient ? Et Baixas avec Bagdad ?

Certes le baril de côtes-de-roussillon ne provoque pas encore la convoitise des multinationales.

Mais la plus grande prudence ne s’impose-t-elle pas dans tous les domaines?

Pour prévenir tout risque, le mieux est de tout faire pour éviter la guerre.

Alors tous à la manif contre la guerre en Irak, samedi 15 mars à 15 heures, place Arago.

11mar

Bush se prépare-t-il à bombarder Baixas ?

Soyons clairs. C’est une question qu’il convient vraiment de prendre très au sérieux.

Il y a quelques semaines une lectrice nous signalait avoir vu de drôles d’avions survoler Baixas, la forme noire et plate qu’elle décrivait pouvait faire penser à l’avion furtif américain, F 117.

Canular? Effets de la THT 400 000 volts? fréquentation excessive de l’excellent Château Les Pins de la cave coopérative? La rédaction de perpignantoutvabien n’a pas pris le message au sérieux.

Nous avons eu tort. Les informations troublantes s’accumulent !

En janvier 2003, à la tribune de l’ONU, le secrétaire d’état américain Collin Powel a appuyé son discours guerrier sur des révélations de source gouvernementale anglaise censées prouver le réarmement de l’Irak. Un énorme bidonnage. Les informations étaient issues d’une thèse universitaire publiée en 1990.

On n’est pas davantage rassuré en regardant la carte de l’Europe qu’utilise CNN.

Mais on devient franchement inquiet en apprenant que les bombardiers américains B 52 stationnés en Angleterre survoleraient les Pyrénées pour se rendre en Irak. (Information vérifiée).

Les P-O, Pyrénées-Orientales, n’auraient-elles pas été confondues avec le P-O, Proche-Orient ? Et Baixas avec Bagdad ?

Certes le baril de côtes-de-roussillon ne provoque pas encore la convoitise des multinationales.

Mais la plus grande prudence ne s’impose-t-elle pas dans tous les domaines?

Pour prévenir tout risque, le mieux est de tout faire pour éviter la guerre.

Alors tous à la manif contre la guerre en Irak, samedi 15 mars à 15 heures, place Arago.

08mar

8 mars : Journée de la Cocotte Vermeille et de la Reine mère

Jacqueline Alduy dans L’Indép, Arlette Franco dans Midi-Libre. C’est à croire que Josianne Cabanas et Luc-ifer Malepeyre se sont donné le mot pour ringardiser ce 8 mars, journée internationale des femmes.

Arlette Franco est certes une habituée des colonnes du Midi-Libre. Ce n’est pas la première fois qu’elle y est interviewée un 8 mars. Et ce n’est que la troisième fois depuis le début de l’année que Luc Malepeyre l’interroge sur une pleine page.

Nous ne sommes qu’au début du troisième mois de 2003, et, à ce rythme, la Cocotte Vermeille et son porte plumes peuvent espérer battre le record du nombre d’interviews de complaisance. Cela fera un bon sujet pour une émission de TF1. On voit bien PPDA remettre le prix.

L’Indép nous offre un énième papier sur la carrière de Jacqueline Alduy, une femme dont le parcours politique "nous a paru mériter un hommage ", écrit Josianne Cabanas. Cet article tombe bien, il va mettre un peu de baume sur les égratignures de la maman de Jean-Paul et belle-maman de la patronne. Elle a, cette semaine, à plusieurs reprises, été un peu maltraitée par Luc Malepeyre à propos d’une plainte de Carol Malortigue, ancien exploitant (dépité) du Casino d’Amélie-Les-Bains. Pas de quoi fouetter un chat, mais assez pour que L’Indép vienne consoler la reine mère de la famille Alduy.

Et puis Josianne Cabanas n’a-t-elle pas des choses à se faire pardonner ?

Sa servilité est tellement devenue sa seconde nature que notre presse locale ne se rend même plus compte de son ridicule et du discrédit qu’il entraîne.

La providence est venu au secours de tous ceux à qui cette lamentable flagornerie n’a pas échappé. En mettant une pub pour un casino sous l’interview de Jacqueline Alduy et sur la même page la lettre d’un lecteur titré "De qui se moque-t-on ? ", le hasard fait un joli clin d’œil aux rieurs.

Pendant que nos journaux locaux font des interviews cire pompes et recopient des réponses d’une affligeante banalité, plusieurs titres de la presse nationale ont eux regardé du côté du mouvement " ni pute, ni soumise " qui attire l’attention sur la difficulté d’être une fille dans une cité. Une réalité qui est aussi perpignanaise.

Nous assistons à une dégradation des rapports garçons filles qu’il est temps de regarder en face. Pour ne citer qu’un exemple fort et révélateur. Est-il acceptable que la plupart des adolescentes n’osent plus se mettre en jupe ou en robe au collège et au lycée de crainte de se faire traiter de salopes ?

