Perpignan-Toutvabien

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14oct

L’exploitation d’une lettre anonyme

L’Indép du mercredi 8 octobre a fait une place importante à une lettre anonyme envoyé au tribunal administratif. 65 lignes et un fond de couleur pour l’encadré titrant : « Une lettre de menace anonyme arrive au tribunal administratif ».

Nous pensions que dans un journal digne de ce nom il n’y avait qu’une façon de traiter les lettres anonymes, les renvoyer à leur destinataire en les mettant à la poubelle. Une lettre anonyme est une saloperie indigne d’accéder aux colonnes d’un journal. Tous les journalistes, dignes de ce nom, vous le diront. Donner de l’existence aux lettres anonymes c’est faire le jeu des sinistres individus qui les écrivent. C’est aussi susciter des vocations.

Les auteurs du papier (signé des initiales M.M et G.C.) vont jusqu’à citer le contenu de cette lettre disant aux juges qu’il était : « Dans leur intérêt de suivre les recommandations émises il y a deux semaines par le commissaire du gouvernement ». A savoir valider l’élection. Quel est l’intérêt de donner un extrait de cette lettre ? Le faire c’est permettre à son auteur d’atteindre son but, qui n’était pas, à n’en pas douter, des plus nobles.

L’article en question commence par ses lignes : « L’audience d’hier au tribunal administratif de Montpellier était placée sous très haute surveillance policière ». Cette phrase a provoqué une réaction sarcastique de la part de la présidente du tribunal administratif. La présence policière n’avait rien d’exceptionnelle, certes quelques policiers étaient sur les lieux, comme cela arrive souvent en particulier lors des audiences concernant des émigrés clandestins. Les interlocuteurs que nous avons eu au TA, ont tout les trois considérés que le traitement était disproportionné par rapport au faits.

Le climat autour de cette élection n’est-il pas assez tendu ? Pourquoi en rajouter, pourquoi participer à son aggravation ?

Des lettres anonymes, il y en a hélas toujours eu et il y en aura encore. Mais c’est l’honneur de la presse de les ignorer.

Envoyez votre chèque....signé

Un pas est fait. Le compte de notre association est dans le vert. Il nous faut maintenant payer (dans huit jours) la facture annuelle de notre founisseur d'accès et de prestations 621,92 euros.

Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin. OPLPO - BP 30312 - 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).

08oct

Micro-trottoir de gauche

Ce mardi 7 octobre, jour de l’annonce de la décision du tribunal administratif de Montpellier d’annuler l’élection municipale de Perpignan, France Bleu Roussillon a, dans son journal de 18 h, diffusé un micro- trottoir. Les quatre réactions prises dans la rue allaient dans le même sens. Elles approuvaient, parfois avec des mots très durs pour le maire, la décision du tribunal administratif.

Etonnant ! D’autant plus que Mathieu Jeanne, le confrère qui avait fait le micro-trottoir était habituellement si rigoureux que je ne le voyais pas faire un sujet aussi déséquilibré. J’essayais de le joindre et j’y parvenais le lendemain matin. Il m’expliqua qu’il lui avait été très difficile de recueillir des réactions. Très peu de personnes avaient accepté de s’exprimer et les seules qui l’avaient fait étaient favorables à la décision.

Ayant fait des expériences de micro trottoir, je sais à quel point, il est difficile de recueillir des réactions sur des sujets politiques. Il y a déjà deux personnes sur trois, peut-être plus, qui vous envoient paître en vous disant que la politique ne les intéresse pas. Seuls les gens politisés, s’expriment facilement, surtout ceux de gauche. Cela tout journaliste qui a fait des micro-trottoir le sait.

Le micro-trottoir n’est pas un mini sondage. Quelques personnes ne peuvent refléter l’état de l’opinion. C’est pourquoi la règle du genre est généralement de publier des réactions diverses, c’est le but recherché, en équilibrant les plateaux de la balance entre les pour, les contre, sans oublier ceux dont l’opinion est partagée, ceux qui ont un avis décalé.

Ce n’est pas le micro-trottoir qui est en cause. C’est la décision de diffuser un sujet aussi partial. Un sujet qui laisse penser que la plupart des Perpignanais ont favorablement accueilli la décision du tribunal administratif et sont hostiles au maire.

Le lendemain, mercredi 8 octobre, nouveau micro-trottoir cette fois dans L’Indép sous le titre « Ce que les Perpignanais pensent ». Sur les 12 personnes interrogées, une ne vote pas à Perpignan. Pourquoi avoir publié son avis ?

Cinq avis sont franchement hostiles au maire. Un avis est favorable au maire. Deux avis sont plutôt favorable au maire. Quatre avis sont neutres.

Ce micro-trottoir reflète plutôt bien la ligne partisane de L’Indép.

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07oct

Il y a le feu à la Loge

Les habitants du centre ville ont très tôt ce matin été réveillés par les sirènes des véhicules de pompiers qui n’en finissaient pas. Le sinistre devait être de première importance. Il l’était. Face à la mairie plusieurs dizaines de pompiers luttaient contre un important incendie dans l’immeuble où se trouve la parfumerie Douglas.

loge.jpg

Dans la matinée, vers 10 heures, un appel téléphonique nous apprenait que le tribunal administratif ne suivait pas l’avis du commissaire du gouvernement et annulait les élections municipales de Perpignan. Décision inattendue, le tribunal suivant très souvent l'avis du commissaire du gouvernement.

On n’imagine pas que la liste de Jean-Paul Alduy ne dépose pas un recours au Conseil d’Etat. Le jugement du tribunal administratif va être envoyé à l’ensemble des 55 conseillers municipaux. Sa réception ouvre un délai de 1 mois pour faire un recours au Conseil d’Etat. L’appel suspend l’exécution du jugement, ce qui signifie que l’équipe municipale en place continue de gérer normalement les affaires municipales. Sans aucune restriction. La décision du Conseil d’Etat tombera dans un délai que l’on peut estimer entre 8 et 12 mois. Si le Conseil d’Etat confirmait le jugement du tribunal administratif, le préfet des Pyrénées-Orientales devrait organiser une nouvelle élection dans les deux mois.

Nous reviendrons dans les prochains jours sur le jugement alambiqué qui sur le simple plan des faits, semble assez contestable.

Bonne surprise en ouvrant la boîte postale aujourd’hui, les premiers chèques sont arrivés. Merci un grand merci. Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin.

OPLPO

BP 30 312

66003 Perpignan cedex

(envoi d’un reçu seulement sur demande).

06oct

La Clau : Vague de départs, omerta et pillage

Plusieurs collaborateurs de La Clau et non des moindres ont quitté le site internet franco-catalan. Nicolas Lebourg, Dominique Sistach, Jean-François Colomer, Olivier Massot n’ont pas apprécié la façon dont Nicolas Caudeville a été éjecté. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, c’est en lisant La Clau le 16 septembre que le “chef de la rubrique art“ a appris qu’il était viré*.

Seul signe visible de cette vague de départs, la disparition des blogs d’Olivier Massot et Nicolas Lebourg sur la page d’accueil du site. Nicolas Lebourg a adressé une lettre aux deux animateurs de La Clau, Esteve Valls et Vincenç Dumas en leur demandant de la publier sur son blog.

Voici un extrait de la lettre non publiée : « Que dire ? Que La Clau must go on. C’est une belle idée qu’a eu Esteve Valls : le Web 2.0 comme révolution du rapport local-global, faire en ligne ce qu’il n’y a pas dans la presse quotidienne régionale : des pages culture, art, idées… Le faire en assurant une complète liberté à ceux qui écrivent, pour dessiner une aventure collective. Le fait que vous puissiez lire ce texte en est une preuve. Mais, fichtredieu, c’est si loin de cela cette éviction ! Une « affaire » qui se lit dans les échanges entre vieux duettistes d’un forum sportif, un vidage avec accusation de chercher à manipuler politiquement … Tous les jours derniers je me suis dit que cette histoire était si à côté de la plaque, qu’il était évident qu’une erreur commise devait s’assumer collectivement (on mangeait tous un bout du chapeau et ça repart) et qu’au pays de Descartes un directeur de publication ne pouvait virer un collaborateur pour un article que lui-même avait écrit. »

Il y a quelques mois, une autre figure marquante de la rédaction, Gildas Girodeau, avait claqué la porte. Bien que l’utilisation de plusieurs pseudos par le même auteur puisse faire illusion La Clau vient de perdre une grande partie de ses ressources intellectuelles.

