Perpignan-Toutvabien

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23mar

Grève secrète : Service minimum pour les soutiers de L’Indépendant

Vous trouvez les pages « villages » de l’édition catalane de L'Indépendant un peu raplapla, ces derniers temps ? C’est que, depuis le 7 mars, une grande partie des correspondants qui assuraient leur contenu sont en service minimum et ne transmettent plus au bunker de Rivesaltes qu’une info résumée en quelques lignes, pas d’articles et pas de photos.

« Qu’on nous coupe la tête et qu’on la mette au bout d’une pique, au moins nous garderons la tête haute ! », s’exclame une des correspondantes à la fin d’une conférence de presse tenue à Toulouges et boudée par les rédactions du IMidi Libre, de L'Indépendant, de la Semaine du Roussillon/I*. Car c’est bien de cela qu’il s’agit au tout premier rang des revendications, de la reconnaissance et du respect : « On nous demande toujours plus, plus de présence sur le terrain, plus de réactivité, des papiers plus journalistiques et, en retour, L'Indépendant ne nous donne rien, pas même la considération ! »

Pas de considération donc et rien de mirobolant non plus au niveau des rémunérations : 2,29 euros le petit article, 2,29 euros la photo et 9,15 euros l’article plus grand, quand il s’est agi, par exemple, de couvrir le conseil municipal (compter deux ou trois heures de présence, puis une heure pour la rédaction de l’article) et encore le correspondant n’est pas sûr que cet article lui sera payé 9,15 euros et non 2,29 euros. « On réclame plus de transparence depuis des années. Sur notre relevé en fin de mois, il y a tant d’articles rémunérés en catégorie A, tant en catégorie B et tant en catégorie C ou D, mais le correspondant n’a aucun moyen de savoir quels articles correspondent à la catégorie A, B, C, D. De plus, les erreurs sont fréquentes, on ne compte pas le nombre de fois où un ou plusieurs articles, une ou plusieurs photos, ont été oubliés, et les erreurs se produisent toujours dans le même sens, jamais en notre faveur. Il faut toujours tout vérifier à la loupe. Et si vous appelez, excédé, pour vous plaindre, vous pouvez être sûr que le mois suivant, votre relevé comportera plus d’articles mieux rémunérés. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne baigne pas dans la transparence ! », expliquent dans les mêmes termes les correspondants de L'Indépendant.

L’un d’eux a reçu pour un mois une rémunération inférieure à 50 euros pour 17 articles transmis, tel autre a un retard de remboursement de frais de près de 200 euros ! Les articles écrits par les correspondants sont parfois publiés dans l’édition locale du Midi-Libre sans qu’ils ne touchent un centime de plus pour cette parution supplémentaire. Le journal ne propose aucune formation pour permettre aux correspondants de s’améliorer. Certains correspondants dans des petits villages (jugés peu rentables) sont obligés d’acheter L'Indépendant pour voir si leur article est bien dedans…

Les réclamations sont nombreuses et ne datent pas d’hier mais de vagues promesses en promesses vagues, las d’attendre une réponse, ce sont aujourd’hui 60 correspondants qui suivent le mouvement. 60 correspondants de 65 communes, dont certaines très peuplées, soit une bonne partie du département : Saint-Estève, Rivesaltes, Saint-Cyprien, Cabestany, Argeles, Bompas, Port-Vendres, Le Soler, Toulouges, Amélie, Canohès, Le Boulou, Le Barcarès, Millas, Saleilles, Saint-André, Villeneuve de la Raho, Sorède, Saint-André, Villelongue… et un grand nombre de petits villages répartis dans tous le département.

Les revendications de l’association des correspondants n’ont pourtant rien d’exorbitant. La première d’entre elle est tout simplement d’être reçus. La seconde porte sur la transparence des tarifs, le respect des grilles, l’harmonisation des remboursements de frais et rémunérations entre les correspondants. Les revendications financières portent sur des sommes peu importantes : 0,50 euro l’annonce (bloc note, agenda, rendez-vous du dimanche) au lieu de 0,30 euro ; 2,50 euros la photo (au lieu de 2,29 euros), 10 à 16 euros pour les articles (contre 9,15 euros) etc. « Des augmentations qui n’ont rien de scandaleux quand on sait qu’à L'Indépendant, elles n’ont pas été réévaluées depuis plus de 10 ans, explique un correspondant, d’autant que l’on nous demande plus aujourd’hui qu’il y a 10 ans et que les correspondants ont perdu tous les petits avantages qu’ils avaient alors comme le commissionnement sur la publicité (du village) ou sur la rubrique nécrologique… »

Durant les deux premières semaines, le mouvement n’a guère été perceptible, le journal publiant sous la plume des correspondants « grévistes » des articles parfois vieux de une, deux ou trois semaines qui avaient été mis de côté. « Ils ont sous le coude un article du président de l’association qui date de trois semaines en arrière, personne ne doute qu’il va finir par être publié, tôt ou tard, mais il en faudra plus pour nous discréditer », explique un membre de l’association.

L’association des correspondants estime que L'Indépendant, édition catalane, compte plus d’une centaine de correspondants, dont 80 vraiment actifs, qui transmettent plusieurs papiers par mois, voire parfois, par semaine. Et sur ces 80 correspondants actifs, 60 suivent le mouvement de service minimum. « Parmi les 20 qui ne participent pas directement au mouvement, certains nous soutiennent, mais pour nombre d’entre eux, qui sont dans des situations difficiles, le petit complément de 50 ou de 100 euros que représente la correspondance de L'Indépendant, est vraiment indispensable et ils ne peuvent pas s’en passer même le temps du mouvement. »

Les correspondants de l’association n’éludent pas la possibilité que L'Indépendant qui refuse de les recevoir ne les remplace à court ou moyen terme, mais restent sereins « De toute façon, on ne voit pas trop comment ils pourraient trouver 60 correspondants du jour au lendemain, alors qu’ils ont parfois eu du mal à en trouver un seul dans certains villages. » L’essentiel n’est pas là. Soudés et solidaires, ils semblent aujourd’hui déterminés à aller jusqu’au bout de revendications qui n’ont rien d’exorbitant.

  • France Bleu Roussillon et FR3 ont chacun fait un sujet. Sur FR3, Michel Badrignans, directeur des rédactions de L’Indép est apparu très irrité, considérant qu’avec le lancement de la nouvelle formule, ce n’était pas le moment.

21mar

Tout ce qu'il faut savoir sur la Septimanie : la Septimanie démystifiée

Mais quelle est donc cette Septimanie apparue au lendemain d’une élection régionale et que l’on accole depuis, au nom de Languedoc-Roussillon ? Qui est-elle et d’où vient-elle ? On lui prête d’avoir, aux temps anciens, unifié le Languedoc et le Roussillon. Qu’en est-il ?

Après avoir enquêté auprès d’historiens, d’archéologues, de conservateurs, d’archivistes… les clichés et les idées reçues tombent et une évidence saute aux yeux : ce n’est pas parce que la Septimanie ne nous dit rien qu’elle ne veut rien dire et ce n’est pas parce que la Septimanie n’a jamais eu d’existence officielle que la Septimanie n’existe pas.

