Perpignan-Toutvabien

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22dec

Le faux scandale de Guillaume Clavaud

Dans l'édition du jeudi 18 décembre, gros titre en haut de la page cinq : "Crash à Canet : la fausse pub qui scandalise la ville" et en sous-titre : "Cinq jours à peine après le crash de l'A 320 au large de Canet, le blog des jeunes du Parti Radical des Pyrénées-Orientales mettait en ligne une fausse publicité parodiant le crash. La ville s'insurge."

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On lisait plus loin : "On sait l'émotion que le crash a suscité à Canet, dans le département et surtout en Nouvelle-Zélande. Voilà pourquoi, lorsque la mairie de Canet a découvert cette fausse publicité sur le site des Jeunes Radicaux des P.-O., la colère a été grande. C'est Jocelyn Hodapp, directeur de cabinet et directeur de la communication d'Arlette Franco, qui donne la position officielle de la ville de Canet : « Nous sommes scandalisés par ce genre d'humour. Et ce à deux titres. D'abord par rapport au drame lui-même… Ensuite parce que cette image est publiée par Fabrice Rallo qui est le responsable des jeunes radicaux et des jeunes populaires. Qui est aussi membre du bureau national des jeunes de l'UMP. Qui est encore collaborateur de cabinet de Jean-Paul Alduy. Et qui est enfin élu à Sainte-Marie. »

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Nous nous sommes posés quelques questions sur cet article. Pourquoi la mairie de Canet réagissait-elle si tardivement ? Le photo-montage avait été retiré après être resté deux semaines sur le site des jeunes radicaux. Pourquoi la mairie de Canet ne s'exprimait-elle que dans les colonnes de L'Indép ? Pourquoi n'était-ce pas un élu qui s'exprimait ? Il est rare qu'un dircab parle publiquement au nom de la collectivité territoriale qui l’emploie.

Nous y avons vu plus clair après quelques coups de fil et quelques heures passées à Canet. La mairie de Canet n'avait pas l'intention de communiquer publiquement. Il n'y aurait pas eu de "scandale" si Guillaume Clavaud n'avait pas téléphoné à Jocelyn Hodapp en lui demandant de réagir au photo-montage publié sur le site des jeunes radicaux. Le rubricard de L'Indép n'a certes pas torturé le dircab pour le faire parler, mais l'on peut s'interroger sur ce procédé vraiment limite et nettement retords.

Nous avons eu au téléphone un élu de Canet qui a reconnu qu'il ne connaissait pas le photo-montage et l'avait découvert en lisant l'article de Clavaud. Réaction identique de plusieurs Canétois dont quelques uns que leur activité professionnelle met en contact avec tout ce qui se dit sur la commune. Le temps qu'a mis Guillaume Clavaud à réagir laisse penser que lui-même n'a que tardivement eu connaissance du photo-montage.

On est loin du titre de l'article : "La fausse pub qui scandalise la ville". Sauf si la ville, c'est Jocelyn Hodapp tout seul. Clavaud joue sur l'ambiguïté.

Le rubricard politique de L'Indép aurait pu préciser que le site internet des Jeunes radicaux 66, animé par Fabrice Rallo pratiquait depuis longtemps et habituellement l'humour de potache.

Quand on est collaborateur d'un élu important, mieux vaut toutefois éviter de se lâcher sur internet. On se souvient du blog pétillant et déjanté de Laflote, l'attachée de presse (Anne-Florence Lièvremont) de Bourquin, hélas fermé le jour ou perpignan-toutvabien s'y intéressa.

Jocelyn Hodapp, que nous avons eu au téléphone, ne trouve aucune circonstance atténuante à son collègue de la mairie de Perpignan. Il soutient qu'à partir du moment où le photo-montage était sur un site internet, il pouvait être vu de tout le monde et il se refuse à prendre en compte la faible fréquentation du site des jeunes radicaux des P.-O..

Lui-même se laisse pourtant aller sur facebook, comme peuvent le voir tous ceux qui y sont inscrits (cela fait beaucoup de monde) en jetant un oeil sur son profil et ses photos.

Jocelyn

Ses citations favorites tournent principalement autour de son amour pour les fonctionnaires. « Un fonctionnaire qui reconnaît son inutilité est un fonctionnaire qui mérite notre respect. » « Fonctionnaire ? c'est tout un concept, ils sont à la France, les jours de taf, ce que sont les trains à la France un jour de grève, pas grand chose… » « Leur donner le pont de Noël ? Et pourquoi pas une prime pour arrêts maladie répétés aussi ? » « Je les hais, je les hais. Il faut privatiser la mairie. »

Ces collègues de la mairie vont apprécier.

Mais pourquoi travaille-il dans une mairie ?

Serait-il maso ?

L'ancien attaché de presse de la très libérale association Liberté Chérie est membre des groupes : « On s'en branle, on est blindé » ; « Mieux vaut être riche et de droite que pauvre et de gauche »; « Je suis de droite et je vous emmerde » Plus surprenant, peut-être une erreur, il est membre de : « Le groupe de ceux qui ont de l'éducation et qui détestent la vulgarité. » Il n'a pourtant rien à y faire.

Nous ne ferons pas de commentaires sur les photos glamour du directeur de cabinet de Canet. Nous laisserons Guillaume Clavaud témoigner du scandale qu'elles ont provoqué à Canet. Surtout quand Jocelyn Hodapp aura fermé l'accès à son profil.

20dec

Jacques Bouille en prison

Quelques lecteurs se disent surpris de ne pas voir de papier sur l'affaire Bouille sur perpignan-toutvabien. Cela viendra. J'ai gratté sur le sujet et écrit deux papiers, dont l'un dans le cadre d'une pige exceptionnelle pour l’hebdo Le Petit Journal qui a publié mon article sur une pleine page dans le numéro qui est sorti vendredi. Il commence ainsi : « La chute de Jacques Bouille est tout sauf une surprise. »

Ce que faisait Jacques Bouille était quasiment devenu de notoriété publique. La surprise, c'est que la justice ait agi. Mais à partir d'éléments venant de Paris, plus précisément transmis par Tracfin.

Tracfin est une cellule qui organise la détection de l'argent sale. Dépendant du ministère de l'économie et des finances, elle compte 65 fonctionnaires. La cellule travaille sur la base d’informations qui lui sont transmises par les acteurs économiques qui ont obligation de faire une déclaration de soupçon quand ils observent des opérations qui pourraient être liées à des trafics, de la fraude, de la corruption, des activités criminelles, le financement du terrorisme. En 2007, Tracfin a reçu 12 481 déclarations de soupçon, provenant à 80% du secteur bancaire. 410 ont été suivies de transmissions aux parquets compétents, 9 en Languedoc-Roussillon, dont au moins une à Perpignan, puisque celle concernant Jacques Bouille est arrivée en mars 2007.

17dec

Un étonnant jumelage

Un protocole de jumelage a été signé entre le conseil général et la ville de Dongying. Il s'en trouvera sans doute, pour dire que les jumelages servent surtout à permettre aux édiles de faire des voyages. Comme l'a expliquer récemment, avec véhémence, maître Etienne Nicolau (voir article ptvb Maffieux : Amiel-Donat défendu par un proche de Charles Pasqua). Espérons que le beau-frère de Jacqueline Amiel-Donat et avocat de Christian Bourquin n’aura pas la mauvaise idée de faire ce genre de sortie lors du prochain repas de famille. Rassurons-nous, le Pierre Bellemare* du barreau de Perpignan devait ignorer que, quinze jours plus tard, Christian Bourquin signerait un jumelage initié par la sœur de son épouse.

D'ailleurs tout le monde l'ignorait.

L'assemblée départementale n'a pas été consultée et elle n'a même pas été informée de la signature de ce jumelage. Les relations avec la Chine sont le domaine réservé du président du Conseil Général.

La signature de ce jumelage a été, depuis 2004, précédé de plusieurs échanges de délégations et Jacqueline Amiel-donat a été de chacun des voyages de Christian Bourquin à Dongying. Normal, puisque c'est elle, au travers de sa société Amiel-Donat Consultants, qui a organisé les relations entre les deux parties.

Quel intérêt ce jumelage a-t-il ? Nous voulons dire quel autre intérêt que celui de madame Amiel-Donat ?

Il est dommage que le président du conseil général n’est pas une amie dans une république bannière. Nous nous consolerons en nous disant qu’un jumelage avec une ville de la plus grande dictature du monde ce n’est pas mal non plus.

*Il raconte les grandes et petites affaires dans lesquelles il a plaidé dans une émission qui lui est spécialement consacrée sur France Bleu Roussillon.

14dec

Le putsch d'Amiel-Donat

C'est toute seule, au café de La Poste, que Jacqueline Amiel-Donat s'est, le 12 décembre, auto proclamée patronne et tête de la future liste de la gauche et du centre. Pour l'avocate, il va de soi qu'en cas d'élections municipales à Perpignan en 2009, c'est la liste Nouvelle Union avec la gauche avec elle à sa tête qui devrait se présenter devant les électeurs dès le premier tour.