24fév

Cocotte Vermeille, La médaille (suite)

Plusieurs lecteurs ont tenu à apporter des précisions et à faire des commentaires à l’article sur la remise des insignes d’officier dans l’Ordre National du Mérite à Arlette Franco.

Selon M. Bobo, madame Arlette Franco en se faisant décorer par un ministre «bafoue le principe constitutionnel de l’indépendance des membres du Parlement à l’égard du gouvernement.» Sûr de ses arguments, il a décidé d’écrire au conseil constitutionnel pour l’alerter. Et ce lecteur explique que c’est également pour cette raison que les parlementaires ne peuvent accéder ni avoir de promotion dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et l’Ordre National du Mérite.

perpignantoutvabien a demandé son avis à Louis Constant, spécialiste en sciences politiques, ancien professeur de l’Université de Perpignan. Pour lui on ne peut parler que d’une «maladresse» de madame Franco.

Madame Valentin, une lectrice de Canet, soulève un autre problème.

Selon elle, la médaille n’étant pas remise au maire de Canet, mais à madame Franco personnellement, le contribuable canétois n’a donc pas à supporter la dépense de quelques dizaines de milliers d’euros pour envoyer un bristol chic à plusieurs milliers de personnes et payer la facture du traiteur… Elle demande qu’Arlette Franco rembourse les frais de la réception. perpignan-toutvabien a interrogé madame Franco sur ce sujet, nous attendons sa réponse.

Précisons que la plupart des élus qui reçoivent une décoration, se la font remettre lors d’une simple cérémonie publique ou privée. Nombre d’élus, notamment parmi ceux qui sont les plus dévoués aux populations, n’ont d’ailleurs jamais fait la moindre demande de décoration.

Tout le monde ne rêve pas de s’astiquer le nombril devant une salle pleine en écoutant des personnes importantes chanter vos louanges.

PS : Nous apprenons que madame Franco n’a pas du tout apprécié l’article de perpignan-toutvabien. La rédaction est vraiment très désolée.

19fév

Décodage : Alduy Bourquin, les dessous d'une idylle

Combien de fois la presse a-t-elle été, ces derniers mois, conviée à être témoin des accords bilatéraux signés entre le patron de l’agglo et de la ville et celui du département ? Alduy est même venu faire un tour à la cérémonie des vœux de Bourquin en son palais des rois de Majorque. Toutes choses qui, l’an dernier, étaient totalement impensables.

Mais pourquoi alors qu’ils se bouffaient le nez depuis dix ans, Alduy et Bourquin tiennent-ils autant à afficher de bonnes relations ?

Bourquin n’a pas eu à beaucoup approfondir l’analyse des résultats des élections législatives pour s’apercevoir qu’il avait perdu son siège de député sur la partie perpignanaise de la circonscription. A force de chercher des embrouilles au maire de Perpignan sur tous les sujets, abattoir, pompiers, tribune Chevalier à Aimé Giral, Christian Bourquin avait fini par apparaître comme hostile à la ville.

Le président du conseil général caresse maintenant les Perpignanais dans le sens du poil, c’est d’ailleurs son obsession. Il veut multiplier le nombre de ceux que lui-même nomme «les Bourquinistes de droite». Car il mise davantage sur son image de président du conseil général que sur son poids politique de leader du PS.

A droite comme à gauche, on est déjà positionnés dans la perspective des élections cantonales et régionales de 2004. Et Bourquin, lui, vise personnellement les deux objectifs. Il se verrait bien président du conseil général et vice président d’une région gagnée par la gauche. Et dans le cas où il perdrait la présidence du conseil général et où la gauche ne prendrait pas la région, le pire des cas, il détiendrait quand même un mandat de conseiller général et un mandat de conseiller régional. Ce n’est pas rien pour quelqu’un qui aurait tout perdu.

Avec cette stratégie très perso, qui consiste à mettre ses œufs dans deux paniers, Bourquin accroît le risque de casse aux élections cantonales.

Son copinage avec Alduy ne rend pas vraiment service aux conseillers généraux de gauche qui retournent devant les électeurs en 2004. De ce côté-là, il semble clair que Bourquin a fait une croix sur les cantons perpignanais de Nicole Gaspon, Claude Cansouline et Jean Codognès. Il fera d’ailleurs tout pour faire battre ce dernier et le priver de son seul mandat électif. Couper toutes les têtes qui dépassent et tenir le parti d’une main de fer reste la ligne de conduite de Bourquin.

De son côté, Jean-Paul Alduy semble également comblé par l’idylle. Il se réjouit de la perspective de récupérer trois cantons perpignanais. C’est pour lui le moyen de renforcer son poids au conseil général et surtout d’y avoir plus que son mot à dire si la droite sort majoritaire des cantonales de 2004.

