Perpignan-Toutvabien

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12juin

ça dérape grave !

Il est toujours intéressant d’examiner à la loupe les tracts et journaux des candidats. En vérifiant quelques chiffres de la lettre aux Perpignanais de Christian Bourquin, nous en avons découvert de belles. Dans la liste de ce qu’il fait, en tant que président du conseil général pour Perpignan, on relève : « 1 000 jeunes ont été aidés financièrement pour la prise en charge du tiers du coût de leur permis de conduire ». Félicitations Monsieur Bourquin. Le permis de conduire c’est cher. C’est bien de donner un coup de pouce à des jeunes de familles modestes.

Sauf que…..

L’opération « aide au financement du permis de conduire » a, en deux années, sur 2006 et 2007 bénéficié à 213 jeunes sur l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales.

Combien sur Perpignan ? Autour de 70.

C’est moche ! C’est très moche !

Bourquin ne recule devant rien.

Et puis qui va vérifier ?

Qui va aller examiner les délibérations du conseil général ?

Un journaliste !

Bonne réponse. On ne peut pas se contenter de donner la parole aux hommes politiques sans y regarder de près. Sinon, c’est comme si on délivrait un permis de mentir à ceux qui n’ont aucune morale.

Dans la longue liste des mauvais coups faits à Perpignan. Rappelons que C. Bourquin a supprimé les subventions à Visa, Festival International de Photojournalisme.

ALLO THUIR !!!!

Samedi matin (9 juin), sur le marché de producteurs Les jardins de Perpignan, au pied du Castillet, Christian Bourquin et Jean-Paul Alduy se sont croisés. Et, bien sur, JPA a demandé à C.B. si son neveu comptait lui rendre le nom de domaine alduy.com qu’il a déposé à l’AFNIC. Il avait déjà fait la même chose avec le nom de François Calvet.

La réaction de Bourquin fut d’une violence qui stupéfia les personnes présentes. Le président du conseil général ne voit pas où il y a un problème, son neveu fait ce qu’il veut, et peut-être qu’il a envie de faire de la politique. Pour lui, c’est clair et net, le nom alduy.net appartient à celui qui l’a déposé en premier.

Jean-Paul Alduy tenta de lui expliquer que cela ne pouvait pas fonctionner comme cela, qu’à la base de toute vie démocratique, il y a le respect.

Bourquin redoubla de colère et attrapa JPA par le revers de la veste. Il le relâcha, en voyant au regard et aux mots fermes d’Alduy qu’il était allé trop loin.

Ne demandez pas à Perpignan-toutvabien d’expliquer le comportement de Bourquin.

On est journaliste, pas psychiatre.

10juin

L'effet Bourquin

Sur la première circonscription, c’est sans surprise que Daniel Mach désintègre la candidate socialiste. Christian Bourquin avait présenté une femme sans aucun enracinement local dans le but de faciliter la tâche à Jean Vila. Un cadeau qui n’est pas désintéressé. Il fait oublier aux communistes tous les mauvais coups qu’il leur a fait au conseil général. Mais avec 16,44% des voix, le maire communiste de Cabestany qui, rappelons le, se présentait comme le candidat de la gauche, ne réalise qu’un score honorable.

Sur la seconde circonscription, madame Semoule a, sans surprise, coulé au fond de la piscine. Avec 21,81 % on est très loin des 34% de Jean Codognès au premier tour des législatives de 2002. Ce dernier avait été battu avec un écart de moins de 1 % par Arlette Franco. Les électeurs socialistes ont massivement boudé la candidate qui leur était proposée. Là encore, porter l’étiquette PS ne donne pas la garantie de faire un bon score.

Sur la troisième circonscription, il n’y a jamais eu un tel écart entre François Calvet et Christian Bourquin au soir du premier tour. 12 %, ce n’est pas rattrapable, surtout quand il y a très peu de réserve, même avec la meilleure volonté des 5 % d’électeurs communistes ! Malgré la puissante machine clientéliste que sont le conseil général et tous ses satellites. Malgré le soutien sans faille de L’Indép qui jamais ne s’était autant investi derrière un candidat à une élection, les chances de Bourquin de revenir à l’Assemblée Nationale sont très minces. Le despote des Pyrénées-Orientales a déjà de quoi faire avec le conseil général et la première présidence du conseil régional. Lui qui se préparait, pour les cantonales et les municipales de 2008, à partir sur Perpignan a, par avance, été remercié par les Perpignanais. 46,43 % pour François Calvet, 26,02 % pour l’ancien maire de Millas.Largement devancé dans son fief qu'est le canton de Millas, 36,49% et 44,63% à François Calvet, C. Bourquin n'est virtuellement plus président du conseil général.La maison Bourquin s'effondre. Le coup de grâce risque fort d'être donné le 31 octobre par le tribunal correctionnel. Bourquin échappera difficilement à la déchéance de ses droits civiques.

Sur la quatrième circonscription, la bataille des frères ennemis socialistes se solde par l’éjection d’Olivier Ferrand. Il paie, lourdement, le prix de ses certitudes. C’est en quelque sorte, la maladie des énarques. Les commentaires amers d’Olivier Ferrand et en particulier sa dénonciation du clientélisme de son rival socialiste, ne vont pas faciliter le report des voix. Il y a 9 chances sur 10 pour que la gauche perde cette circonscription quasi imprenable qui avait échappé aux vagues bleues, même à celle de 1995 qui n’avait laissé au PS qu’un seul député dans tout le Languedoc-Roussillon. C’était Henri Sicre. Encore un exploit du patron du PS.

09juin

L'accent maffieux de la république...

« Dégage, tu n’as rien à faire ici, ici c’est l’Indépendant », ces mots accompagnés de gestes menaçants puis de bousculades, de pied écrasé (gonflé et bleu) et quantité d’insultes. C’est comme cela que j’ai été accueilli, jeudi, par Yann Marec, chef de l’édition locale et départementale de L’Indépendant, au débat en plein air, organisé par Radio France et L’Indép, place de la République à Perpignan. J’étais parmi les spectateurs quand j’ai d’abord été abordé par Sandra Canal (journaliste de L’Indép, présidente du club de la presse) qui commença par des paroles insultantes en disant qu’elle voulait des explications sur notre article sur la soirée de lancement du club de la presse. Je lui ai répondu que quand on veut discuter, on ne commence pas par menacer. Malgré la conduite stupéfiante de Marec, je suis évidemment demeuré sur place. Bien que les insultes et les menaces continuaient de pleuvoir. Non mais pour qui se prennent-ils ! Certes comme je le disais à un confrère de L’Indép au téléphone, je ne confonds par Yann Marec avec l’ensemble de la rédaction du quotidien. C’est d’ailleurs pourquoi je cite les noms des confrères dont je critique les papiers. Mais je n’oublie pas que Yann Marec est un des plus importants responsables rédactionnels de ce journal. (Message perso à ce confrère : Merci mille fois pour ton appel).

Rappelons quelques articles sur Yann Marec :

- L’enquête sur la fourrière de Perpignan publiée quelques semaines après qu’il ait eu des problèmes avec elle. (A la suite de ses articles sur la fourrière, Yann Marec avait annoncé à la rédaction qu’il avait porté plainte contre nous. Il ne l’a pas fait.)

- Une animation grassement rétribuée L’animation des Assisses du tourisme aux côtés de C. Bourquin.

- Le voyage en Chine avec Bourquin au retour duquel, il écrivait que grâce au conseil général, le vin du Roussillon allait inonder la Chine. Ce sont les mots qu’il employait.

- Articles sur sa façon de protéger Bourquin en faisant de la rétention d’information. Les deux derniers exemples en date. Le renvoi de C. Bourquin devant le tribunal rédactionnel, le 31 octobre, pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne. La plainte avec constitution de partie civile d’une militante socialiste. Y. Marec, il y a quelques jours encore, se contentait de dire que la plainte (la première) avait été classée.

Silence de l’Indép sur la razzia de plusieurs milliers d’exemplaires du Petit Journal, achetés par des agents à la solde du président du conseil général chez les diffuseurs de presse, le jour de la parution d’un numéro qui mettait Bourquin à la une.

Silence encore sur la demande d’interdiction de ce numéro devant le tribunal. C’EST GRAVE ! Précisons que ses deux sujets ont été couverts par France Bleu Roussillon, FR3, La Semaine du Roussillon.

Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés aux détestables méthodes du clan Bourquin, de ses alliés, fournisseurs et mercenaires. Nous en avons rarement fait état. Mais ces derniers mois les actes d’hostilité, pour certains graves, se sont multipliés.

Cela n’est pas étranger à la très prochaine sortie d’un livre sur Christian Bourquin, dont nous avons compris à quel point il était redouté.

Face à ce climat d’intimidation, vous, nos nombreux lecteurs, êtes les seuls garants de notre liberté.

perpignan-toutvabien.com dérange un clan. Il le dérange d’autant plus qu’il a une audience considérable (22 000 connexions la semaine passée)

Pas de souci. Nous persévérons.

Un vieux sage de la politique locale disait, il y a quelques jours : « Avec Bourquin, c’est le retour du système Farran. Mais il durera moins longtemps. L’époque des parrains est terminée ».

Nous reviendrons dans les prochains jours sur la soirée de lancement du club de la presse. Mail d’un confrère : Que dirait on si le club des juges du Tribunal de Perpignan organisait une grande réception payée par le milieu et qu’au cours de la soirée, deux ou trois figures du grand banditisme prenaient la parole pour dire tout le bien qu’ils pensent des magistrats et de leur utilité ?

Pas mal ! ! ! ! !

Toujours dans la rubrique des faits divers.

Voici le texte du communiqué de presse de Jean-Paul Alduy qui est arrivé dans les rédactions, ce jeudi 8 mai 2007.

« Je tiens à dénoncer une pratique politique malhonnête qui est indigne de toutes celles et de tous ceux qui se réclament des valeurs de notre République. Le neveu de Monsieur Christian Bourquin s’est fait une spécialité de voler sur internet les noms des compétiteurs politiques de son cher oncle. Après François Calvet, j’en suis également la victime. Heureusement tout le monde me connaît sous le nom de jpalduy qui est dès à présent déposé. A qui le tour ? »

Et il aurait pu également demander à qui son nom allait il être vendu ? Celui de François Calvet est passé de la propriété de Jordi Bouchindhomme à une personne habitant au… Kazakhstan. (Un sujet que L’Indép a fini par traiter (ou plutôt survoler) après que Daniel Mach et François Calvet aient fait une conférence de presse).

L’affaire du nom de domaine François Calvet sera jugée en appel à Montpellier le 30 septembre. Il y a dans ce dossier pas mal d’éléments nouveaux qui risquent de conduire les juges de la cour d’appel à prendre une décision différente de celle que prirent ceux du tribunal de Perpignan.

Jeudi soir, Martine Joseph, candidate socialiste sur la première circonscription, était absente au débat organisé par France Bleu Roussillon et L’Indép. De la gravité dans la voix, Daniel Mach compatissait aux problèmes personnels qui empêchaient la candidate socialiste de venir. Jean Vila n’a pas joué les naïfs. Il a fait remarquer que, la veille, une autre candidate socialiste, madame Semoule s’était déjà défilée. Perpignan-toutvabien veut rassurer les partisans de Martine Joseph. Elle va bien ! Des Perpignanais résidant près du Leclerc de Perpignan sud l’ont vue, précisément à l’heure où le débat se déroulait, en train de distribuer des tracts. Et pas des tracts pour Jean Vila. Car tout le monde dit que l’effacement de la candidate socialiste est un magnifique cadeau fait au maire de Cabestany.

Signalons à Jean Vila, une grosse erreur du maquettiste sur la profession de foi envoyée à tous les électeurs. Il a oublié de mettre le logo du PCF.

Comme tous les Perpignanais de la troisième circonscription, nous avons reçu la lettre de « Christian Bourquin, candidat député ». Pas de logo, pas de rose, pas une seule fois le mot socialiste. Vila et Bourquin nous prennent pour des Perpigna niais !

Si Jean Vila fait clairement et nettement appel à l’électorat de gauche, Bourquin, lui, entretient une confusion. Il continue sans vergogne de draguer les électeurs de Sarkozy. Les électeurs de gauche qui ont envie de voter pour leurs idées risquent de voter pour un candidat qui ne met pas son drapeau dans sa poche.

08juin

Ferrand à Paris

Depuis quelques jours Olivier Ferrand critique la façon dont Pierre Aylagas et Jacqueline Irlès assurent leurs mandats électifs. Il a raison. Un mauvais élu local ne fera pas un bon élu national. Mais quel élu local est Olivier Ferrand, maire-adjoint du troisième arrondissement ? C'est la cata ! Voici par exemple le commentaire de M. Bohbot, conseiller municipal qui siège avec Olivier Ferrand (quand il est là) ! : Depuis plusieurs séances du conseil d'arrondissement, plus de trace du sympathique adjoint aux Finances, Monsieur Ferrand. Plutôt ennuyeux lors des débats budgétaires ou de votes de subvention. Mais où est donc passé l’Argentier de la Mairie ?

Un lecteur nous faisait remarquer que dans son CV, sur son site internet, dans ses professions de foi, Olivier Ferrand ne dit pas aux électeurs catalans qu'il est maire-adjoint du troisième arrondissement de PARIS.

M. Ferrand à qui les contribuables parisiens versent 2582,53 euros chaque mois pour qu'il se paie leur tête.

Bruits de retraits de candidature de Chantal Gombert et de son suppléant, dont L'Indep a, aujourd'hui, comme l'avait fait perpignan-toutvabien, il y a quinze jours, annoncé qu'ils avaient tous les deux été condamnés par le tribunal correctionnel en 2006.