Étrange acte de naissance que celui de ce mot, "Septimanie", qui apparaît pour la première fois dans une lettre de Sidoine Apollinaire, en 471, cinq ans avant la chute définitive de l’empire romain d’Occident. Dans cette lettre, Sidoine Apollinaire parle des Goths qui n’éprouveraient que «dégoût» et «répulsion» pour «leur Septimanie» et qui seraient prêts à violer «les frontières de leur ancien territoire», pourvu qu’ils puissent s’emparer de nouvelles contrées. En 471, la Septimanie, dont parle Sidoine Apollinaire ne peut donc, en aucun cas, désigner le Languedoc-Roussillon actuel. Les Wisigoths (les Goths sont divisés en Wisigoths et Ostrogoths) sont tout juste en train de s’y installer. Ils sont à Narbonne depuis 462 et il n’est pas sûr que Nîmes soit déjà en leur possession. Non, en 471, quand Sidoine Apollinaire, qui est alors évêque de Clermont, parle de «leur» Septimanie, il ne peut désigner que le sud-Ouest de la Gaule, où les Wisigoths sont installés, comme fédérés, depuis 418. Septimanie vient du mot latin septimanus, «relatif au nombre sept». La Septimanie ce sont les sept cités qui forment le premier royaume wisigoth en Gaule, les six cités d’Aquitaine (Bordeaux, Agen, Angoulême, Saintes, Poitiers, Périgeux) et leur capitale, Toulouse. Les historiens sont sûrs que la Septimanie n’est pas une dénomination romaine car elle n’apparaît pas dans la Notitia Dignitatum, rédigée quelques décennies plus tôt, vers l’an 400, qui détaille l’organisation de l’empire en une longue liste de tous les postes civils et militaires d’Orient et d’Occident. Le terme septimani n’y désigne que les soldats de la VIIe Légion et le Languedoc-Roussillon actuel fait partie de la Narbonnaise Première (à l’exception de la Cerdagne rattachée à la Tarraconaise, la province dont Tarragone est la capitale). D’après André Bonnery, historien, il est probable que Sidoine Apollinaire soit lui-même l’inventeur de ce surnom Septimanie. Il est d’ailleurs le seul, à son époque (le Ve siècle), à l’utiliser et, qui plus est, une seule fois dans près des cent cinquante lettres et vingt-quatre longs poèmes qu’il nous a laissés. (1)

En 507, les Wisigoths sont battus à Vouillé (non loin de Poitiers) par l’armée franque de Clovis. Ils perdent Toulouse et l’Aquitaine et se replient vers le sud, vers les provinces d’Hispania, l’Espagne actuelle. Ils ne conservent au nord des Pyrénées qu’une partie de la Narbonnaise, qu’ils appellent Gallia, ou provincia Galliae, c’est-à-dire la Gaule. Ils la conserveront jusqu’en 720, jusqu’à la disparition de leur royaume lors de l’invasion arabe et, jamais, ils ne lui donneront le nom de Septimanie. Les Francs, eux, désignent ce territoire sous le nom de Gothie, ou Gotia, c’est-à-dire le pays des Goths.

Le pays des Francs et celui des Wisigoths ne sont pas séparés par une ligne précise et fixe. La domination des uns et des autres s’exerce plus sur les villes que sur les campagnes. Et les villes tombent fréquemment dans un camp ou dans l’autre au rythme des incursions militaires. On aura, quoi qu’il en soit, un peu de mal à calquer les contours géographiques de cette «Septimanie» sur les limites actuelles du Languedoc-Roussillon. Si l’on se réfère aux travaux de Cécile Martin, spécialiste du sujet et de la période, on apprend que Uzès et Arles ne tombèrent jamais sous la domination wisigothe et que Carcassonne n’en fit partie que par intermittence. Le royaume wisigoth s’arrêtait aux pieds la Montagne noire et des Causses (la Lozère n’en fit jamais partie) et n’atteignait pas non plus le Rhône.(2)

Un temps à Narbonne, ensuite à Barcelone et à Mérida, la capitale du royaume wisigoth est définitivement transférée à Tolède en 572. La Gallia (Septimanie) n’est plus alors qu’une province périphérique reliée à l’Espagne, mais à près de mille kilomètres de la capitale. Elle ne manquera d’ailleurs pas de se démarquer. La Gallia des Wisigoths n’est pas assujettie aux mêmes lois que la péninsule, ses évêques ne montrent guère d’empressement à assister aux conciles de Tolède et toute son histoire est marquée par de fortes tendances séparatistes, par les révoltes et les sécessions. Terre de sédition, c’est ici que se repliera la noblesse arienne récalcitrante à la conversion de son roi au catholicisme. C’est aussi une terre de refuge, pour les juifs persécutés dans le reste de la péninsule.

C’est sous la plume d’un autre évêque lettré que va réapparaître la Septimanie. Grégoire de Tours, l’auteur de l’Histoire des Francs, reprend le terme créé par Sidoine Apollinaire pour l’appliquer à cette portion de l’ancienne Narbonnaise occupée par les Wisigoths. Mais, comme le souligne André Bonnery, Grégoire de Tours n’utilise ce terme que de manière très circonstanciée, pour les seize années, de 569 à 585, où la provincia Galliae comporte effectivement sept unités territoriales, évêchés ou cités comtales. Et comme Sidoine Apollinaire, Grégoire de Tours est le seul, à son époque (le VIe siècle), à employer le mot Septimanie. Quand les Carolingiens reprennent la Gothie aux Arabes, en 759, ils l’intègrent à leur royaume, comme «marche», c’est-à-dire comme zone frontière. Ils appellent alors cette région, marche ou marquisat de Gothie.

Ce sont les historiens qui vont adopter et transmettre le terme de Septimanie qu’ils ont trouvé chez Grégoire de Tours, dont les livres constituent la source à laquelle tous viennent puiser. C’est dans leurs écrits que la Septimanie se met à désigner la partie de la Narbonnaise à l’époque où elle se trouvait sous la domination des Wisigoths puis des Francs. On peut imaginer que le terme de Septimanie était à leurs yeux plus satisfaisant que celui de Narbonnaise (dont le sens est trop lié à l’empire romain) ou celui de Gothie (qui «faisait» trop importé, pas assez autochtone, pas assez franc).

Étrange itinéraire que celui de ce terme, Septimanie, qui finit par désigner, après coup, la Gallia des Goths ou la Gothie des Francs, alors qu’elle n’a jamais eu d’existence réelle, de réalité historique. En contrepartie, la Septimanie ne se déferra jamais de cette empreinte, culturelle et littéraire, dans laquelle elle a été forgée. Ce qui rend extraordinairement complexe la question de l’héritage de la Septimanie auquel on se réfère aujourd’hui. De quoi parle-t-on ? De ce que les Wisigoths nous apporté ou transmis ? De l’histoire ou du mythe ? De ce qu’a été la Gothie ou de ce que la Septimanie représente pour les lettrés et érudits régionaux ?