Elle prend les devants car elle redoute la constitution d'un rassemblement Modem, les Verts, Codognès... Il aurait de bonnes chances d'arriver devant la liste du PS et de l'extrême gauche (LO-PCF). Et dans ces conditions la tête de la liste d’union ne reviendrait plus automatiquement à Jacqueline Amiel-Donat.

On assisterait ainsi, probablement, à une primaire entre Amiel-Donat et Codognès. Et ce sont les électeurs de gauche et du centre gauche qui au premier tour choisiraient le candidat au poste de maire. Positive sur le plan de la démocratie, cette situation pourrait susciter une vraie dynamique électorale et une forte mobilisation de l'électorat de la gauche et du centre.

Parmi ses nombreux avantages, cette démarche obligerait les protagonistes à plus de clarté sur la répartition des responsabilités. Lors des négociations qui se sont déroulées au moment de la fusion des trois listes (Gauche, Modem, Codognès), il semble avoir été convenu qu'en cas de victoire, la présidence de l'agglo revienne à Jean Codognès. Amiel-Donat ne veut plus en entendre parler et déclare : « Il n'a jamais été question entre nous d'un partage des responsabilités. » (Indép 13 12 2008).

La lutte des places

Christian Bourquin ne veut pas voir Jean Codognès à la présidence de l'agglo. Le patron de la section PS de Perpignan a mis la pression sur Amiel-Donat. Si elle ne coupe pas la route de Codognès à la candidature à la présidence de l'agglo, il s'imposera sur la liste et il viendra avec Ségolène Neuville et Hermeline Malherbe. Amiel-Donat ne veut pas entendre parler de ces deux-là. Elle déteste, et pas que cordialement, les deux conseillères générales socialistes de Perpignan. Elles ont la légitimité du suffrage universel et un passé de femmes de gauche incontesté. Ségolène Neuville, médecin au centre hospitalier a du charisme et réunit des qualités qui pourraient facilement faire d'elle une figure, voir la figure de premier plan des socialistes perpignanais. Amiel-Donat n'est pas irremplaçable.

Ces derniers évènements montre une Jacqueline Amiel-Donat entièrement dépendante de Christian Bourquin. Dépendante politiquement et matériellement. Il n'est qu'à voir ses contrats et le nombre de ses proches recrutés par le conseil général !

L'Indép nous apprend que Jacqueline Amiel-Donat a créé son blog. Elle en avait déjà un, mais malgré plusieurs nettoyages, elle a préféré effacer toutes les traces de l'affaire Coll et d'autres impostures, en le fermant au lendemain des municipales.

10dec

Marie-Cécile Pons voulait plumer La Semaine du Roussillon

Après la perte de son siège à quelques voix près, huit seulement, l'ex-conseillère générale du centre ville, Marie-Cécile Pons, a poursuivi La Semaine du Roussillon qui par erreur avait écrit qu'elle avait été membre du Front National.

La dame alla jusqu'à considérer que l'article avait entraîné la perte de son siège et que La Semaine du Roussillon lui devait réparation du préjudice subit. Dans la citation au tribunal correctionnel, dont il était destinataire, l'hebdo se voyait réclamé des dommages pharaoniques correspondant à six années d'indemnités de conseillère générale. Fichtre quelle somme ! 1800 X 12 X 6 = 129 600 euros.

Si Marie-Cécile Pons n'était pas membre du Front National, elle n'en avait pas moins adhéré à ses thèses. Ejectée de la liste de Paul Alduy après un mandat, elle avait, lors des municipales de mars 1989, rejoint la liste de Pierre Sergent, sur laquelle elle occupait la seconde place. La candidate défendit la "préférence nationale" si chère à Le Pen. Et Pierre Sergent déclara s'être assuré que Marie-Cécile Pons souscrivait aux trois priorités du FN : la préférence nationale, la sécurité et le rétablissement de la peine de mort. Elue, Marie-Cécile Pons siégea dans le groupe FN.

La dame revint plus tard vers la droite et se fit élire conseillère général du centre ville. Elle occuperait encore ce poste si elle n'avait pas succombé aux sirènes du Bourquinisme. Une attitude qui conduisit l'UMP à lui opposer un candidat, ou plutôt une candidate, Véronique Vial-Auriol qui lui ravit le siège au printemps dernier. Elle l'emporta malgré, ou à cause du soutien qu'au second tour le PS apporta à Marie-Cécile Pons. Cette dernière n'avait pas prévu que nombre d'électeurs de gauche refuseraient d'aller voter pour elle en raison de son passé d'élue FN et que quantité d'électeurs de droite se sentiraient trahis par le soutien que la gauche apportait à sa candidature.

L'ancienne conseillère générale avait fait appel à un collaborateur de Jacqueline Amiel-Donat, maître Guillaume Pastoret-Sabirou, qui n'a pas la réputation d'être pointu en matière de diffamation. La Semaine fut, elle, brillamment défendue par Pierre Becque, qui, lui ,est un spécialiste reconnu de cette procédure.

Pour maître Becque, il ne pouvait pas y avoir diffamation, car il n'est pas diffamatoire de dire d'une personne qu'elle est membre du Front National, parti politique reconnu. S'appuyant sur des articles de presse de l'époque, l'avocat apporta par ailleurs, de nombreuses preuves des liens de madame Pons avec le FN.

Comme quelques autres (Amiel-Donat, Malepeyre) Marie-Cécile Pons a, sans changer d'opinion, emprunté le passage secret qui mène de la droite la plus à droite au Bourquinisme. Nous n'irons pas jusqu'à écrire qu'elle est membre du PS. Mais peut-être qu'un jour prochain, elle recevra sa carte par la poste sans l'avoir demandée C'est ce qui lui était arrivé avec celle de l'UMP, quelques mois avant les cantonales (C'est ce qu'elle avait expliqué).

Le tribunal ayant relaxé la Semaine du Roussillon, madame Pons n'a même pas obtenu six sous.

Attaquer un journal en tapant à la caisse ne relève pas d'une conception très démocratique de la vie politique. Mais madame Pons l'ignorait certainement. Où l'aurait elle appris ? Pas au Front National. Ni en fréquentant les Bourquin et consort.

09dec

Bourquin écarté du bureau national du PS

Réuni à Paris le 6 décembre, le conseil national du PS s'est doté de nouvelles directions, secrétariat national et bureau national.

Lourde déception pour Christian Bourquin qui pensait que la forte mobilisation des adhérents du PS des P.-O. en faveur de Martine Aubry lors des élections internes, lui permettrait de conserver sa place au sein du bureau national (54 membres). Le premier Catalan à siéger dans cette instance (dixit Bourquin) n’y sera resté que trois ans.

Olivier Ferrand, le parisien du conseil municipal de Thuir, n’est plus membre d’aucun organe national du PS. Il n'est même plus au conseil national (306 membres), instance du PS où siègent Christian Bourquin et son Fidel Cresta, secrétaire de la fédération du PS.

08dec

Le "35" se saborde !

L'Indép de ce samedi (6 décembre) a versé des grosses larmes sur la cessation d'activité du "35", ( Objectif Jeunes : plate-forme de projets et de libre expression) : "Une page de Perpignan vient de se tourner. A jamais"

Sortez vos mouchoirs.

Qui encore va pleurer ? Les jeunes ? Ce serait drôle. Car le 35 disparaît d'abord et surtout faute de participants. Le vrai problème est là. Mais personne n'en parle. Pourquoi ce tabou ?

Les principales activités du 35 (quai Vauban) étaient tournées vers "L'expression des jeunes" avec Radio Zygomar, Le journal du 35 et Les murs du 35 (hall d'expo). Elles n'ont pas suscitées un grand engouement. C'est le moins que l'on puise dire.

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Peu de jeunes intéressés par la participation active à Radio Zygomar et un public quasiment inexistant. Pourquoi ce manque d'intérêt ? Quand il y avait cinq invités dans une émission, il y avait plus de monde devant le micro que derrière le poste.

Voulant faire un papier sur le numéro 100 du journal du 35 (en 2007), nous avions rencontré l'équipe de jeunes journalistes. Résultat : trois lignes sur le bloc notes. C'était toujours les mêmes qui se collaient à faire les articles et plus de la moitié et les plus importants de ceux du numéro 100 avaient été écrits par Gaël Roé qui n'était pas présent ce jour-là. Côté lecteurs. Nous avons fait passer le journal à cinq jeunes de profil assez différents. Réaction unanime "ça m'a pas intéressé".

Le 35 reposait sur un modèle porté par des associations d'éducation populaire ayant une démarche idéologiquement très marquée : antiracisme, devoir de mémoire, anti Lepénisme… Le journal du 35 est bien sur devenu anti-Sarko après l'élection présidentielle de 2007… Sarko super vedette du numéro 100. Education populaire ou éducation politique ? La citoyenneté ne peut elle se construire qu'autour d'idées de gauche ? Curieuse conception de la démocratie.

Trop marquée idéologiquement, la démarche du 35 excluait les jeunes qui ne s'intéressent pas à la politique et les jeunes n'ayant pas une sensibilité de gauche. Penser la politique dans la cité en fuyant le pluralisme tout en ayant un discours de tolérance tout azimut… Etonnante démarche…

Il ne suffit pas qu'une radio ou un journal soit fait par des jeunes pour qu'ils intéressent ce public. La qualité des contenus aurait dut être au rendez-vous.