Débats France Bleu, L'Indep.

Le premier débat, sur la quatrième circonscription, a été largment dominé par Olivier Ferrand. Il faut regretter que la radio ait au tout dernier moment refusé à Eric Touron, suppléant de Jacqueline Irlès d'y participer. Les auditeurs se seraient rendu compte qu'il n'est pas utile d'aller à Paris chercher des têtes bien faites quand on en a sur place qui en plus connaissent bien les dossiers.

Le deuxième débat sur la troisième circonscription a montré que François Calvet, le député sortant, maîtrisait bien les gros dossiers de la circonscription. Dominque Shemla, UDF Modem s'est donné le beau rôle en critiquant Calvet et Bourquin sur tous les sujets. Pas très crédible. A gauche, la candidate de la LCR a été dans son rôle, avec beaucoup de conviction et une vision véritablement différente. C. Bourquin s'est évertué à dépolitiser le débat en ramenant l'élection à un affrontement Bourquin-Calvet. La législative est pourtant avec la présidentielle la plus politique des élections. A part cela, C.B. est fidèle à lui-même. Félicitations pour ses chaussettes blanches à points noirs. Est-ce qu'il offrira les mêmes au journalistes aux prochaines étrennes du conseil général ? Ainsi on reconnaîtra plus facilement les journalistes qui acceptent ses cadeaux (financés par le contribuable).

Madame Semoule n'est pas venue au débat sur la seconde circonscription. Madame Semoule a également fermé son blog. Consolation, Katia Mingo (Les Verts) a fait honneur à la gauche. Ce soir c'était la meilleure. Les deux autres candidats n'ont pas pour autant été mauvais. Arlette Franco illustre assez bien un vieux slogan publicitaire : le bon sens près de chez vous. Roger Foisnel (de Villiériste) a fait des interventions tout à fait intéressantes. On ne s'est pas ennuyé.

Face à Louis Alliot, secrétaire général du Front National et au communiste Jean Vila, la partie ne s'annonçait pas facile pour le député sortant UMP. On peu regretter qu'il ne soit pas sur tous les sujets aussi à l'aise que sur la bataille qu'il a mené contre la chanson haineuse de Monsieur R. Difficile de comprendre la position de Jean Vila qui invoque la liberté de création. Si demain un rappeur chante l'Algérie est une salope il faut la baiser...Nous doutons que monsieur Vila invoque la liberté de l'artiste. Il y a des limites dans tous les domaines. Que vient faire Martine Joseph à une élection législative si elle ne se sent pas capable de débattre avec ses adversaire politiques ?

03juin

Rue Charlot

Aussitôt que ses amis énarques du PS lui donnaient l’investiture, Olivier Ferrand débarquait à Céret en annonçant qu’il allait s’installer dans le département. Maire-adjoint du troisième arrondissement, il n’avait pas de raison de conserver son mandat puisqu’il venait s’installer dans les P.-O.

Un an plus tard que constate t’on ? Olivier Ferrand fait croire qu’il s’est installé ici, alors qu’il n’en est rien. Les premiers mois, il a dormi à l’hôtel, puis il a loué un meublé à Collioure. Renseignements pris, lui, son épouse et leur fille habitent à Paris, dans un hôtel particulier du Marais, rue Charlot.Et il est toujours maire-adjoint du troisième arrondissement.

Olivier Ferrand se moque tout autant des Parisiens que des Catalans. Depuis quelques mois, en campagne électorale, il parcourt, pratiquement 7 jours sur 7 la quatrième circonscription. Dans ces conditions, on ne voit pas comment il assume son mandat de maire adjoint du troisième arrondissement chargé des finances et de l’urbanisme. La collectivité lui verse pourtant mensuellement de conséquentes indemnités pour cela.

Dans le costume du jeune homme politique qui prétend incarner le renouvellement, il y a, en réalité, un vieux politicien madré de la race de ceux qui sont prêts à tout pour se faire élire et qui, à l’arrivée, trahissent les électeurs, les dégoûtent de la politique, les emmènent à l’abstention ou aux votes protestataires.

Voilà maintenant qu’il ne cesse de répéter que s’il n’est pas élu, il ne repartira pas. On se perd dans ses mensonges. Comment pourrait il repartir alors qu’il n’a jamais fait le choix de ce pays, de ses habitants.

ILégende de la photo : Dans les annuaires comme celui d'HEC, Olivier Ferrand affiche sa réussite en indiquant son lieu de résidence, un hôtel particulier, Hôtel de Tourolles, rue Charlot. Moltes gracies à Eric le photographe. /I

Les trois pages de L’Indép consacrées aux petits meurtres entre amis au sein du PS, de l’UMP et du Modem avaient pour but de montrer qu’il n’y a pas que chez les socialistes catalans que l’on se déteste cordialement. Il s’est trouvé assez de deuxièmes et de troisièmes couteaux avides d’avoir leur nom dans le journal pour alimenter cette chronique des petites haines.

J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre ce qu’écrit Yann Marec. Il écrit comme un cochon. Un exemple : « L’Assemblée Nationale bascule à gauche et le département vire sa cuti dans la position du kamasutra où le PC se fait prendre entre trois PS » ? ? ? ? ? Si un lecteur a compris, merci à lui de nous éclairer.

Tout le monde parle mal de Bourquin, de ses méthodes, de son système… Mais heureusement, il y a encore quelqu’un qui le défend. Le chef de la locale a bien du mérite, car l’exercice est difficile.

Yann Marec a dans cette page réussi quelques tours de force.

- Faire passer Bourquin pour la victime d’un complot. - Réussir à ne pas donner la date du 31 octobre, jour où il sera devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne. - Dire que la plainte de la militante PS mollestée et menacée par Bourquin est classée, sans dire qu’elle avait porté plainte avec constitution de partie civile. - Ne pas aborder la délicate question du cumul des mandats. Bourquin est au maximum et il devrait démissionner de la région s’il était élu député. - Dire du principal contradicteur socialiste de Bourquin, Jean Codognès, qu’il est passé du côté de l’UMP.

Depuis le début de l’année 2007, L’Indépendant a combattu Sarkozy et soutenu la candidature de Ségolène Royal à L’Elysée. C’est, clair, c’est net. C’est un choix rédactionnel. Le soutien à C. Bourquin prend lui des formes insidieuses. Exemple, parmi d’autres, le jeudi 31 mai, à dix jours du scrutin, le journal consacre la page 2, avec deux photos de Bourquin, à l’installation de défibrillateurs. Cet appareil qui permet de relancer un cœur à l’arrêt et de sauver des vies.

« Hier, le premier défibrillateur couplé au système de Pyres.com a été offert à la commune de Mosset… Une quarantaine d’appareils seront livrés aux communes désireuses de s’équiper » lit-on sous la plume de Marcelle Santa Maria.

Bourquin fait cette annonce à dix jours du scrutin. Les rédactions ne sont pas dupes. Soucieuses de ne pas avantager C. Bourquin, plusieurs n’ont pas fait de sujet. Au contraire de L’Indép qui le place au sommet de la hiérarchie de l’info de ce jour-là.

Précisons que le conseil général va avoir du mal à installer 42 défibrillateurs. Il n’en a acheté que 22 (délibération du 2 avril 2007). 12 seront placés dans des villages situés sur la circonscription sur laquelle Bourquin est candidat. Aucun dans un village de la deuxième circonscription. La vie des électeurs d’Arlette Franco n’est pas aussi précieuse…

Lu, toujours dans L’Indép le compte rendu du pince fesse organisé par le Club de la presse pour célébrer sa renaissance. Une manifestation très réussie avec des centaines d’invités. Et quel buffet ! ! ! ! Thomas Hirsch a juste oublié d’écrire que Christian Bourquin, Jean-Paul Alduy et Nicole Sabiols avaient pris la parole. Plusieurs confrères se sont demandés pourquoi les politiques s’exprimaient. perpignan-toutvabien leur donne la réponse. Le conseil général, le conseil régional, la communauté d’agglomération et la ville de Perpignan ont été invités à participer aux frais d’organisation de cette soirée en versant chacun une subvention de 10 000 euros. Retour d’ascenseur. Il était donc parfaitement normal que les politiques parrainent la soirée, avec discours et logo sur le bristol.

BRectification : le montant de subvention demandé serait de 1 000 euros et non 10 000 euros. Nous reviendrons sur ce point dès que nous serons en possession des documents. Si la somme est moins scandaleuse, le parrainage d'une organisation de journalistes par les politiques n'en demeure pas moins un problème. Surtout en pleine campagne électorale. Il n'y avait pas urgence à organiser cette réception, le club de la presse ayant rendu l'âme il y a une dizaine d'années !/B

Il ne manque pas d’emmerdeurs dans cette profession. Entre autres parmi les honorables correspondants de perpignan-toutvabien.com qui ont mangé, bu et roté. Et pourquoi faire cette soirée en pleine période électorale ? Et pourquoi sur le territoire de la circonscription de Bourquin ? Et pourquoi fournir une tribune à Bourquin qui est candidat aux législatives ? Ah, les pénibles !

Et les mêmes trouvent un peu fort que le club de la presse invite Bourquin, celui qui il, y quelques semaines, demandait au tribunal la saisie d’un journal, celui qui fit une razzia sur plusieurs milliers d’exemplaires de cet hebdomadaire départemental.

C'était une soirée électorale très réussie.

Si on peu faire une suggestion. Pourquoi C. Bourquin ne pourrait il pas prendre la présidence d'honneur de ce Club de la presse tellement empressé à son égard.

Précision supplémentaire : Le grand adversaire de Christian Bourquin, le député sortant François Calvet n'avait pas été invité. Toutefois prévenu par Daniel Mach, il à fait un passage.

Rappelons à nos lecteurs. Parce qu'il faut inlassablement le dire, que trois rédactions et une dizaine de journalistes son blacklistés par le conseil général.

Revenons à la campagne de Johnny Bourquin qui chante dans les rues : « Il y a quelque chose en moi de Sarkozy.. » Sa profession de foi montre surtout que le candidat Bourquin est à la ramasse. S’y mêlent des propositions de l’extrême gauche comme le passage « tout de suite » du SMIC à 1 500 euros à des propositions qui ne sont faites que par la droite comme la baisse des prélèvements obligatoires, la TVA à 5,5% pour les restaurateurs.

Il ressort de la naphtaline sa vielle idée populiste de 1998 de mettre les rmistes au boulot. Quand on sait qu’en matière d’action pour l’insertion des bénéficiaires du rmi, le conseil général dont c’est la compétence, affiche des résultats parmi les plus mauvais de France. Facile de dire qu’il faut remettre les bénéficiaires de minimas sociaux au boulot si on ne leur propose rien. Le suivi individuel n’a même pas été mis en place.

Le programme de Bourquin n’est pas socialiste. C’est assez étonnant pour un candidat à l’Assemblée Nationale qui, si il était élu, siègerait dans le groupe PS.

Bourquin pense qu’il va ainsi récupérer des électeurs sur la droite et l’extrême droite, c’est une erreur. Il est surtout en train de démotiver nombre d’électeurs de gauche de voter pour lui au premier et au second tour.

Bourquin qui d'habitude inscrit partout qu'il est président du conseil général et premier vice président du conseil régional planque ses titres. Après la campagne de Ségolène Royal sur le mandat parlementaire unique il est difficile d'apparaître comme un gros cumulard.Ségolène Royal le dit et le fait. Elle est nettement plus crédible qu'Olivier de la rue Charlot et Bourcoquin.

perpignan-toutvabien.com a de nouveau, la semaine passée dépassé les 20 000 connexions.



Victor.polémique@laposte.net

25mai

Association de malfaiteurs

C’est le 31 octobre, à Aix-en-Provence, que sera jugée l’affaire du chauffeur et du faux témoignage. Christian Bourquin est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne. Christian Bourquin a, au dessus de la tête, une menace qui tient par un fil très fin, de condamnation à la perte de ses droits civiques. Elle entraînerait la perte de ses mandats électifs. « C’est la peine la plus redoutée par un homme politique », expliquait C. Bourquin il y a quelques années.

Chantal Gombert et Bernard Constans, candidats titulaires et suppléants du Modem aux élections législatives sur la première circonscription ont, tous les deux, étés, en 2006, dans des affaires différentes, condamnés par la justice. Rien de grave. Mais s’il n’y a pas de quoi en faire un plat, il n’y a pas non plus de raison de ne pas donner cette information, d’une importance certes secondaire, aux électeurs. Chantal Gombert a été condamnée pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique suivi d’incapacité n’excédant pas huit jours. 2 000 euros d’amende et 300 euros de dommage et intérêt aux deux policiers. Bernard Constans lui a été condamné pour abus de bien de confiance et abus de biens sociaux à trois mois d’emprisonnement avec sursis.

Personne n’est parfait, même ceux qui veulent aller siéger à l’Assemblée Nationale pour y faire les lois.

Nous essayons désespérément d’avoir Olivier Ferrand au téléphone pour qu’il nous en dise un peu plus sur son projet de création d’une unité de production d’électricité marémotrice sur la Côte Vermeille. Il en a parlé lors d’une conférence de presse le 10 mai à Perpignan.

Figurez vous qu’il y a des gens que cela fait rigoler : « On lui a pas dit à votre énarque qu’il n’y avait pas de marée dans la Méditerranée », pouffe un journaliste scientifique contacté par nos soins. Peut-être que l’on peut utiliser les courants sous marins, comme au large de l’Angleterre. Le journaliste nous rappelle que la Méditerranée est une mer fermée.