Chacun a aussi gagné en tranquillité, Bourquin n’attaque plus Alduy et inversement.

Mais à gauche comme à droite, l’attitude des deux grands fauves politiques agace. Car en agissant ainsi Alduy comme Bourquin semblent également dire à leurs camps respectifs, je fais ce que je veux, c’est moi le patron.

A gauche, on reproche à Bourquin de ne plus attaquer la politique du gouvernement Raffarin que dans les réunions internes du PS. Il montre aussi les dents lors des cessions du conseil général. Mais sans que cela ait beaucoup de portée. Il recherche un alibi politique à une augmentation sans précédent de la fiscalité départementale.

Bourquin pourrait dans quelques temps sortir du bois pour attaquer le président de la région et se présenter comme son challenger. Ce coup lui servirait à justifier sa candidature à un fauteuil régional. Car il sait bien qu’il n’a, en réalité, pratiquement aucune chance d’être choisi par le PS pour être candidat à la présidence de la région.

A droite, certains trouvent qu’Alduy est bien trop gentil avec Bourquin. Il se dit que ce n’est pas comme cela que la droite gagnera la majorité au conseil général. Alduy répond que c’est aux élus de droite au conseil général de dénoncer la politique de Bourquin. Ce qu’à son goût, ils ne feraient pas suffisamment.

Ce sont, en fait, les élus labellisés Alduy qui manquent de combativité. Pourquoi d’ailleurs iraient-ils chercher des noises à Bourquin quand leur patron fait ami ami avec lui ? Du coup il n’y a que les anciens RPR, Bouille, Blanc et Rigual qui s’opposent à la politique menée par Bourquin et sa majorité.

A gauche comme à droite les stratégies découlent finalement beaucoup des intérêts des deux principaux chefs.

Tant que la bonne entente leur profitera…

Collectif: A.D., F.T., X.

18fév

1 000 000 d'euros pour la campagne pré-electorale de Bourquin

Impossible d’échapper aux centaines de panneaux 4X3 vifs et colorés du conseil général qui nous invitent à composer le 04 68 85 85 85.

Petit coup de fil au numéro indiqué. C’est le standard du conseil général. La personne à qui l’on demande le livre blanc n’est pas au courant. Après lui avoir expliqué ce qu’indique l’affiche, la standardiste, d’ailleurs aussi aimable qu’embarrassée, se renseigne et oriente l’appel vers le service communication.

La nouvelle interlocutrice ne sait pas ce qu’il faut faire. Elle se renseigne et prend notre adresse et téléphone en promettant de nous tenir au courant.

Cela fait exactement une semaine que le département est couvert d’affiches annonçant que «l’ouvrage est disponible à partir du 20 février», mais l’information n’a pas parcouru la distance entre l’agence de publicité Synthèse et le conseil général (quelques centaines de mètres). Un autre appel passé par une personne différente n’aboutira même pas aussi loin, la ligne téléphonique du service communication est durablement occupée.

A perpignantoutvabien, on est certes habitué à avoir ce type de résultat lorsque l’on teste une initiative du conseil général. L’incurie serait-elle un mal chronique de l’institution départementale?

Il y a heureusement quelques domaines dans lequel le conseil général est beaucoup plus performant.

Lundi 24 février, la majorité du conseil général votera une augmentation de la fiscalité départementale autour de 10 %. Du jamais vu dans l’histoire du conseil général. Bravo la gauche !

Qui osera dire que l’augmentation du train de vie du conseil général, les manifestations de relations publiques, les cadeaux en veux-tu en voilà, comme les tee-shirt à dizaines de milliers d’exemplaires et toutes les dépenses de communication représentent plusieurs points de fiscalité supplémentaire ?

Christian Bourquin a décidé de mobiliser des moyens considérables pour faire sa promotion, il doit en assumer les conséquences budgétaires et ne pas laisser croire que l’APA, l’allocation destinée aux personnes âgées dépendantes, serait seule responsable de cette augmentation sans précédent de la fiscalité départementale.

Cette performance n’est pas la seule dont Christian Bourquin ne se vantera pas. La fameuse campagne d’affichage pour faire connaître le livre blanc est la plus grosse campagne d’affichage jamais faite par une collectivité territoriale des Pyrénées-Orientales. 450 panneaux 4x3 réservés à Dauphin.

La sérigraphie de l’affiche et la réservation de la plupart des réseaux Dauphin pendant deux semaines représentent une dépense de 100 à 150 000 euros. A ajouter à tout ce qui a déjà été fait dans le cadre de cette campagne “horizon 2012“, questionnaire dans tous les foyers, grosse facture de la Sofres, achat d’espace dans la presse écrite, bristols imprimés à des dizaines de milliers d’exemplaires, Grand-Messe de Bourquin, frais de personnels mobilisés par dizaines, piges phénoménales (des salaires jamais vus) à des journalistes amis, grosses réceptions avec petits fours, honoraires monstrueux de l’agence de pub Synthèse etc…

La campagne pré-électorale “Horizon 2012 “ de Bourquin payée par le contribuable a engouffré 1 000 000 d’euros en quatre mois.