Au départ, l’idée était de faire un média collectif qui permettrait à des points de vue différents de s’exprimer et de se confronter. Puis la démarche a évolué, quittant l’associatif pour aller vers l’entreprise. Démarche revendiquée par Estève Valls. Cela sans que les bénévoles qui font vivre le site avec leur matière grise, avec leurs articles est, eux, voix au chapitre. Un ancien membre de l’équipe résume le mode de fonctionnement actuel par ces mots « Si tu n’es pas content tu dégages. »

Le traitement de l’information de La Clau suscite également des critiques formulées en particulier par des journalistes. Une bonne partie des infos de La Clau sont piquées dans les médias, du nord et du sud. « C’est du pillage », tempête un journaliste. Il est vrai que La Clau devrait au minimum citer les noms des médias et des journalistes à qui elle fait de larges emprunts de leur travail. Mais le mieux ne serait-il pas qu’elle présente ses actualités sous la forme d’une revue de presse ?

  • Voir Perpignan-toutvabien.com du 21 septembre. A la suite de cet article nous avons reçu le mail suivant de Estève Valls.

Bonjour, Voici quelques menues précisions. Autant que je me souvienne, mon propos était « certains ministres sont informés de leur nomination par la presse » et ne constituait pas un parallèle de type cynique avec des évictions bien plus importantes que celle de Nicolas. C’est très important car ma pensée est ainsi organisée. Mon prénom s’orthographie « Estève ». L’association Catalogne Nord Point Com, éditrice de La Clau, a pour bureau : Estève Valls (président), Joan Lluis Mas (trésorier), Vanessa Dafri (secrétaire), Vincent Dumas est administrateur de la Clau, dont je suis directeur de la publication. Par ailleurs, la participation de Nicolas est de 2 ans au sein de La Clau, ce qui ne rend nullement immémorial son « engagement ».

Commentaire de perpignan-toutvabien. Qu’un ministre puisse apprendre sa nomination et non pas son départ, comme nous l’avions écrit par erreur, par la presse, change absolument tout. Ce propos totalement dépourvu de cynisme va mettre du baume au cœur de Nicolas Caudeville. Tous ceux qui sont outrés, et il semblent nombreux, par la manière dont il a été remercié vont réviser leur jugement. Nicolas Caudeville n’a pas été traité comme un moins que rien. Il a été traité comme un ministre ! C’est beaucoup trop d’honneurs. Des honneurs qui, à notre avis, ne sont pas mérités. Même si Nicolas Caudeville se la pète un peu, il eu été plus juste de le traiter, sa vanité dut-elle en souffrir, comme on traite normalement une personne. En ayant avec elle une franche explication qui pouvait éventuellement déboucher sur une séparation.

Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin. OPLPO BP 30 312 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).

02oct

L’Indépendant, les tripatouillages et Vichy

Après la visite de Alain Marleix Secrétaire d’Etat aux collectivités locales (20 septembre) Daniel Mach a fait sur France Bleu une déclaration qui a provoqué une tempête médiatique fortement activée par L’Indépendant. Le député-maire de Pollestres n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en déclarant : « Le tripatouillage, il est dans l’intérêt de nos administrés. Si on peut le faire et qu’en même temps on peut faire basculer Bourquin autant le faire… » En écoutant l’interview, on comprend le début de la réponse. Daniel Mach évoquait les importants écarts de population entre les cantons Sournia 1 134 habitants et d’Argelès 24 585 habitants. Il souhaite que le découpage électoral cantonal soit modifié afin de mettre fin à de tels écarts de représentativité des populations. Le reste du propos est scandaleux et Daniel Mach n’a pas de circonstance atténuante, même si le député dit qu’il a repris le mot tripatouillages qui était dans la question. A ce niveau, on est responsable de ce que l’on dit.

Les propos de Big Mach sont diffusés lundi 22 septembre sur France Bleu. Ce jour-là L’Indep consacre une pleine page aux recours de l’élection municipale de Perpignan qui vont, le lendemain, être examinés au tribunal administratif.

Mardi 23 septembre. Pas de réaction à la déclaration de Mach. Une nouvelle page sur le recours qui passe le jour même au tribunal administratif.

Mercredi 24 septembre. Toujours rien sur la déclaration de Mach. Trois pages sur l’examen du recours avec ce titre curieux en pleine une : « Alduy peut espérer ».

Jeudi 25 septembre : principal titre de la une : « Redécoupage électoral dans les P.-O… La nouvelle arme de l’UMP contre Bourquin ». A l’intérieur, en page 3, l’article titre : « D. Mach : “Si on peut en profiter pour faire péter Bourquin ». Dans une interview recueillie par téléphone Guillaume Clavaud interroge Daniel Mach sur les propos qu’il a tenu à France Bleu et sur sa proposition de rééquilibrage démographique. A un moment Guillaume Clavaud lui demande « Mais dans quel but exactement ? », le député répond : « Mais pour mettre les politiques près de leurs administrés et de leurs besoins. Maintenant, si on peut en profiter pour faire péter Bourquin, on joindra l’agréable à l’utile. » Le député aggrave son cas. Sauf qu’il dira à plusieurs journalistes qu’il a prononcé cette phrase en off et qu’il a été surpris de la retrouver dans L’Indép. L’interview est accompagnée d’une longue réaction de Christian Bourquin.

Vendredi 26 septembre. Gros titre à la une : « Redécoupage cantonal dans les P.-O. Le ministre désavoue les propos de Daniel Mach ». L’interview commence ainsi : « Après les déclarations fracassantes de Daniel Mach parlant de “faire péter Bourquin“, nous avons sollicité Alain Marleix, le ministre qui gère le redécoupage électoral. » En encadré, une nouvelle réaction de Bourquin et une réaction du PS et du FN.

Samedi 27 septembre. Pleine page d’interview du président du conseil général titré : « Christian Bourquin sollicité pour les élections européennes de juin 2009 ». Titre des plus complaisants. La situation judiciaire de Bourquin n’étant pas franchement compatible avec une telle candidature.

Dimanche 28 : Entouré d’un aréopage d’élus et de fonctionnaires le président du conseil général récolte le miel de la ruche qu’il a installé sur une terrasse.

Lundi 29 sur France Bleu Roussillon, déclaration fracassante de Bourquin à propos du projet de Mémorial sur le site de l’ancien camp de Rivesaltes : « Un musée comme celui-ci ne peut pas se faire sans la France, c’est incompréhensible. Si l’Etat n’est pas à minima à 50-60 % du financement, c’est un déshonneur total pour lui. C’est une goutte d’eau dans le budget de l’Etat, moins qu’une goutte d’eau c’est microscopique. L’armement financier est un faux et mauvais argument. ça veux dire que ce ne serait plus la priorité de la France d’aujourd’hui que de faire sur notre société ce travail de mémoire et d’histoire et bien ceux qui se servent de cette excuse sont proches de Vichy, oui ».

Christian Bourquin qui ne cesse de mettre le gouvernement en accusation sur le financement du projet de Mémorial a jeté ce mot terrible de Vichy. Vichy c’est le statut des juifs, le port de l’étoile jaune, les rafles, la milice…. Pourquoi L’Indép n’a-t-il pas donné suite à cette accusation ? Le secrétaire d’état aux anciens combattants qui a la responsabilité des actions sur la mémoire aurait pu être invité à réagir…Il n’y eut pas un mot sur le sujet. Et les graves propos de Bourquin n’ont pas eu l’écho qu’ils méritaient.

Cette même semaine, Guillaume Clavaud a, sur son blog, publié de larges extraits du rapport présenté par le commissaire du gouvernement. Ils ne sont pas le reflet du rapport équilibré, balancé qu’il a présenté au tribunal administratif.

L’Indépendant a fait campagne contre Sarkozy. L’Indépendant a, au printemps, lors des élections cantonales et municipales, été particulièrement bienveillant avec Christian Bourquin et Jacqueline Amiel-Donat… L’Indépendant tire chaque jour ou presque à boulets rouges sur la politique menée par le gouvernement. Est-il normal qu’un quotidien régional, à fortiori quand il est seul sur sa zone de diffusion, soit aussi engagé ? La réponse est assez évidente.

Comme l’an passé perpignan-toutvabien fait appel à la générosité de ses lecteurs pour financer les frais de fonctionnement de ce site animé bénévolement. Octobre est le mois où il faut payer la facture annuelle du fournisseur d’accès (un peu cher, mais la fiabilité et la disponibilité, surtout quand il y a un problème, cela a un prix). En plus, le compte de notre association loi 1901 (non subventionnée), est à découvert, ce qui ne saurait durer longtemps sans que le banquier se manifeste. Nous lançons donc cet appel à tous les lecteurs réguliers de perpignan-toutvabien. Comme l’an passé, nous vous proposons de verser 5 euros en demandant un petit geste supplémentaire à ceux qui peuvent le faire. En 2007, nous avions eu l’heureuse surprise de recevoir plusieurs dons de confrères. Mauvaise surprise, à deux exceptions près, aucun militant politique, aucun élu n’avait ouvert son chéquier. Ils sont pourtant parmi nos lecteurs les plus assidus. Confidentialité garantie. Sauf si l’on reçoit un chèque de Christian Bourquin.