Nous on fait confiance à Olivier Ferrand, HEC, ENA, Ancien conseiller de Jospin, il sait ce qu’il dit. Et il va sans aucun doute bientôt dévoiler son merveilleux projet. On piaffe d’impatience…Et le journaliste scientifique, lui aussi, parisien, viendra spécialement pour la présentation.

Christian Bourquin est le seul candidat important, et d’ailleurs le seul candidat socialiste à ne pas avoir de permanence de campagne. Comment fait il ? Ou réunit il son équipe de campagne ? Où les membres de cette équipe travaille t’il ? Bizarre…

Jean-Paul Alduy a inauguré la salle Paul Alduy, l’ancienne salle du conseil municipal. C’est le fils qui rend hommage au père, le maire à son prédécesseur ? Tout le Moulin à Vent (sa grande réalisation) est couvert du nom de Paul Alduy, il y a, depuis quelques années, une avenue Paul Alduy. Bientôt une statue de Paul Alduy ? Tout cela a des airs de népotisme. On comprend la peine qu’a le fils qui a perdu son père. Mais son deuil est une affaire privée.

Jacqueline Irles a enfin trouvé un suppléant. Eric Touron, collaborateur du groupe UMP au conseil général et homme de dossier dont la compétence est appréciée et reconnue, il a surtout été choisi pour sa capacité à pacifier l’UMP sur la quatrième circonscription. Jacqueline Irles qui y est arrivée en terrain conquis s’est mise pas mal de monde à dos, en particulier les anciens RPR. La seule annonce de la nomination de ce jeune homme, ancien RPR, a mis de d’huile dans les rouages.

Lu le livre du journaliste Karim Maoudj, Les grandes heures de Georges Frêche. Lecture à déconseiller aux socialistes qui veulent conserver leurs illusions sur le grand homme. Passionnant. Nous allons maintenant lire le bouquin de Delacroix, collaborateur de Frêche, édité par Joël Mettay.

Contact : victor.polémique@laposte.net

20mai

Genou à terre

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11mai

Législatives : c'est parti !

C’est un Olivier Ferrand aux abois qui est apparu mercredi matin devant la presse. Le candidat n’a pas réussi à s’imposer, c’est clair. Si Aylagas et Reynal ont pu aller jusqu’au bout de leur projet, c’est parce qu’Olivier Ferrand n’a pas su les stopper, n’a pas fait ce qu’il fallait pour éviter que l’on en arrive au duel fratricide.

Il a parlé dans le vide pendant près d’une heure, fuyant les vraies questions. Il a fallu que François Ferral (ex président de l’Université) lui dise, un peu durement, que les demandes de clarification des journalistes étaient légitimes. Il y est venu mais, une minute après, il fuyait à nouveau les vraies questions sur la situation désastreuse dans laquelle il se trouve. Il est parti sur une histoire à dormir debout en rendant hommage à Henri Sicre qui : « de son plein gré a décidé de laisser son mandat ». A quoi cela sert de raconter un bobard pareil. Tout le monde sait que le député Henri Sicre a été poussé vers la retraite par Bourquin (de façon peu élégante) et par une règle adoptée par le PS qui voulait que les députés sortants laissent la place à des candidatures féminines.

Nous n’avons jamais été ici des chauds partisans de la méthode Ferral. Mais celui-là n’aurait pas ménagé la chèvre et le chou jusqu’à se retrouver le dindon de la farce. René Olive ne se serait pas davantage laissé faire. Ferrand s’est raconté des histoires en faisant comme si Aylagas et Averel n’iraient pas jusqu’au bout. Avec Bourquin et Frêche derrière, ils n’allaient pas laisser tomber.

Ferrand n’a cessé de faire des calculs prudents comme ceux que font les énarques pour faire avancer leur carrière. Ce n’est pas la bonne méthode quand on a des lascars comme Aylagas, Bourquin et Frêche en face de soi.

L’exclusion du PS d’Aylagas et d’Averel ne va bien sûr rien régler. Si elle donne des arguments à Ferrand pour dire "C’est moi le candidat PS", elle en donne aussi aux autres. Le candidat parachuté qui ne se donne même pas la peine d’habiter sur le territoire où il est candidat n’arrive décidément pas à faire oublier qu’il est, du début à la fin, le produit des diktats parisiens.

Au cours de cette conférence de presse OF a commis une belle maladresse et fait un joli lapsus. Juste après avoir fait son habituel numéro sur la jeunesse, le renouvellement et l’usure des éléphants du PS, il annonçait : « Vous m’avez sur le dos pour trente ans ». La carrière… C’est toujours les autres qui la font.

Il a ensuite déclaré qu’une fois élu, il prendrait son bâton de maréchal pour faire avancer les dossiers du département. Il vaudrait mieux qu’il se prépare à reprendre son bâton de pèlerin pour regagner le quartier du Marais.

Toujours sur la quatrième circonscription. Jacqueline Irlès ne trouve pas de suppléants. Les élus pressentis ont, les uns après les autres, décliné la proposition. La candidate UMP a un handicap, ne pas être personnellement très appréciée dans son propre camp.

Après les ralliements massifs de militants et d’élus UDF des P-O à Sarkozy, les candidats de Bayrou aux législatives vont avoir des problèmes de crédibilité.

Et si la Maréchale Franco se barrait, elle aussi à son tour en Italie et renonçait à être candidate aux législatives ? Elle aussi en a peut-être marre de se faire traiter comme une grosse bouse par Philippe Lucas, « Arlette c’est quoi ce discours de merde », « Non, mais attends, tu crois que tu vas gagner les élections avec cette gueule de déterrée que tu fais depuis ce matin », « C’est de la daube ton blog, tu te fous du monde »… Entre Philippe Lucas et un bel Italien plein de charme, elle ne va pas hésiter une seconde Arlette…

Daniel Mach est revenu dans la presse locale sur la décision du tribunal qui a débouté l’AGRIF contre Richard Makéla, allias Monsieur R. Le combat de Daniel Mach contre « Fransse» chanson puant la haine, n’était pas injustifié. Aucune forme de racisme n’est acceptable.

L’action de l’AGRIF est plus discutable. C’est l’extrême de l’extrême droite. Une organisation animée par des cathos intégristes qui mènent (entre autres choses) une véritable croisade contre l’avortement. Un élu républicain ne peut pas cautionner l’AGRIF.

A un mois du scrutin, Bourquin a officiellement annoncé sa candidature, seul, sans suppléant. Le crédo de sa campagne sera de dire que le député sortant n’a rien fait. Il aura du mal à en convaincre les électeurs. Sur les quatre députés, c’est incontestablement celui qui a le plus travaillé les dossiers de la circonscription et s’est le plus investi dans le travail parlementaire, l’exemple le plus connu étant sa participation à la commission d’Outreau.

Exemple de la démagogie de Bourquin, la THT est toujours là, dit-il. Mais qui a amené ce projet ici ? Rappelons pour la énième fois que c’est le ministre socialiste de l’industrie qui a signé la décision et qu’elle a été confirmée lors des sommets Franco Espagnols de Perpignan et de Barcelone. Jospin était premier ministre et Bourquin était député. Et à ce moment là, il a laissé faire. Voilà les faits.

En réunissant 1 200 personnes (vrai chiffre) et de nombreux élus, 8 maires parmi lesquels Michel Moly et des dizaines d’élus municipaux de la circonscription à Argelès, Aylagas a fait un gros coup.

Trois conseillers généraux sont du côté d’Aylagas. Et Olivier Ferrand est soutenu par René Olve et par Robert Garrabé qui d’ailleurs tiendra une réunion publique avec OF le 11 mai. Marcel Mateu penche d’un côté puis de l’autre, puis d’un côté, puis de l’autre…Ferrand et Ayllagas peuvent compter sur son soutien. On ne savait pas qu’il y avait des anguilles dans le Vallespir. Réaction d’un politique plein de bon sens : Mateu a le droit de ne pas choisir entre l’un et l’autre camp, dans ce cas là, qu’il soit neutre, on ne peut pas les soutenir tous les deux, sauf à passer pour une carpette. Ce qui serait ennuyeux pour ce Mateu-là !

Polémique victor

03mai

Pas de panique

Nous avions oublié : Bourquin avait annoncé la visite de Ségolène Royal à Perpignan entre les deux tours, le 5 mai. Au service de presse de la candidate, on répondait qu'il n'en était pas question. La candidate n'est pas venue, mais Bourquin nous expliquera peut-être qu'elle lui a discrètement rendu visite à Millas. Bourquin aime à dire à ses très proches : "Plus un mensonge est gros, mieux il passe."

Ségo et Sarko se sont mis une sacrée peignée. L’objectif principal de l’un et de l’autre était manifestement de mettre son adversaire en difficulté. Certains coups ont été portés un peu bas. La surprise c’est que l’agressif n’est pas celui que l’on attendait. Le président de la République au dessus de la mêlée… avec ces deux là c’est fini.

A la dernière CEF du PS catalan Michel Gallan, journaliste de l’AFP a pris la parole, juste après Bourcoquin pour faire un long exposé très rassurant sur les résultats électoraux du PS. Ses camarades l’ont fortement applaudi. C’est bien d’entretenir le moral des troupes.

On s’était depuis longtemps aperçu que le correspondant de l’AFP,(l'Agence qui met le Feu à Perpignan) n’était pas neutre. On a le droit d’être journaliste et de militer dans un parti… Mais à partir de ce moment là on est étiqueté journaliste engagé. Michel Gallan n’a pas encore fait de dépêche sur l’affaire du nom de domaine francoiscalvet…

Dans les P-O, les résultats du PS et de la gauche ne sont pas, en réalité, bons du tout. Mais on peut toujours faire des comparaisons avec une élection plutôt qu’avec une autre et arriver à la conclusion que l’on souhaite. Au soir du premier tour, les éléphants du PS n’arrêtaient pas de répéter que le résultat de Ségolène était le meilleur score d’un candidat socialiste depuis la présidentielle de 1981 qui avait vu l’élection de Mitterand. Faux en 1988 Mitterand avait fait 34,11. Ensuite c’est la cata, Jospin fait 23 % en 1995 et 16 % en 2002. En 2007, Ségo redresse la barre, mais les deux alliés traditionnels du PS, le PC et les Verts s’effondrent. Le total des voix de droite est dans les P-O très nettement supérieur à celui des voix de gauche.

Ce n’est pas non plus un raz de marée de la droite, comme le montre le camembert de la Semaine du Roussillon qui attribue 58,75 % à la droite, 41,25 % à la gauche et 14,20 % au centre.Cela fait un total de 114,20 %.

La gauche catalane est dans ses basses eaux… Mais avec des disparités territoriales… et d’assez mauvais résultats dans les villes et les cantons socialistes.

Si l’on regarde les résultats des deux rivaux socialistes, on constate que le canton du Haut Vernet, dont l’élu est Jean Codognès, c’est le canton de Perpignan et de l’agglo où Ségolène Royal fait son meilleur résultat. Ségolène Royal n’arrive en tête que dans 5 des 31 cantons. Sur le canton de Millas, ce n’est pas bon pour C. Bourquin, en particulier sur Millas. Le recul de la gauche y est net. L’image de plus en plus désastreuse du leader catalan plombe la gauche.

Le PCF principal allié de Bourquin continue sa plongée, il divise son pourcentage pas brillant de 2002 par deux. Le score de F. Bayrou fait 5% de moins que la moyenne nationale.

Plusieurs livres sur Frêche sont annoncés. François Delacroix ouvre le bal. Ce pilier du système Frêche a écrit un bouquin de courtisan. L’ouvrage de Karim Maoudj, journaliste à Midi-Libre serait décapant. Quant à celui de Joël Mettay, on ignore si ce sera un bouquin de journaliste ou de mercenaire. Il est l’auteur d’une biographie de Paul Alduy à la gloire de Paul Alduy et financé par Paul Alduy.

Entre l’hostilité et l’admiration (plus ou moins sincère) il y a la place pour un vrai travail de journaliste… Et pour cela on compte sur Jacques Molénat. Le journaliste montpelliérain en est au stade de l’enquête. Il faudra patienter jusqu’en 2008 pour lire sa biographie du grand homme de la région.

Voilà le président du conseil général une nouvelle fois poussé au suicide par une campagne haineuse de la droite.

Des sanglots pleins la voix, Bourquin a accusé l’UMP de diffuser des « saloperies » et il invoque Bérégovoy et Salengro, deux responsables socialistes qui se sont suicidés…

Caraï ! Si Bourquin se jette dans la Basse il va se faire vachement mal. Il y a si peu d’eau…

Bourquin nous fait le coup à chaque grosse affaire… Semaine du Roussillon, Mas la cabane, affaire du chauffeur… C’est classique… Ce n’est pas sans rappeler le comportement du pervers narcissique. Démasqué, accusé, celui-ci à l’art de se muer en victime et de désigner la vraie victime comme le coupable. C’est un grand manipulateur. C’est un peu pervers, ne manquerait pas de relever un psy.

Résultat : Bourquin s’en sort s’en s’être expliqué sur ce qui c’est passé avec la militante du PS salariée du conseil général qui a porté plaine contre lui, sur la razzia de 2 000 exemplaires du Petit Journal chez les marchands de journaux, sur l’affaire de l’acquisition du nom de domaine francoiscalvet.com…

Il faut savoir que Bourquin ne répond jamais à une question dérangeante. Il a pour cela toute une batterie de procédés : mépris, arrogance, menace, discrédit, accusation, victimisation, colère…

Bourquin est expert dans l’art de museler les gens… C’est pourquoi j’ai été assez bluffé par la réaction de Martine Joseph. La candidate PS sur la première circonscription a dit qu’elle était choquée par le comportement que Bourquin avait eu avec la militante du PS qui a porté plainte contre lui. Chapeau Madame Joseph, c’est courageux. C’est bien qu’un socialiste se désolidarise de ce genre de pratiques.

