Perpignan-Toutvabien

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28dec

Un si bon livre !

Un livre, c’est comme une bouteille. Au moment où on va l’ouvrir, c’est toujours avec l’envie que ce soit bon. Même si ce n’est pas un grand cru. Même si Denis Dupont n’est pas le Alain Duhamel de la politique départementale. Il est l’auteur besogneux d’un dictionnaire de la vie politique locale, une somme dont l’utilité ne fait pas oublier les nombreux défauts (publié en 2007).

Là, les défauts sautent tout de suite aux yeux. Petits, mais significatifs et annonciateurs. Sous le titre principal de la couverture La Campagne de Perpignan, on lit: «Chronique de 2 ans d’une bataille pour la conquête du pouvoir (2007-2009)». Pourquoi mettre deux fois la même information dans la même phrase? On tourne le livre et on lit sur la quatrième de couverture: « Denis Dupont, journaliste au journal L’Indépendant». "quotidien" aurait permis d’éviter de répéter le mot journal.

Le livre est édité par Critérium édition. Nouvel éditeur local ? Editeur hors département ? Aucune indication. Le nom de l’imprimeur et la date d’impression, mentions légales pourtant obligatoires ont été oubliées. Quand à l’éditeur, il est, sur Google, déclaré inconnu au bataillon. La couverture d’un livre, comme l’étiquette d’une bouteille, donne de nombreuses informations.

Il était temps de l’ouvrir. Première, deuxième, troisième page… ça sonne faux ! Mais il n’y a pas que le ton qui ne soit pas juste. Il y a les faits. A la date du 17 novembre 2007, (page 13 et 14), Denis Dupont relate la fameuse Fideua lors de laquelle Alduy lança sa campagne pour les municipales de 2008 devant plus de 1 500 personnes attablées dans le satellite du Palais des expositions. L’auteur fait complètement l’impasse sur les déclarations choc d’Alduy et de Villard, sur la consécration de ce dernier qui est secrétaire départemental du Parti Radical, la formation du maire.

Jean-Paul Alduy, qui vient de rendre sa présidence départementale de l’UMP, prend carrément ses distances avec elle en annonçant qu’il composera la liste selon son bon vouloir, en se faisant plaisir. Fabrice Villard va plus loin, il humilie les parlementaires et tous les responsables UMP qui sont attablés au pied de la tribune. Ils ont failli se lever comme un seul homme et quitter la salle en entendant Fabrice Villard leur dire que s’ils n’aimaient pas les Alduystes, ces derniers ne les aimaient pas non plus. C’est un moment clef. Car il montre, que de toute évidence, Alduy était convaincu qu'il n'avait pas besoin de l'UMP pour gagner. Passer à côté de ça, ce jour-là et dans les pages suivantes, c’est vraiment passer à côté de l’essentiel. D’autant qu’en 2008, Alduy manque de perdre la mairie parce que nombre d’électeurs de droite lui font défaut. Et, en 2009, il la reprend confortablement parce que cet électorat est de retour. Denis Dupont se plante tellement complètement qu’il fait de Fabrice Rallo, le responsable des jeunes radicaux, le héros de cette manifestation. Il cite sept fois le nom de Rallo et seulement une fois celui de Villard (en deux pages). Tout faux monsieur Dupont !

L’auteur ne raconte et n’analyse pas mieux ce qui se passe à gauche. Il reste à la surface. Toujours à la surface. Tout lui échappe. C’est navrant ! Il utilise des tournures qui laissent penser qu’il a une grande proximité avec les personnages. Des effets de style ! D’ailleurs mal venus. Le bon journalisme politique a autant besoin de distance que de proximité.

Perpignan-toutvabien est deux ou trois fois cité. Principalement au moment de l’affaire Coll, le numéro deux franquiste de la liste Amiel-Donat. Il écrit : « L’Indép va-t-il parler à son tour de l’affaire ? Et si oui, dans combien de temps ? Car pour être crédible, il faut que l’info passe par le quotidien. Fabrice Thomas l’a toujours regretté, mais doit se résigner à attendre que les responsables politiques du journal à leur tour lâchent l’info… » Encore tout faux ! Et pour cause. L’Indép fait le choix (incroyable mais compréhensible car il est bienveillant avec Amiel-Donat) de faire le silence sur l’énorme info. Elle n’apparaîtra dans ses colonnes qu’après la démission de François Coll. Dupont n’a pas été très malin. Il aurait pu choisir un meilleur exemple pour démontrer que le journal pour lequel il travaille restait incontournable. Il aurait aussi pu éviter de nous faire dire des choses que nous ne pensons pas.

Arrêtons-là ! On ne va quand même pas assassiner le si bon livre d’un confrère d’un aussi bon journal.

Denis Dupont, La campagne de Perpignan. Criterium édition. 12 euros.

20dec

De la servitude !

Lundi 21 décembre quand il arrivera au nouvel hôtel de l’agglomération Perpignan Méditerranée, Georges Frêche sera accueilli par un huissier de justice. Auxiliaire de justice missionné par Raymond Couderc, tête de liste UMP aux régionales.