Chèque à l'ordre de OPLPO -

OPLPO BP 30 312 66003 Perpignan cedex (envoi d’un reçu seulement sur demande).

29sep

Présidence du Modem 66 : Chantal Gombert l’emporte sur Codognette Ripoull

Nette victoire de Chantal Gombert à l’élection à la présidence départementale du Modem. Sur les 278 suffrages exprimés par les adhérents des Pyrénées-Orientales, 144 se sont portés sur Chantal Gombert, 93 sur Clotilde Ripoull et 35 sur Xavier Kloninger.

Bien qu’à l’issue de son élection, Chantal Gombert ait tendu la main à tout le monde pour construire le Modem, il est clair que l’ancienne maire adjointe de Perpignan a pris sa revanche sur celle qui, l’an dernier, l’avait devancé lors de l’élection interne pour désigner la tête de liste Modem aux municipales de Perpignan.

PENTAX Image

Codognette Ripoull n’a pas su capitaliser l’avantage qu’elle avait pris sur sa rivale. Il y a au sein du Modem une aspiration à faire de la politique autrement qui s’accommode mal avec le style autoritariste et la soif de pouvoir de la jeune femme. Elle a découragé de nombreuses bonnes volontés et, en moins d’un an, s’est mise beaucoup de monde à dos.

De sa participation au conseil municipal de Perpignan où elle siège depuis le printemps, on retient surtout son comportement agressif. Fortement encouragée par Jean Codognès, elle est dans la dénonciation bête et méchante qui met souvent mal à l’aise ses colistiers de gauche.

Au dernier conseil municipal, on l’a vue arriver avec ses gros sabots. On savait que quelques jours avant l’élection interne au Modem elle allait faire un grand numéro pour avoir son nom dans le journal. Elle est intervenue sur tous les sujets. Mais, comme d’habitude, de façon agressive en n’ayant rien à dire. Tout cela pour rien, car le lendemain elle n’était pas dans L’Indép.

Codognette acceptera-telle sa défaite ? Difficile à dire. Elle a une fâcheuse tendance à se réfugier dans le ressentiment.

Chantal Gombert saura-t-elle utiliser sa victoire ? Saura-t-elle construire le Modem et en faire une force politique influente qui concrétise le discours de Bayrou, qui réponde à l’attente des adhérents ? Pas impossible. Cette femme est une battante intelligente qui a su fédérer. Utilisant les griefs fait à Codognette, elle s’est présentée devant les militants avec une proposition de présidence collégiale à cinq (avec Paul Lencou, Elisabeth Voivret, Francis Cau et Catherine Joubert-Menvielle).

29sep

Elections Européennes 2009 : Bourquin est-il présentable ?

L’Indép de samedi titre : « Sa rentrée politique. Christian Bourquin sollicité pour les élections européennes de juin 2009 ». Christian Bourquin candidat aux élections européennes ? Au titre de représentant de certaines minorités. Celle des repris de justice ?

Notre très éminent confrère de L’Indép, Serge Bonnery, chef de la locale, sait aussi bien que nous que Christian Bourquin collectionne les problèmes judiciaires. Et il sait aussi bien que nous qu’un tel pedigree constitue pour le moins un handicap à une candidature au parlement européen. A moins que la direction du PS soit suicidaire (on peut parfois se poser la question). Pourquoi cette complaisance de la part de L’Indép ?

Rappelons que Christian Bourquin a été condamné à trois mois de prison avec sursis (en première instance, l’appel est en attente), et qu’il est mis en examen pour délit de favoritisme dans des marchés publics. Affaire dans laquelle les charges sont lourdes. Rappelons également que Christian Bourquin vient de se sortir, de justesse, d’une affaire embarrassante. Il était accusé d’avoir molesté et menacé une femme. Comme il y avait des témoins d’un côté et de l’autre. Le juge d’instruction a décidé qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre devant un tribunal. Avec les charges qu’il y avait, il aurait pu renvoyer l’affaire au correctionnel et laisser le tribunal juger les faits. La justice n’a-t-elle pas voulu alourdir la barque de Bourquin ?

Bourquin devra sans aucun doute se présenter devant un tribunal. Mais il est beaucoup moins sur qu’il se présente devant les électeurs lors de la prochaine élection du Parlement Européen.

23sep

Election municipale de Perpignan : le commissaire du gouvernement demande le rejet des recours.

La tant attendue séance du tribunal administratif s’est tenue ce matin, mardi 23 septembre à Montpellier. L’avis du commissaire du gouvernement est sans surprise. Certes les accusations ne manquaient pas, le magistrat a souligné que le tribunal en avait été submergé. Mais les faits, mais les preuves manquant, il se prononce en faveur de la validation de l’élection.

Où sont les centaines de fausses procurations ? Où sont les centaines de voix d’écart sur trois bureaux de vote ? Où sont les témoignages sous X d’employés municipaux qui auraient participé à des fraudes ? Tout cela n’est pas arrivé à Montpellier. Et pour cause ! Ce n’était qu’accusations gratuites qui ont sali une équipe d’élus et plus grave encore ont sali une démocratie déjà suffisamment mal en point pour qu’on lui épargne de nouveaux discrédits.

Il faudra quand même, le moment venu, faire pour mémoire, un florilège de toutes les accusations visant : « Un système maffieux dirigé par un chef de clan ». Amiel-Donat, Codognès, Codognette et Bourquin qui accroché aux grilles de la mairie pleurait devant : « les chars et les mitraillettes de monsieur Alduy », ont pendant la semaine qui a suivi le second tour des élections municipales proféré des propos insensés.

Les membres du tribunal se sont intéressés au déroulement des opérations de vote dans le bureau numéro 4 (affaire de la chaussette). Maître Pons, avocat de la liste de JPA a plaidé en faveur d’un acte isolé résultant d’un comportement individuel. Tout en considérant que le scrutin s’était tout à fait normalement déroulé dans les soixante-cinq autres bureaux de vote, le Commissaire du gouvernement demande à ce que les 365 voix obtenues par la liste Alduy dans le bureau numéro 4 lui soit décomptées. Mais comme la liste du maire sortant avait 574 voix d’avance…

Le tribunal administratif rendra son jugement le 7 octobre.

F.T. et correspondant à Montpellier

21sep

La Clau : Caudeville éjecté et heurts communautaires bidons à Saint-Jacques

Collaborateur bénévole du site internet d’informations La Clau depuis deux ans, Nicolas Caudeville a, mardi 16 septembre, appris d’une façon pour le moins surprenante qu’il avait été viré. C’est en lisant sur La Clau un article titré « Erratum :La Clau dément les “heurts communautaires“ de Perpignan » que Nicolas Caudeville est tombé sur l’annonce de sa mise à la porte : « Nous avons opté pour l’exclusion de notre rédaction de l’informateur responsable de cette tentative d’influence. » Fichtre !

A La Clau, Esteva Valls confirme que c’est bien ainsi que Nicolas Caudeville a appris son éviction et il justifie la méthode en disant que des ministres apprennent parfois par la presse qu’ils sont virés. Le plus célèbre boiteux de Perpignan n’aurait donc pas à se plaindre, il devrait peut-être même se sentir honoré.

Le patron chic et choc ne finira pas aux prud’hommes ou en correctionnelle. Bénévole, Nicolas Caudeville ne peut invoquer le code du travail, même s’il a beaucoup bossé. La Clau est une association loi 1901 qui repose sur l’activité d’une petite équipe de bénévoles qui ne sont pas adhérents de l’association La Clau. Ils n’ont donc pas leur mot à dire sur les décisions importantes et ils n’ont pas été consultés avant le virage brutal d’un historique de la bande. L’association est contrôlée par les deux administrateurs du site, Esteva Valls, animateur à France Bleu Roussillon et Vincent Dumas, kiné au Haut-Vernet.