Polémique Victor reporter de guerre au Bourquina Facho

Contact : victor.polemique@laposte.net

lettre



Monsieur, Je constate dans vos brèves mises en ligne le jeudi 3 mai 2007 que je suis nommément cité dans les lignes suivantes : “Plusieurs livres sur Frêche sont annoncés. François Delacroix ouvre le bal. Ce pilier du système Frêche a écrit un bouquin de courtisan. L’ouvrage de Karim Maoudj, journaliste à Midi-Libre serait décapant. Quant à celui de Joël Mettay, on ignore si ce sera un bouquin de journaliste ou de mercenaire. Il est l’auteur d’une biographie de Paul Alduy à la gloire de Paul Alduy et financé par Paul Alduy.”

Ces lignes contiennent une erreur et deux contre-vérités. 1°) ERREUR : Je n’ai pas écrit et n’écrirai sans doute jamais de livre sur Georges Frêche. En revanche, l’ouvrage de François Delacroix est publié aux éditions ALTER EGO dont je suis le directeur. 2°) CONTRE-VÉRITÉS : une fois encore vous prétendez que je serais l’auteur d’une biographie de Paul Alduy. Je vous rappelle —ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de le faire à plusieurs reprises- que je n’ai pas écrit le texte du livre de Paul Alduy “Passion de la cité”, paru aux éditions Mare Nostrum. Paul Alduy a écrit la quasi intégralité de ces textes lui-même et je tiens les manuscrits à disposition de quiconque prendra la peine de vérifier les informations qu’il publie. Une partie des textes de ce livre sont la retranscription, par moi-même, d’enregistrements audio réalisés en 3 ou 4 séances à son domicile d’Oms. (j’ai également les cassettes à disposition des personnes souhaitant vérifier). Ce livre se compose de deux parties : L’une présentée comme des “entretiens avec Joel Mettay”, l’autre est un “portrait” de Paul Alduy et c’est la seule partie (amendée par Paul Alduy) dont je suis effectivement l’auteur. Ce livre n’a pas été, comme vous l’affirmez, “financé par Paul Alduy” mais publié avec un contrat en bonne et due forme par Mare Nostrum : ce que vous pouvez vérifier auprès de cet éditeur.

Enfin, j’estime que la qualification de “mercenaire” est injurieuse, voire diffamatoire, à mon égard.

A toutes fins utiles, je vous précise que François Delacroix est publié, lui aussi avec un contrat en bonne et due forme et que ni l’ouvrage, ni l’auteur, ni l’éditeur ne bénéficient en l’occurrence d’aucune subvention, “pré-achat” ni d’aucun autre financement que ce soit. En conséquence je vous prie de bien vouloir rectifier au plus vite les informations diffusés sur votre site. signé : Joel Mettay

Note de la rédaction: Effectivement, Joël Mettay est l'éditeur d'un livre sur Georges Frêche écrit par un collaborateur de Georges Frêche,François Delacroix. Nous verrons à la sortie si ce n'est pas un livre qui magnifie le grand Septimanien. Quant au livre sur Paul Alduy, concédons que Joël Mettay n'est que le co-auteur de ce livre à la gloire de Paul Alduy. Ce qui ne change rien au fond et à la démarche. C'est Joël Mettay lui même et Philippe Salus lui même des éditions Mare Nostrum qui à la parution du livre me dirent qu'il avait été très largement financé par Paul Alduy. Nous n'avions pas un instant soupçonné qu'il puisse être fait des achats en nombre ou versé des subventions à Alter Ego pour l'édition du livre de Georges Frêche. Monsieur Mettay, collaborateur du conseil général des Pyrénées-orientales est bien placé pour savoir que ce sont des choses qui ne se font pas. Alors pourquoi en parler.

21avr

Quand on a le fond de la culotte sale...

Non Mr Bourquin, je ne vous ramène pas au niveau des égouts mais ce qui est sûr, c’est que par vos agissements, vous faites gravir à notre collectivité les marches du Tribunal. Pensez-vous que les habitants des P-O soient fiers de vous et de l’image que leur président du Conseil Général donne dans la France entière ? « Quand on a le fond de la culotte sale, on ne monte pas au mât de cocagne ».

« Je rejette toutes les formes de brutalités et d’arrogance » Ségolène Royal

Le Petit Journal de cette semaine révèle que, déjà en 2002, une femme avait porté plainte contre Bourquin à la suite d’une agression physique et de menaces.

La razzia de Christian Bourquin et des membres de sa garde rapprochée chez les marchands de journaux pour acheter 2 000 exemplaires du Petit Journal n’en finit pas de faire des vagues. Toute la presse, écrite, radio, télé, à l’exception, notable, de L’Indépendant s’en est largement fait écho.

A gauche, il règne un vrai silence de mort. Pas une organisation, pas un élu, pas une voix ne se sont faits entendre. Comme bien souvent, et c’est vrai d’un côté comme de l’autre, l’esprit partisan, la solidarité de parti et de camp ont pris le dessus.

Cela nous montre à quel point la démocratie est fragile.

A droite ça bouge.

Daniel Mach est le premier que j’ai vu réagir. Lors de la présentation de sa suppléante, il est venu me voir et m’a dit : « Ce qui se passe est grave, je ne suis pas inactif et je vais rapidement m’exprimer publiquement »

Jean Rigual est l’auteur d’une vigoureuse protestation au nom du groupe des conseillers généraux UMP.

Cinq semaines après la plainte d’une militante socialiste, L’Indépendant évoque l’affaire en s’appuyant sur le communiqué de Jean Rigual. Yann Marec ne cite jamais le Petit Journal, le grand journal ne peut bien sûr pas s’abaisser à donner le nom d’un petit journal de rien du tout qui ose venir marcher sur ses plates bandes !

Depuis deux ou trois semaines, une question revient sans cesse, pourquoi l’Indépendant se tait-il ? Ce n’est pas un choix de la rédaction. C’est donc celui de la direction ? Affirmatif. Pourquoi ?

Un : L’Indép comme tous les titres du groupe Le Monde roulent pour Ségolène. La ligne rédactionnelle de notre quotidien a, successivement, été très anti-Raffarin, puis très hostile à Villepin. Son opposition à Sarkozy est très dure et son soutien à Ségolène Royal très affirmé. Nous avons la conviction que la direction de L’Indép n’aurait pas mis le couvercle si François Calvet ou Daniel Mach avaient été l’objet d’une plainte pour menace et violence déposée par une salariée de la ville qu’ils administrent et que les faits se soient déroulés dans un contexte politique.

Deux : Le Conseil général est un des plus importants annonceurs de L’Indépendant et dans le petit monde de la presse tout le monde sait que Christian Bourquin n’hésite pas à employer l’arme économique. Le titre écrit ou radio qui ménage Bourquin croule sous la pub, exemple Le Travailleur Catalan. Celui qui critique le président du Bourkinat fachot est mis au pain sec. Et qu’il s’estime content de ne pas être mis au cachot, car c’est ce qui lui arriverait si le président en avait le pouvoir.

Trois : L’Indépendant a fait le silence sur la razzia du Petit Journal chez les marchands de journaux et les menaces dont les diffuseurs de presse ont été victimes afin de ne pas déplaire à C. Bourquin et de ne pas faire de publicité à un titre concurrent à La Semaine du Roussillon (hebdomadaire propriété de Midi-Libre-L’Indépendant.

Une entreprise de presse n'est pas un tiroir caisse. Mais si on parle commerce, on peut regretter que la direction de L'Indép oublie que son premier client, ce sont les Catalans qui, chaque jour de l'année, déboursent 0.85 euros. Raison de plus pour que le devoir d'informer prime sur le reste.

Qu’un journal garde le silence quand un autre journal subit des attaques aussi violentes est incompréhensible. Heureusement, les autres rédactions départementales ont, elles, pu faire leur travail. Ce qui n’est pas allé sans pression.

La demande d’interdiction et la razzia chez les diffuseurs de presse s’est finalement retournée contre Bourquin et Amiel Donat, les numéros suivants du Petit Journal font des ventes beaucoup plus importantes qu’avant.

Nous publions ci-dessous dans son intégralité la seconde réaction de Jean Rigual :

M. Bourquin, je n’ai aucune confiance en vous et que vous soyez poursuivi pour faux et usage de faux par M. le Procureur ne contribue pas à me rassurer.

Je vois bien, M. Bourquin, que vous n’appréciez pas mes questions ; sachez que pour ma part, je ne suis pas convaincu par vos réponses et par l’opacité qui préside à la gestion du Conseil Général.

Vous me dites que lorsque vous allez acheter un hebdomadaire qui vous concerne, vous le payez avec votre argent, quoi de plus normal ! Mais qu’en a-t-il été des 2.000 exemplaires du Petit journal que vous avez acquis autoritairement ? Qui s’est rendu chez les diffuseurs de presse de Perpignan et au-delà ? Vous ou des employés du Conseil général ? Qui va payer ces matinées de travail perdues ? Vous, sur vos ressources propres, ou nous, avec nos impôts ? Et Me Amiel Donat, en quelle qualité a-t-elle agi chez les marchands de journaux ? Au titre d’avocate du Conseil général ? M. Bourquin, lorsqu’un journal me concerne, un seul exemplaire me suffit.

Dans le doute, il m’est apparu opportun de vous poser la question de l’origine des fonds qui ont servi à cette razzia.

Vous êtes généreux avec vos deniers personnels ? Parfait ! Alors, qui vous renvoie devant le tribunal correctionnel d’Aix en Provence ? Jean Rigual ou la plus haute instance judiciaire de notre département ?

Comme d’habitude, vous faites diversion en ne répondant pas aux questions que je vous pose. Sur le « Luxembourg », la Chambre Régionale des comptes s’est prononcée ; laissez à J. Blanc le soin de s’expliquer.

En revanche, revenons à Perpignan et aux affaires qui vous concernent. Le 12 janvier dernier, n’avez-vous pas été condamné à communiquer les factures des 122 037 € soit 800.515 Francs de « frais de bouche » (sans compter les salaires) dépensés pour l’année 2005 par le Département ? Ces frais de bouche astronomiques sont les montant des repas de tous ceux que vous invitez à votre table au Conseil Général, dans votre nouvelle salle à manger, avec toute une brigade de cuisiniers et de serveurs. Trouvez-vous normal de ne pas avoir obtempéré à cette décision ?

Non, Mr Bourquin, je ne vous ramène pas au niveau des égouts mais ce qui est sûr, c’est que par vos agissements, vous faites gravir à notre collectivité les marches du Tribunal. Pensez-vous que les habitants des P-O soient fiers de vous et de l’image que leur président du Conseil Général donne dans la France entière ? « Quand on a le fond de la culotte sale, on ne monte pas au mât de cocagne ».

13avr

Offensive contre la liberté de la presse

Achetez le Petit Journal !

Le tribunal des référés a tranché. C. Bourquin n’a pas obtenu la saisie du Petit Journal. Et en plus il est condamné à lui verser 1 000 euros. Christian Bourquin est aujourd’hui entré dans l’histoire du département comme le premier homme politique à avoir demandé à la justice de prendre la décision la plus lourde, la plus grave en matière de liberté de la presse.

La demande de saisie d’un journal, est une action judiciaire extrêmement rare. La dernière en date a été faite par les islamistes contre le numéro de Charlie Hebdo qui avait reproduit les caricatures danoises du prophète musulman.

Dans notre précédent papier nous annoncions que des proches de Bourquin avaient acheté plusieurs centaines d’exemplaires du Petit Journal lors de leur razzia du vendredi 6 avril. En fait entre 2 000 et 2 500 exemplaires sur un tirage de 3 000 ex, selon l’éditeur.

Les achats en nombre ont été accompagnés d’intimidations et de menaces, les sbires de Christian Bourquin n’ont pas hésité à se prévaloir d’une interdiction de vente qui selon eux allait être prise le mardi suivant.

Imaginons que l’UMP ou le FN soient les auteurs de tels agissements, on entendrait la gauche, à juste titre, dénoncer des méthodes fascistes.

Vous lirez le détail de cette affaire dans votre journal préféré…heu…non plutôt comme d’habitude dans vos hebdomadaires…Le Petit Journal et La Semaine du Roussillon.

Au lendemain de la décision de justice refusant la saisie du Petit Journal, l’Indépendant ne fait pas une ligne sur l’affaire. Il fait sa une sur un sujet beaucoup plus important « USAP : les siffleurs d’Aimé Giral font débat ».

Mais France Bleu Roussillon et FR3 y ont consacré des sujets.

Seul L’Indep ! ! ! ! ! ! !

Fort de la décision de la justice, Le petit Journal publie cette semaine à nouveau l’article contre lequel le président et la présidente du Bourquina Facho se sont tellement démenés. Rien d’extraordinaire. Vous y trouverez grosso modo ce que vous avez pu lire dans perpignan-toutvabien.com, La Semaine, FR3, Marianne…Mais il y aura bien d’autres choses à lire, comme l’histoire avec tous les détails de la razzia avec menaces et intimidations chez les marchands de journaux.

A ce propos, Bourquin poursuit en justice, tous les vilains canards qui ont rendu public le comportement qu’il a eu à l’égard d’une militante du Parti Socialiste, salariée du conseil général qui a porté plainte contre lui.

Jamais depuis des décennies, dans les P-O la presse n’avait été l’objet d’une telle offensive liberticide.