Christian Bourquin prétend que les habitants des P-O ont participé à cette opération en remplissant 18 000 questionnaires, un niveau de participation qualifié d’«exceptionnel».

Selon les sources de perpignan-toutvabien 2 000 exemplaires du questionnaire ont été renvoyés, dont plusieurs centaines inexploitables, (personnes dénonçant le coût ou l’inutilité de l’opération etc…)

Dans le même temps, nous apprenons que le plan de construction de nouveaux collèges sur lequel Christian Bourquin s’était “ solennellement engagé “ va devoir être étalé sur un plus grand nombre d’années.

La communication ne remplace pas l’action.

Un adage politique que Christian Bourquin semble avoir oublié.

17fév

Affaire Brasillach, Le Fiço, Rivarol et la Malsaine (32)

El Fiço, El picant de l’actualitat nord catalana consacre une page dont nous conseillons vivement la lecture. Et si vous ne lisez pas le catalan, cela vous donnera peut-être envie de l’apprendre.

L’auteur du premier article Gracies a Brasillach tout en étant sans concession sur le fond de l’affaire souligne qu’elle éclipse le débat sur toutes les erreurs et bêtises contenues dans L’Encyclopédie du pays catalan.

Bernard Revel, l’éditorialiste de L’Indép est épinglé au passage. Sans doute en mémoire d’un article compatissant qu’il sortit le jour du cinquantième anniversaire de l’exécution de la condamnation à mort de Robert Brasillach.

Il est rappelé que Brasillach et L’indépendant étaient du même côté et que si, à la Libération, l’un fut fusillé, l’autre fut interdit de parution, «Malauradament hom afusella pas un diari d’aquest tipus !», conclut le journal satirique.

Le second article La Brasillach connection est sans pitié pour Bonet, Triquaire, Halimi, L’Indép, Bourquin. Ah si ces mots qui font mal pouvaient avoir le pouvoir de faire réfléchir ceux qui ont occulté que c’est avec des mots que Brasillach participa à un génocide, comme le rappelle, très justement, le rédacteur du Fiço.

Il y a quelques semaines Gasquez faisait son éditorial sur l’affaire Brasillach pour dire qu’il fallait laisser les morts enterrer les morts. Mais comme à L’Indép cette position est devenue intenable. La Semaine du 6 février offrait à ses lecteurs, d’excellents papiers sur Robert Brasillach et Maurice Bardèche. Ne désespérons pas du groupe Midi-Libre - L’Indépendant - La semaineduRoussillon.

Evoquant la presse départementale, pendant l’occupation nazie, La Semaine jette à nouveau le nom de Pierre Ponsich en pâture en rappelant qu’il a été rédacteur en chef du Roussillon l’hebdomadaire collabo antisémite… N’y avait-il ici que ce journal qui imprimait des ignominies ?

Certains nous expliqueront, comme si c’était d’ailleurs la chose la plus normale du monde que La semaine ne peut pas dire la vérité sur L’Indép vu que c’est le même groupe.

Rappelons quand même que le type de régime dans lequel toute la presse écrite est contrôlée par une seule entité, cela s’appelle une dictature. Qu’elle soit de gauche, couleur politique du Monde, ne la rend pas plus acceptable.

Rivarol, hebdo d’extrême droite, défend (numéros du 31 janvier et du 7 février) le texte de l’encyclopédie sur Brasillach. Comme c’est étonnant ! Après celui de Présent (quotidien de l’extrême droite) ce soutien devrait… normalement… embarrasser messieurs Bourquin, Bonet, Demelin, Reynal…

Marianne de la première semaine de février est revenue sur une demie page sur l’affaire Brasillach.

Le président du conseil général a décidé d’oublier l’encyclopédie, il n’en parlera ni ne l’offrira plus. Il espère qu’ainsi l’affaire Brasillach finira par se calmer…

Les falsificateurs de l’histoire auraient donc le dernier mot.

El Fiço est en vente à la Librairie Catalane, place Jean Payra, (à côté de la Banque de France) 1, 70 Euros.

13fév

Les anciens combattants de la Résistance condamnent (31)

Revenant sur l’affaire Brasillach, dans son numéro 3 000 du 7 février, le Travailleur Catalan publie une déclaration de L’association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance.

L’importance d’une telle déclaration, mesurée mais ferme, pourrait déterminer un changement dans l’attitude du président du conseil général et des Editions Privat.