L'échec du 35 implique en premier lieu tous ceux à qui les financeurs (la ville de Perpignan étant de très loin le plus important) avaient donné les clefs du camion : CEMEA, FRANCA, Léo Lagrange, Planning Familial (Assos d'éducation populaire), Jean-Louis Duhale, le coordinateur qui a fait fonction de directeur pendant 13 ans. Précisons que le 35 était une association 1901 gérant un budget de plus de 350 000 € et qui salariait 4 personnes.

Le bilan du 35 comporte sans aucun doute des aspects positifs. Ils sont nombreux. Mais ils ne doivent pas servir à masquer l'ampleur de l'échec.

La fermeture du 35 mériterait un débat. Mais comme il n'y a personne pour l'organiser…

Le BIJ, Bureau Information Jeunesse, logé au rez de chaussée du 35, est une structure différente qui, elle, poursuivra son activité...Dans d'autres locaux.

03dec

G. Clavaud fait revenir Claude Barate

Je lis toujours avec un grand plaisir les enquêtes de l'inspecteur Clavaud. Il a, cette fois, grâce aux "rumeurs", flairé la trace du retour de Claude Barate dans la vie politique perpignanaise.

Mais comme Claude Barate, élu peu existant au conseil municipal de Perpignan de 2001 à 2008, se tient totalement à l'écart de la vie politique, on ne l'a pas entendu depuis des années, il fallait trouver un indice qui justifie l'interview de l'ancien député et concurrent malheureux de Jean-Paul Alduy à la mairie de Perpignan en 1993 et 2001.

Plus fort que tout le monde l'inspecteur Clavaud a trouvé et il a même fait cracher le morceau à l'ancien député : "Alors ? Oui ou non avez-vous pris un logement perpignanais ? Oui, j'ai effectivement pris quelque chose", avoue Claude Barate. Et Clavaud s'empresse de transformer ces quelques mots en aveux complets : "On sait que pour être candidat aux municipales, il faut avoir un bien sur la commune. Est-ce dans ce but que vous vous y êtes réinstallez ?". L'ancien député répond un peu embarrassé :"C'est trop tôt pour en parler car on ne sait pas ce qui arrivera…" (Indép 3 décembre 2008)

Nous, la réinstallation du bagéen à Perpignan, nous y croirons quand nous en aurons la preuve. Nous sommes d'ailleurs impatient de l'avoir.

Mais grâce à cette interview dans laquelle il n'y a rien de probant sur le retour de Claude Barate sur la scène politique perpignanaise on va pouvoir parler… du retour de Claude Barate. C'était bien le but n'est-ce pas ?

Alors parlons en !

Pour les ennemis d'Alduy, parmi lesquels il est difficile de ne pas mettre le rubricard politique de L'Indép, le retour de Claude Barate serait du pain béni. Imaginez, en cas d'élections municipales en 2009, si Claude Barate montait une liste qui venait prendre quelques points à la liste Alduy. Amiel-Donat doit en rêver. N'oublions pas qu'en 2001 elle n'avait pas appelé à voter pour la liste dirigée par le socialiste Claude Cansouline, mais pour celle conduite par Claude Barate qu'elle a beaucoup fréquenté à l'époque où elle était maire-adjointe et à la droite de la droite de Paul Alduy.

On imagine mal l'ancien député, ancien membre du bureau politique du RPR jouer les supplétifs du clan Bourquin-Amiel-Donat. Ces derniers trouveront peut-être des quarante-deuxièmes couteaux de la politique pour jouer ce rôle. A la lutte des places, il y a toujours des mauvais perdants, des aigris, prêts à servir le camp d'en face pour se venger du leur. Il y a aussi les mercenaires.

Mais Claude Barate, c'est autre chose. C'est un monsieur qui sait s'élever au-dessus des petites considérations. De plus, cet homme politique, un des seuls qui avait des visions, des stratégies, une maîtrise des dossiers, ne doit pas avoir une très haute opinion de la politique d'un Bourquin, véritable despote, fossoyeur du département, qui ne fait que le rmiser et augmenter considérablement le nombre de bénéficiaires des minima sociaux, quand dans d'autres départements on le fait diminuer.

30nov

"Mafieux" : Amiel-Donat défendue par un proche de Charles Pasqua

« Il faut qu'on lance une vraie bagarre contre ce système maffieux. Je n'ai pas peur d'utiliser le terme mafieux, quitte à ce que Jean-Paul Alduy m'attaque en diffamation », avait déclaré Jacqueline Amiel-Donat lors d'une conférence de presse le 17 mars, au lendemain du second tour des élections municipales.

Jean-Paul Alduy ne s'est pas laissé impressionner par les accusations graves de la tête de liste de la gauche. Il a poursuivi Jacqueline Amiel-Donat en justice. L'avocate était, lundi 24 novembre, au pied du mur. Elle avait rendez-vous avec les juges du tribunal correctionnel pour apporter les preuves de ses lourdes accusations. On s'attendait à un grand déballage qui ferait date.

Déception ! On assista à une pitoyable débandade. Pas une phrase ne sortit de la bouche de l'avocate. Pas un mot. Assise sur la chaise des prévenus, la dame tout de sombre vêtue avait le regard bas. Où était celle qui n'avait pas peur de dénoncer un système mafieux ?

Mais que l'on se rassure, Jacqueline Amiel-Donat retrouva la parole à la sortie du tribunal devant la caméra de FR3 pour déclarer quelle ne se dérobait pas. La preuve… elle était la seule présente. Remarque pas très aimable pour son ami Bourquin, lui aussi poursuivi. Madame Amiel-Donat utilise bien les médias. Mais sa pirouette ne faisait pas oublier sa fuite devant le tribunal.

L'avocat de l'avocate, maître Vincensini a tout essayé. Il bombarda le tribunal de quantité d'arguments de procédure. Maître Simon Cohen, l'avocat de Jean-Paul Alduy, répondit en faisant remarquer que celle qui disait ne pas avoir peur de prononcer le mot mafieux et ne pas craindre de devoir s'en expliquer devant la justice cherchait aujourd'hui « Une toute petite porte de sortie. »

« C'est la liberté d'injurier, la liberté de salir, qui est revendiquée », expliqua l'avocat toulousain du maire de Perpignan. « On peut tout dire si on peut le prouver, si on peut le démontrer. »

Maître Edgard Vincensini, lui, défendait le droit de débattre sans limite : « Il faut en finir avec cette société asphyxiée par le politiquement correct où on ne peut plus rien dire. » C'est pour l'avocat de J. Amiel-Donat : « Une négation de la liberté d'expression. »

La dénonciation du politiquement correct étant un procédé surtout utilisé par l'extrême-droite pour dénoncer des idées de gauche et défendre ses propres abus de langage, on a été complètement surpris de l'entendre dans la bouche d'un avocat plaidant pour une femme politique de gauche.

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Mais où Amiel Donat est elle allée chercher cet avocat ? C'est un proche de Charles Pasqua. Avocat de Pasqua, de son fils, du conseil général des Hauts de Seine, il a été trésorier et mandataire financier du RPF. Ce qui lui a valu de se retrouver mis en examen et condamné à six mois de prison avec sursis pour "faux" dans l'affaire de financement illicite de la campagne de Charles Pasqua aux européennes de 1999. « L'ancien ministre de l'intérieur était poursuivi, avec six autres prévenus, pour avoir bénéficié d'un financement de 7,5 millions de francs (1,14 millions d'euros) en échange de l'autorisation d'exploitation du Casino d'Annemasse (Haute-Savoie), accordée quatre ans plus tôt à deux de ses amis qui ont bâti leur fortune dans le monde des jeux de hasard en Afrique, Robert Feliciaggi, assassiné en mai 2006, et Michel Toni. (Le Monde du 14 mars 2008, extrait d'un article de Pascale Robert-Diard.) Il semble que Charles Pasqua ait fait appel de ce jugement.

Que vient faire cet avocat dans une affaire à caractère politique où il aurait été plus naturel de trouver un avocat de gauche ? Nos informations en la matière ne sont pas assez avérées. Maître Vincensini aurait put être choisi pour ses compétences en matière de diffamation. Mais il ne compte pas parmi les spécialistes parisiens reconnus dans cette procédure particulière.

Chassez le naturel, il revient au galop. Le passé à droite, bien à droite de Jacqueline Amiel-Donat lui colle toujours à la peau.

Le représentant du parquet demanda le sursis à statuer. C'est à dire que le tribunal attende la fin de l'instruction de l'affaire de la fraude du bureau numéro 4 pour se prononcer. Réquisition assez surprenante. Dans ce tribunal et à la cour d'appel à Montpellier, les magistrats ont, ces dernières années, à plusieurs reprises, dans les débats et dans leurs jugements, rappelé que les personnes qui étaient accusées de diffamation devaient détenir les preuves des propos qu'elles tenaient au moment où elles les prononçaient.