C. Bourquin est président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal. Est-ce que c'est cela l'ordre juste

08avr

ça va trop loin

Vendredi 6 avril, l’édition catalane du Petit Journal arrive chez les marchands de journaux. A la une, un gros titre «Le geste de trop» associé à une photo de Christian Bourquin. En page 4, un article sur l’agression qui a amené une militante du PS et salariée du conseil général à porter plainte contre le président du CG.

Dans les heures qui suivent la mise en vente de l’hebdo, c’est la razzia chez les marchands de journaux ! Des personnes reconnues comme étant des salariés du conseil général achètent tous les exemplaires en vente. « A leur façon de procéder, j’ai cru que c’était des policiers », dit un marchand de journaux qui a cru à une saisie du journal. Chez un autre l’acheteur, qui a été filmé, déclare : « Je viens les reprendre car une décision de justice va interdire la vente de ce journal », c’est à peu près partout le même discours qui est tenu et plusieurs diffuseurs de presse pensent que c’est l’éditeur qui vient racheter ses journaux. Mais nombre de commerçants ne sont pas dupes, ils font le lien entre la une et les achats en nombre. Sous le poids de l’intimidation des marchands retirent l’affichette de promotion de l’hebdomadaire. Parmi les acheteurs, Jacqueline Amiel Donat qui s’est présentée comme l’avocate de Christian Bourquin a acheté les exemplaires restants à la vente chez un marchand de journaux, une dizaine, en disant que Le Petit Journal serait mardi interdit à la vente. Des centaines d’exemplaires ont été achetés de cette façon au cours de la journée de vendredi à Perpignan et dans la vallée de la Têt.

Cela rappelle une époque où le département flirtait avec les dérives maffieuses. Le 26 septembre 1991, L’Evènement du Jeudi publiait sur plusieurs pages une enquête de Jacques Molénat sur les affaires de Jacques Farran, député de droite, président de la chambre de commerce… Ce dernier envoya les employés de la chambre faire le tour des marchands de journaux pour acheter tous les exemplaires de l’hebdo parisien. La coûteuse initiative de Jacques Farran pour empêcher les Catalans de savoir n’a servi à rien. Huit jours après la parution de l’enquête de Jacques Molénat, toute la presse nationale était à Perpignan. Quelques mois plus tard, l’homme fort des Pyrénées-Orientales perdait tous ses mandats.

Christian Bourquin a assigné Le Petit Journal en justice, dans le cadre d’une action en référé qui sera, mardi, examinée par le tribunal. Il ne demande rien moins que l’interdiction de vente du Petit Journal. L’interdiction de la vente ou le retrait de la vente d’un numéro déjà distribué est une décision très rarement prise par la justice et la dernière remonte « aux calanques grecques » pour parler en langage Bourquinien.

Le Petit Journal n’a rien dit de plus que ce que l’on a pu lire ou entendre sur d’autres médias, perpignan-toutvabien.com, La Semaine du Roussillon, FR3, Marianne…

Attendons la décision du tribunal, mardi. Mais on a l’impression que cette action en justice vise surtout à créer un climat d’intimidation visant les journalistes et les marchands de journaux du département.

Perpignan-toutvabien vous informera de la suite de cette affaire.

voyou.com

Nous vous avions, il y a quelques temps, raconté qu’un neveu de Christian Bourquin, salarié d’une structure présidée par Christian Bourquin, avait déposé le nom de domaine françoiscalvet.com. Mais voilà que ce nom de domaine vient de changer de propriétaire, francoiscalvet.com est à présent détenu par Igor Zagorskiy citoyen du Kazakhstan (ex république soviétique). La manœuvre vise t’elle à échapper à la loi française ? A priori rien n’empêche quiconque d’acheter un nom de domaine disponible. Le neveu de Bourquin semblait à l’abri d’une condamnation.

Qu’est-ce qu’un citoyen Kazakh peut faire du nom de domaine francoiscalvet.com ? Va-t-on, en pleine campagne électorale, voir apparaître un site pirate contre lequel la justice française ne pourra pas agir ? Si une telle chose venait à se produire on saurait d’où elle vient…

« Sors de là ! »

Lors de la visite de la candidate socialiste dans l’Aude, l’entourage de Ségolène Royal et les dirigeants socialistes ont appliqué des consignes strictes pour maintenir Christian Bourquin à distance de Ségolène Royal. Le premier vice-président de la région, président du conseil général du département voisin des Pyrénées-Orientales, aurait, en temps normal, du siéger avec les dirigeants socialistes qui entouraient Ségolène Royal lors de la rencontre avec les responsables de la viticulture du Languedoc-Roussillon.

Mais il en fallait plus pour décourager Bourquin. A la fin du meeting, Ségolène Royal est rejointe par des enfants et des jeunes qui portent des tee-shirts « La France Présidente », les élus socialistes montent à leur tour sur le podium mais se placent en retrait. Et voilà que Bourquin monte aussi et se colle contre la candidate qui immédiatement lui dit en lui lançant un regard noir « Sors de là ». Bourquin s’éjecte à quelques mètres. Mais un peu plus tard, Bourquin, qui a récupéré un bouquet de roses qui lui est amené par Marion Girard une de ses collaboratrices du cabinet du conseil général, repart à la charge. Il s’approche de S. Royal avec ses fleurs, elle lui jette un nouveau regard mauvais prend ses fleurs et les pose par terre. Mais le but poursuivi par Christian Bourquin a probablement été atteint, il a sa photo avec Ségolène Royal.

Photo volée

Avec son culot illimité on peut parier que Bourquin n’hésitera pas à utiliser la photo qui prise durant les quelques instants où il est resté près de Ségolène Royal… N’était-ce pas le but de la manœuvre ? Le président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal ne peut-il pas s’afficher avec sa candidate ?

Dans son discours de Lézignan, Ségolène Royal a eu des mots très durs contre les auteurs de violence contre les femmes y compris «verbales» en ajoutant que les responsables se devaient d’être irréprochables et devaient donner l’exemple. Il ne fait aucun doute que ses propos avaient un destinatinataire…

Ferrand cartonne

Enthousiaste, L’Indépendant a annoncé 600 personnes à la réunion publique d’Olivier Ferrand, samedi 31 mars à Céret. Pas mal dans une salle qui ne peut en contenir que 300.

Pour le lancement de sa campagne et la présentation de son équipe, Olivier Ferrand avait revêtu un costume, saharienne claire, mais il avait oublié son casque colonial.

Si l’on en croyait Bourquin (mais qui l’a cru ?) OF devait avoir quitté les P-O à Noël. Il est encore là et pour Pâques il casse la baraque. On a la sérieuse impression que le petit Parisien est en train de réussir son implantation. Il a présenté une grosse équipe de campagne avec nombre de personnes qui vont lui faire bénéficier de leur enracinement, de leur rayonnement, de leurs compétences.

Si Alexandre le Biennerveux, maire d’Amélie, a toujours envie d’en découdre, il faudra qu’il se méfie de l’ancien président de l’université François Ferral. A lui, il faut pas lui en promettre, en moins de deux il tombe la veste et retrousse les manches. Olive, lui, n’est pas mauvais pour le lancé de portable en pleine tronche… On rigole, on rigole, mais les menaces physiques répétées d’Alexandre Reynal, suppléant d’Ali Agace, sont INACCEPTABLES. Particulièrement celles proférées le jour où Olivier Ferrand avait sa petite fille sur les genoux.

Parmi les nombreux orateurs qui se sont succédés sur la scène, Ferral, justement, et Olive, le maire de Thuir, se sont montrés particulièrement convaincants. L’ancien président de la fac a eu quelques mots bien placés à l’endroit du «maire d’une commune côtière qui a prospéré sur le clientélisme».

Dans son discours (long, long… mais les militants sont censés aimer ça), OF a déclaré que «le cumul des mandats était la gangrène de la politique », ce qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements, du coup il y est revenu à la fin de son discours… Et là encore salve d’applaudissements.

Claude Bartolone, dirigeant national du PS, a, lors de son déplacement dans les P-O, appelé à voter pour Pierre Aylagas aux législatives. L’éventualité d’une candidature dissidente socialiste se rapproche.

On vient d’apprendre que Cali, notre idole, était partenaire de la municipalité d’Argelès dans l’organisation d’un grand festival estival. Cela relativise le soutien qu’il a apporté à la candidature de Pierre Aylagas, maire d’Argelès. On est triste… Mais on le félicite chaleureusement pour sa participation au concert de soutien au journaliste Denis Robert. Salut Bruno.

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Facho

PS : L’appel que nous vous avions lancé pour relayer l’avant dernière chronique a été entendu. Perpignan-toutvabien.com a enregistré plus de 15 000 connections cette semaine-là. Bravo et merci.

Message personnel : les Français parlent aux François : Les grenouilles croassent et les crapauds s’impatientent.

Contact : victor.polemique@laposte.net

28mar

Censure

Ségolène dans les P-O dans trois semaines, c’est la grande nouvelle donnée par Najat Belkacem, nouvelle porte-parole de Ségolène Royal. La charmante jeune femme qui faisait son premier déplacement « en province » à l’invitation d’Olivier Ferrand a fait ses gammes devant deux douzaines d’étudiants et une brochette de vétéran du PS à l'université de Perpignan.

Olivier Ferrand est cachottier. La porte-parole du PS ignorait que, la veille de son arrivée, La Semaine du Roussillon et, deux jours plus tôt, FR3, avaient révélé que le président du comité de soutien de Ségolène était sous le coup d’une plainte d’une militante PS et salariée du conseil général qu’il avait molestée en exigeant sa démission. A propos de cette affaire, précisons que Bourquin, pas pressé d’être entendu par les policiers, invoquait un emploi du temps très chargé. Il fallait quand même que ces minus, ces microbes de policiers, sachent à qui ils avaient à faire. On ne dérange pas le chef (d’Etat) du Bourquina Facho pour des peccadilles… Aux dernières nouvelles, il aurait demandé à être entendu dans son bureau.

L’Indép garde le silence, l’AFP aussi, mais cela n’empêche pas la presse nationale de commencer à s’intéresser à l’affaire.

Un de nos lecteurs demande si L’Indép aurait écrasé le coup si c’était Mach ou Alduy qui avait brutalisé une femme. On lui a conseillé d’écrire à la rédaction de l’Indép pour leur poser sa question. On se souvient quand même du gros pataquès qu’avait fait le journal local à la suite d’un propos de JPA jugé machiste. Pour un autre lecteur, L’Indép qui fait campagne pour Ségolène ne peut pas lâcher Bourquin…

Pourquoi L’Indépendant a-t-il mis le couvercle ? Combien de temps le quotidien monopole va-t-il maintenir l’embargo sur des agissements aussi graves ?

Ségolène Royal à Perpignan

Elle est la seule des quatre grands candidats à ne pas avoir mis les pieds dans les P-O. Elle est allée dans le Gard, l’Aude, l’Hérault.

On a du mal à imaginer la candidate à l’Elysée se faisant photographier avec un président de comité de soutien départemental ayant molesté et menacé une femme. Sans omettre qu’il comparaîtra prochainement devant un tribunal pour complicité de faux et minoration de compte de campagne. Ségolène pourrait juste faire un crochet sur la quatrième circonscription. Mais quelle humiliation pour Bourquin…

On parie avec qui voudra, que Ségolène ne viendra pas.

Olivier Ferrand a eu un accident

Rentrant chez lui à Collioure, en fin de soirée, Olivier Ferrand s’est endormi au volant de sa voiture. Il est indemne, mais la bagnole est foutue. Certains, parmi ses meilleurs amis sur la circonscription, ont fait des commentaires pimentés : s’il n’a pas la santé pour faire une campagne électorale, il n’a qu’à rentrer chez lui. D’autres ironisent en disant qu’il aurait été dommage qu’il se casse une jambe et ne puisse pas faire campagne. Personne n’a émis l’hypothèse que le meilleur ami d’Olivier Ferrand, Alexandre le bien-nerveux, maire d’Amélie avait pu saboter la voiture. Il menace régulièrement Olivier Ferrand...C'est déjà pas mal. Mais sur la quatrième circonscription il faut pas trop rigoler avec certains sujets. En 1991,une bombe a été posée dans la voiture de Jean Madrénas, candidat aux législatives. Gravement blessé, il en réchappa de justesse.La course au pouvoir rend fou.

Jacqueline censure

Jacqueline Irles, candidate UMP sur la quatrième circonscription a ouvert un blog sur lequel elle invite au dialogue. Personne ne répondant à son invitation, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. On lui a donc mis une question : Que devient le projet de golf de Villeneuve de la Raho ? La question s’est affichée, mais le lendemain elle avait disparue. Curieux sens du dialogue. Nous avons remis la même question… La suite au prochain numéro…

Théâtre de l’Archipel et ronds dans l’eau

Selon Jean-Paul Alduy, le théâtre de l’Archipel sera pour Perpignan ce que le Guggenheim est pour Bilbao… Mais un peu plus tard lors de cette manifestation de présentation du projet, il eu un éclair de lucidité en ajoutant qu’il était un peu « grandiloquent ».

Nous avions, il y a quelques temps, écrit que le blog de la Maréchale Franco était soporifique. La députée réagit dans un article titré «Réponse indirecte.»

Mais que fait Renée Soum ? Elle aurait du demander le report des championnats du monde de natation. On ne fait que parler de la canétoise Laure Manaudou. Ce qui « par effet induit » comme nous l’expliquait il y a quelques semaines, madame semoule (rebaptisée par Michel Drucker), fait de la pub pour Arlette Franco.