Au départ de l’affaire, La Clau est mise en difficulté par des réactions (en particulier sur le forum de l’USAP) à un article qui titrait sur des « heurts communautaires » à Saint-Jacques : « Selon plusieurs témoignages recueillis par La Clau, un regain de tension s’est fait jour dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan, les fins d’après-midi de jeudi et vendredi, à travers des heurts entre groupes réduits d’hommes de culture gitane et maghrébine. Ces rixes vraisemblablement facilitées par la clémence météorologique et les privations diurnes du ramadan échappent à la banalité, comme le confirme la présence d’une douzaine de cars de CRS en station sporadique autour de la place Cassanyes et en poste à proximité du palais des congrès, dans ce qui semble indiquer une nervosité des autorités face à une situation sensible. Le 13 juillet dernier, un jeune maghrébin de 19 ans avait été tabassé par quatre jeunes gitans aux abords de la même place, dans le silence médiatique d’une ville échaudée par la publicité catastrophique octroyée par des émeutes intercommunautaires déclenchées le 29 mai 2005. L’échauffement actuel, ignoré par des centaines de photoreporters internationaux présents à moins de 500 mètres à l’occasion du festival Visa pour l’image, est hautement gênant. Avant-hier, l’un d’entre eux a été détroussé lors d’une visite naïve dans ce même quartier. »

Que s’est-il passé à Saint-Jacques autour du 5 septembre ? Alerté par la lecture de La Clau, perpignan-toutvabien s’est immédiatement intéressé à la situation. De sources policière (municipales et nationales) nous apprenions qu’il y avait eu une bagarre mêlant quelques personnes (gitanes et maghrébines) pour un motif d’ordre familial. Quant à la présence d’un grand nombre de CRS, nous apprenions qu’elle était principalement liée à la préparation d’une opération policière d’envergure. Comme il ne se passait rien d’exceptionnel à Saint-Jacques et qu’il était impossible de dire le moindre mot pour expliquer la présence des CRS, nous avons décidé de laisser passer l’intervention policière qui s’est déroulée au champ de mars le… Outre les vérifications, nous avons fait quelques photos du convoi de CRS stationné devant le palais des congrès.

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Nicolas Caudeville qui habite à Saint-Jacques avait téléphoné à Esteva Valls de La Clau pour l’informer qu’il y avait des bagarres entre communautés et que des CRS étaient présents en nombre. Nicolas dit avoir demandé un délai pour vérifier l’info. Esteva Valls confirme qu’un cours délai, de l’ordre d’une demi-journée lui avait été demandé mais qu’ayant confiance il avait décidé de faire le papier à partir des infos données par Nicolas Caudeville. Les commentaires orientés sont d’Esteva Valls.

La responsabilité semble pour le moins partagée entre Nicolas Caudeville et Esteva Valls. Le premier pour avoir beaucoup exagéré les faits, le second pour avoir rédigé un article sur un sujet aussi sensible sans avoir fait la moindre vérification. Et cela d’autant plus qu’il sait que Nicolas Caudeville se laisse parfois dominer par son engagement politique (Modem, tendance Codognette et anti-alduyste convaincu).

Homme de verbe et de spectacle, Nicolas Caudeville qui tâte du journalisme par ici et par là ne semble pas assez soucieux de mettre d’un côté son engagement politique et de l’autre le respect des faits. Ce mélange des genres et sa petite notoriété semblent pas mal irriter les responsables de La Clau, et en particulier Esteva Valls.

Mais Esteva Vaills, qui peut difficilement nier sa part de responsabilité dans l’article contesté dit qu’il n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Caudeville n’a pourtant reçu aucun message pouvant évoquer le début d’une menace sur sa collaboration.

Nicolas Caudeville a été viré comme on ne vire pas un chien… Surtout quand il vous garde la maison depuis des années. Commentaire, tout à fait personnel, c’est franchement dégueulasse !

Quelles sont donc les vraies motivations de l’élimination de Caudeville ? Ne servirait-il pas de fusible au principal auteur de ce bidonnage sur un sujet où La Clau a joué un jeu dangereux. Déjà, le 25 juillet, suite, à l’agression d’un jeune Maghrébin par quatre jeunes Gitans, La Clau titrait tendancieusement : « Agression intercommunautaire, quartier Saint-Jacques ».

Les intentions se laissent facilement deviner. On communautarise, on ethnicise des actes de délinquance pour faire revenir le spectre d’affrontements souhaités en espérant créer un climat qui aura son utilité politique.

Justice serait de mettre dehors les deux fautifs ou de ne virer personne et dans les deux cas de donner aux lecteurs de La Clau des explications un peu plus sérieuses.

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Nicolas Caudeville sauvagement agressé en plein jour, place Rigaud, par une bande de nègres (scoop de Fabrice THOMAS).

09sep

Alduy people

Visa bat son plein et les photojournalistes et grands reporters sont à l’honneur. Comme Jean-Marie Artozoul, une des stars de la profession.

On devrait d’ailleurs sérieusement penser à lui remettre un Alduy d’or. Ce n’est pas Jean-François Leroy qui sera d’un avis contraire, lui qui il y a quelques années avait rendu un hommage appuyé à l’auteur d’un reportage d’une qualité exceptionnelle à bord du porte-avion Clemenceau.

Si vous n’avez pas encore acheté le Petit Journal de cette semaine (numéro en vente du 5 au 11 septembre) laissez immédiatement tomber ce que vous êtes en train de faire et courrez le plus vite possible chez un marchand de journaux. Vous ne le regretterez pas.

En exclusivité nationale et peut-être mondiale (on n’a pas encore regardé la presse internationale), l’hebdo publie une série de clichés qui montrent la première rentrée à l’école du petit Mathis Alduy. Le petit Mathis tenant la main de son papa et de sa maman traverse le passage clouté, le petit Mathis dans les bras de sa blonde maman, le petit Mathis sous le regard émerveillé de la maîtresse d’école, le petit Mathis recevant les dernières recommandations de son papa… Préparez vos mouchoirs ! C’est tellement trop émouvant. C’est tellement trop attendrissant. C’est trop, trop, trop…

On attend impatiemment la suite. Le petit Mathis Alduy apprend à faire du vélo, le petit Mathis Alduy apprend à nager, le petit Mathis Alduy est un surdoué… Et qu’est-ce qu’il voudra faire quand il sera grand le petit Mathis Alduy ?

Nous renouvelons toutes nos félicitations à notre excellent confrère pour le scoop de la rentrée. Les jaloux (il y en a toujours) diront que Jean-Marie Artozoul n’a pas de mérite, puisque les autres médias locaux et en particulier l’Indépendant n’ont pas répondu aux demandes insistantes des Alduy.

Le Petit journal n’a hélas pas tiré le meilleur parti des images exceptionnelles d’Artozoul. Les photos (quatre) accompagnent un article sur la rentrée scolaire, mais nulle part n’apparaît le nom de la famille du maire. Pas de légende, même pas pour indiquer dans quelle école le petit Mathis est scolarisé. Mais comme nous lisons le blog de Guillaume Clavaud, chroniqueur politique de L’Indép, nous avons appris qu’il fréquente une école catalane.

Jean-Marie Artozoul est aussi une des plus fines plumes de la presse départementale. Voir ci-dessous son article.

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06sep

Portraits de gitans : FR3 lance la polémique et Jean-François Leroy s’énerve.

Dans un sujet diffusé mercredi 3 septembre sur FR3 dans le journal Pays Catalan et repris dans l’édition Languedoc-Roussillon, Philippe Glatz a lancé de manière polémique, un débat sur l’exposition de cinq portraits de Gitans de Perpignan.

Ce travail de Pierre Gonnord qui n’est pas photo-journaliste s’inscrit dans une collaboration entre Visa pour l’image et d’autre part le Centre National des Arts Plastiques et le Ministère de la Culture et de la communication. Et c’est la huitième fois que Visa pour l’image présente le travail d’un artiste.

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Le journaliste qui présente le journal annonce le sujet : « Le festival de photo-journalisme bat son plein. Aujourd’hui à Perpignan le ministre de la culture et de la communication a visité une exposition consacrée à des portraits de gitans, soutenue par son ministère. Mais est-ce bien là la vocation du photo-journalisme ? »

Puis le sujet de Philippe Glatz est lancé : « Christine Albanel n’a pas manqué la commande du Centre National des Arts Plastiques de cette année, cinq portraits de Gitans de Perpignan, mais exposée à la chapelle Saint-Dominique juste après une série de clichés en noir et blanc d’un des papes du photo-journalisme. Sont ils vraiment à leur place ? Réponse de la ministre : « Je crois que cela s’inscrit complètement dans le projet autant que les superbes photos de David Douglas Duncan.

Philippe Glatz relance alors Christine Albanel : « On aurait peut-être aimé voir leur condition de vie à Saint-Jacques, parfois misérables »

Après la réponse de la ministre qui botte en touche apparaît Jean-François Leroy : « C’est une œuvre d’art », répète-t-il deux fois, un peu irrité.

Philippe Glatz : Mais quelle est sa place alors ici ?

Jean-François Leroy qui perd patience lui répond : « Pardonnez moi mais ça fait sept ans que vous faîtes semblant de pas comprendre. Alors à un moment ça me gave. On vous a expliqué la politique d’échanges entre le ministère de la culture et Visa pour l’image… On fait ça depuis 2000. »

Et Philippe Glatz conclut : « Et depuis 2000 beaucoup se demandent si ce procédé… à sa place dans ce qui se veux le sanctuaire du photo-journalisme. »

Passons sur le fait que notre confrère n’arrive pas à comprendre ou à admettre cette intervention artistique dans la programmation de Visa pour l’image.

http://jt.france3.fr/regions/popup-test.php?id=l66a_locale&video_number=2|FR|FR3-payscatalan|FR|FR3 - pays catalan

Editions locales, Pays Catalan, 3 septembre

Personnellement, j'apprécie beaucoup le choix qui a été fait. Il sort des sempiternelles images misérabilistes faites par des gens qui sont restées à la surface des choses, c’est à dire qui ont photographié les Gitans dans les rues. Et être dans la rue, dans notre inconscient occidental, c’est déjà être dans la misère. Dans la tête de tout le monde y compris des journalistes les Gitans sont des gens misérables.