Ce fut ensuite au tour de Bourquin, lui aussi poursuivi par Jean-Paul Alduy. Le président du conseil général n'avait pas fait dans la dentelle ; « On nous parlait jusqu'à présent de poulets frits, de mobylettes et de scooters, et voilà que certains sont pris la main dans le sac. Je ne pensais pas qu'on soit capable à Perpignan de salir notre image à ce point dans la France. J'appelle ceux qui ont commis ces méfaits à se retirer de la compétition électorale de Perpignan. C'est notre démocratie qui est en jeu. ça ne s'est jamais vu dans un pays démocrate et républicain. Il y aurait des tanks et des fusils que se serait pareil. Ce sont les tanks et les fusils de monsieur Alduy. La situation est d'une gravité ignoble. (…) Monsieur Alduy les défend. Il est lamentable. Il y avait depuis quelques temps des rumeurs sur les cyclos, il y avait de telles rumeurs sur les poulets rôtis, il y avait de telles rumeurs sur les écrans plats. Les voyous ne sont pas en dehors de la mairie, ils sont dans la mairie. Qui vous dit qu'avant ça n'y était pas ? Il s'agit du frère d'un adjoint au maire (…). Il ne nous reste qu'un stade au dessus de celui-ci : les chars et les mitraillettes. Quand on est capable de tricher à une élection, il ne reste que les chars et les mitraillettes après (…)" (Texte intégral de la citation directe ).

Poursuivant sur le même terrain, maître Cohen expliqua que « sans limite dans le cadre du débat politique, on pourrait s'insulter avec une totale liberté. » Il interrogea « quel serait l'effet d'une telle tolérance ? On transformerait le débat politique en échanges d'injures. » Et là encore Bourquin ne fournissait pas le début d'une offre de preuve en particulier dans la reprise d'accusations d'achats des voix avec des scooters, des écrans plats…

Deux avocats assuraient la défense de Christian Bourquin, maître Gilles Gauer de Montpellier et maître Nicolau. Ce dernier qui fut le premier adjoint de Jean-Paul Alduy, pendant huit années, semble garder une rancune tenace contre celui qui l'a remercié en 2001. Evoquant les jumelages de Perpignan avec nombre de villes dans le monde (plus d'une dizaine), il dénonça leur activité qui se limiterait, selon lui, à offrir à des élus la possibilité de faire des voyages payés par le contribuable*. Le scud était naturellement destiné à Maurice Halimi, maire-adjoint à la culture, responsable des jumelages assis sur l'autre banc réservé aux avocats, en face et à quelques mètres d'Etienne Nicolau. Parti des jumelages, maître Nicolau arriva aux chaussettes en proposant de jumeler Perpignan et Montélimar. N'ayant pas compris ce qu'avait voulu dire l'avocat, nous nous fîmes expliquer que les nougats se mettaient dans les chaussettes. La vedette du barreau de Perpignan (qui est aussi le beau-frère de J. Amiel-Donat) en fit des tonnes avec des accusations de fraude électorale massive. Il aurait eu tort de se priver, tout ou presque pouvant être dit dans un tribunal. Mais il en fit beaucoup trop. En matière de diffamation, il vaut mieux produire des preuves.

Etienne Nicolau connaît bien Alduy. Dans son fort intérieur, pense-t-il que le maire de Perpignan puisse, de près ou de loin, être impliqué dans une affaire de fraude électorale ? Certes, il fait son boulot d'avocat et vide un peu au passage son sac de ressentiment, ce qui n'échappe à personne. Car tout le monde sait qu'il a été le premier maire-adjoint de Jean-Paul Alduy. Ce très grand avocat gagnerait en crédibilité en se tenant à l'écart d'affaires où il donne l'impression de venir régler ses comptes. Amiel-Donat et Bourquin ne font pas pour rien appel à lui.

Cela dit le raisonnement d'Etienne Nicolau est comme d'habitude adroit. En rappelant que Georges Garcia est le frère d'un maire-adjoint, en rappelant que Mimi Djoyas était seconde sur la liste et deuxième maire-adjointe, il fait remonter les accusations de fraude au sommet. Il tente de mouiller Alduy. Mais comme Amiel-Donat est partie civile et a accès au dossier, il sait que ni Alduy, ni Manu Garcia ne sont mis en cause. Quant à Mimi Djoyas, le seul crime qu'elle a commis est à ce jour d'avoir fait partie du bureau de vote. Rien de plus.

Maître Grauer plaida en faveur de l'absence de limite dans le débat entre hommes politiques. Evidemment… Quand on a été l'avocat de Frêche dans l'affaire des insultes aux harkis…

Le jugement a été mis en délibéré au 2 février 2009.

  • Voilà un beau sujet d'enquête journalistique. Les jumelages servent-ils encore à quelque chose ? Profitent-ils surtout à une poignée d'élus, comme on l'entend trop souvent dire ?

25nov

Christian Bourquin élu avec 100% des voix

Lundi matin, petit coup de fil d'un ami qui me raconte avec beaucoup de précision sa rencontre avec un membre du Parti Socialiste. Cet adhérent du PS qui n'a pas voté pour Christian Bourquin, seul candidat au poste de secrétaire de la section de Perpignan, s'étonne que la presse ait annoncé que le leader du PS avait obtenu 100% des voix, soit 179 suffrages exprimés.

Mardi, via internet, rendez-vous est pris avec un adhérent du PS qui partage le même étonnement sur le résultat de l'élection du secrétaire de la section de Perpignan, car lui aussi n'a pas coché la case avec le nom de Christian Bourquin sur le bulletin de vote unique pour l'élection du secrétaire national, du secrétaire fédéral et du secrétaire de section. Il aurait même volontiers rayé le nom de Bourquin, si un papier rose remis au moment du vote ne lui avait pas appris que tout nom rayé entraînait la nullité du bulletin de vote.

Le plus strict anonymat ayant été demandé, on ne peut évidemment pas considérer que perpignan-toutvabien apporte la preuve de ces affirmations. C'est clair. Mais l'histoire ne s'arrête peut-être pas là. Qui sait si nous ne recueillerons pas un autre témoignage ? Nous en profitons pour lancer un appel aux lecteurs.

Le président du conseil général ne manque pas d'inconditionnels et d'obligés, mais il est loin de faire l'unanimité que proclame ce résultat. Quel est l'intérêt de ce vote à 100% ? Mettre du baume sur les plaies judiciaires du président du conseil général, suggère un homme du sérail socialiste. En tout cas le message est clair, le chef de la section du PS de Perpignan c'est Bourquin à 100%. Le clan Amiel-Donat ne doit jamais l'oublier. Celui qui contrôle le parti contrôle le mandat des élus. Tout le système Bourquin repose sur cette base. C'est lui le patron !

Les amis de Bourquin n'ont-ils pas oublié que même les dictateurs faisait attention à ne pas dépasser 97% voire 98% des voix.

De nombreuses fédérations du PS mettent les résultats des élections internes sur leur site internet. Ce n'est pas le cas de celle des P.-O. Notons au passage que le site des socialistes catalans est d'une grande indigence si on le compare à celui des socialistes audois et à bien d'autres. On veut croire que la fédération du PS des P.-O. n'est pas de celles qui mettent l'embargo sur les résultats et transmettent des chiffres différents à la rue de Solférino. Une telle chose est ici absolument inconcevable, comme le confirme Bourquin qui déclarait dimanche à L'Indép : "Nous n'avons pas d'égal en France, aucun parti n'a ce système de démocratie aboutie et de transparence totale…"

Seul candidat, élu avec 100 % des voix, c'est une grande victoire pour la démocratie.

23nov

Perpignan : A propos d'une campagne de communication politique payée par le contribuable

Christian Bourquin a, jeudi (20-11), convoqué la presse pour dénoncer "la censure", "les voyous" et "une campagne de sabotage". Il réagissait au retrait, à la demande de la mairie de Perpignan, des affiches publicitaires d'une campagne de communication du conseil général.

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Découvrant cette campagne en début de semaine, nous étions restés devant le panneau sans comprendre. Le bandeau en haut à gauche qui attire tout de suite l'œil faisait penser à une campagne de la ville de Perpignan. Mais en bas, le logo du conseil général signait l'affiche. Le message "Où vont vos impôts locaux ? " avec en dessous un camembert laissait dubitatif. Que voulait dire le conseil général ? Communiquait il sur les impôts locaux payés par les Perpignanais ? Si oui en quoi cela concernait le conseil général ?

Voulant le lendemain de sa découverte photographier la curieuse affiche, nous constatons avec surprise qu'elle n'est plus sur le panneau et qu'elle n'a d'ailleurs pas été remplacée par une autre. Le panneau est vide. Bizarre. Nous en avons conclu qu'il se passait quelque chose. Impression renforcée par l'impossibilité d'obtenir une explication auprès de l'afficheur Clear Channel.

Nous avons fini par apprendre que la mairie de Perpignan était intervenue auprès de Clear Channel en demandant la dépose de l'affiche. L'argumentation reposant sur deux points. - Le respect de la convention (signée entre les deux parties) qui prohibe l'affichage à caractère politique… - La confusion sur le commanditaire de cette campagne et l'inexactitude des chiffres accompagnant le camembert.