Que nous reste-t-il de la présence et de la domination wisigothe en Septimanie ? Du point de vue de l’archéologie, le butin est maigre. Le cimetière wisigoth d’Estagel nous a fourni un mobilier funéraire, très caractéristique et très intéressant pour les chercheurs, mais on est loin de la splendeur du trésor de Guarrazar (découvert près de Tolède). Les restes architecturaux, quant à eux, sont quasi nuls. La recherche archéologique sur cette période (en Languedoc et en Roussillon) en est à ses balbutiements. Les efforts ont jusqu’à maintenant beaucoup plus porté sur la préhistoire et à l’Antiquité.

Il ne resterait donc rien ? Rien de tangible en tout cas. Mais des souvenirs. Des souvenirs comme des noms. Les murailles tombent, les villes brûlent, les hommes meurent, mais les noms restent. Il suffit de surfer quelques minutes sur le site de Jean Tosti pour se convaincre que certains noms de famille « typiquement » catalans ont une racine germanique qu’on peut rattacher aux Wisigoths : Aliès vient d’Adalhaid (formé à partir des mots adal, noble et haid, la lande). Le nom Alduy vient d’Aldowin (de ald, vieux et win, ami). Les Armangau, Armangaud, Armengau, Armengaud, Armengol sont à rapprocher de ermin, qui signifie très grand et de gaud ou gald, le salaire. Imbernon est le diminutif de Imbern, formé sur les racines germaniques im, grand, et bern, ours. Jaubert est à rapprocher de Gautberht formé de gaut, du peuple goth et de berht, brillant. Les Raynal et Reynal tirent leur origine de Raginald, formé sur les racines ragin, conseil et wald, gouverner… Encore faut-il préciser que l’on trouve dans toutes les régions de France des noms de famille « typiques » qui sont en fait d’origine germanique et que si les populations ont adopté les noms des nouvelles élites, elles n’en ont pas pour autant adopté les mœurs et les coutumes. Le doute s’est même porté un temps sur le mot même de Catalogne. Gotolaunia, Gotoluna, Catalunna, Catalunya… Alors Catalogne - pays des Goths ? C’est peu probable car le terme n’apparaît qu’au XIIe siècle et est plus probablement lié aux gardiens de châteaux, les castlans.

Rien de tangible, mais du concret pourtant. La présence wisigothe correspond au moment où se met en place l’organisation de l’Eglise. C’est sous les Wisigoths que le Roussillon est détaché de Narbonne et que l’évêché d’Elne et celui de Carcassonne sont créés, en 568. Et ce sont à des saints « espagnols », chrétiens martyrisés sous Dioclétien en 304, que l’on dédiera les cathédrales de la Septimanie : Saint Just et Saint Pasteur pour Narbonne, Sainte Eulalie pour Elne… Aujourd’hui encore, ils en restent les saints patrons. Le monastère Saint Gilles du Gard, haut lieu de pèlerinage en Languedoc-Roussillon, aurait été fondé sur les lieux où le roi wisigoth Wamba, venu mater la rébellion du duc Paul, rencontra l’ermite Gilles.

La Septimanie existe pourtant. Ce n’est pas une réalité historique, mais une ambiance, une référence culturelle et lettrée. C’est par ce canal-là, celui des lettres et de la culture, que s’est transmise une certaine Septimanie. Sans pour autant faire une carrière remarquable. Côté lettres, deux revues ont porté le nom de Septimanie –celle du Centre Régional des Lettres fondée en 99, et celle de Paul Duplessis de Pouzilhac, éditée à Narbonne entre deux guerres. Septimanie, c’est aussi le titre d’une nouvelle, tout à fait mineure, de Valéry Larbaud… Côté ambiance culturelle, la Septimanie est le nom de l’antenne de la Grande Loge de France en Languedoc-Roussillon et elle a aussi été adoptée par quelques confréries, tels les Hospitaliers Jacquaires de Septimanie ou le Consulat de Septimanie (confrérie bachique de l’Aude)…

L’héritage auquel on fait appel, les «vraies racines» qui sont invoquées par le nouveau pouvoir régional ne tiendrait-elles finalement que dans ce mot ?

Septimanie. Un mot un peu flou, un mot un peu vide, autour d’une Septimanie qui n’a jamais existé. Mais qui a au moins un avantage. Celui d’évoquer une unité entre deux territoires qui ont évolué de façon différente pendant plus de dix siècles, avec des langues proches mais différentes, une histoire et des identités proches mais différentes. Pour rappeler, ou signifier, au Languedoc et au Roussillon, un dénominateur commun, une identité commune. S’agira-t-il pour la Septimanie de dépasser les identités ou de les nier ?

Car c’est bien par opposition au Languedoc-Roussillon que la Septimanie est décrétée – d’en haut. Pourtant les arguments avancés contre le Languedoc-Roussillon ne résistent pas à un examen lucide. Languedoc-Roussillon ne voudrait rien dire… Certes, il s’agit d’une entité administrative récente mais Roussillon, comme Languedoc ont un sens, uns histoire, une identité… Le Languedoc, tel que définit par les frontières actuelles, serait exsangue, comparé au grand Languedoc historique… C’est le cas d’autres provinces, comme la Bourgogne, sans que les Bourguignons n’aient de problème ni de revendications territoriales particulières… Le Languedoc-Roussillon sonnerait trop administratif… pas plus que les autres grandes régions françaises qui, elles, ne songent pas à exhumer le nom qu’elles portaient (vraiment) entre Bas-Empire et Haut Moyen âge : Sapaudia, Neustrie, Novempopulanie, Austrasie… Nous serons les seuls à nous réclamer de la Septimanie …

À l’heure où les régions cherchent à se distinguer, où on leur promet plus de pouvoir, il n’est pas étonnant que certaines d’entre elles soient à la recherche d’une identité culturelle fédératrice forte. Il suffit de décréter la Septimanie pour lui donner une existence. Suffira-t-il de l’imposer pour que l’on se reconnaisse en elle ? À moins que le Languedoc-Roussillon ne prenne conscience que sa force et sa nature réside dans le trait d’union qui relie le Languedoc-au-Roussillon.

(1)Géographie historique de la Septimanie au temps de Sidoine Apollinaire et Grégoire de Tours, André Bonnery. Actes des IXe journées internationales d’archéologie mérovingienne.

(2) Géographie du pouvoir dans l’Espagne visigothique, de Cécile Martin (maître de conférence en histoire médiévale à Lille 3). Ed. Septentrion Presses Universitaires.

Remerciements à Jérôme Hernandez et aussi à Olivier Poisson, André Bonnery, Jérôme Hernandez, Jacques Michaud, au musée archéologique de Narbonne, au musée de Cluny et à celui de Saint Germain en Laye… Lectures indispensables : André Bonnery, Jean Durliat, Céline Martin, Jean-Pierre Leguay…

Première parution de cet article : Le Petit Journal des Pyrénées-Orientales, juin 2004

21mar

SEPTIMANIE (2) : L'inventeur de la Septimanie

Jacques Michaud, professeur d’histoire du droit à l’université de Montpellier et président de la commission archéologique de Narbonne, défend l’idée d’une Septimanie qui apporterait une réponse aux doutes et aux inquiétudes que connaît aujourd’hui notre civilisation. L’idée d’une Septimanie qui ferait revivre l’héritage des Wisigoths en regardant « plus loin que l’Eurorégion », en se tournant à nouveau vers l’Espagne, vers Tolède. Tolède, qui, d’après lui, n’est pas seulement un espace géographique et historique, mais un espace culturel, cultuel, philosophique, symbolique, un lieu de rencontre, d’échange et de fusion des cultures.