Je suis bluffé par le nombre de gens qui autour de moi suivent les courses de Laure Manaudou. Les Catalans l’ont adoptée. J’espère qu’ils lui feront une belle fête à son retour.

Message perso : Les grenouilles croassent, mais les crapauds ne voient rien venir.

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquina Facho

Contact : victor.polemique@laposte.net

14mar

Bourquin moleste une femme

Mercredi 28 février lors d’une réunion de la section de Perpignan, Jacqueline Amiel Donat, avocate du conseil général, égérie du président Bourquin, donne aux militants la ferme consigne de ne pas se rendre aux manifestations publiques organisées pour la venue de Dominique Strauss-Kahn deux jours plus tard.

Lors d’une réunion à Toulouges, le lendemain, une militante, appelons-là Marie* interroge Jacques Cresta (premier secrétaire fédéral du PS) sur la consigne donnée la veille. Elle ne comprend pas que l’on adopte une telle attitude à l’égard d’un dirigeant du PS, ancien ministre des finances qui soutient la candidature de Ségolène Royal.

Le vendredi 2 mars, Marie brave l’interdit. Avec d’autres militants, elle se rend vers 20 h, rue du Rivage, au siège de la fédération où DSK est reçu. Il n’y a pas grand monde. Bourquin ressort assez vite. Là, sur le trottoir en face du siège, il croise un groupe d’adhérents parmi lesquels se trouvent Marie. Le regard plein de rage, il la prend un peu à l’écart l’attrape à deux mains, la secoue et lui dit qu’il veut sa démission sur son bureau lundi matin. Bourquin s’éloigne. Ayant pris conscience de la gravité de ses actes, après quelques mètres, il se retourne vers Marie et lui dit « J’ai dit délicieux ». Marie s’effondre en pleurs.

Blessée, révoltée, cette femme qui est une socialiste de conviction et qui ne doit rien à Bourquin, surtout pas son emploi au conseil général, décide de porter plainte. Elle a été entendue deux fois par les policiers et deux témoins de la scène ont également déposé au commissariat.

On sait depuis longtemps que la zénitude de Bourquin est de pure façade. La liste des personnes qu’il a menacées est déjà longue, mais c’est la première fois qu’il joint le geste à la parole.

Il serait intéressant de savoir ce que Ségolène Royal pense du comportement du président de son comité de soutien des Pyrénées-Orientales, elle qui a fait des violences faites aux femmes, son premier combat et l’objet des premières décisions qu’elle prendrait si elle était élue à la Présidence de la République.

La visite de DSK à Perpignan était un véritable carnaval des hypocrites. D’un côté, ordre de boycott et, de l’autre, Bourquin se faisait photographier avec DSK pour que l’image soit le lendemain dans le journal. Cherchant à redorer un blason bien défraîchi Bourquin a multiplié les interventions auprès d’Olivier Ferrand afin que DSK se rende au conseil général.

La relation employeur - salariée aggrave le délit. C. Bourquin risque de se retrouver devant le tribunal correctionnel. Une affaire judiciaire de plus.… Ce sera la troisième affaire en cours dans laquelle il est impliqué.

Eu égard à la situation judiciaire de C. Bourquin, sur qui pèsent des charges suffisamment lourdes pour qu’il soit renvoyé devant le tribunal correctionnel, (avec Jacqueline Amiel Donat), pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne, les conseillers généraux UMP ont, pour la deuxième fois consécutive, refusé de prendre part à l’ensemble des votes de la cession du conseil général du 12 mars.

Fin de règne, déliquescence, ambiance de décomposition, sont les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier ce qui se passe au conseil général et dans le PS des P-O.

L’odieuse agression commise par Bourquin mérite la condamnation des citoyens outrés par ce comportement despotique indigne d’un élu de la République.

Nous ignorons ce que vont faire les autres médias du département. Mais en attendant qu’ils réagissent nous invitons les lecteurs de perpignan-toutvabien.com (Vous êtes plus de dix mille à vous connecter chaque semaine) à « mailler » cet article à son carnet d’adresse. Aucun habitant du département ne doit être tenu dans l’ignorance de la conduite du président du conseil général.

Fabrice THOMAS

  • Secouée par l’agression qu’elle a subie elle aspire à la tranquillité.

04mar

"L'effet induit"

« Ségolène Royal évitera de mettre les pieds dans les P-O pour ne pas se faire photographier avec le président de son comité de soutien départemental », confesse, démoralisé, un militant socialiste après le triomphe de Sarkozy au Parc des Expositions.

Il n’y avait peut-être pas les sept mille personnes annoncées. Mais le grand hall étant plein de gens debout, les cinq mille y étaient. Même si on retire un millier de membres de l’UMP venus des départements limitrophes, cela fait du peuple. Il faut sans doute remonter à très loin dans l’histoire pour retrouver un rassemblement politique de cette ampleur à Perpignan.

De l’autre côté, cela ressemble à une campagne des sénatoriales…

Il faut dire que pour Bourquin et les membres de son clan n’ont pas les yeux fixés sur le 22 avril. Pour eux, c’est le 30 mars, jour du procès du chef que tout va se jouer.

Sur la première circonscription, Martine Joseph est invisible. Une mauvaise grippe qui s’éternise selon les uns, des mauvaises relations avec le clan Bourquin, selon les autres… Mais vraisemblablement les deux en même temps. Big Mach, le candidat de l’UMP est tranquille. Mais nous, on s’ennuie ferme…

Heureusement, qu’il y a madame Semoule sur la deuxième.

Petite devinette : avec de la semoule et des boulettes qu’est-ce qu’on fait de bon ? Un couscous Royal.

Selon madame Semoule, Laure Manaudou doit être privée de télé pendant la campagne électorale. Car sa présence chez Drucker « par un effet induit, écrit madame Semoule, ne manquerait pas d’avoir un effet politique direct, qui remettrait en cause l’équilibre d’exposition médiatique des candidats… » Car qui dit Manaudou dit Canet et dit Franco… Et qui dit Franco, dit UMP et qui dit UMP, dit Sarkozy…C’est écrit dans la lettre de madame Semoule au Conseil supérieur de l’audiovisuel.

S’il vous plait, Laure Manaudou, pourriez-vous faire l’impasse sur les championnats d’Europe qui vont se dérouler en avril ? Il faut que vous compreniez que votre victoire, que nous souhaitons bien sur tous ardemment « par un effet induit » mettrait la démocratie en péril.

Imaginons que vous reveniez avec de nouvelles médailles, vous la championne française en activité la plus titrée, vous seriez à la une des médias… Et cela ferait de la pub à l’UMP…

Donc, à partir de maintenant, et jusqu’aux élections législatives de juin, vous ne faites plus de compétition, vous refusez toute présence médiatique. C’est clair !

Vous n’êtes pas contente…

Soyez rassurée. Vous n’êtes pas seule concernée par la loi Semoule. Cali sera interdit d’antenne jusqu’à la fin des élections. Plus de chansons de Cali. On sait très bien qu’il fait campagne pour Ségolène Royal. Donc par «effet induit», « C’est quand le bonheur » c’est de la pub pour la candidate socialiste. Doc Gynéco, Johnny et Manu Chao (il soutient pas Bové celui là) et des dizaines, des centaines d’autres, sont concernés. Des commissions spéciales vont être mises en place. Rien ne leur échappera, le Stade Français avec son maillot rose à fleurs, est-ce que par «effet induit» il ne fait pas de la pub pour Delanoë ? Mais bien sur que si, Madame Semoule. Et l’USAP avec son maillot aux couleurs du conseil général, par «effet induit», c’est de la pub pour Bourquin. Surtout si l’équipe gagne.

Et comme dans le couscous, la boulette ne va jamais seule.

On a pu lire dans un désopilant article de Guillaume Clavaud (Indép du 28 février) que madame Semoule s’insurgeait contre la diffusion de cette émission «un mois avant sa réélection». Et là le journaliste commente « Fichtre ! Arlette Franco va être réélue et c’est sa concurrente qui le dit ! ».

En demandant le report de Vivement Dimanche avec Laure Manaudou comme invitée vedette, Madame Semoule a réussi un gros coup médiatique… Sa bêtise a fait rire toute la France.

A présent, quand on dit Soum, il y a toujours quelqu’un qui répond Semoule et bêtise. L’ « effet induit » ça marche.

Auprès de quel Conseil Supérieur faut-il faire un recours pour que par «effet induit» la candidature de Renée Soum ne profite pas trop au camp de la bêtise ?

Poursuivant le défilé des éléphants parisiens, Olivier Ferrand nous a amené Dominique Strauss-Khan. Ce dernier n’a pas cassé les vitres. Ni à la fac, devant 150 étudiants, ni à Thuir, devant 300 personnes. Moins de monde qu’Olivier Besancenot qui a presque rempli une grande salle au Méga Castillet. On a surtout remarqué le peu d’enthousiasme de DSK pour la candidature de Ségolène Royal.

Cela m’a fait penser à un copain socialiste qui m’a dit : «Pour être sur de voter Ségolène Royal, j’ai décidé de ne plus l’écouter et de ne plus lire les articles sur elle.»

Cela dit pour voter Sarko, mieux vaut ne pas avoir lu Le Canard Enchaîné de cette semaine et son enquête sur la belle opération immobilière qu'à fait le maire de Neuilly sur l'île de la Jatte.

Enfin, bon, il nous reste l'homme qui parle à l'oreille des tracteurs.

La candidature d’Olivier Ferrand patine. Un chef d’entreprise qui a samedi matin participé à une rencontre avec lui s’est dit déçu par la vacuité de son discours. La visite de DSK n’aura rien apporté à OF. Enfin si, quelques défections dans ses maigres rangs. La visite de courtoisie de DSK au conseil général et la photo avec Bourquin ont fait des mécontents.

Bourquin a fait des pieds et des mains pour être photographié avec DSK. Et Oliver Ferrand a accordé cette faveur à celui qui fait tout pour ne pas être le pestiféré des Pyrénées-Orientales. Pourquoi Ferrand a-t-il fait ce cadeau à Bourquin ? Quel renvoi d’ascenseur espère-t-il ? On vous prédit qu’OF fera une carrière politique. Mais, prudents, on ne vous dit pas où.

Le maire d’Argelès est partout bien accueilli et les électeurs de gauche sont très nombreux à lui dire qu’ils ne veulent pas du parisien. Les difficultés du «petit» galvanisent la candidature du frère ennemi Aylagas.

Heureusement, qu’il y a les socialistes pour mettre de l’ambiance dans cette campagne !

Si, parfois, le soir, vous avez du mal à vous endormir, on vous conseille vivement la tisane de la maréchale Franco, sur son blog. Sommeil garanti.

Polémique Victor

Contact : victor.polemique@laposte.net

22fév

L'année du cochon... de contribuable

Répondant à l’invitation du président du conseil général, des centaines de personnes ont, le 16 février, célébré le nouvel an chinois au Palais des rois de Majorque. Très bons buffets et beaux spectacles. Le président et la présidente étaient là heureux au milieu de leurs courtisans et obligés. Qu’ils en profitent bien. Le train de vie de nabab payé par le contribuable, c’est bientôt terminé.

En 2005, le conseil général a dépensé 285 293 euros en réception. Somme à laquelle s’ajoute les fameux frais de bouche de 122 037 euros. Du côté des frais de voyages, déplacements et missions, c’est pas mal non plus : 683 344 euros. Toujours dans les dépenses de fonctionnement, il y a un autre chiffre qui nous interpelle : « divers » 470 338 euros.

Comme vous le savez la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs) avait donné 30 jours à Bourquin pour produire les factures correspondant aux frais de bouche. Il ne l’a pas fait. Prochaine étape, dans quelques jours, le tribunal administratif et au bout… une condamnation…

Toujours côté bouffe. Celui qu’au conseil général on surnomme l’anguille, Fernand Siré, conseiller général de la Salanque et maire de Saint Laurent a offert la bullinada à l’ensemble des élus. Mais à l’heure du service, plus de la moitié des conseillers généraux ont filé à l’anglaise. Peut-être qu’ils n’aiment pas l’anguille ? C’est vrai que c’est un peu visqueux…

Louis Caseilles se fait sévèrement épingler par Le Petit Toulougien qui révèle comment le maire-propriétaire terrien a fait un bonus de 110 042 euros sur une drôle d’opération foncière.

Le conseiller général du canton Toulouges songe plus que sérieusement à ne pas se représenter aux prochaines élections en 2008. C’est son premier adjoint Roques qui partirait à sa place. Caseilles consacrerait tous ses effort à essayer de conserver sa mairie. A droite, il serait étonnant que Daniel Mach ne se présente pas sa candidature.

Louis Carles, maire de Torreilles depuis des décennies, comme Louis Caseilles (vivement une loi qui imite à trois mandats) jurait qu’il s’arrêtait, c’était son denier mandat. A un an des élections municipales, il annonce qu’il repart. J’aurais du parier avec lui, car je n’ai jamais cru une seconde qu’il arrêterait. Le pouvoir, même petit, c’est leur drogue. Et pour la démocratie, c’est un poison.

J’ai lu le quatrième épisode du feuilleton de la pseudo affaire du chauffeur racontée par Bourquin sur son blog. Bien triste spectacle. Plus arrogant que jamais et complètement paranoïaque. Il ment et il sur-ment tellement que ceux qui connaissent l’affaire se demandent si il n’a pas disjoncté.

Bourquin est tellement mégalomane qu’il a toujours pensé qu’il allait, d’une façon ou d’une autre, échapper à la comparution devant un tribunal. Aujourd’hui, cela arrive et il ne le supporte pas.