Comme presque tout le monde, je voyais les Gitans comme des pauvres gens, des victimes. Puis j’ai rencontré des gitans, puis pas mal de personnes qui travaillent avec eux, qui les connaissant bien. La réalité sociale gitane ne correspond pas à l’image d’une population abandonnée, dépérissant… Dans le domaine de l’école par exemple. Si on faisait un bilan de tout ce qui a été fait pas la municipalité et l’éducation nationale, beaucoup seraient surpris par l’ampleur du travail et des moyens qui ont été mis depuis quinze ans. Pour des résultats assez minces… Mais en même temps importants. C’est sans doute avec des exemples de réussite scolaire et professionnelle que l’on peut espérer convaincre davantage de parents de scolariser les enfants. En matière de formation en direction des adultes, les initiatives et les moyens n’ont pas manqué. Mais là encore pour des résultats très insuffisants. Il est difficile de faire du développement avec une population qui y résiste. La vie des gitans n’est pas celle d’habitants du tiers monde. Mais ceux qui ne travaillent pas et ils sont nombreux dans ce cas bénéficient gratuitement, avec la CMU, d’un des systèmes de soin les plus performants des pays industrialisés. Ils touchent des allocations familiales, des minima sociaux (RMI, allocations handicapées) qui n’ont rien à voir avec les revenus d’habitants des pays pauvres. Dans les maisons de Saint-Jacques dans lesquelles je suis entré, j’ai vu frigo, machine à laver, télé (le plus souvent de grande taille avec lecteur dvd)… dans des intérieurs le plus souvent très bien tenu alors que beaucoup les imaginent vivant dans la crasse.

L’incivisme, très important, des habitants du quartier Saint-Jacques permet de faire des images comparables à celles qui seraient prises dans des bidonvilles d’Amérique du Sud où il n’y a pas de ramassage des ordures. Hors il y a plus de services publics à Saint-Jacques que dans aucun quartier des P.-O..

Lors des évènements de Perpignan, on a vu dans presque tous les reportages, une maison délabrée. C’était la seule d’une des grandes rues qui traversent le quartier. Ce que j’écris va laisser sceptique plus d’un lecteur de perpignan-toutvabien. Il faut dire que quand on lit dans un bouquin très sérieux que les gitans vont être anéantis par le sida alors qu’en fait, le nombre de personnes infectées n’est pas plus important que dans le reste de la population…

Il y aurait beaucoup à dire tant les préjugés et la méconnaissance sont forts… Il y a des Gitans heureux. Il y a même des Gitans qui connaissent une certaine prospérité.

Les images de Pierre Gonnord sont très belles. Et c’est important, pour les Gitans et pour le regard que nous portons sur ces Perpignanais de montrer des photos valorisantes qui font ressortir L’HUMAIN.

N’est il pas facile de reprocher à Visa ce que l’on ne fait pas nous mêmes ? Il n’y a pas dans cette ville un seul journaliste qui ait sérieusement travaillé sur les Gitans.

02sep

Inauguration de Visa : que d’absents !

Toujours présents à l’inauguration de Visa pour l’image, les parlementaires semblaient s’être donnés le mot pour planter Alduy.

Arlette Franco a une vraie excuse, elle est convalescente. Mais où étaient passés les trois autres députés : François Calvet, Daniel Mach et Jacqueline Irles ? Où était le sénateur Paul Blanc ?

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En même temps que se déroulait l’inauguration de la vingtième édition du Festival international du photo-journalisme, à quelques kilomètres de là, au Soler, commune dont François Calvet est le maire, La Bressola inaugurait les nouveaux locaux du collège Pompeu Fabre. S’étant fait remarquer par son intervention en catalan à l’Assemblée Nationale, Daniel Mach ne pouvait qu’être là. Jacqueline Irlès et Paul Blanc n’étaient pas au Soler. Ils avaient eux aussi sans doute quelque chose à inaugurer ce jour-là.

Les hasards du calendrier ont mal fait les choses. N’allez pas chercher une autre explication. Les parlementaires UMP vous jureront la main sur le cœur qu’entre eux et Alduy, il n’y a aucun problème. Mais il y a des différences de vue, principalement sur un sujet, l’organisation politique de la droite dans les P.-O..

Daniel Mach et François Calvet sont aussi les patrons de l’UMP des P.-O.. Le premier en est président, le second secrétaire général. Et depuis le très mauvais résultat des municipales et la perte de deux cantons de Perpignan, les deux responsables politiques ne semblent plus considérer que Perpignan soit le domaine réservé d’Alduy. Même s’ils ne le disent pas eux-mêmes, ils doutent plus que jamais de l’utilité du Parti Radical, parti Alduyste au sein de l’UMP. Il est courant d’entendre des élus et militants de droite dire que la formation dirigée par Fabrice Villard a planté l’élection et de considérer qu’elle est inutile, comme cet élu qui dit : « Il ne peut pas y avoir deux partis de droite dans les P.-O.. Cela disperse les forces et crée des tensions. »

Côté conseillers généraux UMP de Perpignan, Jean Sol, absent, Véronique Vial-Auriol absente, Serge Fa absent. Seul Jean Rigual était là… et se faisait remarquer en se mettant à côté de Codognès et de Codognette, histoire d’énerver les Alduystes : ça a marché.

Nombreuses absences aussi parmi les maires-adjoints et conseillers municipaux de la majorité. Dans l’opposition, on notait l’absence de Jacqueline Amiel-Donat, de Katia Mingo, de Martine Ruiz, de Jordi Véra, d’Agnès Langevine et d’autres encore dont les deux élus FN. Michel Franquesa et Nicole Gaspon, les deux élus du PCF, eux, étaient là. Il y avait là, guère plus de la moitié des membres du conseil municipal.

Parmi les maires de l’agglo d’habitude nombreux, ils n’étaient que quelques uns à avoir pris le chemin de Visa.

Jean Codognès était là au premier rang, applaudissant les interventions de Jean-François Leroy et du préfet… Et oubliant le Jean Codognès, conseiller général du Haut-Vernet qui vote le zéro euro de subvention pour le Festival International du photo-journalisme, première manifestation culturelle régionale par le nombre de participants, la médiatisation et la reconnaissance internationale. Et quand il y a eu des débats autour de la décision sectaire de Bourquin, Jean Codognès est resté à l’écart et n’a pas voté les motions demandant le rétablissement des subventions.

Question subventions, la bonne nouvelle a été annoncée par Josiane Collerais, vice-présidente du conseil régional. Déjà conséquente la participation de la Région est augmentée de 40% et le conseil régional sera partenaire du Visa d’or. Frêche, plus intelligent que Bourquin et Codognès ? Cela n’est plus à démontrer. Mais comme me l’expliquait un sage : « C’est bien que Bourquin ne soit pas présent à Visa. Ne lui reprochons pas d’être cohérent. Il y a lui et il y a nous. Nos valeurs ne sont pas les mêmes ».

Jean-François Leroy, l’homme qui depuis 20 ans associe le nom de Perpignan au combat pour l’information et la liberté d’expression ne s’endort pas sur ses lauriers. La manifestation qu’il dirige continue de s’enrichir et d’accroître son influence. Douze grands magazines internationaux, Time, Géo, National Géographie, Russkij Reporter… ont cette semaine publié des grands sujets en collaboration avec Visa pour l’image. Visa fait rayonner le nom de Perpignan dans le monde entier.

Parmi les autres très bonnes nouvelles de cette année, nous noterons la prolongation d’une semaine qui sera réservée aux publics scolaires. Il n’aurait certes pas fallu attendre vingt ans. Mais c’est une décision que l’on ne peut que saluer. En allant conquérir de nouveaux publics cette semaine va contribuer à l’éducation à l’image, à susciter la curiosité et l’intérêt pour ce qui se passe dans le monde.

Que d’affluence dans les lieux d’exposition ! Un peu moins de monde le matin à l’ouverture à 10h et le soir avant la fermeture à 20h30.

29aoû

« Fils de pute magouilleur et ces colistiers de chien», pour les Ripoull ce n’est pas diffamatoire

Internet, et c’est une évidence de le rappeler, c’est le meilleur et le pire… Comme tout le reste. Le pire de l’internet c’est l’utilisation de l’anonymat. On crée un blog en dissimulant son identité, on prend des pseudos pour mettre des commentaires sur des forums…

objectifalternance.com fournit un bon exemple des dérives nauséabondes de l’internet.