Par ailleurs, dans un courrier, Marcel Zidani, maire-adjoint, s'adressait à la communauté d'agglomération Perpignan Méditerrannée. C'est elle qui exerce la compétence transport. A la suite de quoi François Rallo, vice-président délégué aux transports, est intervenu auprès de Métrobus pour demander à l'afficheur de respecter la convention et en particulier la restriction concernant l'affichage politique.

Les deux afficheurs ont sans le moindre début de contestation procédé au retrait immédiat des affiches sur l'ensemble du territoire de la ville et sur les bus de la CTP.

L'Indépendant n'a pas jugé utile de donner ces informations aux lecteurs. Il s'est appuyé en grande partie sur la version de Christian Bourquin (article d'une page le 21 novembre).

Certes la gauche perpignanaise se place dans l'éventualité d'élections municipales l'été prochain, certes Christian Bourquin n'a pas de limite… Mais de là à financer une campagne de communication politique sur Perpignan avec l'argent du conseil général !!!

Coût : 15 000 € de location d'espace indique L'Indép. Il faut ajouter les honoraires de l'agence de publicité du conseil général (Synthèse qui s'est transformée en Sens Inédit) et l'impression des affiches. Donc pas loin de 20 000 €.

Tout cela pour dire que la ville de Perpignan absorbe la part la plus importante des impôts locaux. Mais comme toujours avec Bourquin le message est truqué. Les budgets des collectivités territoriales ne sont pas uniquement constitués des impôts locaux. Au chapitre des recettes importantes, il faut par exemple ajouter les dotations de l'Etat. Comme l'a dit un jour Noël Mamère, la propagande ne se soucie ni de vérité, ni de morale.

Ici la médiocrité et la bêtise se rassemblent dans un nom : Christian Bourquin.

23nov

La grenouille qui veut se faire aussi grosse… que les éléphants

Christian Bourquin a mis sur son blog une photo ainsi présentée : « Cette photo a été prise au cours du Congrès de Reims, lors de la réunion de la motion D, défendue par Martine Aubry, samedi 15 novembre au soir.

En effet, à la fin de chaque journée de débats, les différentes motions se réunissent autour de leur chef de file. Autour de Martine Aubry, étaient donc présents, Laurent Fabius, Claude Bartolone, Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, Jack Lang ou encore Jean-Paul Huchon. J’ai pris la parole ce soir là pour demander à Martine Aubry de déposer sa candidature au poste de Première Secrétaire du Parti Socialiste. Ce qu’elle a fait le dimanche 16 novembre au matin. ».

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La fréquentation des grands grandit son homme. Mais Bourquin est il vraiment à son avantage sur cette photo qui nous le montre parmi les éléphants ? A l’exception de Martine Aubry qui a un regard poli, les autres dirigeants du PS, debouts devant l’assemblée assise, détournent le regard. Ils sont obligés d’entendre celui qui amène les voix de la fédération des Pyrénées-Orientales, mais ils peuvent se passer de le regarder. Bourquin a-t-il ce soir là prononcé une intervention marquée par la légendaire profondeur de sa pensée politique et par son immense talent d’orateur (dyslexique) ? On serait prêt à le parier. Ce qui est sur, c’est qu’il a été trop long. Il ne sait pas faire court. Bourquin illustre à merveille l’idée selon laquelle, moins un homme politique a de choses à dire et plus il prend de temps pour les dire. L’appareil photo levé au dessus des têtes (probablement par un proche de Bourquin) a certainement été ressenti comme un geste déplacé dans une réunion strictement interne. Mais nous n’avons pas l’impression qu’il soit la cause de la méprisante pause des éléphants.

Laissons là cette vision subjective et revenons aux faits. La publication de cette photo a un intérêt qui a pu échapper à Bourquin et à son entourage. A la gauche du président du conseil général des P.-O., le monsieur à lunettes et cheveux gris qui se tient le menton, c’est Huchon ! Mais oui, c’est Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, condamné pour prise illégale d’intérêt à six mois de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende. Ce n’est que le 7 janvier que Bourquin saura si, lui aussi, il prend six mois avec sursis. Ces deux là avaient en tous cas des choses à se dire.

16nov

Pétition : QUAND LES VALEURS QUE NOUS DEFENDONS, SONT BAFOUEES PAR DES ELUS DE LA REPUBLIQUE...

Geneviève Monnier, directrice de la communication puis de la culture, vient d'être « remerciée », après 6 ans de contrats à durée déterminée par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Elle a contesté ce licenciement pour le moins surprenant puisque son dernier contrat stipulait qu'elle serait embauchée en CDI à partir du 1er septembre 2008. Remplissant toutes les conditions pour bénéficier d'un CDI, c'est sans surprise que le Juge des Référés au Tribunal administratif de Montpellier lui a donné raison ce mois-ci et a prié le Conseil Général de suspendre la décision la concernant en attendant que l'affaire soit jugée sur le fond.

Loin de mettre en application cette décision de justice, le Conseil Général, dans un étonnant bras de fer, passe outre. Il ne répond pas à Geneviève Monnier qui demande où elle doit se rendre pour travailler -son ex bureau ayant été déménagé et sa Direction, dissoute-. Pas à une contradiction près -et même en adoptant l'espace d'un instant, l'angle d'attaque du Président du Conseil Général : le licenciement- ; aucun solde de tout compte, aucun salaire, aucune indemnité de chômage ne lui est accordé. Elle ne reçoit pour vivre ce mois-ci, elle et ses enfants, que 182, 27 euros ! Même si le Président du Conseil Général a demandé à son Assemblée, le droit d'ester en justice pour remettre en cause la décision du Tribunal administratif il doit, comme tout un chacun, appliquer la décision rendue. Les Pyrénées-Orientales, cela a été dit et répété ces derniers temps, ne sont pas un territoire de non-droit. Ce non respect de la chose jugée, ces méthodes sont indignes d'élus de la République. Par notre silence, n'entérinons pas des pratiques que nous réprouvons.

Rejoignez les signataires... http://www.lapetition.be/en-ligne/quand-les-valeurs-que-nous-defendons-sont-bafouees-par-des-elus-de-la-republique--3188.html

13nov

Clavaud passé au décodeur

"La campagne électorale des municipales est lancée" titre L'Indép à la une de son numéro du 12 novembre. Titre qui renvoie à une pleine page signée Guillaume Clavaud. Le rubricard politique de L'Indép fait son numéro habituel, hostile à Alduy, complaisant avec Bourquin et ses amis. Nous nous sommes amusés à montrer les ficelles et les trucs du grand politologue local. Suivez le guide !

L'article commence par un tacle à Alduy: "Mais où est passé l'homme le plus à gauche du département ?" A l'Indép, on aime ressortir cette petite phrase prononcée par Alduy lors de la présentation de sa liste. Comme si elle pouvait résumer son positionnement au moment des municipales. Elle est mise en opposition avec une supposée droitisation actuelle qui vise à faire passer JPA pour un caméléon. Elle sert aussi à énerver et dresser une partie de l'électorat de droite contre le maire de Perpignan. Clavaud ne fait pas de l'analyse, il fait de la caricature partisane.

Regardons les "indices" du "bon coup de barre à droite" découvert par l'inspecteur Clavaud. Le discours d'Alduy à la fête de l'UMP au Barcarès ? Que le sénateur-maire ait devant un parterre composé d'élus et de militants de l'UMP loué le rôle de premier plan de Nicolas Sarkozy face à la crise financière internationale n'est pas un “indice“ très convaincant. Voyons l'indice suivant : "Alduy s'appuie principalement sur deux élus" et il nomme Jean-Marc Pujol et Pierre Parrat. Nous ferons remarquer au fin limier de L'Indép qu'il n'y a là rien de bien nouveau.

Autre "indice" de droitisation : "Enfin le maire de Perpignan vient de recruter dans son cabinet, un collaborateur ayant milité dans les milieux de l'extrême-droite départementale, Gwendal Gauthier". Pourquoi n'est-il pas plus précis ? Gwendal Gauthier a dans sa jeunesse milité dans un mouvement monarchiste qui s'appelle l'Action Française. Pourquoi Clavaud préfère-t-il le plus vague "milieu de l'extrême-droite" ? Quant au militantisme de Gauthier dans les P.-O., il n'est connu que du seul inspecteur Clavaud.

Rappelons que G. Clavaud avait pratiqué l'omerta sur les révélations du Petit Journal concernant le passé de François Coll, numéro deux de la liste Amiel-Donat qui, entre autres choses, se vouait au culte des héros des fascistes espagnols, Légion Condor (auteurs du bombardement de Guernica), Division Azul (équivalent de la LVF)… Guillaume Clavaud avait à l'époque osé écrire sur son blog, qu'il n'avait pas le temps de faire une enquête. L'enquête ayant été faite par Le petit Journal, il ne lui restait pourtant plus qu'à aller sur internet pour vérifier la présence de François Coll sur le site des jeunes falangistes.