« Tolède a été pour moi une révélation. J’y vais tous les ans pour assister aux grandes fêtes religieuses. Je suis infiniment reconnaissant à Tolède pour tout ce qu’elle m’a apporté, les rencontres que j’y ai faites, celle d’Alphonse, duc d’Anjou, notamment», explique celui qui est aussi le fondateur de la fraternité jacquaire de Septimanie et du groupe informel Septimanie-Tolède. C’est Jacques Michaud qui a l’idée de célébrer « les saints fondateurs de la Septimanie », les fameux saints espagnols martyrisés sous Dioclétien en 304, il y a dix-sept siècles exactement. Et si la Septimanie ressurgit aujourd’hui, ce n’est ni un hasard, ni un miracle. C’est grâce à lui.

C’est lui qui invite Georges Frêche à faire partie des personnalités qui se rendront à Rome, début 2004, pour accompagner une délégation de vignerons du Languedoc-Roussillon. Entre présentation de leurs vins et audience papale, ils doivent planter dans les jardins de l’église de la Trinité des Monts, quelques dizaines de pieds de vigne pour célébrer saint Vincent — saint Vincent de Saragosse est l’un de ses saints espagnols martyrisé (à Valence) en 304.

Jacques Blanc étant de la partie, Georges Frêche décline l’invitation. Mais l’idée de la Septimanie lui plait, l’enthousiasme même. Il ne sera pas du voyage à Rome, mais il met une option sur la Septimanie. « Grâce à lui, nous allons faire avancer l’idée de la Septimanie et gagner vingt ans », explique Jacques Michaud, désormais débordé par les demandes de conférences sur la Septimanie et l’organisation des évènements qui lui sont liés. Après la célébration, à Rome, du martyre de saint Vincent de Saragosse, les prochaines manifestations auront lieu, le 25 juillet, à l’abbaye de Fontcaude (conférence, marche, son et lumière) ; début août, à Saint-Gilles (messe selon le rite wisigothique tel que conservé à Tolède), à Fontjoncouse (une plaque en l’honneur des « hispanis » qui ont fondé le village sera inaugurée par le maire de Tolède, et une relique de sainte Léocadie sera offerte à l’église par la cathédrale de Tolède). Le grand rendez-vous de la Septimanie aura lieu à Narbonne, le 6 août, pour la fête de saint Just et de saint Pasteur.

Cet article a été publié pour la première fois en juin 2004 par Le Petit Journal des Pyrénées-Orientales

Droit de réponse

Jacques Michaud, mis en cause dans les publications signées Monsieur Fabrice Thomas relatives à la Séptimanie, à deux reprises dans le journal Perpignan-toutvabuen.info, et sur le site Montpellier.pas free :

est conduit à faire valoir son droit de réponse aux fins de préciser à l'attention des lecteurs les points suivants :

1/ Jacques MICHAUD n'a jamais rencontré Monsieur Fabrice THOMAS dont il ignore les sources d'information.

2/ Jacques MICHAUD dément formellement tout lien direct ou indirect avec l'organisation catholique dite OPUS DEI dont il ne partage en rien la démarche, pas plus que celle d'un quelconque mouvement d'extrême-droite.

3/ La FRATERNITE JACQUAIRE DE SEPTIMANIE est une confrérie comme tant d'autres, chargée, quant à elle, d'animer une bretelle du Chemin de Saint Jacques.Elle est, bien entendu, à mille lieux de correspondre aux insinuations fantasmagoriques suggérant une activité anti-laïque en connivence avec l'Opus Dei, une adhésion à la mouvanve d'extrême-droite, une action européenne sous couvert de dialogue inter-religieux etc. etc.

21mar

SEPTIMANIE (3) : Le Languedoc-Roussillon va-t-il devenir la Septimanie ?

Accédant à la présidence du conseil régional, Georges Frêche terminait son discours d’investiture par ces mots : « C’est le Languedoc-Roussillon qui se lève. C’est la Septimanie qui ressuscite. Gens du Sud, debout ! »

Depuis, à la région, on ne parle plus que de « Languedoc-Roussillon Septimanie », voire de « LR Septimanie ». Une nouvelle banderole « Bienvenue en Languedoc-Roussillon Septimanie » accueille les internautes sur le site de la Région. Un nouveau logo très « septimanien » a vu le jour et on parle aussi d’un projet de livre sur l’histoire de la Septimanie…

Dans un premier temps, Georges Frêche a déclaré qu’il se donnait trois ans pour ancrer la Septimanie dans les habitudes avant de, si tout se passait bien, faire une demande devant le Conseil d’Etat, pour que le Languedoc-Roussillon devienne officiellement la Septimanie.

Tant de précipitation et de détermination étonnent d’autant que rien ne laissait supposer dans la profession de foi du futur président, distribuée dans les boîtes à lettres de tous les électeurs de la Région pendant la campagne, que le changement de nom figurerait au rang des priorités régionales.

Georges Frêche campe-t-il sur ses positions ou amorce-t-il un mouvement de repli quand il annonce, devant les premières levées des boucliers, que pour le moment la notion de Septimanie ne viserait que les appellations viticoles du Languedoc-Roussillon ? La présentation du nouveau logo, sept soleils sur fond rouge souligné par le slogan « Vivre en Septimanie » et le lancement d’un grand nombre de réunions publiques, dont cinq sur les identités régionales, entre le 18 juin et le 7 juillet, laisse penser le contraire.

10fév

Au pays des aveugles…et de la bande à Bander

L’agence de publicité Synthèse de Pascal Provencel, alias Lou Cacciano, a fêté son installation sur le quai Vauban en organisant une belle inauguration avec lumières, paillettes et fumigènes… Selon un invité, “On se serait cru dans une annexe du conseil général tant il y avait de conseillers généraux et de cadres administratifs.” Le parrain de l’agence de communication publique, Don Bourquin, était bien sûr de la partie.

En regardant l’immense, l’affreux, bonhomme de neige qui s’élève devant le Castillet, on ne peut que souligner la vacuité de ce genre de record.

L’objectif est, je cite, “Battre le record européen du plus grand bonhomme de neige dans une ville méridionale de France !”

Passons sur cette incohérence.

D’aucun diront que la Chambre de commerce et de l’industrie des P-O, la ville de Perpignan, la ville de Formiguères, la Banque Populaire des P-O, et l’association des commerçants de la Loge s’attaquent aux records qui sont à leur portée.

Plus les jours passent et plus le bonhomme ressemble à une gigantesque merde de chien et plus les passants rigolent.

Pur hasard, mais il y a des choses qui n’arrivent pas par hasard, ce gros tas de neige noire nous est arrivé en pleine campagne de communication d’Alduy sur le thème, “Embellissons la ville, embellissons la vie”.

Perpignan Magazine, le canard de la mairie, nous apprend que Philippe Pous est l’architecte “patenté des grands projets perpignanais”.