Voici le texte :

«Il nous est particulièrement pénible d’évoquer le problème soulevé par l’article à Robert Brasillach, inséré dans le chapitre sur la littérature roussillonnaise, dans le remarquable ouvrage L’encyclopédie des Pyrénées Orientales . Nous n’avons pas l’intention de rentrer dans le débat tout en regrettant l’implication du président du conseil général,

Homme de conviction et partisan déterminé du devoir de mémoire, placé bien malgré lui dans une situation surprenante. Il est navrant de constater que cette très belle encyclopédie puisse servir de tremplin à quelques nostalgiques désireux d’entrouvrir la porte de la réhabilitation à un écrivain qui mit tout son talent à défendre, et avec quelle violence, la doctrine nazie n’hésitant pas à dénoncer et à appeler au meurtre dans la revue Je suis partout qu’il dirigeait. Le texte de l’article litigieux est tout à fait tendancieux et la phrase "victime d’un drame de l’épuration" absolument inacceptable.

L’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance condamne cette forme de révisionnisme et estime qu’une correction s’impose.»

Le poids moral, considérable de cette prise de position pourrait être décisif nous déclarait un militant socialiste, et élu, réputé proche de Bourquin. Lui-même condamne totalement le texte sur Brasillach après dit-il «dans un premier temps ne pas avoir vu à quel point il était insidieux et pour cela encore plus dangereux.»

L’affaire Brasillach serait-elle à la veille de son épilogue ?

PS : Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.

12fév

Alain Le Dosseur s'exprime (30)

Le combat pour les idées est toujours d’actualité. Le consensus mou, le politiquement correct, la pensée unique peuvent laisser penser que tout est fini. Il n’en est rien.

La précipitation – car j’espère pour les commanditaires que ce n’est que de cela dont il s’agit – est très souvent mauvaise conseillère.

Le problème, c’est que beaucoup de choses se font avec notre argent, avec la bénédiction implicite, par passivité, de très nombreux citoyens. Il est souvent trop tard pour regretter tout en agissant avec efficacité.

Pour une fois, et grâce à un journal électronique, un débat s’instaure autour de notre histoire.

Est-ce le début d’une véritable nouvelle démocratie ? Est-ce le moment privilégié pour contourner les débats cloisonnés par l’argent et les grosses machines électorales ? L’avenir le dira.

Sur le fond, il m’apparaît que toute "mollesse intellectuelle" en relation avec la pensée des bourreaux institutionnels est coupable.

Je me rappelle souvent ce que me disaient mes parents des dignitaires nazis durant l’occupation allemande. Ils m’ont appris que ces individus, parfois grands amateurs de musique sophistiquée et/ou d’opéras de jour, devenaient des tortionnaires sanguinaires la nuit tombée.

Je pense depuis longtemps que l’être humain est comme un mille-feuilles : la connaissance d’une strate du gâteau n’est en aucune manière la représentation d’un tout.

On peut être bon en math et désastreux en histoire à l’école, on peut être beau parleur et le pire des égoïstes, on peut aimer la littérature et cracher la haine.

A titre personnel, moi qui ne suis pas un intellectuel et donc qui n’en a pas eu besoin professionnellement, j’ai toujours refusé de lire Céline, Drieu ou Brasillach.

Je pensais toujours à ces mélomanes que mes parents avaient décrits.

Pour résumer ma réflexion, je pense que dans le spectre des qualités d’un être (in)humain, il y a des valeurs et des niveaux qui sont éliminatoires.

«On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.», disait Desproges.

Est-ce que l’histoire gardera les quelques pages écrites par des individus nauséabonds alors que d’autres, de même portée littéraire, l’auront été par des êtres humains ordinaires, moyens ou simplement agréables ?

Je n’en sais rien mais je pense qu’il est tout simplement utile d’ignorer l’activité de ces êtres infâmes. C’est le moins que nous puissions actuellement faire quotidiennement.

Par contre, souvenons-nous toujours des atrocités de l’époque et de ces individus en tant qu’acteurs de leur temps afin que nous ne revivions pas les mêmes erreurs.

La littérature peut vivre sans les tortionnaires. Les hommes et les femmes qui sont morts dans les camps à cause des théories fascistes ne sont plus là, eux, pour parler à leurs enfants et leurs petits-enfants.

L’esthétisme des beaux esprits ne peut cacher la réalité de la vie ; c’est probablement là que se situe la césure entre ceux qui, dénonçant un Brasillach fasciste, peuvent lire ses écrits, rechercher ses " innovations ", être ébaubis par son hellénisme (qui, faut-il le souligner, était très à la mode chez les fascistes qui se cherchaient un passé et une histoire pour asseoir leurs politiques ignobles).

Pour conclure, je pense sincèrement que l’on vit bien mieux en délaissant et en méprisant la "belle" littérature des fascistes qui ne pourrait avoir de qualités que ressortie du contexte. Mais l’être humain, bien que composé, à mon avis, de plusieurs "feuilles" théoriques et superposées, n’est cependant pas saucissonnable.