Guillaume Clavaud pense t'il que l'arrivée de Luc Malepeyre au cabinet de Bourquin soit un signe de droitisation ou d'extrême-droitisation du président du conseil général ? Nous n’aurons pas la réponse. Clavaud n'a pas le temps de faire des enquêtes…

Clavaud explique ensuite que grâce à son glissement à droite Alduy "se prémunit contre une candidature plus à droite que la sienne et tente d'éviter qu'un autre candidat ne soit investi par l'UMP". Guillaume Clavaud est bien le seul à prendre au sérieux la menace d'une liste CNI, Centre National des Indépendants et Paysans (groupuscule de droite quasiment inexistant). Quant au risque de voir un autre candidat investi par l'UMP… Là l'inspecteur Clavaud fait très fort. S’il continue, il va bientôt retrouver le monstre du Loch Ness dans la Basse. Plus sérieusement, sur la base de quelles informations, de quels faits peut il balancer une telle information ? En répandant l'idée qu'Alduy pourrait être lâché par l'UMP, le rubricard politique de l'Indép fait il de l'information ou de la désinformation ?

Poursuivant l'analyse de la stratégie d'Alduy, G. Clavaud passe au chapitre FN en commençant par donner un coup de scie à Alduy : "Ensuite, il peut espérer, lui le héraut de la lutte anti-FN, grappiller des voix chez Louis Alliot". Alduy héraut de la lutte anti-FN ? D'où il sort cela ? Il faudrait voir à ne pas fabriquer les indices. La démarche est transparente. Pourquoi présenté Alduy comme un ennemi du FN, sinon pour décourager cet électorat de voter pour lui lors du second tour d'une éventuelle élection municipale.

Clavaud annonce que Jacqueline Amiel aura le soutien financier du PS et il ajoute perfide : "il faudra bien cela pour rivaliser avec les inaugurations du maire actuel".

Passons à Bourquin. Le changement de ton est net. Il n'est plus du tout persifleur. Clavaud s'arrête sur l'implication du président du conseil général dans les affaires perpignanaises : "Se multiplie t'il pour aider Amiel-Donat dans sa campagne ou pour tester sa popularité avec l'ambition d'être sur la liste PS ? Peut-être bien les deux."

Bourquin réagit aux lourdes menaces judiciaires qui planent sur lui en pratiquant, à son habitude, la fuite en avant. Il a annoncé qu'il pourrait être candidat à un siège de parlementaire européen, puis maintenant s'agite pour laisser croire qu'il pourrait être sur la liste de gauche aux municipales de Perpignan. Et cela grâce à la complicité de L'Indép qui, fidèle à sa ligne, évoque le moins possible les menaces judiciaires qui planent sur Bourquin. On verra quel verdict la cour d'appel d'Aix-en-Provence rendra le 7 janvier, mais il est peu probable qu'elle descende sous les trois mois de prison avec sursis de la condamnation en première instance. Si les réquisitions du parquet étaient suivies, la peine pourrait même être doublée. Et cela sans oublier la mise en examen pour délit de favoritisme dans l'affaire en cours d'instruction des marchés de communication du conseil général.

N’oublions pas que pour Narcisse Bourquin rien d’important ne peut se jouer sans lui. Il est donc tenté d’imposer sa présence à Amiel-Donat qui, quoi qu'il en soit, restera tête de liste. Bourquin aimerait bien prendre la présidence de l'agglo (mandat hors cumul) qui s'ajouterait à la présidence du conseil général et à la première vice-présidence du conseil régional. Et n'oublions pas non plus que Bourquin tient la section du PS de Perpignan, il en est le secrétaire. Il a donc les moyens d'imposer sa candidature. Dans le camp Bourquin on minimise l'impact des gamelles judiciaires sur l'opinion. Il est vrai que si L'Indép pratique l'omerta, sa aide. Mais le grand paradoxe de la situation c'est que la mauvaise réputation de Bourquin peut aussi servir la gauche. Le climat "tous pourris" pourrait favoriser la présence pas du tout acquise d'avance, du FN au second tour. Sans triangulaire avec le FN aucune chance pour la gauche et ses alliés de conquérir la ville.

La seule partie intéressante du papier arrive à la fin quand Clavaud écrit qu'il est convaincu qu'en cas de nouvelles élections la liste menée par Amiel-Donat au second tour se diviserait en deux. Socialistes, communistes d'un côté, Modem, Verts et Codognès et CDC de l'autre. Il expose là, hélas sans le dire, toute la stratégie de Codognès. Ce dernier cherche à devenir le leader du second bloc. Son leadership pourrait être accepté par les Verts et la CDC qui pèsent électoralement peu, mais se sera en revanche plus dur avec le Modem (sauf avec Codognette) qui n'a pas intérêt à se laisser Codogniser.

Pour revenir au thème de l'article de Clavaud, nous ne voyons pas les signes d'une activité politique qui pourrait permettre de penser que la campagne électorale soit lancée. Il ne tombe plus que quelques feuilles de l'arbre que Clavaud ne cesse de secouer. Un tel article répond t'il à une autre nécessité que de tirer sur Alduy ? Cela n'a plus grand chose à voir avec l'information que le lecteur (de gauche ou de droite) attend trouver dans son journal.

La locale de L'Indep ne pourrait-elle pas adopter le fonctionnement des pages informations générales (fin de journal) ? D'un côté l'information et de l'autre le commentaire (avec l'édito de Bernard Revel quasi systématiquement hostile à la politique de Sarkozy et du gouvernement). C'est la ligne politique du journal, c'est clair. Le Figaro, qui comme chacun le sait est un journal de droite, fait aussi très bien cette séparation entre l'information et le commentaire. A gauche, Libération et Le Monde la font moins.

06nov

Derrière les palmiers …

"Ils nous prennent pour des idiots", certains remplaçant le mot idiot par cons ou par crétins, combien avons nous été à faire cette réflexion en voyant dans L'Indép et sur FR3 les conseillers généraux socialistes et communistes monter dans le bus le jour de la mise en place du bus à 1 euro ? Comment sont-ils arrivés à Ille-sur-Têt ? Dans leur voiture conduite par un chauffeur pour certains et au volant de leur belle berline de fonction pour d'autres.

"Histoire de faire un coup de pub", écrit Le Dépendant. Comme si nous avions pu un instant imaginer que dorénavant les conseillers généraux de la majorité allaient donner l'exemple en utilisant les transports collectifs pour se rendre au conseil général ! D'autant plus qu'ils font si largement prendre en charge et rembourser leur frais, qu'à titre personnel ils ne sont absolument pas, mais pas du tout, mais pas un instant concernés par le bus à 1 euro. Le confrère qui présentait le sujet sur FR3 a ironisé en demandant si les conseillers généraux prendraient le bus pour se rendre à la prochaine session.

Vive la crise

Il y a une dizaine de jours, traversant la place Arago, mon regard est tombé sur une grande table, façon banquet, installée au Vienne, en bordure de terrasse, côté fontaine sèche. Impossible de la manquer. Autour; une trentaine de convives dont Georges Frêche et Christian Bourquin. Renseignements pris ils n'ont pas commandé le plat du jour avec un quart de vin. Et pourquoi le feraient-ils ? Ce n'est jamais eux qui paient la note. Pourquoi faut-il d'ailleurs que ces messieurs dames mangent toujours aux frais de la princesse ?… La crise, les fins de mois difficile… Il y a en a qui en parle beaucoup… A gauche, c'est même leur fond de commerce.

Collège Pailleron d'Elne : un collège du futur

Dans le dernier numéro de L'Accent Catalan on trouve un "document détachable de 4 pages : "Un document précieux pour mieux connaître les collèges du département". En fait un document sans intérêt qui présente chaque collège avec une photo et en dresse la liste avec leur adresse et indication du montant de la dotation pour l'année 2008.

Chaque photo montre des bâtiments. A une et une seule exception près. Sur la photo censé montrer le collège d'Elne, on voit des palmiers et au fond on devine une construction. Pourquoi ne pas avoir montré les bâtiments du collège d'Elne ? Ne serait-ce pas pour cacher le collège de type Pailleron à armatures métalliques apparentes ? Et pour cacher aussi les préfabriqués installés dans la cour ?

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Il est vrai que la photo du collège Paul Langevin d'Elne aurait gâché le document de propagande titré "Les collèges du futur". Elle aurait ruiné les belles tirades de Michel Moly (président de la commission enseignement du conseil général) contre le gouvernement qui fait toujours moins pour l'éducation quand le conseil général lui fait toujours plus. Formidable pouvoir de la propagande. Il n'y a pas collège de type Pailleron et pas de préfabriqués…

Dans les années 1980-1990 les collèges de type Pailleron - du nom du collège dont l'incendie avait fait dix victimes - ont été reconstruits. Il y en avait deux à Perpignan. La reconstruction du collège d'Elne aurait dut être réalisée sous la présidence de René Marquès. Depuis l'arrivée de Bourquin en 1998, le dossier est ignoré. Les élus d'Elne, le conseiller général socialiste Marcel Mateu et le maire communiste font profil bas. Et pour cause. Mais puisque les élus font profil bas, Bourquin ne bouge pas… Mais il n'oublie pas de mettre la poussière sous le tapis.