Dernier exemple en date : les commentaires sous l’article : « Perpignan : recours en annulation », mis en ligne le 25 août. L’un d’eux est un texte du webmaster du site dans lequel on peut lire : « Nous avons supprimé, par prudence, trois commentaires qui loin d’être diffamatoires pouvaient cependant exciter “les tenants du pouvoir usurpé”… ».

Quels sont donc ces commentaires qui pouvaient exciter “les tenants du pouvoir usurpé’’ ?

Le 27 août est apparu le commentaire suivant : « ça y est le fils de pute magouilleur et ces colistiers de chien vont devoir répondre devant un tribunal. » Ce message a été suivi de plusieurs réactions indignées.

Les procédés de ce genre sont légion sur objectifalternance, site anonyme du couple Ripoull. Oui les Ripoull, Jérôme et Clotilde. BCBG à la ville…

C’est la énième fois qu’un commentaire exécrable vise le maire de Perpignan. Son épouse en a aussi été victime. Quasiment tous les sites sur lesquels les lecteurs peuvent laisser des réactions vérifient le contenu des messages avant de les mettre en ligne. Nous avons de plus remarqué que des commentaires à caractère diffamatoire pouvaient rester en ligne de plusieurs heures à plusieurs jours alors que de nombreux commentaires qui n’étaient pas dans le ton anti-alduyste primaire étaient effacés très rapidement et parfois quelques minutes seulement après leur apparition. Les Ripoull pourront difficilement plaider la bonne foi. L’intention de nuire est trop évidente.

Les Ripoull ne signent pas et en plus ils n’assument pas objectifalternance. Un membre du Modem qui interrogeait Clotilde Ripoull sur son lien avec le site s’est vu répondre qu’elle ne savait pas qui le faisait. Nous avons, à notre tour, interrogé la responsable du Modem. Elle a refusé de répondre à la question « Ecrivez-vous ou avez-vous un lien avec objectifalternance ? ». Avant de nous couper le sifflet en raccrochant, elle nous a menacé d'une plainte en diffamation.

Un écrivain disait que les lettres anonymes n’apportent jamais de bonnes nouvelles. Il en va de même dans le débat public, l’anonymat ne l’élève pas.

Si on met en cause une personne, il faut lui donner la possibilité de répondre, de se défendre et d’abord de savoir qui l’attaque. C’est le minimum. Avec internet, cela est facilement contourné, en particulier et le plus souvent par ceux qui ont de mauvaises intentions.

En recherchant qui avait enregistré le nom objectifalternance.com, au moment de la création du blog, on trouvait le nom de Marques. Nom de jeune fille de Clotilde Ripoull. A présent, on n’identifie plus personne. La plainte pour diffamation avec constitution de partie civile de Jean-Paul Alduy obligera la plate-forme qui héberge le blog à fournir toutes les informations utiles à la justice.

On devrait combattre l’usage de l’anonymat sur internet. Internet est une grande chance pour la démocratie, un fabuleux moyen pour la faire vivre. Il y a eu pendant plusieurs années une expérience de débat public exceptionnelle par la qualité des interventions et le nombre de participants sur le forum de l’USAP. Il a été pourri par les propos haineux, extrémistes et la majorité des forumistes se sont éloignés. L’anonymat autorisait la tenue de propos que peu de personnes auraient assumé sous leur identité. Sans parler de ceux qui réglaient leur compte, y compris avec le club sportif.

Dernier exemple en date, Codognette s’indigne du troisième report du conseil municipal depuis mars 2008 (repris par la presse) et objectifalternance écrit : « A côté de la mairie le palais du roi Pétaud est un modèle d’ordre ». Suivant assidûment le conseil municipal de Perpignan, nous avons vérifié. Il n’y a jamais eu de report du conseil une fois celui-ci convoqué.

Et Clotilde Ripoull le sait mieux que quiconque. Il y a un calendrier prévisionnel indicatif. Et il arrive fréquemment que les dates soient modifiées. Fonctionnement identique au niveau du conseil général et dans la plupart des collectivités territoriales. Codognette est systématiquement dans la déformation, la manipulation pour pouvoir se livrer à son activité favorite la dénonciation d’Alduy tout azimuts.

29aoû

Le drapeau du Tibet flotte sur Visa pour l’image

Nous avons à son retour de vacances interrogé Jean-Paul Alduy sur les raisons pour lesquelles la motion adoptée par le conseil municipal le 26 mai n’avait pas été appliquée.

Voici la réponse du maire de Perpignan :

« Comme pour chaque délibération, celles-ci a été transmise à la préfecture des P.-O.. Toutefois elle ne peut-être applicable qu’après retour des services de la préfecture et après que le contrôle de légalité ait été effectué.

Par courrier du 25 juillet reçu le 29 juillet 2008, Monsieur le préfet nous a indiqué que cette délibération ne respecte pas la loi dans le sens où elle remet en cause le principe de neutralité des services publics. Nous avons pris acte de ces remarques et avons décidé de ne pas apposer le drapeau du Tibet sur le fronton de l’hôtel de ville ».

Cependant, le Festival Visa pour l’image est une manifestation permettant de mettre en lumière le non-respect de la liberté d’expression et d’opinion, l’oppression de certains régimes totalitaires envers le monde de la presse dénoncée notamment par Reporters Sans Frontières.

C’est la raison pour laquelle, pendant la durée du Festival, nous apposerons le drapeau du Tibet sur l’hôtel Pams, siège de l’Association Visa pour l’image ainsi que sur le fronton du Palais des congrès, transformé à cette occasion en centre international de presse. »

Le drapeau du Tibet flotte sur Pams

Le drapeau du Tibet sur l'hôtel Pams.

Comprenne qui pourra ce courrier de Jean-Paul Alduy. Le panneau pour la libération d’Ingrid Bétancourt ne transgressait-il pas le devoir de neutralité des service publics ? N’en est-il pas de même avec l’installation du drapeau du Tibet sur les deux édifices municipaux que sont l’hôtel Pams et le palais des congrès.

Lorsque à la région J. Blanc passe un accord électoral avec le FN et que la majorité du conseil municipal vote une motion condamnant cette alliance, elle ne respecte donc pas le principe invoqué. Et les exemples sont nombreux. Le motif donné par le préfet ne tient pas. Ou à ce compte là, les assemblées ne seraient plus libres de délibérer en faveur d’une cause ou d’une autre.

Lorsque la préfecture de Loire-Atlantique demande au maire socialiste de Nantes de retirer le drapeau du Tibet de la façade, ce dernier répond que le drapeau sera maintenu. Le préfet a laissé tomber et il ne poursuivra pas la mairie devant le tribunal administratif. Il courrait fortement le risque de perdre.

On peut se réjouir de la décision prise dans le cadre de Visa pour l’image, manifestation qui a une dimension internationale. Mais elle ne fait pas oublier ce qui n’a pas été fait pendant les JO de Pékin. Et cela parce que les motivations du refus de hisser le drapeau du Tibet sur la façade de la mairie ne sont pas convaincantes.

24aoû

La féria "catalane" de Millas

La féria de Millas a fait une énorme campagne d’affichage sauvage sur les murs de Perpignan. Des centaines et des centaines de têtes de taureaux ornent ou plutôt polluent les murs et le mobilier urbain.Qu’est-ce qui a pris aux organisateurs de la féria de Millas ? Un employé des services municipaux confirmait que jamais il n’avait vu une campagne d’affichage sauvage aussi massive. Si aucun quartier de la ville n’a été épargné, le centre ville a plus particulièrement été soigné.

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Place de Catalogne, place de la République ...

Bourquin : le blessé oublié du correfoc

Contrairement a ce que l’on nous répète, l’homme grièvement blessé au ventre lors du correfoc de la féria de Millas n’est pas la première victime de cette animation pyrotechnique, comme nous le rappelle le témoignage donné en son temps sur son blog par le président du conseil général.