Grands projets ! N’exagérons rien. On a enfin et mal résolu le problème des Dames de France, on détruit un parking qui été un des pires outrages jamais fait à cette ville et on refait une place Arago qui en avait bien besoin. Au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

Voici quelques extraits d’un communiqué de presse de L’observatoire de la liberté de la presse dans les P-O, dont vous avez peut-être déjà entendu parler par L’Indép, La Semaine…

“Les violations de la liberté de la presse, et plus précisément le blacklistage que le conseil général pratique à l’égard de plus d’une dizaine de journalistes appartenant à la rédaction de l’hebdomadaire La Semaine du Roussillon, du bimestriel Le Petit Journal des Pyrénées-Orientales et à la télévision locale Perpignan Infos, ont été abordées lors du colloque sur les “Libertés publiques” organisé par la Ligue des Droits de l’Homme, le 29 janvier dans le hall d’honneur du conseil général, en présence de Michel Tubiana, président national de la LDH. Michel Tubiana s’est une première fois exprimé lors de la brève apparition de Christian Bourquin, en déclarant, “On tente, ici ou là de limiter l’accès à l’information, c’est inacceptable”.

Répondant au courrier de l’Observatoire de la liberté de la presse dans les Pyrénées-Orientales, Michel Tubiana s’est, une nouvelle fois, exprimé devant les participants au colloque, en déclarant "Le blacklistage est quelque chose d’inadmissible, c’est une atteinte à la liberté de la presse." Il a rappelé que la loi de 1881 qui encore aujourd’hui constitue la base juridique du régime de la presse française, donne la possibilité à toute personne se considérant injuriée ou diffamée de s’adresser aux tribunaux qui eux seuls sont dans le cadre démocratique aptes à sanctionner un journaliste. “

L’observatoire de la liberté de la presse en appelle à la sagesse de C. Bourquin.

Je rêve…

Avant-hier, ces pratiques ont été condamnées par François Hollande, premier secrétaire du PS, hier par Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l’homme. Elles le seront peut-être demain par d’autres personnalités, par des citoyens…

Sortie d’un nouveau gros bouquin du conseil général, sur le Roussillon baroque, dont l’auteur est un certain monsieur Reynal, l’ancien “garde-champêtre de Serrabona”. Le conseil général est à nouveau fidèle, c’est la troisième fois, aux éditions Privat de Toulouse. Il y a pas d’éditeur digne de la prose du conseiller du prince, ici ?

La région Pestimanie a créé un comité de réflexion sur sa future politique du livre. Pour représenter les P-O, elle nous a pris ce que nous avons de mieux, deux représentants du CML, André Bonet et Robert Tricaire.

Très bon choix. Ils n’ont pas moufté lorsque Frêche a fermé le Centre Régional des Lettres, dont ils furent pourtant de grands bénéficiaires. Ils n’avaient pas plus bougé lorsque Blanc s’était allié avec le FN.

Robert Tricaire de Balzac Edition n’a pas trop le temps de relire les manuscrits avant impression. Ainsi dans le livre de Thérèse Rebull, En chantant, qui vient de sortir, on lit à propos d’un séjour en Allemagne, « C’était l’époque de la bande à Bander et l’ambiance était tout de même surchauffée. » Si c’était chaud… Elle tirait même dans tous les coins… la bande à Baader. Voilà ce qu'en langage typographique on appelle une couille et une coquille en langage chatié.

Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan

23jan

Désintoxication

La destruction du parking construit par Paul Alduy, place de la République, est un grand moment. C’est un bonheur de regarder le grand dinosaure mécanique croquer (200 tonnes de pression dans les mâchoires) dans les dalles de béton et les piliers. Allez-y donc faire un tour. C’est tous les jours de 8 h 30 à 17 h, entracte le midi. Et ce spectacle qui attire du monde est gratuit. C’est la première fois que j’applaudis sans réserve une action du maire de Perpignan. Bonne nouvelle, il y aura sur la future place de la République une fontaine aussi moche que celle de l’esplanade des Dames de France.

Si Boitassous n’existait pas pourrait-on voir Nanard à Perpignan ?

Il parait qu’il y a des gens qui vont aller voir le grand acteur. Peut-être qu’ils ne savent pas que ce type a bâti une fortune en reprenant des entreprises en difficulté qu’il dépeçait. Il virait les salariés et revendait les actifs en empochant au passage des aides publiques. C’est avec la même méthode que le patron de la Fnac, François Pinault et quelques autres sont devenus milliardaires. Comme c’était bien les années 1980 ! Cette décennie est en train de s’inscrire dans l’histoire de France du XXe siècle, comme la plus amorale. Le scandale de Suez, l’affaire Stavitsky : des bricoles à côté du scandale du Crédit Lyonnais.

Tiens, justement, le collège de Toulouges, baptisé François Mitterrand à entrouvert ses portes début janvier avec trois mois de retard. Il n’est pas pour autant terminé. C’est le premier collège Bourquin. Il avait promis et il promet toujours six collèges en six ans, cela fait six ans qu’il préside le conseil général. Plus un mensonge est gros, plus il passe inaperçu.

Une minute de silence pour Auschwitz, trois minutes pour le Tsunami et dix ans pour l’Afrique… J’ai lu cela quelque part.

La Semaine du Roussillon a estimé à 800 francs les cadeaux de Bourquin à chaque journaliste.

“Vous dénoncez les cadeaux du père Bourquin parce que vous n’en avez pas eu”, m’a balancé un journaliste qui a, sans hésiter, emmené chez lui la gravure de Picasso encadrée, l’olivier en pot, la bouteille d’huile d’olive, la bouteille de vin, l’agenda… Et peut-être les restes du banquet et les fonds de bouteilles pour faire goûter à maman et pour que le fiston voit comment papa est honoré par le puissant Bourquin. C’est pas parce que l’on est journaliste que l’on vole très haut.

A l’époque où Marquès était président, les journalistes n’avaient droit qu’au repas annuel. Il n’y a pas à dire, la gauche est bien plus généreuse que la droite.

Petite déception, le repas de Bourquin ne s’est pas terminé par la galette des rois avec la couronne portant les logos du conseil général alternant avec les fleurs de lys. Un confrère pense que c’est parce Bourking n’y a pas pensé.

La couronne avec les logos du conseil général n’étant pas du goût d’un certain nombre de leurs clients, les pâtissiers qui participaient à l’opération ont du se procurer des couronnes sans. Il faudra penser à créer une police politique, dont les mouchards relèveront les noms de ces mauvais sujets.

Un confrère, qu’il en soit remercié, nous a refilé l’olivier de Bourquin pour que l’on plante un “olivier pour la liberté de la presse dans les P-O”. Nous cherchons un terrain.

Les maires du département ont aussi eu leur cadeau, un olivier en pot et la gravure de Picasso encadrée. Le petit texte collé au dos du cadre mérite d’être cité “Un cadeau, c’est un acte fort. Il symbolise le lien qui unit celui qui le reçoit à celui qui le donne.” C’est presque une définition du clientélisme et une bonne illustration du féodalisme. Combien de dizaines de milliers d’euros ont, en ce début d’année, été dilapidés ?