De plus, que serait devenue la littérature si les nazis avaient imposés leurs lois et leurs autodafés ? Que sont devenues les œuvres potentielles des excellents écrivains, résistants et français, fusillés pendant que les Brasillach et autre Chardonne se pavanaient en Allemagne devant les dignitaires hitlériens ?

Je ne serais jamais de ceux qui se pâmeront devant une sculpture "magnifique" à la gloire de l’esclavage et des exactions. L’esthétisme comme seule référence est à vomir, il soutient les théories fascistes, il les renforce car l’HOMME est exclu.

Il était donc bien sûr inutile de reparler d’un perpignanais comme ce Brasillach-là dans une encyclopédie destinée aux collégiens, sans que des sommités soient consultées, et surtout sans qu’un débat public et citoyen n’ait eu lieu. Le cochon de payant (on ne peut plus parler de citoyen dans ces conditions) doit se rebiffer puisque que ce document est financé par le contribuable. Notre argent devrait servir à autre chose qu’à la médiocre gloire de quelques-uns bouffis d’orgueil et l’ego hypertrophié.

Ainsi, on irait à l’essentiel plutôt qu’au particulier, on ferait de la démocratie plutôt que de l’esbroufe, on consulterait les citoyens les plus éclairés dans leur domaine plutôt que de "sonder " habilement et coûteusement comme à la télé.

Alain Le Dosseur

NDLR : Alain Le Dosseur est président départemental du mouvement Républicain et Citoyen

PS : Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.

11fév

Cocotte Vermeille, une médaille bien méritée

C’est des mains de Jean-François Lamour qu’Arlette Franco a reçu à Canet, le 3 février, les insignes d’officier dans l’Ordre National du Mérite. Jean-François Lamour a prononcé un vibrant éloge de la député maire et de l’ancienne dirigeante sportive .

perpignan-toutvabien ne pouvait que s’associer à l’hommage de la nation reconnaissante en l’immense œuvre accomplie par Arlette Franco.

Il faut d’abord féliciter Arlette Franco pour sa capacité à faire venir un ministre dans ce département, qui est rarement sur leur route, chaque fois qu’il faut lui épingler une médaille sur la poitrine. Une de ses premières distinctions lui fut remise par Guy Drut. Pleine de gratitude, la dame le fit revenir à Canet pour inaugurer une avenue à son nom. Canétois, Canétoises, vous savez donc ce qui vous attend.

Au passage “la Franco d’en haut” bouscule sans ciller quelques usages républicains qui semblaient pourtant bien établis. Comme de ne pas donner le nom d’une personne vivante à une rue. Justement pour éviter les dérapages vaniteux.

C’est pour le même genre de raison que «Les membres des assemblées parlementaires ne peuvent être nommés ou promus» dans l’Ordre National du Mérite ou celui de la Légion d’honneur. Certes le décret signé par le Président de la République est antérieur (Nov. 2001) à l’élection de député d’Arlette Franco. Mais, dans cet esprit, la réception avec des centaines d’invités et présence ministérielle pour honorer le nombril d’un député est vraiment totalement déplacée.

A quelques centaines de mètres de l’endroit où les invités de la France d’en haut se gavaient de petit fours, les 300 salariés de Catana avaient appris 48 heures plus tôt le dépôt de bilan de leur entreprise.

On ne saura jamais combien de dizaines de milliers d’euros ont été dépensés ce jour-là par le contribuable canétois. Mais on sait maintenant avec certitude ce que valent les discours de madame Franco sur le renouveau de la politique.

«Tirer vanité de son rang, c’est avertir qu’on en est en dessous.» Marie Leszynska.

10fév

Ayats : Louis XIV et les Pyrénées catalanes

Bien sûr que les 800 pages de ce lourd pavé et la notice sur la couverture indiquant qu’il est «la version légèrement remaniée d’une thèse» de doctorat ont dû effrayer plus d’un lecteur

Pourtant, ce livre ne s’adresse pas seulement aux passionnés de l’histoire du Roussillon, mais, plus largement, à tous ceux qui désirent mieux comprendre les tenants et les aboutissements de l’intégration du pays catalan à la France. Bref, personne ne devrait faire l’impasse sur cet important ouvrage.

Alain Ayats est un historien, un érudit, un spécialiste du XVIIe siècle et de l’histoire militaire. Mais, même dans ce travail scientifique et universitaire qui n’était donc pas, au départ, destiné à un grand public, jamais, il ne se complait dans une complexité inutile. Bien au contraire, son style est d’une grande clarté et il tient fermement le fil de son récit et de ses démonstrations si bien que dès les premières pages, le livre semble beaucoup plus léger et l’on est vite captivé par sa lecture.