« Main droite partie en fumée »

Récit du grand blessé : « Je commence à penser que l’été 2005 et l’été 2006 se sont mis d’accord pour me taquiner pendant ma période estivale de repos. Le premier m’a vu hospitalisé en raison de coliques néphrétiques et le second (je n’écris pas deuxième pour décourager le troisième - 2007 - à me donner du fil à retordre) a vu ma main droite partir en fumée. Oui, vous avez bien lu. Celles et ceux qui étaient à Millas le soir du dimanche 6 août dernier le savent sans doute. J’étais avec les danseurs du feu, ces professionnels hommes et femmes tenant dans leurs mains les bâtons au bout desquels sont accrochés les petits bâtons de mini feux d’artifices qui donnent à la dernière nuit de la Féria de Millas cet air de fête si particulièrement réjouissant et magique. La farandole allait bon train. Pour ma part, j’étais à l’abri sous une veste passée par les pompiers présents et une cagoule qui me protégeaient des retombées piquantes du feu émanant du bâton que je tenais. Lorsque celui-ci eut cessé de brûler, une dame (déguisée en sorcière...) m’a passé un bâton de feu, mais sans le grand bâton au bout duquel on le place d’ordinaire. L’entrain de la farandole aidant, je n’ai pas prêté attention aux risques qu’il y avait à tenir cela entre les doigts. Soudain une explosion a retenti. PAM. J’ai regardé ma main droite et j’ai mis quelques secondes à comprendre ce qui venait de se produire. Une douleur atroce m’a parcouru le bras, allant jusqu’à me donner la sensation de sentir mon squelette brûler. Je n’ai rien dit sur le coup, tenant ma main le long de mon corps, et c’est Henri Demay me voyant devenir blême qui partit prévenir les pompiers. La nouvelle s’est répandue aussi vite que ce que le bâton avait explosé. Le pharmacien, l’infirmière, le médecin et même le rebouteux du coin, tous sont venus soigner ma blessure. Brûlure au deuxième degré plus, quasiment un troisième degré. La chair de ma main était aussi noire que les steacks qu’il m’arrive de faire cramer sur le barbecue du dimanche. Je n’étais pas trop enclin à croire aux dons des rebouteux. Un tort, un a priori stupide puisque j’ai réellement senti la douleur, la sensation de brûlure s’échapper de ma main en même temps que la dame en question effleurait ma main avec la sienne. Cela m’a soulagé, vraiment. Pendant plus d’une semaine, ma main m’a fait un mal de chien. Je m’étais mis un bandage pour expliquer pourquoi je ne pouvais plus serrer les mains de celles et ceux que je croisais chaque jour. La blessure étant à l’intérieur, cela ne se voyait pas au premier coup d’oeil !! » Quel guerrier ! Quel homme courageux ! Quel président !

(Nous voulons bien croire qu’il se soit fait mal. Mais quel cinéma !)

Petite question à notre bien aimé président (fidèle lecteur de perpignan-toutvabien). A la féria, on vous a vu dans tous les rôles, servant du pastis à volonté, jouant de l’hélicon, participant à l’abrivado, animant le carrefoc, mais on ne vous a pas encore vu en torero. Nous savons que vous ne manquez pas de courage. Vous n’y aviez tout simplement pas pensé. Ce n’est pas plus dangereux que d’affronter les abeilles de votre ruche. Vous qui aimez tellement que l’on vous regarde, que l’on vous admire, soyez certain qu’en descendant dans l’arène vous réussiriez un coup à vous en faire péter l’ego. Avec un peu de chance, vous en sortirez blessé. Vous qui aimez comme personne parlez de vos blessures et montrer vos cicatrices, que pouvez espérez de mieux qu’un coup de corne pour nourrir les longs monologues sur votre personne, provoquez l’admiration et surtout entré dans la légende ? Président vous avez rendez-vous avec la gloire !

La supercherie de Millas

Le correfoc et les castellers sont désormais chaque année au programme de la féria de Millas. Ils donnent des accents catalans à la corrida, à la féria du livre (soutenue par André Bonet et son CML) où l’on trouve tous les livres sur la torturomachie, cet art de s’amuser avec les animaux en les faisant souffrir.

La subvention du conseil général ne va plus à la Féria de Millas elle est donnée à la Festa d’identitat Catalana. 15 000 euros qui sortent du budget « Politique en faveur du patrimoine et de la catalanité. » Belle supercherie. 15 000 euros sur un total de 32 500 euros affecté aux fêtes catalanes. Comme on dit en catalan Ollé !

20aoû

Offensives électoralistes contre la culture

Populisme, culture et gauche, les trois mots sont audacieusement rapprochés par Catherine Millet qui raconte sa semaine dans Libération du samedi 17 août. L’écrivain, directrice et fondatrice d’Art Press, spécialiste internationalement reconnue en art contemporain n’hésite pas a utiliser les colonnes de Libération pour dénoncer, avec des exemples à l’appui, le combat électoraliste de politiciens de gauche contre des équipements culturels.

« A l’occasion des dernières élections municipales, on a entendu des voix populistes s’élever à gauche. Elles attaquaient des maires menant une politique culturelle jugée trop élitiste. A Sérignan (Hérault), le maire sans étiquette, a été battu par une coalition de gauche qui lui reprochait son superbe musée, la place aménagée par Buren, ses projets avec des architectes comme Nouvel ou Bouchain. A Rodez, c’est un UMP qui a été évincé au profit d’un socialiste qui n’a pas osé annuler le projet de musée Soulages, mais qui l’a sérieusement revu à la baisse ». Elle évoque la situation de Narbonne, mais aussi celle de Perpignan et de son projet de théâtre : « Un coût de 42 millions d’euros pour 1 100 places paraît raisonnable mais ce serait néanmoins bien trop élevé pour tous les partis d’opposition qui, du FN, à l’extrême gauche en passant par la gauche socialiste, ont fait front, pendant la campagne électorale et continuent de l’attaquer. »

Il n’y a donc pas qu’à Perpignan que la gauche se laisse tenter par le recours aux vieux démons du populisme. La gauche a pourtant toujours voulut incarner la culture, la défense des artistes et des créateurs, la démocratisation de la diffusion des oeuvres et des pratiques culturelles. Que se passe-t-il pour que la gauche, dans autant d’endroits et Catherine Millet a limité ses exemples au Languedoc-Roussillon, bafoue son identité, ses valeurs… ?

L’imitation et la surenchère étant inévitable, d’autres forces politiques seront tentées d’entrer dans la danse… Au final c’est la culture qui sera perdante.

La culture selon Bourquin et Meier

L’opposition d’Amiel-Donat, de Codognès et de Codognette au nouveau théâtre est en phase avec la politique culturelle du conseil général. Cette politique est simple à résumer, Bourquin a tout détruit et il a fait de Thierry Meier le principal acteur “culturel“ du conseil général. Le même Thierry Meier qui est un des principaux opposants au théâtre. On peut reprocher beaucoup de choses à la gauche des P.-O., mais pas son manque de cohérence.

Pourquoi Amiel-Donat, Codognès et Codognette font-ils de l’opposition au théâtre leur grand combat ? Tout simplement parce qu’ils savent que la majorité des électeurs ne vont pas au théâtre. Ils pensent donc qu’il ne sera pas difficile de les convaincre que le théâtre est très cher, est trop cher. Ils seront contre et par conséquent contre celui qui réalise ce projet. Si s’appuyer sur ceux qui n’ont pas accès, ou ont un accès limité, aux espaces culturels, ce n’est pas du populisme… Le stratagème est diabolique ! Et inquiétant. Au regard des résultats des dernières élections municipales et des réactions populaires au projet de théâtre, il n’y a pas de doute, à Perpignan aussi le populisme paie.

Le populisme est toujours dangereux. Mais il est plus inquiétant encore quand il jette son dévolu sur la culture. La culture c’est ce qui nous humanise…

Légende photo : La culture selon Bourquin et Meier.

11aoû

Drapeau du Tibet (suite) Alduy se déballonne

On commence à en savoir plus sur les raisons pour lesquelles le drapeau du Tibet ne flotte toujours pas sur le fronton de l’Hôtel de Ville. Monsieur Gilles Prieto, secrétaire général de la préfecture, nous a expliqué qu’un courrier avait, le 25 juillet, été adressé à la mairie de Perpignan. Il rappelait le devoir de réserve du service public en s’appuyant sur la jurisprudence et précisément sur une décision du Conseil d’Etat de 2005 concernant la commune de Sainte-Marie.

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Cette décision faisait suite à l’installation du drapeau indépendantiste martiniquais (noir rouge et vert) sur la mairie de la commune de Saint-Anne, dont le maire est indépendantiste. Le Conseil d’Etat considère : « Que le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques. »

Nous avons également demandé au secrétaire général si la préfecture agissait à la suite d’une circulaire ministérielle. Il a répondu que ce n’était pas le cas. Un contact au cabinet d’une préfecture d’une autre région nous a confirmé qu’il n’y avait pas de circulaire et que, dans son département, plusieurs mairies avaient mis un drapeau du Tibet sans que la préfecture ne réagisse.

Le secrétaire général précise que la pose du drapeau du Tibet n’entraînerait pas l’envoi de la force publique pour le retirer. La préfecture pourrait tout au plus déférer devant le tribunal administratif. Il semble assez improbable qu’elle aille jusque-là.

A la mairie de Perpignan, on s’était bien gardé de parler de ce courrier de la préfecture. Est-ce par honte de se soumettre aussi facilement ?

Perpignan ville de la fraternité, ville qui défend les Droits de l’Homme… Dans les discours, sans aucun doute. Il aura suffit qu’un préfet exprime un avis défavorable pour que le maire s’assoit sur une délibération votée par la majorité de son conseil municipal (Il l’avait lui-même votée). Lui qui affirmait, il y a deux semaines, que quelque soit la réponse du contrôle de légalité de la préfecture, le drapeau du Tibet serait accroché sur la mairie au plus tard pour l’ouverture des J.-O.