La plupart des maires ne disent rien mais ils n’en pensent pas moins que c’est de l’argent gaspillé. Ils se taisent ne pouvant prendre le risque de déplaire. Cela se traduirait immédiatement par le blocage des aides du conseil général à leur commune.

On pensait que Bernard Bonnet n’intéressait plus que le goudronneur du Midi-Libre, Lucifer Malepeyre. Mais voilà que La Semaine qui lui consacre toute sa une et un dossier.

On apprend des choses incroyables. Par exemple, “ Selon des proches une des missions qui lui est confiée, consiste à aider le patron local du RPR, Claude Barate - alors premier adjoint de Paul Alduy qu’il a poussé à la démission-, à prendre la ville de Perpignan. Pas de chance, un presque quasi inconnu localement, Jean-Paul Alduy, fils de Paul, ravit le siège de premier magistrat. De là, selon certains la haine constante qui l’opposera au maire de Perpignan. »

Qu'est ce qu'on rigole.

Jean-Paul Alduy a été élu maire de Perpignan le 16 juin 2003 et Bernard Bonnet nommé préfet des P-O par le conseil des ministres du 26 juillet.

Je souris en lisant que Joël Mettay, (ex journaliste à L’Indép, mercenaire à plumes de Paul Alduy et à présent du président du conseil général) serait une victime de Bernard Bonnet. Joël Mettay a délibérément choisi en pleine campagne des élections législatives de 1997 de faire un gros coup médiatique avec des archives du camp de Rivesaltes soit disant jetées à la décharge par des employés de l’Etat. Cette opération sensée mettre en grande difficulté son représentant local Bernard Bonnet, c’est finalement retournée contre Joël Mettay et celui qui était sensé en bénéficier, Jean-Paul Alduy. Cette affaire utilisant des éléments mobilisateurs et fantasmagoriques touchant à la communauté juive est un coup tordu dont la simple évocation donne la nausée.

On peut tout dire… à condition d’être fidèle aux faits.

Intox. Les articles de la presse régionale sur le retour surprise de Georges Frêche titre sur “un président amaigri, mais plutôt en forme”. Tellement en forme qu’il était accompagné de deux médecins. Tellement en forme qu’il ne reprendra pas son boulot avant un certain nombre de semaines. Le même jour, on pouvait lire dans L’Indép un long article sur la bonne santé du groupe Midi-Libre. Mais pas un mot pour dire que les ventes de l’Indép et du Midi-Libre avaient encore chuté en 2004. Comme tous les ans. Les malades se portent bien.

''Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan.''

23jan

Désintoxication

La destruction du parking construit par Paul Alduy, place de la République, est un grand moment. C’est un bonheur de regarder le grand dinosaure mécanique croquer (200 tonnes de pression dans les mâchoires) dans les dalles de béton et les piliers. Allez-y donc faire un tour. C’est tous les jours de 8 h 30 à 17 h, entracte le midi. Et ce spectacle qui attire du monde est gratuit. C’est la première fois que j’applaudis sans réserve une action du maire de Perpignan.

Bonne nouvelle, il y aura sur la future place de la République une fontaine aussi moche que celle de l’esplanade des Dames de France.

Si Boitassous n’existait pas pourrait-on voir Nanard à Perpignan ?

Il parait qu’il y a des gens qui vont aller voir le grand acteur. Peut-être qu’ils ne savent pas que ce type a bâti une fortune en reprenant des entreprises en difficulté qu’il dépeçait. Il virait les salariés et revendait les actifs en empochant au passage des aides publiques. C’est avec la même méthode que le patron de la Fnac, François Pinault et quelques autres sont devenus milliardaires. Comme c’était bien les années 1980 ! Cette décennie est en train de s’inscrire dans l’histoire de France du XXe siècle, comme la plus amorale. Le scandale de Suez, l’affaire Stavitsky : des bricoles à côté du scandale du Crédit Lyonnais.

Tiens, justement, le collège de Toulouges, baptisé François Mitterrand à entrouvert ses portes début janvier avec trois mois de retard. Il n’est pas pour autant terminé. C’est le premier collège Bourquin. Il avait promis et il promet toujours six collèges en six ans, cela fait six ans qu’il préside le conseil général. Plus un mensonge est gros, plus il passe inaperçu.

Une minute de silence pour Auschwitz, trois minutes pour le Tsunami et dix ans pour l’Afrique… J’ai lu cela quelque part.

La Semaine du Roussillon a estimé à 800 francs les cadeaux de Bourquin à chaque journaliste.

“Vous dénoncez les cadeaux du père Bourquin parce que vous n’en avez pas eu”, m’a balancé un journaliste qui a, sans hésiter, emmené chez lui la gravure de Picasso encadrée, l’olivier en pot, la bouteille d’huile d’olive, la bouteille de vin, l’agenda… Et peut-être les restes du banquet et les fonds de bouteilles pour faire goûter à maman et pour que le fiston voit comment papa est honoré par le puissant Bourquin. C’est pas parce que l’on est journaliste que l’on vole très haut.

A l’époque où Marquès était président, les journalistes n’avaient droit qu’au repas annuel. Il n’y a pas à dire, la gauche est bien plus généreuse que la droite.

Petite déception, le repas de Bourquin ne s’est pas terminé par la galette des rois avec la couronne portant les logos du conseil général alternant avec les fleurs de lys. Un confrère pense que c’est parce Bourking n’y a pas pensé.

La couronne avec les logos du conseil général n’étant pas du goût d’un certain nombre de leurs clients, les pâtissiers qui participaient à l’opération ont du se procurer des couronnes sans. Il faudra penser à créer une police politique, dont les mouchards relèveront les noms de ces mauvais sujets.

Un confrère, qu’il en soit remercié, nous a refilé l’olivier de Bourquin pour que l’on plante un “olivier pour la liberté de la presse dans les P-O”. Nous cherchons un terrain.

Les maires du département ont aussi eu leur cadeau, un olivier en pot et la gravure de Picasso encadrée. Le petit texte collé au dos du cadre mérite d’être cité “Un cadeau, c’est un acte fort. Il symbolise le lien qui unit celui qui le reçoit à celui qui le donne.” C’est presque une définition du clientélisme et une bonne illustration du féodalisme. Combien de dizaines de milliers d’euros ont, en ce début d’année, été dilapidés ?

La plupart des maires ne disent rien mais ils n’en pensent pas moins que c’est de l’argent gaspillé. Ils se taisent ne pouvant prendre le risque de déplaire. Cela se traduirait immédiatement par le blocage des aides du conseil général à leur commune.

On pensait que Bernard Bonnet n’intéressait plus que le goudronneur du Midi-Libre, Lucifer Malepeyre. Mais voilà que La Semaine qui lui consacre toute sa une et un dossier.

On apprend des choses incroyables. Par exemple, “ Selon des proches une des missions qui lui est confiée, consiste à aider le patron local du RPR, Claude Barate - alors premier adjoint de Paul Alduy qu’il a poussé à la démission-, à prendre la ville de Perpignan. Pas de chance, un presque quasi inconnu localement, Jean-Paul Alduy, fils de Paul, ravit le siège de premier magistrat. De là, selon certains la haine constante qui l’opposera au maire de Perpignan. »

Qu'est ce qu'on rigole.