Il passe son temps à essayer de ridiculiser la justice en répétant qu’il y a des politiques qui sont accusés d’avoir tapé de la caisse et que lui est accusé au contraire, d’avoir donner de l’argent à son parti.

La démocratie est un état de droit. C. Bourquin a violé la loi sur les comptes de campagne et il a fait faire un faux quand il a été attaqué en justice. Voilà les faits pour lesquels il se retrouve au tribunal.

Lors de la dernière session du conseil général, il n’y a pas eu de débat sur la situation judiciaire de Bourquin. Ce dernier a refusé de s’expliquer.

Ci-dessous la déclaration faite par J. Rigual Président du Groupe UMP, a la dernière session du conseil général :

« Avant de commencer l’examen des rapports mis à l’ordre du jour de notre session, nous aimerions Monsieur le Président, revenir sur une situation qui alimente l’actualité de notre Département depuis une dizaine de jours maintenant, à savoir votre renvoi en Correctionnelle, pour complicité de faux et minoration de compte de campagne. (Cf. L’Indépendant, La Semaine du Roussillon, Marianne)

Cette situation est suffisamment inédite au sein de notre collectivité pour vous demander quelques explications, quant à votre attitude face à un tel évènement.

Nombre de personnalités politiques de toutes sensibilités, occupant des positions de rang national, n’ont pas hésité en leur temps à démissionner de leurs fonctions exécutives, pour de simples mises en examen.

En ce qui vous concerne, le stade de la mise en examen vient d’être dépassé.

A la fois le Juge d’Instruction et le Procureur ont entrepris de vous faire franchir une étape décisive, en vous renvoyant devant le Tribunal Correctionnel.

Pouvons-nous admettre qu’à travers vous, l’Institution départementale comparaisse devant le Tribunal Correctionnel ?

Pouvons-nous admettre que votre avocate personnelle qui est aussi celle de notre Institution soit elle-même mise en cause ? Cela ne pose-t-il pas un problème de compatibilité ?

Comment votre majorité départementale éclaboussée par cette affaire, peut-elle continuer à délibérer sereinement à vos côtés ? Vous qui, ouvertement dans votre blog du 2 février mettez en cause l’un de vos membres, M. Elie PUIGMAL, lequel a au moins eu le mérite de porter le débat sur la scène publique ?

Au nom de nos concitoyens et face à la gravité des faits qui vous sont reprochés, nous vous demandons de prendre vos responsabilités :

Soit démissionner de vos fonctions exécutives, ce qui serait à notre sens une marque d’éthique politique vis-à-vis des électeurs, lassés de voir certains élus esquiver leurs responsabilités de justiciables ; soit a minima, vous placer en congé de vos mandats politiques, au moins jusqu’au terme du procès pénal qui vous affecte.

Pour nous, ce serait ça « l’ordre juste».

04fév

Encore un complot contre Bourquin

Quelques heures après avoir reçu la notification de son renvoi devant le tribunal correctionnel pour faux, Elie Puigmal a fait une conférence de presse au cours de laquelle il a rendu publique la décision de la justice et annoncé qu’il se mettait en retrait de la campagne électorale des présidentielles en rendant son mandat d’animateur départemental de la campagne de Ségolène Royal.

Christian Bourquin, lui, n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes. Quelques heures après la conférence de presse d’Elie Puigmal, il a publié sur son blog un texte dans lequel il se met dans la posture de la victime d’une justice qui aligne son action sur le calendrier électoral. Pour le président du conseil général on fait beaucoup de bruit pour rien, pour une vieille affaire sans importance.

Laquelle des deux réactions vous semble la plus conforme au comportement que vous attendez d’un responsable politique ?

Sur son blog, Christian Bourquin affecte un certain détachement : « J’apprends qu’il y a une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour cette vieille affaire datant de 2001 me mettant en cause pour complicité de faux en écriture – usage de faux –et minoration de compte de campagne. Je dois certainement l’avoir dans ma boîte aux lettres et je la découvrirai ce soir en rentrant lorsque j’aurai terminé mon travail de Président du conseil général ». Bourquin veut tellement paraître tranquille qu’il en est désinvolte.

Christian Bourquin poursuit : « Vous n’êtes pas étonnés vous de la longueur de cette procédure ? Moi oui parce que s’il y avait quelque chose d’important, nul doute que la justice se serait déjà prononcée. C’est une vieille histoire où force est de constater que le rythme judiciaire est calé au rythme électoral ».

Pourquoi l’affaire a t’elle traîné ? En 2003, Christian Bourquin a fait un recours à cause d’une erreur de date commise lors de sa mise en examen. La cour d’appel de Montpellier a annulé cette mise en examen. En engageant cette procédure Christian Bourquin savait qu’il allait allonger l’instruction.

On connaît bien les arguments de Christian Bourquin. Quand une affaire implique un politique, on entend, quasiment à chaque fois, le même discours de mise en cause de l’indépendance des magistrats. Les politiques, il ne faudrait jamais les juger. Ce comportement qui irrite une majorité de citoyens est une des causes de la crise de confiance entre le peuple et la classe politique.La loi est la même pour tous.

Outre Elie Puigmal et Christian Bourquin, Jacqueline Amiel Donat avocate très proche du président du conseil général et Claude Cansouline sont renvoyés devant le tribunal correctionnel.

La justice reprocherait à Claude Cansouline, alors président du groupe des élus socialistes au conseil général, d’avoir convaincu Elie Puigmal, alors premier secrétaire de la fédération du PS, de faire un faux pour protéger Christian Bourquin. Sa prochaine comparution et la menace d’une condamnation doivent être douloureusement ressenties par cet homme intègre qui a toujours été plus préoccupé par la défense de ses idées et de ses valeurs que par une carrière politique.

L’affaire n’est pas aussi compliquée qu’on l’entend dire. A quoi a servi le chèque de 55 000 francs qu’a fait C. Bourquin à la fédération du PS. ? C’est, selon ce dernier, un don à son parti. Mais ce serait plus vraisemblablement le remboursement du salaire du chauffeur rémunéré pendant deux mois par la fédération du PS et utilisé par C. Bourquin pendant la campagne électorale des cantonales en 2001.

Si Bourquin et les trois autres protagonistes sont renvoyés devant le tribunal, il y a quelques chances que ce soit parce que les investigations du juge d’instruction l’amènent à conclure que le chèque a servi à rembourser le salaire d’un chauffeur utilisé pour conduire la voiture personnelle de C. Bourquin. Salaire qui ne figure pas dans les comptes de campagne de C. Bourquin.

En lisant le blog de Bourquin, on observe que ses explications ne cessent d'évoluer. Il reconnait qu'un chauffeur du parti l'accompagnait dans sa campagne, alors qu'auparavant il disait ne pas avoit bénéficié de ses services et pouvoir conduire sa propre voiture lui-même.

Bourquin écrit qu’il n’a pas utilisé le faux témoignage de Puigmal. Et pour cause, le premier secrétaire de la fédération se rétracte le soir même de sa rédaction et, quelques jours plus tard, il se rend chez le Procureur de la République.

La défense de Bourquin prend l'eau de toutes parts.

Fidèle à sa ligne de conduite, Elie Puigmal se met en retrait de la campagne électorale et renonce à ses responsabilité dans la campagne de sa candidate à la présidentielle, afin de ne pas la gêner. C’est un beau comportement qui honore cet homme intègre.

Pour le chef de la locale de l’Indép, Yann Marec, la réaction d’E. Puigmal est suspecte car elle a pour conséquence de mettre Bourquin dans l’embarras. Le raisonnement est original. Autant dire qu’Elie Puigmal aurait du sans broncher faire un faux témoignage et ne pas revenir dessus. Et oui, ainsi Bourquin n’aurait pas de problème avec la justice.

Que Puigmal se soit ou non mis en retrait de la campagne de Ségolène Royal ne change rien pour C. Bourquin. C’est avec la même force que se poserait aujourd’hui la question de son maintien à la présidence du comité départemental de soutien à Ségolène Royal.

La candidate socialiste à la présidentielle ne peut pas sortir le carton jaune pour un Montebourg, qui fait un mot d’esprit sur le couple Hollande-Royal, et maintenir aux responsabilités un homme (certes présumé innocent) sur lequel pèse d’assez lourdes charges pour être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour complicité de faux, usage de faux et minoration de compte de campagne.

Si Bourquin était un homme sage, il se retirait de la présidence du comité de soutien de SR et, en outre, il laisserait un autre socialiste partir à sa place aux élections législatives. Lui qui est un gros cumulard avec nombre de mandats, dont deux très gros, président du conseil général et premier président du conseil régional, il a de quoi faire sans courir en plus après un siège de député. Mais Bourquin est ce qu’il est… Il préfère une défaite dans laquelle il entraînera les siens…

''Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.'' Contact : victor.polemique@laposte.net

29jan

Salut les sous hommes !

Renée Soum a invité Christian Pierret, ministre socialiste de l’industrie, celui qui, en 2001, signa le décret décidant la construction de la ligne THT 400 000 volts. Il sera, mercredi 31 janvier à 20h30, à Peyrestortes pour parler de «L’environnement» Incroyable ! Sachant le rejet que suscite la ligne THT, on s’interroge. Bévue ? Provocation ?

Les renseignements recueillis laissent penser qu’il s’agit d’une énorme bourde commise par Renée Soum.

Arlette Franco et la droite locale peuvent se frotter les mains. Grâce à Renée Soum, on vient rappeler en pleine campagne que la THT est un cadeau fait aux Catalans par le gouvernement Jospin. Olivier Ferrand, ancien conseiller de Jospin, et candidat socialiste sur la quatrième circonscription, va certainement aussi beaucoup apprécier l’initiative de Renée Soum.

Cela dit, le jeune parachuté n’est pas en reste. Il fait venir Claude Evin le 20 février. Les viticulteurs de la quatrième circonscription, nombreux sur le canton de Thuir et de la côte rocheuse, vont faire un triomphe à celui qui instaura la loi interdisant la publicité sur le vin (loi assouplie en 2004).

Réactions après la cérémonie de vœux de Christian Bourquin au Palais des rois de Mallorca. Un élu : «Je n’avais jamais vu un buffet de cette ampleur. J’ai été écoeuré par cette profusion de nourriture». Le président du CG a annoncé 3 000 personnes. Il a, comme à son habitude, beaucoup exagéré. Il a également offert au préfet un livre «de 600 pages» sur les symboles républicains. Vérification faîte, il n’en fait que 60.

Certains vont dire que notre anti-bourquinisme (revendiqué) nous fait minimiser les performances du président.

Il voulait faire venir plus de monde que le maire de Perpignan, il y est arrivé. Selon notre président lui-même, c'est parce qu’il est plus populaire qu'Alduy. Il fallait y penser !!!

Distribution de roses pour les femmes et de montres pour les hommes aux vœux de l’agglomération de Perpignan. Qui va mettre à son poignet cette grosse montre aux couleurs criardes ? Mon gamin n’en a même pas voulu. Mais peut-être qu’Alduy la porte, elle est assortie à ses cravates.

Dans les couloirs du conseil général nous sommes tombés nez à nez avec Julien Folcher, cet excellent confrère qui a été recruté au cabinet de Bourquin. Il a un beau costume. A part Yann Marec (chef de la locale de L’Indép) et son célèbre costard à rayures, pas un journaliste n’est aussi bien sapé.

Tous ses ex-confrères se demandent ce qu’il va faire au cabinet de Bourquin… Il va s’occuper du papier… On rigole…

Il serait d’ailleurs temps que Bourquin fasse appel à sa plume exceptionnelle, car ses derniers discours devaient être écrits par quelqu’un qui lui veut du mal. Lors de sa Kolossale cérémonie des vœux, il a jeté un sacré froid en annonçant que 2007 serait l’année du crématorium.

Et en plus, dès le lendemain, la promesse partait en fumée, la présidente de l’association des crématistes catalans annonçant que l’installation ne fonctionnerait qu’en 2008.

Autre nouvelle recrue au cabinet du président : Alain Bigotte. Le mari de l’ancienne suppléante de Bourquin s’ennuyait depuis qu’il a vendu l’épicerie du Soler. Il est officiellement chargé de distribuer les dotations en gadgets divers aux couleurs du conseil général. L’épicier du conseil général ne sera pas trop débordé par le boulot. Il lui restera assez de temps pour faire la campagne électorale de son patron.

Brigitte Battle, elle, quitte le cabinet. Une mutation sanction pour la punir de s’être permis d’être candidate à l’investiture sans l’aval de Bourquin sur la quatrième circonscription.

Pierre Aylagas s’apprête à officialiser sa candidature. Il se dit qu’Alexandre Lebiennerveux ne serait plus le suppléant idéal. Il est trop contesté sur sa commune d’Amélie et sur son canton. Et puis une exclusion du PS l’affaiblirait encore plus. A contrario, une exclusion du PS renforcerait la légitimité territoriale d’Aylagas.

Bourquin n’a pas encore de suppléant. Il a essuyé plusieurs refus. Henry Demay, maire d’Ille-sur-Têt et conseiller général aurait également décliné l’offre. Pourquoi ne propose-t-il pas à Damienne Beffara ex Bourquin ? Tout le monde dit que la maire de Millas est très compétente.

La maréchale Franco, elle, a trouvé un suppléant APOLITIQUE : Fernand Siré, maire de Saint-Laurent et conseiller général de la Salanque. C’est une insulte à l’intelligence des électeurs. Arlette Franco est député UMP, siège dans le groupe UMP qui soutient le gouvernement Villepin-Sarkozy. Elle fait activement campagne pour Sarkozy et sera dans sa majorité si l’un et l’autre sont élus. Si c’est Ségolène qui va à l’Elysée, la maréchale siègera dans l’opposition. Comme chacun le sait, sauf le docteur Siré et la maréchale Franco, le mandat de député est le plus politique de tous les mandats électifs.