Perpignan-toutvabien vous montre ce qu'il y a derrière les palmiers

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03nov

Amiel-Donat vole au secours de Bourquin avec le concours du Dépendant

Le jour même où la presse annonçait que le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis à l'encontre de Christian Bourquin, soit le double de la condamnation en première instance, Jacqueline Amiel-Donat faisait une conférence de presse sur l’affaire de fraude au bureau numéro 4 et plus particulièrement sur la situation judiciaire de Mimi Djoyas.

La meilleure défense étant l'attaque (ce que l'on semble ignorer chez Alduy) Amiel-Donat vole au secours de Bourquin. La menace de 6 mois de prison avec sursis qui plane au dessus de la tête du président du conseil général est un coup très dur pour la gauche vertueuse. Elle vient avec force rappeler à l'opinion publique que le chef de la gauche départementale et perpignanaise (Bourquin est le secrétaire de la section PS de Perpignan) n'est pas, loin s'en faut, un modèle de probité. Il est englué dans les affaires judiciaires.

Ce qui est étonnant c'est le traitement de cette information dans les colonnes du Dépendant du lendemain. La conférence de presse d'Amiel-Donat fait la une et occupe la page trois. Serge Bonnery, le chef de la locale, n'a pas un mot pour signaler que cette conférence de presse intervient le lendemain des sévères réquisitions contre Bourquin. Au contraire, son article commence ainsi : « Excédée par les déclarations de Jean-Marc Pujol dans L'Indépendant d'hier à propos de la démission de Mimi Tjoyas, deuxième adjointe de Jean-Paul Alduy, Jacqueline Amiel-Donat a décidé hier soir de révéler "ce qu'il y a vraiment dans le dossier de la fraude électorale qui a conduit le tribunal administratif à invalider les élections municipales de Perpignan. »

Ainsi donc Jacqueline Amiel-Donat a convoqué en urgence, et seule, une conférence de presse parce qu'elle était excédé par la réaction, d'ailleurs pas spécialement polémique de Jean-Marc Pujol à la démission de Mimi Djoyas. La complaisance du Dépendant à l'égard d'Amiel-Donat n'est certes pas nouvelle, mais là on est sur les sommets.

On ne peut pas s'empêcher de se demander si L'Indép n'a pas fait du zèle pour se faire pardonner la une de la veille et le compte-rendu du procès en appel d'Aix-en-Provence. L'article de Laure Moysset montrait que Bourquin avait passé un mauvais moment. Rien à voir avec celui paru le 1er novembre 2007, le lendemain du procès en première instance qui, lui, était on ne peut plus favorable à Bourquin et à Amiel-donat qui rappelons le est une protagoniste de cette affaire de faux dont Elie Puigmal n'est qu'une victime.

Laure Moysset n'est quand même pas allé jusqu'à rapporter certains propos très durs tenus par le procureur de la République pour qui les explications de Bourquin sont celles d'un « camelot de foire » (Reportage de Stéphanie Mora de France Bleu Roussillon).

Dans le papier qu'elle a signé le jour de l'ouverture du procès en appel, Laure Moysset apporte un argument inconnu jusque là : « Lequel aurait pu être amnistié de droit puisque les faits remontaient à 2001 et qu'il aurait pu ainsi bénéficier de la dernière loi d'amnistie ». Précisons à notre éminente consoeur que la dernière loi d'amnistie (élection présidentielle de 2002) excluait les délits "politiques" entrant dans le champ du code électoral. Si l'affaire avait été amnistiable, on ne voit pas comment Bourquin se serait retrouvé devant les tribunaux. Il est vrai que Bourquin se considère comme une victime de l'acharnement judiciaire.

Il se dit aussi victime de l'acharnement politique. Laure Moysset ne manque d'ailleurs pas de reprendre cette thèse en écrivant que l'affaire a été déclenchée par François Calvet. Le député maire du Soler l'avait certes inclus dans ses recours au tribunal administratif puis au Conseil d'Etat. Ce qui est bien la moindre des choses à partir du moment où il apprenait que son concurrent avait triché et fraudé sur ses comptes de campagne. Mais l'affaire est arrivé au pénal avec la fausse attestation (dont le modèle aurait été établit par maître Jacqueline Amiel-Donat) au bénéfice de Bourquin, recopié par Elie Puigmal qui quelques heures après se ravisait et allait ensuite voir le Procureur de la République.

Dans son sujet FR3 Pays Catalan a donné la parole au seul avocat de Christian Bourquin, Etienne Nicolau. Il est regrettable de ne pas avoir aussi entendu un autre point de vue, celui de maître Donnève avocat de Elie Puigmal ou celui de maître Domerg, avocat de François Calvet, partie civile.

Revenons aux "Révélations" de Jacqueline Amiel-Donat sur la fraude au bureau numéro 4. Il n'y a pratiquement rien derrière les gros titres de L'Indep. Nous prenons ces accusations avec les précautions avec lesquelles nous avons pris l'habitude d'accueillir les propos de l'avocate. On se souvient de son show devant toute la presse nationale le jour de l'élection du maire par le conseil municipal. Elle dénonçait, documents à l'appui, une fraude massive dans quatre bureaux. Les accusations étaient entièrement fantaisistes. A la suite des révélations sur l'itinéraire à l'extrême-droite du numéro 1 de sa liste, François Coll, Jacqueline Amiel-Donat avait invoqué son éducation anti-franquiste et le passé de son père dans les Brigades Internationales. Quelques confrères (Pas ceux du Dépendant. Ils n’ont même jamais évoqué l’affaire) et nous-mêmes avions mis Amiel-Donat au défit d'apporter la preuve de cet engagement dans les Brigades Internationales. Nous attendons toujours. Le père de l'avocate aurait, selon plusieurs sources, été dans l'armée coloniale.

On a jamais vu un adversaire de M. Bourquin agir comme Madame Amiel-Donat. Et si demain l'un d'entre eux faisait une conférence de presse pour révéler le contenu de la mise en examen de Christian Bourquin dans la lourde affaire de favoritisme sur les marchés de communication du conseil général, on est certain que Le Dépendant trouverait à juste titre à redire sur le procédé.

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31oct

Jean Codognès récupère le Modem

Jean Codognès a fait distribuer un curieux tract dans les boîtes à lettres des Perpignanais. Avec ses titres de couleur orange, on dirait un tract du Modem. La légendaire roublardise de l'avocat ne permet pas un instant de croire que le choix du orange pourrait être fortuit.

Rappelons que lors de la dernière élection cantonale sur le Haut Vernet, Jean Codognès avait fait campagne en utilisant une photo sur laquelle on le voyait avec Paul Alduy poser la première du nouvel hôpital. Plus récemment, lors des dernières municipales, Jean Codognès a diffusé à des milliers d'exemplaires un CD avec un film où il apparaissait avec des personnes à qui il serrait la main et parlait sur le marché de la place de la République. Le candidat ne leur a pas, comme la loi l'y oblige, demandé l'autorisation d'utiliser leur image. Parmi ces Perpignanais connus, il y avait un ancien élu alduyste. Ces personnes ont d'autant plus été indignées par le procédé que leur apparition pouvait laisser penser qu'elles soutenaient la candidature de Jean Codognès.

Pour ce qui est du Modem, ce n'est pas d'aujourd'hui que Codognès fait de la récupération. On le voit tout le temps bras dessus, bras dessous avec Clotilde Ripoull. Récemment encore, pour le vin primeur. La récupération est grandement facilitée par une Codognette qui se prête totalement et de bonne grâce au jeu du gros matou rusé.

Exclu du PS, Jean Codognès se retrouve un peu seul. Alors il fait le coucou. La récente adhésion d'Agnès Langevine sa colistière au conseil municipal et compagne dans la vie, aux Verts semble s'inscrire dans cette démarche.

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25oct

Journalistes au cabinet

Nos excellents confrères Gwendal Gauthier et Luc Malepeyre rejoignent début novembre le cabinet de Jean-Paul Alduy pour le premier et le cabinet de Christian Bourquin pour le second.

Gwendal Gauthier qui a dirigé l'édition des P.-O. du Petit Journal pendant un an (2007-2008) est arrivé dans le département au début des années 2000 pour épouser une Catalane avec laquelle il a eu un petit garçon en 2003. Ce breton né à Rennes en 1971 a travaillé dans la presse hebdomadaire en région parisienne, en particulier à Oise Hebdo. Spécialiste des fait divers, il n'a pas son pareil pour raconter les séances du tribunal correctionnel et donner vie aux histoires et aux clients de la justice. Il est également très branché politique. Si pendant la campagne des municipales Le Petit Journal n'a pas épargné Amiel-Donat (affaire Coll, affaire de la terrasse édifiée sans permis de construire et bien d'autres…) c'était surtout en réaction à L'Indépendant qui faisait campagne pour la tête de liste de gauche. L'omerta du quotidien régional a permis au Petit Journal de sortir une série d'affaires inédites qui ont, durant cette période, fait le succès de l'hebdo. Gwendal Gauthier a ensuite été envoyé à Toulouse par le patron du Petit Journal qui souhaitait fumer le calumet de la paix avec Bourquin et obtenir des annonces publicitaires pour son édition catalane. Mis à part des relations tendues avec l'Amère Donat, qui a la même conception tyrannique des relations avec la presse que son compagnon Bourquin, Le Petit Journal a loyalement couvert les campagnes des autres candidats. Ce qui n'empêche pas le journaliste d'avoir des opinions. Venant d'une famille de tradition gaulliste, il est politiquement proche de Daniel Mach depuis plusieurs années sans pour autant être encarté UMP. Il a dans sa jeunesse été membre actif de l'Action Française. On ne sait pas encore ce qu'il fera au cabinet d'Alduy, on sait en revanche que les journalistes recrutés par les élus le sont en général pour écrire et pour s'occuper des relations avec la presse.