L’étude d’Alain Ayats porte sur la création, après le Traité des Pyrénées et tout au long du règne de Louis XIV, d’une nouvelle frontière militaire entre la France et l’Espagne. Comment cette frontière, dont les Français n’ont, au départ, qu’une conscience trouble, se matérialise de plus en plus, au fur et à mesure de la prise de conscience du rôle stratégique du Roussillon. Comment la nouvelle frontière des Pyrénées est en fait double, politique et militaire, et comment, enfin, la création et le renforcement constant de la frontière militaire va constituer la première phase de l’intégration définitive et irrémédiable du Roussillon à la France.

Non seulement l’auteur étudie avec une grande minutie la constitution de la frontière militaire, avec l’édification d’un grand nombre d’ouvrages, forts et fortifications, de Collioure à Amélie, de Mont-Louis à Prats-de-Mollo, mais encore garde-t-il toujours présente dans son étude, l’histoire politique, économique, sociale.

Pour étudier cette période, finalement assez mal connue de notre histoire, l’auteur a suivi la chronologie (ce qui facilite encore la compréhension du lecteur) et s’appuie en grande partie sur l’importante correspondance des Secrétaires d’Etat à la guerre, Le Tellier puis, bien sûr, Louvois.

La frontière des Pyrénées, telle que nous la connaissons, est l’une des plus anciennes et des plus stables frontières de l’Europe occidentale. Pourtant, en commençant la lecture de ce livre, le lecteur sait qu’il s’attaque à une période chargée en mythes, mais ce dont il a rarement conscience, c’est à quel point on connaît généralement mal cette période charnière.

Grâce aux Trabucayres, qui mettent à la disposition d’un large public son travail, Alain Ayats contribue à donner une forme (et peut être un sens) à cette histoire.

Louis XIV et les Pyrénées catalanes de 1659 à 1681, Frontière politique et frontières militaires Alain Ayats Février 2002. 876p. 35 Euro.

10fév

Dehorsbrasillach.net (29)

Le débat se poursuit et trouve – toujours sur Internet – un nouvel espace de liberté et d ‘expression. Dehorsbrasillach.net affiche clairement sa finalité et son ambition : bouter Brasillach hors du «panthéon des lettres roussillonnaises».

Ce site d’information, de réflexion et d’analyse, créé par Robert Marty, professeur de l’université de Perpignan, et ouvert à tous ceux qui désirent débattre sur le fond et sur la forme. Dehorsbrasillach offre déjà quelques beaux morceaux… à savourer.

A la page «Contributions», dans Il n'y a pas que Brasillach, Marie Grau démontre que ce n’est pas seulement le traitement de faveur réservé à Brasillach qui pose problème dans la double page Ecrire en Roussillon et que ce traitement de faveur n’est pas le fruit du hasard mais d’une vision très particulière qu’André Bonet a de la littérature du Roussillon, vision qui plus est, pavée d’ignorances et d’incohérences. Marie Grau revient sur le mythe de Brasillach, écrivain maudit, agité par une extrême droite, si habile en tours de passe-passe et le replace, lui et son œuvre, dans l’histoire de la littérature française.

Avec Brasillach, L'homme dans l'œuvre ?, Claude Marty s’attaque à un autre mythe récurent, Brasillach est un salaud, mais son œuvre n’a rien à voir avec lui, elle est tendre, douce et belle. En choisissant d’analyser un des premiers romans, Le Voleur d’étincelles elle démontre que l’esthétique tout entière et l’idéologie qui sous-tend toute son œuvre, y compris romanesque, y compris des premières années, est déjà fasciste. “Expliqué à ma fille”, ça pourrait donner : Brasillach n’est pas tombé dedans par accident pendant la guerre, tout petit déjà, il pensait comme ça.

Dans la rubrique «Documents», on trouve la double page Ecrire en Roussillon à l’origine du scandale et, en vis à vis, le texte de Bardèche qui a inspiré les lignes sur Brasillach et qui (pour l’anecdote) est parvenu à Robert Marty sous forme d’envoi anonyme.

Dans les rubriques «information» et «désinformation», on peut lire les articles publiés (dans El Punt etc) et les courriers refusés (par L’Indép).

Deux rubriques permettent aux internautes de participer au débat, la première rend compte des «critiques» et l’autre publie les «contributions».

Dehorsbrasillach.net est destiné à grandir et à s’enrichir des réflexions et contributions de tous. Il ne sera fermé que lorsque Brasillach aura quitté le panthéon des lettres roussillonnaises.

Accès direct : http://www.dehorsbrasillach.net

PS : Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.

06fév

Affaire Brasillach (28) L’extrême droite s’en mêle

Le quotidien d’extrême droite Présent vient de consacrer un second article à l’affaire Brasillach. Jean Madiran, son directeur, a titré son éditorial Rejuger Brasillach il n’a été condamné qu’à mort.