Nous ne résistons pas au «plaisir» de reprendre la déclaration qu’a fait Bourquin sur France Info, samedi après l’annonce de l’exclusion de G. Frêche du PS : «Certes il a eu des mots et des paroles malencontreuses. Mais ce sont les mots forts de la Méditerranée dits avec l’accent du Midi. Contrairement à Paris, on est habitué à un langage direct. Et manifestement c’est ce qu’on lui reproche.» (source Indép 28/1/07 ).

Putain de sa race de nègres et de sous-hommes, il a raison. Le PS va devoir exclure tous ceux qui parlent avec l'accent catalan de la République française.

A commencer Bourquin, qui traite de "Vichystes" les conseillers généraux qui tirent le signal d'alarme devant le coût prohibitif du Mémorial de Rivesaltes

''Polemique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.''

Contact : victor.polemique@laposte.net

18jan

La Ségolénitude du président Bourquin

Les problèmes judiciaires du président du conseil général sont loin d’être enterrés. La justice ne va quand même pas se mettre en congés électoraux en 2007, année des présidentielles et des législatives et en 2008, année des cantonales et des municipales. L’instruction de l’affaire des faux témoignages, aussi couramment appelé « affaire du chauffeur » semble bouclée. Elle avait commencée en 2001… Sauf à laisser penser aux justiciables que M. Bourquin bénéficie d’une immunité, il faut bien qu’un jour Bourquin-Amiel-Donat-Cansouline et éventuellement Puigmal (celui qui a refusé de cautionner le maquillage des comptes électoraux de C. Bourquin) soient jugés.

Ne perdons pas en cours de route l’affaire des marchés de communication du conseil général, elle aussi dans le cabinet d’un juge d’instruction, depuis 2001.

Le retour dans l’actualité des problèmes judiciaires de Bourquin va poser un gros problème au PS. Bourquin est candidat aux élections législatives et il est président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal. Mais comme il est également numéro 2 de la région Languedoc-Roussillon, présidée par Georges Frêche, la presse nationale et la droite ne vont pas le louper.

Le PS l’a bien cherché.

Président du conseil général et premier vice-président de la région, Bourquin est un gros cumulard qui cadre mal avec la promesse de Mme Royal d’instaurer le mandat parlementaire unique.

Lorsqu’elle a donné à Bourquin la présidence du comité de soutien à Ségolène Royal, la direction du PS savait également ce qu’elle faisait.

Bourquin Ségoléniste de choc !

Le président du conseil général était absent aux deux premières réunions du comité de soutien à Ségolène. A la troisième, il a passé son temps à gribouiller du papier et il est parti avant la fin. Un proche de Bourquin n’expliquait-il pas il y a quelques jours à un journaliste qu’une victoire de Sarkozy, balaierait Ségolène et ferait revenir Fabius. Et il ajoutait que Bourquin conserverait plus facilement son pouvoir en incarnant un discours d’opposition à la droite, qu’en étant le défenseur d’une politique de gauche qui ne pourrait pas résoudre tous les problèmes des Français.

Eclairant, mais pas vraiment nouveau. C’est la politique de la terre brûlée que Bourquin met en œuvre depuis pas mal de temps déjà dans la perspective des présidentielles et des législatives.

Ajoutons qu’avec la droite il n’y a aucun risque d’instauration d’un mandat parlementaire unique, proposition à laquelle Bourquin est hostile.

Concernant les frais de bouche du président Bourquin, l’avis de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) est tombée, le conseil général a trente jours pour nous permettre de consulter les factures et autres pièces justificatives des dépenses d’un montant de 122 037 euros (80 briques ! ! !) pour l’année 2005 (poste différent de celui des frais de réception). On va peut-être bientôt savoir combien coûte le restaurant privé surnommé La tour d’argent.

Petits fours, champagne, écrans géants et feu d’artifice.

Avec la présence de nombre d’élus et de personnalités venus de tout le territoire de la quatrième circonscription, la cérémonie des voeux de la député maire UMP de Canet rappelait qu’Arlette Franco était en campagne. 700 à 800 personnes se sont régalées de mets de choix, petits fours, huîtres, viandes, poissons, innombrables desserts, boissons alcoolisées diverses et variées. Le traditionnel pot d’antan est devenu un fastueux banquet… pas du tout républicain.

A Canet, comme à Cabestany d’ailleurs, avaient été installés des écrans géants. Pour voir quoi ? La trombine en plusieurs mètres de haut de Franco et de Vila. C’est les mêmes dont les prestations empruntent de plus en plus aux techniques scéniques du show qui, hier et demain, dénonceront la politique spectacle.

Côté bouffe. Une mention spéciale à Cabestany. C’était gargantuesque. Mais le peuple s’il n’était pas convié aux festivités, n’était pas pour autant oublié (on est communiste à Cabestany) le féodal du coin offrit un grand feu d’artifice. Personne ne demanda combien tout cela coûtait. Cela ne se fait pas, surtout quand on a la bouche pleine.

Mais, heureusement, mon copain artisan-peintre qui bosse plus depuis qu’il s’est cassé le pied et que sa banque embête depuis deux mois n’a pas internet. Je crois que ce papier l’aurait mis en colère… Il habite à Cabestany.

Votre site préféré continue de battre des records de fréquentation. C’est tellement impressionnant que l’on va adhérer à un organisme de contrôle pour vous montrer que l’on ne bluffe pas.

Ah, au fait, on allait oublier de vous signaler une belle action. A l’issue du banquet donné au Palais des rois de Majorque en l’honneur des conseillers généraux actuels et anciens, Renée Soum a ramassé nombre de ballottins de chocolat restés aux place inoccupés. C’était sans aucun doute aucun pour les offrir à des démunis. On nous signale que les conseillers généraux et leurs épouses se retrouveront (encore) vendredi 19 janvier, en soirée, dans un des plus grands restaurants du département. 31 conseillers généraux plus leur épouse X 100 = 7 200 euros. Bon appétit messieurs dames. Je suggèrerais bien qu’on fasse l’économie de ce dîner et que l’on prête, je dis bien prêter ces 7 000 euros à mon copain de Cabestany. Mais on va m’accuser de populisme.

Populiste accusation lue récemment dans un mail. J’ai répondu à ce lecteur que rien ne l’obligeait à connaître ce qu’il ne voulait pas savoir. On peut encore choisir ses lectures.

Plus sérieusement. Dans les pays où il y a plus de transparence, il n’y a plus de confiance. Exemple : les pays scandinaves. La démocratie se porte mieux quand les comptes sont publics. Ce n’est pas de jurys populaires dont nous avons besoin. L’accès de tous les citoyens à l’information sur la dépense publique devrait être inscrit dans la constitution. La transparence est la meilleure arme contre la corruption et les dépenses injustifiées. Le conseil général n’aurait-il pas un train de vie plus raisonnable si les factures étaient à la disposition de tous ? Avec une gestion plus rigoureuse, on retrouverait le chemin d’une confiance qui, de façon justifiée, fait aujourd’hui gravement défaut.

Au contraire du populisme, la démarche de perpignan-toutvabien repose sur une demande de plus de démocratie.

Polémique Victor, reporter de guerre au Bourquinat Fachot.

Contact : victor.polemique@laposte.net

06jan

La tour d'argent

Chose promise… On va vous en dire un peu plus sur Le petit Journal… Le nouvel hebdo dans les P-O. Dans le microcosme journalistique, on parle beaucoup du nouvel arrivant Mais pour l’instant c’est silence radio. Dans la presse, c’est pourtant une tradition de souhaiter la bienvenue à un nouveau confrère.

Le Petit Journal c’est aujourd’hui 10 éditions dans les départements du Sud-Ouest, plus depuis quelques semaines l’édition catalane. Après s’être bien implanté dans la zone de diffusion de La Dépêche, Alain Paga, le patron de ce petit groupe de presse chasse sur les terres du groupe Midi-Libre.

Le Petit journal ne prendra pas beaucoup de lecteurs à La Semaine du Roussillon, l’hebdo du groupe Midi-Libre. Les lignes rédactionnelles sont à l’opposé. La Semaine fait dans l’info générale départementale et la culture alors que le nouveau venu se consacre surtout à l’info des villages. Alain Paga dit faire «des journaux populaires».

La Semaine roule à gauche, certes sans éditoriaux violemment hostiles à la droite comme ceux que signe Bernard Revel dans l’Indépendant. Le patron du Petit Journal, lui, ne cache pas ses opinions de droite. Mais il fait d’abord des journaux respectueux de la diversité de son lectorat.

Brisant l’omerta bienveillante de La Dépêche à l’égard de tous les élus de gauche, Le Petit Journal a, dans plusieurs départements, révélé des affaires qui ont fait tomber des maires de villes importantes et des députés. Le Petit Journal peut aussi s’enorgueillir d’avoir très fortement contribué à faire battre Baylet, patron de La Dépêche et président du Parti Radical de gauche qui perdit son siège de député aux dernières législatives.

Au regard des premiers numéros, on pouvait se demander si Le petit Journal n’était pas fagocité par Bourquin tant l’hebdo lui était favorable.

Dans son numéro 3, il donnait la leçon à Christian Blanc. Sous la plume de Julien Folcher, ex de La Semaine et ex de l’Indépendant, le maire des Angles, conseiller général du Capcir était présenté comme hostile au projet de Mémorial de Rivesaltes et au devoir de mémoire à l’égard des victimes des camps d’extermination nazi.

Si Julien Folcher avait assisté au débat sur le vote d’une rallonge financière au projet de Mémorial, ou s’il avait écouté les enregistrements de la séance, il aurait su qu’aucun conseiller général n’était opposé au projet. Christian Blanc, pour ce qui le concerne, a même regretté qu’on ne l’ai pas fait plus tôt.

Dès l’ouverture de la session suivante du conseil général, Christian Blanc prenait la parole pour demander à Christian Bourquin de retirer des propos inacceptables tenus dans le Midi-Libre où il déclarait : «Ceux qui ont voulu me faire tomber sur ce dossier, et qui ont tenu des propos et un comportement vichystes, ont perdu». C. Bourquin refusant de s’expliquer, Christian Blanc quittait la séance.

Entretenant une confusion favorable à Bourquin, J Folcher se gardait bien de rapporter les violents propos de Bourquin. Et le départ de C. Blanc était ainsi présenté : «Bien connu pour ses frasques et ses sauts d’humeur à l’encontre du conseil général… Christian Blanc a préféré fuir ses responsabilités et s’en prendre directement au président du conseil général… ».

Quelques jours après la parution de cet article, nous apprenions que J. Folcher était en train de négocier son embauche au cabinet de Christian Bourquin et qu’il avait été longuement reçu par le commissaire politique du conseil général, Notariani (officiellement directeur de cabinet) accompagnés de deux accolytes.

Nous avons contacté Julien Folcher qui dit avoir déposé son CV au conseil général comme dans des dizaines d’autres endroits. A notre question sur un entretien en vue d’un recrutement au cabinet de Bourquin, il répondait ni démentir, ni confirmer.

Julien Folcher se révélant comme un des disciples de Bourquin les plus doués, il mérite d’être recruté au cabinet du président. Dire cela nous en coûte. Le journalisme nord catalan va perdre un des ses plus brillants éléments. Mais il faut savoir faire passer l’intérêt général avant tout. C’est au conseil général que J. Folcher sera le plus utile.

Revenons à la réaction de Christian Blanc.

Comment les 29 autres conseillers généraux ont ils pu se taire ? Comment ont ils pu garder le silence après la déclaration très digne, très mesurée de C. Blanc. Comment peut on s’écraser après s’être fait traiter de Vichystes ? Vichy a instauré le port de l’étoile jaune, livré les juifs aux nazis, vendu la France à Hitler.

Christian Bourquin n’a pas de limite, parce qu’il a, en face de lui, des élus qui acceptent tout. Ils sont autant que lui les fossoyeurs de la démocratie.

Nombre de personnes ont approuvé le comportement de C. Blanc. Mais ce qu’il a fait est simplement normal. Un élu qui a des valeurs et des idées ne pouvait rester sans réagir aux ignominieux propos de Bourquin.

Le président du conseil général n’a pas supporté qu’une majorité d’élus, issus de tous les groupes de l’assemblée départementale, (communistes, socialistes, non inscrit, UMP, s’expriment de fortes critiques sur la dérive financière du projet de mémorial). En les traitant de Vichystes et en les présentant comme hostiles au projet, Bourquin utilise (à son habitude) l’arme du discrédit pour faire taire les critiques. Et ça marche.

C’est le 11 janvier que le tribunal correctionnel rendra son jugement qui dira si J. Bouchindhome, neveu de Bourquin, avait le droit de déposer le nom de domaine françoiscalvet.fr.

Et, le même jour, la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) se prononcera sur un recours suite au refus de Bourquin de nous laisser consulter les factures des frais d’alimentation (poste différent des frais de réception) du conseil général pour un montant de 122 037 euros pour l’année 2005. Pour information, il n’y a pas de cantine au conseil général. Et cette somme ne comprend pas les salaires des cuisiniers et serveurs du restaurant gastronomique privé de Bourquin au conseil général baptisé par un conseiller général « LaTour d’argent du contribuable ».

Au cas où vous l’auriez oublié, Christian Bourquin est président du comité départemental de soutien à Ségolène Royal… C’est le meilleur repoussoir que la candidate ait trouvé ? Elle aurait pu proposer la place à Arlette Franco…

Polémique victor

Contact : victor.polemique@laposte.net

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