Luc Malepeyre, dit Lucifer Malepire, est beaucoup mieux connu de nos lecteurs. Ce journaliste né à Montpellier va dans quelques mois fêter ses cinquante ans. Diplômé de l'excellente école de journalisme de Bordeaux, il a fait sa carrière dans le groupe Midi-Libre, dont une quinzaine d'années à la tête de l'agence de Perpignan. Proche d'Amiel-Donat et de Bourquin, il est a classé parmi les Bourquinistes de droite (à ne pas confondre avec les Bourquinistes d'extrême-droite comme Belledent, un proche d'Amiel-Donat). Lucifer n'a jamais fait mystère de ses sympathies pour ce côté de l'échiquier politique. Sa proximité avec les hommes politiques allait souvent de pair avec un soutien rédactionnel. Il a été proche de Paul Alduy, Jacques Farran, Jean Rède, Sissou Pons, Alain Ferrand, Arlette Franco… Pierre Aylagas… Fidèle du préfet Bonnet, il a souvent donné du fil à retordre aux catalanistes. Il donnait à l'édition du Midi-Libre un petit air de Salut les copains du monde de la nuit. Avec tous les rédactionnels qu'il faisait sur les discothèques et bars de nuit, on espère que Malepire ne payait pas toutes ses consommations. Ecrivant cela nous ne voudrions pas laisser entendre qu'il leva trop le coude. Il n'y a plus guère d'alcooliques dans cette profession qui était naguère majoritairement composée de bois sans soif. Le fidèle lecteur du Midi-Libre n'aura pas été sans remarquer que le journaliste avait une préférence pour la boîte homo Le Pot-Chic. Endroit où, il est vrai, on a le sens de la fête. Très bonne plume, Luc Malepeyre pourrait donner des couleurs et du relief au blog de Bourquin ainsi qu'à ses discours. Ils sont rédigés par d'indigents plumitifs qui excellent surtout dans la langue de bois et donnent une pauvre image de notre déjà bien peu brillant président du conseil général.

Perpignan-toutvabien souhaite bonne chance à Lucifer et à l'ancien camelot du roi. Faut-il leur rappeler que nous aimons tout particulièrement tirer le gibier à plume et que la chasse est ouverte toute l’année ? (J'avais d'abord écrit que nous fournirions du papier à ses hommes de cabinet, mais ma femme me l'a fait retirer).

Un don pour le pluralisme

Un pas est fait. Le compte de notre association est dans le vert. Il nous faut maintenant payer (dans huit jours) la facture annuelle de notre founisseur d'accès et de prestations 621,92 euros.

Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin. OPLPO - BP 30312 - 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).

20oct

Ambiance de lynchage

Ambiance de lynchage, lundi soir, au conseil municipal de Perpignan. Que d’accusations déversées sur le maire et son équipe par Amiel-Donat, Codognès, Codognette, Gaspon, Vera… !

La présomption d’innocence est allègrement balayée. Pour eux, Alduy est coupable. Ce n’est donc pas la peine d’attendre la décision du Conseil d’Etat, ni le résultat de l’enquête judiciaire sur le bureau numéro 4.

Mais le respect de l’état de droit ? Pas besoin, les Perpignanais jugeront avec leur vote. Il y a une ambiance de révolution culturelle. Pour ceux qui prétendent parler au nom de tous les Perpignanais l’accusation vaut culpabilité.

Dans le climat d’excitation, un proche d’Amiel-Donat lâche « On va continuer de pourrir la vie à Alduy. »

La stratégie est évidente en effet. L’alliance socialo-communo-modemo-vert-catalaniste ne peut espérer emporter une éventuelle élection municipale qu’à la condition que le Front National soit assez fort pour être présent au second tour. La recette des triangulaires avec un FN qui préfère l’élection d’un candidat de gauche à celle d’un candidat de droite est éprouvée. C’est, par exemple, de cette façon que Jean Codognès a pu faire un mandat de député.

L’installation d’un climat délétère sur la ville va inévitablement favoriser le vote FN. Fin tacticien, Louis Alliot a encore une fois fait une déclaration mesurée. Il n’a pas besoin de jeter de l’huile sur le feu, la gauche le fait et travaille pour lui.

Alduy et son équipe peuvent-ils résister à l’instauration d’un climat irrespirable dont ils n’arriveront pas à se défaire ? Alduy souffre des accusations portées contre lui et cela se voit. Il n’est pas sans rappeler Dominique Baudis. Interrogé à la télé sur les graves accusations dont il faisait l’objet, l’ancien maire de Toulouse était si mal à l’aise que tout le monde, ou presque, en avait conclu qu’il était coupable. Quelques mois plus tard, la machination fortement suscitée et relayée par le journal La Dépêche s'effondrait et Dominique Baudis était totalement lavé de toutes accusations.

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15oct

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité

Depuis le début de la semaine, nous essayons de savoir où en est l’instruction judiciaire de l’affaire de fraude au bureau numéro quatre. Et voilà qu’arrivent ces convocations de la PJ, suivies de gardes à vue et de mises en examen.

La PJ a beaucoup travaillé sur le dossier et la juge chargée de l’instruction pourrait bientôt avoir sur son bureau tous les résultats des investigations faites à sa demande. Georges Garcia qui n’a pas été entendu depuis sa mise en examen au printemps devrait revenir dans le cabinet du juge, notamment pour une confrontation avec les autres personnes impliquées.

Il faut souhaiter que la justice, pour une fois, agisse avec célérité. Peut-on imaginer que le Conseil d’Etat se prononce sur la validité du scrutin municipal de Perpignan avant que le déroulement des faits ne soit établi ? Pire, peut-on imaginer que les électeurs retournent aux urnes sans savoir ce qui s’est réellement passé dans ce bureau de vote du Haut-Vernet ?

La seule chose qui soit aujourd’hui certaine, c’est une fraude sur deux bulletins au bureau numéro 4. En ce qui concerne les bulletins de vote, dont Georges Garcia a tenté de se débarrasser, ils sont, de bonne source, au nombre de 11, aux noms des listes Amiel-Donat et Alduy. Mais dans le jugement du tribunal administratif, on lit que Georges Garcia « possédait sur lui 11 bulletins de vote supplémentaires en faveur de la liste Alduy ».

Le jugement du tribunal administratif se fondant uniquement sur les documents qui lui ont été remis par les différentes parties, on ignore où les magistrats sont allés chercher leurs informations. En tout cas pas dans le dossier d’instruction qui est couvert par le secret.

Ce jugement et les derniers évènements, à savoir les mises en examen pour complicité de fraude électorale, renforcent la nécessité de voir l’affaire du bureau numéro 4 jugée avant que le Conseil Constitutionnel et éventuellement les Perpignanais se prononcent.

Aujourd’hui on évoque la possibilité d’une fraude organisée. Il y aurait sur le cahier d’émargement une où des signatures d’électeurs qui n’ont pas voté. Si tel devait être le cas, l’affaire serait particulièrement grave. La version plausible, d’un moment de panique, donnée par Georges Garcia, le président du bureau de vote, s’effondrerait. Mais on n’en est pas là. Dans toute affaire, et plus encore, dans une affaire qui donne lieu à un affrontement politique, il faut s’attacher à la connaissance des faits.

Seul le résultat de l’instruction judiciaire nous permettra de les connaître avec précision et de nous faire une opinion.

Amiel-Donat, Bourquin, Codognès… continuent de déverser quantités d’accusations sur une fraude massive, généralisée… Mais ce ne sont que des mots pour faire oublier que les précédentes accusations dont ils ont alimenté la presse locale et nationale n’étaient que du vent.

Accusatrice numéro 1, Jacqueline Amiel-Donat donne dans sa lettre ouverte aux citoyens de Perpignan, une explication emberlificotée très tendancieuse. On lit : « L’annulation de nos dernières municipales est fondée sur la fraude avérée du bureau numéro 4. Mais cela ne signifie pas que les autres irrégularités ne soient pas fondées. Le tribunal ne les examine pas car elles sont inutiles puisque la fraude du bureau numéro 4 suffit à justifier l’annulation ».

Faux ! Le tribunal administratif a minutieusement examiné la totalité des griefs et des pièces fournies. Il a écarté les accusations sans preuve ainsi que les nombreuses accusations fantaisistes.

Les faits, rien que les faits.

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