Jean-Paul Alduy a été élu maire de Perpignan le 16 juin 2003 et Bernard Bonnet nommé préfet des P-O par le conseil des ministres du 26 juillet.

Je souris en lisant que Joël Mettay, (ex journaliste à L’Indép, mercenaire à plumes de Paul Alduy et à présent du président du conseil général) serait une victime de Bernard Bonnet. Joël Mettay a délibérément choisi en pleine campagne des élections législatives de 1997 de faire un gros coup médiatique avec des archives du camp de Rivesaltes soit disant jetées à la décharge par des employés de l’Etat. Cette opération sensée mettre en grande difficulté son représentant local Bernard Bonnet, c’est finalement retournée contre Joël Mettay et celui qui était sensé en bénéficier, Jean-Paul Alduy. Cette affaire utilisant des éléments mobilisateurs et fantasmagoriques touchant à la communauté juive est un coup tordu dont la simple évocation donne la nausée.

On peut tout dire… à condition d’être fidèle aux faits.

Intox. Les articles de la presse régionale sur le retour surprise de Georges Frêche titre sur “un président amaigri, mais plutôt en forme”. Tellement en forme qu’il était accompagné de deux médecins. Tellement en forme qu’il ne reprendra pas son boulot avant un certain nombre de semaines. Le même jour, on pouvait lire dans L’Indép un long article sur la bonne santé du groupe Midi-Libre. Mais pas un mot pour dire que les ventes de l’Indép et du Midi-Libre avaient encore chuté en 2004. Comme tous les ans. Les malades se portent bien.

Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan.

10jan

Les cadeaux de Bourquin

Une galette des rois avec des logos du conseil général. Vous n’y croyez pas ? Alors allez, par exemple, quai Vauban chez Espi.

Bourking a dépensé une somme sans doute rondelette pour être présent lors de la galette familiale. Quant à la symbolique de la couronne des rois comportant des fleurs de lys stylisées, il est évident qu’elle n’a pas un instant dérangé un président du conseil général qui a de l’exercice du pouvoir une conception aux antipodes de l’idée démocratique. Quand il invoque la République, nous savons bien que la sienne est bananière, tyrannique, clientéliste, qu’elle gaspille l’argent public comme jamais on l’avait vu dans un département où l’on croyait avoir tout vu.

J'ai bien sûr testé, comme il se doit, en famille, la galette sponsorisée par Bourking, le bien nommé.

En dévorant sa part, ma fille me demande, "Tu crois que la fève c'est la tête de Bourquin !"

Non, ma fille, c'est pour l'année prochaine.

De nombreux journalistes ont décliné l’invitation de Bourquin à festoyer au conseil général. Ils étaient peut-être même plus nombreux que les présents.

Les "absents" n’ont pas eu envie de manger à la table d’un homme politique qui, en 2004, s’est illustré en mettant de nombreuses entraves à l’activité professionnelle de journalistes de plusieurs rédactions et en tentant de faire virer l’un d’entre eux. Une grande partie de la profession dans les P-O, au niveau régional et national s’est mobilisée en faveur de ce dernier.

Rappelons qu’il y a une dizaine de journalistes qui sont blacklistés par Bourquin, qui ne sont pas invités, ou chassés, des conférences de presse du conseil général lorsqu’ils tentent d’y mettre le pied.

D’un côté Bourquin augmente de 12 % les impôts départementaux et de l’autre, il finance des dépenses superflues, comme sa marotte de faire des cadeaux. Les journalistes ont, cette année encore, été gâtés. Une gravure de Picasso avec son encadrement, un arbre (un olivier) en pot, un agenda, une bouteille d’huile d’olive… Et chacun d’eux recevra bientôt chez lui, promesse de Bourquin, une belle affiche sur le thème de l’huile d’olive. Sans oublier les boîtes de chocolat qu’il fit envoyer à un certain nombre de journalistes au moment des fêtes.

Tous les membres de toutes les rédactions sont censés savoir qu’un journaliste n’accepte pas de cadeau. C’est un des principes déontologiques de base de leur métier.

Perpignan-toutvabien cherche un emplacement pour planter «Un olivier pour la liberté de la presse dans les Pyrénées-Orientales». Toutes les propositions seront les bienvenues. Particuliers, chefs d’entreprises, élus de collectivités territoriales, répondez à notre appel. Si l’on peut en planter plusieurs, cela sera encore mieux.

Le président des P-O a fait bosser son avocate préférée, sur le protocole par lequel le conseil général, alors présidé par le président Marquès, mettait le Campo Santo à la disposition de la ville de Perpignan pour 99 ans. L’objectif de Bourquin est de récupérer le Campo Santo, lieu stratégique où se tiennent les soirées de Visa pour l’image et Les estivales. (Encore une info exclusive perpignan-toutvabien)

La dame n’a pas trouvé de faille juridique béante, seulement quelques interstices dans lesquels glisser les prétextes d’une attaque. Ce n’est pas bien de rémunérer une avocate avec l’argent du contribuable dans le seul but de nuire à l’intérêt général.

Dans un premier temps, Bourquin envoie un courrier argumenté à Alduy. Il prévoit dans un deuxième temps d’engager une procédure devant une juridiction administrative.

On applaudit Bourquin lorsqu’il fustige Big Mach et ses idées rétrogrades sur le retour de la femme au foyer. On module quand même, en rappelant qu’en matière d’égalité homme femme, le président du conseil général est aussi mauvais que le député UMP. Il n’y a pas une femme qui siège dans sa majorité (18 élus) de gauche. Ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies au sein de l’assemblée départementale.

Tout faux. Lu sur le journal internet du consulat de France à Barcelone : «Mardi dernier, la délégation de la ville de Perpignan a rendu hommage à Renada Portet en lui remettant la croix de la Sant Jordi lors d’une soirée organisée pour le muscat de Noël.» Consternant. Ainsi au consulat de France où on ne sait pas que La creu de la Sant Jordi est plus haute distinction de Catalogne. Elle a en effet été remise à Renada Portet, une des quelques trente cinq récipiendaires pour la promotion 2004 par Pascal Maragal à l’auditorium de Barcelone. R Portet se rendit ensuite à la délégation de Perpignan à Barcelone où la médaille de la ville de Perpignan lui fut remise.

Bourquin champion régional de l’augmentation des impôts. Avec un vote de 12 % d’augmentation des impôts locaux, le conseil général des P-O se distingue par la plus forte augmentation du Languedoc-Roussillon. RMI, chômage, notre département détient toujours les bons records.