Le patron de Présent attaque sur un ton railleur, «Une vague de protestation enflamme les consciences républicaines du midi catalan.»

«Les lignes coupables, ou plus précisément les mots impardonnables sont moins d’une dizaine, mais pour la censure républicaine ils sont intolérables. Ce sont des mots qui osent dire que Brasillach fut “un écrivain chaleureux” et qu’il a été “victime d’un des drames de l’épuration”.»

Jean Madiran connaît son sujet, il est l’auteur d’une biographie laudative de Robert Brasillach. «La vigilance républicaine, dès qu’il est question de “l’écrivain chaleureux” et du poète des poèmes de Fresnes, a aussitôt à la bouche ce qu’elle redoute de voir avancer : la réhabilitation.»

Cet article qui ne peut que conforter ceux qui demandent la correction de l’encyclopédie devrait plonger dans un embarras profond ceux qui persistent à défendre l’indéfendable.

F. Thomas

NDLR : Note de la rédaction : Nous avons volontairement tardé à nous faire l’écho des réactions de l’extrême droite considérant que cela pouvait être perçu comme un argument retors. Après la parution de l’article de Jean Madiran, le 31 janvier, nous avons continué de réfléchir et de consulter pour savoir quelle attitude adopter. Nous avons finalement considéré que nous ne pouvions pas faire l’impasse sur ce sujet. Brasillach est une grande figure du fascisme français et il reste à ce titre une référence importante pour toute l’extrême droite. Et, raison supplémentaire, nous nous faisons depuis le début de l’affaire écho de toutes les réactions.

PS : Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.

05fév

Brasillach au JBN de Canal +, c’est vraiment une bonne nouvelle (27)

Affaire Brasillach : Si vous avez manqué le Journal des Bonnes Nouvelles sur Canal Plus, vous pouvez le visionner sur: http://www.canalplus.fr/emissions/jbn/home.asp

«Comment qualifier, comment résumer en quelques lignes la vie d’un écrivain collabo? Une encyclopédie qui vient de sortir, L’encyclopédie des Pyrénées-Orientales revient de façon un peu trop sympa sur la vie et l’œuvre de Robert Brasillach, l’auteur préféré des fachos en tous genres. Mais bonne nouvelle, il y a encore des gens qui savent lire et qui ont de la mémoire. Ils n’ont pas du tout apprécié cette bio plutôt complaisante de Brasillach et l’ont fait savoir.» C’est ainsi que les présentateurs du JBN ont annoncé le sujet de Sonia Chabour et Yves Weyders sur l’affaire Brasillach, lundi 3 février à 19 h 30.

Après Libé, L’humanité, Le Nouvel Observateur, Le Monde Canal + c’est intéressé à l’affaire Brasillach. Les journalistes du journal des bonnes nouvelles, le JBN, une émission de Karl zéro sont venus à Perpignan enquêter sur l’affaire. Comme cela est peu visible dans ce reportage qui donne rapidement la parole aux intervenants, il est utile de souligner qu’il y a, derrière ce sujet de trois minutes, plusieurs jours d’un travail journalistique exigeant.

Sonia Chabour a recueilli quatre témoignages. Fabrice Thomas a dénoncé le caractère révisionniste de la réhabilitation de Brasillach. Dominique Portet, le directeur des Editions Privat, y voit, lui, un soufflet médiatique et une histoire de «Cornecul». Pour Christian Bourquin «tout est manipulation» et il ajoute «Je sais pourquoi on me montre du doigt, Madame, c’est que les élections régionales arrivent à grands traits.» Jean-Paul Alduy a, une fois de plus, défendu sa position, à savoir que le texte de l’encyclopédie devait être modifié. Selon le maire de Perpignan, il n’y a que cette solution pour que «le sujet ne s’enlise pas dans le débat politicien.»

La journaliste de canal + a efficacement conclu son reportage «La ligue des droits de l’homme, le syndicat national de l’enseignement supérieur et l’alliance juive locales condamnent et demandent la correction de ces lignes. Cette dernière demande même le déménagement du Centre méditerranéen de littérature qui est situé, devinez où ? Dans la maison natale de Brasillach.»

A perpignan-toutvabien on dit bravo pour cet excellent reportage bien documenté. Les quelques secondes du film de 1943 montrant Brasillach sur le front de l’Est (Russie) rendant visite à la LVF (légion des volontaires français, français ayant endossés l’uniforme allemand) vaut bien des explications.

La diffusion de ce reportage sur une grande chaîne nationale à une heure de grande écoute et dans une émission réputée pour le sérieux de ses enquêtes prouve bien, s’il le fallait encore, que l’affaire Brasillach est d’importance et qu’elle n’a rien à voir avec une querelle politicienne locale.

Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.

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