09aoû

Le drapeau du Tibet flotte sur Perpignan, mais pas sur la mairie

Le drapeau du Tibet aurait dans les jours suivants du flotter sur la façade de l’Hôtel de ville. Mais la préfecture a bloqué l’application de la délibération. En effet, l’ensemble des délibérations adoptées par le conseil municipal, c’est le cas pour toutes les communes, est soumis au contrôle de légalité de la préfecture qui peut déférer au tribunal administratif une décision qu’elle apprécierait comme étant illégale. La délibération sur le Tibet n’étant toujours pas revenue à la mairie de Perpignan dûment estampillée de la préfecture, elle ne peut, en théorie, être exécutée.

Enric Vilanova s’insurge contre cette situation. Pour lui, le préfet n’a pas à approuver ou désapprouver une décision politique en bloquant son exécution. Il juge cette situation particulièrement grave et met également en cause le maire de Perpignan qui « fait preuve de légèreté et fait peu de cas de la souffrance du peuple tibétain. » Enric Vilanova vient d’adresser une lettre au maire de Perpignan pour le mettre en demeure d’appliquer la délibération du conseil municipal. Son courrier sera dans les prochains jours rendu public.

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A une centaine de mètres de la mairie, place Jean Jaurès, flotte un drapeau tibétain sur une fenêtre. Qui habite-là ? Maître Pierre Parrat, cinquième maire-adjoint de Jean-Paul Alduy. Il y a quand même des élus qui mettent leurs actes en accord avec leurs discours.

Dautres drapeaux tibétains vont-ils apparaître aux fenêtres ? Les quelques commerces qui les vendaient ont été dévalisés et on ne trouve plus un seul drapeau du Tibet à Perpignan.

Perpignan-toutvabien a interrogé la préfecture sur le blocage de la délibération du conseil municipal. Une réponse est attendue dans le courant de la journée de lundi. Cela dit, Jean-Paul Alduy est bien timoré. Il y quelques semaines, il nous assurait pourtant que de toute façon, le drapeau du Tibet serait installé sur la façade de la mairie durant toute la durée des J.-O.

Plus d’un millier de mairies, conseils généraux et conseils régionaux ont, à travers la France, hissé les couleurs du Tibet. Mais Hugues Bousiges, n’est pas le seul préfet à s’être opposé à cette initiative. Le 8 août, jour de la cérémonie d’ouverture des J-O, la préfecture de Loire-Atlantique a demandé à la mairie de Nantes de retirer le drapeau tibétain de la façade. Réponse ferme du maire socialiste Jean-Marc Ayrault : « Si vraiment on veut nous le faire enlever, il faudra faire appel à la force publique. » Initiatives isolés de préfets ou mise en application d’une circulaire du ministère de l’intérieur ? La réponse est attendue.

03aoû

La télé Bourqu’indép

Dans l’histoire de la presse locale, le 22 juillet 2008 restera comme une triste date. En sélectionnant le projet de L’Indépendant, le CSA renforce l’influence de l’entreprise de presse dominant le paysage médiatique du département des Pyrénées-Orientales. L’Indépendant associé à un féodal dont l’action est depuis dix ans marquée par son combat contre la liberté de la presse.

Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel a d’abord décidé qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule télé dans les Pyrénées-Orientales. Trois projets ont été présentés, il n’en a donc retenu qu’un. Pourquoi celui-là ? Les membres du CSA ont délibéré secrètement. Cela n’a rien à voir avec la façon dont les choses pourraient se passer dans un pays qui aurait une haute idée de la démocratie et qui en ferait la clef du fonctionnement de ses institutions.

Le jacobinisme a fabriqué une décentralisation sans les contre-pouvoir qui existent au niveau national. Résultat : les collectivités territoriales (villes, départements, régions) se féodalisent. Le pluralisme de l’information, sans lequel il n’y a pas de démocratie, s’est fortement dégradé ces dernières années. Où va-t-on en confiant les télés locales aux groupes de presse qui dominent les territoires ? Qui plus est en association avec des politiques qui se comportent en despotes !

Le conseil général, qui est un des plus importants annonceurs de L’Indép, et selon certaines sources le premier, va maintenant détenir autour de 20 % du capital de la télé départementale. Télé qu’il alimentera financièrement avec des partenariats et de l’achat d’espace.

Nous ne tenterons pas de faire croire aux lecteurs de perpignan-toutvabien qu’il n’y a pas d’incidence sur les contenus.

Un seul exemple. En 2007, L’Indép a largement couvert le conflit entre les trois journalistes et la direction de Perpignan TV suite à la décision de cette dernière de supprimer l’information locale. Par contre, rien du tout sur la razzia chez les marchands de journaux effectuée par Jacqueline Amiel-Donat et des membres du cabinet Bourquin qui, en une journée, ont acheté la totalité du tirage du Petit Journal, le jour de sa parution. Pas un mot non plus sur l’action en justice avec demande de saisie du Petit Journal. Procès perdu par Christian Bourquin. Les lecteurs de L’Indép n’en ont pas su un mot.

La lutte pour le pluralisme et pour défendre ce qui nous reste de démocratie continue, ici et ailleurs… Certes avec des moyens inégaux. Mais avouons que le plus gros problème vient du faible intérêt que la grande majorité de nos concitoyens porte à ces questions. Il est vrai qu’ils n’y sont guère sensibilisés par la presse.

24juil

Le polar de Guillaume Clavaud : banyuls et vinaigre

Après avoir lu “Le banyuls tourne au vinaigre“, polar du rubricard politique de L’Indép, nous pouvons affirmer que Guillaume Clavaud n’a pas d’ambitions littéraires. Il ne sera pas happé par une carrière d’homme de lettres qui aurait privé les milliers de lecteurs qui, chaque matin, se jettent avidement sur la prose du plus talentueux des journalistes de L’Indépendant.

Nous ne saurions, toutefois, trop encourager notre éminent et respectable confrère a présenter son livre pour le prochain prix Méditerranée Roussillon. Il a ses chances. Son ouvrage n’est pas moins bon que celui de Gérard Raynal, lauréat 2008. André Bonet, le président à vie du Centre Méditerranéen de Littérature, a un faible pour les journalistes de L’Indép. Le CML reçoit énormément de subventions pour ne pas faire grand chose. Mais, quand au cours de sa tournée de promotion, un auteur fait étape à Perpignan, il faut que l’on sache que le CML l’accueille (bien entendu aux frais de la princesse dans un bon restaurant avec toute la cour d’André Bonet et les journalistes méritants).

On apprend, dès la seconde page, que le livre est publié avec le concours sonnant et trébuchant du conseil général et du conseil régional. A la page suivante, l’auteur remercie diverses personnes dont Laflotte « pour la relecture bénévole et critique ». Laflotte ? Non ! C’est pas vrai ! L’attachée de presse du président du conseil général, Anne Florence Lièvremont, pseudo Laflotte. On entend depuis longtemps dire que ces deux-là s’entendent bien. Mais à ce point ! N’allez quand même pas imaginer que Guillaume fasse relire ses articles par Anne-Flo. Nous tenions à faire cette mise au point. Il y a tellement de gens médisants.

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Que l’attachée de presse et le rubricard politique de L’Indép entretiennent de bonnes relations ne nous étonne pas. Guillaume Clavaud ne réserve-t-il pas le plus grand nombre de ses flèches à la droite et en particulier aux alduystes ? N’est-il pas bienveillant avec Christian Bourquin, avec Jacqueline Amiel-Donat et avec Jean Codognès ? Nous ne songeons pas une seconde à mettre cette orientation sur le compte des bonnes relations entre un journaliste politique et une attachée de presse. C’est la ligne du journal qui veut cela. Celle que l’on retrouve dans les éditos anti-Sarko de Bernard Revel. Durant la campagne des présidentielles, il était souvent plus virulent que Libération.

Comme tout cela relève d’un choix rédactionnel, nous nous garderons bien de faire un discours sur la connivence entre les journalistes et les hommes politiques. Et nous nous abstiendrons d’invoquer la déontologie, de parler de la proximité et de la distance que les journalistes doivent avoir avec leurs sources. perpignan-toutvabien est surtout là pour appeler un chat un chat. C’est fait !

Quelques mots sur le polar. Si vous avez aimez Dashiell Hammett et Manchette, Cavaliéri et Pélécanos, vous n’y trouverez pas votre compte. Sinon laissez vous allez, cela se lit. Puisqu’il est question de vin, disons que l’on pourrait comparer ce livre à un petit vin sans qualité et sans trop de défauts.

Guillaume Clavaud. Le banyuls tourne au vinaigre. Mare Nostrum Polar. 10 euros.

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