«Saluons l’arrivée de la Fnac qui viendra conforter l’action des libraires», ce propos est signé André Bonet et Robert Tricaire, président et vice président du CML, Centre Méditerranéen de Littérature. Tout le monde sait bien que la librairie indépendante a décliné dans les villes où la Fnac s’est installée, surtout dans les petites villes. Que le CML fasse allégeance à la Fnac de Perpignan ne surprendra personne. Car tout le problème du CML était de ne pas se faire piquer son fonds de commerce par la Fnac. En effet, chaque Fnac a un programme d’animation culturelle mensuelle dans le cadre duquel elle reçoit des auteurs locaux et nationaux pour des ventes-signatures. Ce qui représente 90 % de l’activité du CML. Sauf que les Fnac ne touchent pas de subventions astronomiques pour le faire. Le CML devait donc impérativement faire la danse du ventre devant Vachequirit, le directeur de la Fnac pour obtenir d’être associé à son programme.

perpignantoutvabien est comme tout le monde, SOLIDAIRE. Nous lançons une grande collecte pour la reconstruction des bordels de Phuket. Nous savons pouvoir compter sur la participation de tous les sujets du Bourquiland à ce grand élan de générosité. Les récalcitrants seront déportés en Septimanie. C’est déjà fait ? Tant pis pour vous.

Pour bien commencer l’année, Josianne Cabanas a réussi une magnifique plongée dans les eaux troubles du climat sécuritaire. Sous le titre «La saint Sylvestre dérape dans les P-O», L’Indép du dimanche 2 janvier a offert à ses lecteurs un récit dans l’esprit émeutes urbaines. Elle a mis bout à bout des accidents de la circulation, des délits comme il s’en produit hélas toutes les nuits, des bagarres provoquées par des ivrognes, plus un caillassage de voiture de pompiers à la cité Vernet-Salanque. Le FN a du apprécier.

Le titre de milieu de Une de cette même édition était du plus mauvais goût, "Nuit chaude : 7 morts 333 voitures brûlées ". Une famille de six personnes a péri dans l’incendie de sa maison et une septième dans le feu de sa voiture.

Les lecteurs de L’Indép ont pour certains été accablés, d’autres ont beaucoup ri en tombant sur l’horoscope des animaux familiers pour 2005. Où s’arrêtera la bêtise ? Nulle part. «Les cons ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît», réplique des ITontons flingueurs/I, dialogues signé Michel Audiard.

Dans l’article de L’Indép signé Guillaume Clavaud sur l’effet Fnac (10 janv.) il est beaucoup question d’une lettre anonyme qui porte sur l’hypothétique arrivée d’une enseigne barcelonaise de librairie-papeterie, Abacus. Chacun fait ce qu’il veut des lettres anonymes. Pour ma part, je redis en avoir une profonde horreur. Faire de la publicité à des lettres anonymes, c’est encourager cette pratique délétère. Les lettres anonymes servent toujours à dénoncer. Y a-t-il un chef à la locale ? Il paraît que c’est toujours Yann Marec.

Concours de circonstances, peut-être, mais je trouve que L’Indép a mal commencé l’année.

Les informations sur l’état de santé de Georges Frêche, absent depuis octobre, sont contradictoires. Selon certaines sources, il serait loin d’avoir récupéré tous ses moyens physiques et intellectuels. Selon d’autres, il ferait son retour à la mi-janvier. Difficile d’y voir clair. Manifestement, il y a de l’intox.

L’annulation de la traditionnelle réception des vœux du conseil régional ne semble pourtant pas indiquer un retour de Frêche en janvier. Bien que le motif officiellement donné soit le versement du coût de son organisation au profit des sinistrés d’Asie.

Dans une démocratie normale on s’attendrait à ce que des informations soient données sur l’état de santé d’un élu en charge d’un important mandat éloigné aussi longtemps de son poste. Ne rêvons pas. La démocratie n’est pas encore arrivée chez les barbares de Pestimanie.

Ce sont les administratifs qui gèrent les boutiques de Frêche, situation qui irrite une des plumes du Travailleur Catalan, "A chaque fois le convalescent a exigé un aménagement horaire des soins afin de travailler avec Claude Cougnenc et Christian Assaf, respectivement Directeur général des Services et directeur de cabinet de la région, sans oublier François Delacroix DGS de l’agglo de Montpellier. Les élus de toutes ces structures représentées ne semblent guère prendre ombrage de cette situation, ça les regarde. "

Zut, nous on croyait que c’était Bourquin qui dirigeait tout à la place du grand vizir. Mais voilà que nous apprenons par ailleurs qu’il n’a pas son mot à dire et que ses sorties tonitruantes sont très mal vues de la quasi totalité des conseillers régionaux socialistes et des hommes de Frêche. Réaction normale. Bourquin domine tellement par son talent, son intelligence cette minable piétaille qu’elle se venge par des mesquineries. Militons pour le partage du pain, du vain et du Bourquin avec tous les autres Septimans.

«Septimanie 2005 renaissance d’une région», les cartes de vœux, les pages de pub du conseil régional dans la presse locale provoquent des réactions. Plusieurs lecteurs de perpignan-toutvabien, sans doute bien décidés à résister à l’invasion barbare, nous informent qu’ils renvoient à la région avec la mention "no gracies ".

Des socialistes et pas des moindres râlent, perpignan-toutvabien n’est pas gentil avec Bourcoquin. Nous leur rappelons qu’ils ne sont pas censés regarder ce "média électronique". A la demande de Bourquin, les informaticiens du conseil général ont bloqué l’accès à ce site au moment de l’affaire Brasillach, il y a deux ans.

Combien de connections ?, demande un des malheureux plaignants. Tellement camarade, que cela te ferait du mal de le savoir. Nous donnerons peut-être les chiffres dans le courant de l’année. Nous ne sommes pas dans la course à l’audience. Qu’il y ait mille lecteurs ou dix mille ne change rien au contenu.

Perpignan-toutvabien fait un gros carton. Je ne le dis pas pour bomber le torse, mais simplement parce que ce succès a une signification.

«Les tyrans finissent toujours par tomber», Même les tyranneaux de province ?

Polémique Victor, Reporter de guerre à Perpignan.

20juin

Brèves

Un pied à Paris, un pied à Canet

Le vice maire de Canet, Michel Sitja, va faire le grand écart. Il s’installe à Paris, d’où il dirigera le cabinet parlementaire d’Arlette Franco, mais il n’abandonne pour autant les affaires canétoises puisqu’il conserve son poste de directeur de cabinet. Le 20 juin 2002

Pauvre Bourquin «Ce n’est pas une défaite sur ma personne» a déclaré BourKing Premier à L’Indép et au Midi-Libre. Bien sûr qu’il n’y est pour rien le pauvre Bourquin s’il y a eu une vague bleue. Mais une vague n’est pas un cyclone. Le PS avait 248 députés dans la précédente assemblée, il en a perdu 107, il en conserve 141. Si le député sortant, président du conseil général, n’avait pas collectionné les Bourquinades, il se faisait réélire sans problème. Le 20 juin 2002

Vote de rejet

Christian Bourquin finira-t-il par se rendre compte que c’est le très fort rejet de ses méthodes plus que tout autre chose qui a fait élire François Calvet ? L’électorat de droite était très motivé et bon nombre d’électeurs de gauche ne sont pas allés voter Bourquin. Les témoignages sont légion. Le 20 juin 2002

Merci L’Indép L’Indép du 20 juin annonce un «concours départemental de laveurs de vitres», le vendredi 21 juin. Merci à note confrère d’avoir donné à perpignan-toutvabien.info, l’idée d’une nouvelle rubrique,«cireurs de pompes». Le 20 juin 2002

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