Car comme l’écrit François Calvet dans une lettre ouverte à Jean-Paul Alduy : « Cette signature a lieu le 21 décembre, très exactement une semaine après le démarrage de la période électorale, de trois mois avant le scrutin régional des 14 et 21 mars 2010. »

Et le parlementaire poursuit sa missive par un cinglant réquisitoire : « Je ne serai donc pas présent à cette manifestation et je veux vous en exprimer publiquement les raisons. Tout d’abord je m’élève contre la présence dans nos murs d’un personnage qui a oublié l’agglomération pendant six années de mandat et qui vient aujourd’hui essayer de trouver un petit crédit en distribuant quelques miettes que constituent les maigres restes du festin montpelliérain. »

Frêche vient faire un coup politique. Ce qu’il fait depuis quelques temps chaque semaine en venant dans les P-O annoncer que la région finance tel ou tel dossier. Il veut donner l’impression que la région fait beaucoup dans les P-O alors qu’il a tout au long de son mandat fait ici moins qu’ailleurs. Il a voulu faire payer aux Catalans la mise en échec du nouveau nom qu’il avait décidé de donner à la région. « Les Catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer… », expliquait à ses étudiants le professeur de droit à l’université de Montpellier lors de l’un de ses derniers cours. «Oh catalans, je vous aime, oh Occitans mes frères, je vous aime, vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 gugus, tout le monde est content »,ajoutait-il.

Frêche arrive avec 1,5 millions d’euros pour le théâtre de l’Archipel. Somme qu’il avait promis il y a deux ans, puis retirée. Puis conditionnée à l’élection de Jacqueline Amiel-Donat à la mairie. L’assemblée régionale a, il y quelques jours, voté ces crédits. Mais il faut qu’en contrepartie Alduy reçoive le seigneur de la région avec tous les honneurs, le couvre de remerciements… En pleine campagne électorale.

Frêche met en application le précepte numéro 1 de sa méthode : « Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les "engraner" ».

Et pour conclure quelques lignes extraites du Discours de la servitude volontaire de La Boétie : « Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qui lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer… Chose vraiment étonnante – et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter – puisqu’il est seul – ni aimer – puisqu’ils est envers eux tous inhumain et cruel…Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »

08dec

Frêche bande encore !

Le président de la région a, lors d’une réunion à La Salvetat-sur-Agout (34), raconté à son auditoire qu’au moment de son opération, il s’était inquiété sur la conservation de sa virilité. Il a été rassuré et il précise qu’il bande encore.

Codorniou !

Enorme titre à la une de l’Indép de jeudi 3décembre : « Un livre évènement de l’ex-international de rugby… Les confidences de Codorniou ». La sortie de ce livre est de toute évidence une opération électorale. Sortir un livre est depuis quelques années le truc que tous les communicants font faire à leur candidat. Alduy l’a fait deux fois, en 2001 et en 2008.

Le bouquin de Codorniu est écrit d’une plume alerte et professionnelle, journalistique, sans doute. L’homme de paille a-t-il eu besoin d’un nègre ? La pantalonnade continue.

Frêche en campagne

On n’a jamais autant vu Frêche dans les P.-O.. Il se passe rarement une semaine sans qu’il ne vienne annoncer que la région finance tel ou tel projet. Les saillies de Frêche semblent se faire plus rares. Explication L’Indép lisse souvent les propos du président de la région en ne retenant que le positif, que ce qui ne choquera pas le lecteur. Cela ne doit pas déplaire à l’entourage du président de région. Heureusement que L’Indép ne fait pas campagne pour Frêche !

Grossier personnage

Si la presse ne moufte pas, il y a fort heureusement des citoyens qui eux ne sont pas sourds. Un élu d’un commune du Conflent qui siège au Parc Naturel Régional a adressé un courrier au ministère des anciens combattants dans lequel il s’indigne des propos tenus par Frêche le 28 septembre à Villefranche-de-Conflent : « Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des gretchens, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front Russe ».

« Cette évocation de la mémoire de ceux qui ont croupi dans les camps de prisonniers en Prusse orientale ou ailleurs est proprement indigne des fonctions de ce personnage », écrit l’élu du Conflent dans le récit de la pitoyable représentation à laquelle il a assisté. Il est ulcéré par le comportement du président de la région : « Dans la continuité, le sous-préfet de Prades prenant la parole pour évoquer l'action publique s'est vu proposer un bras d'honneur devant toute l'assemblée et a continué son discours sur le spectacle d'un Président de conseil Régional se curant le nez sans modération ».

Carte de travail

Mépriser, abaisser, insulter les autres, est chez Frêche un besoin. Un besoin que l’on sent venir des profondeurs. Mais derrière cette haine des autres n’y a-t-il pas, comme c’est souvent le cas, une haine de soi ? A force de haïr, on devient soi même haïssable.

Comment se fait-il qu’une majorité de membres du PS assument ce langage de soudard ? Certes l’esprit partisan aveugle, obère, le sens critique. Mais accepter l’inacceptable ? Comment font-ils ? Comment s’arrangent-ils avec leur conscience d’homme ou de femme de gauche ? La plupart expliquent qu’il vaut mieux avoir Frêche qu’un président de droite.

Mais il ne faut pas perdre de vue que la carte du PS est pour beaucoup une carte de travail. Une carte que beaucoup n’auraient pas si les collectivités territoriales dirigées par les socialistes n’étaient pas des employeurs importants. Avant l’arrivée de Bourquin à la présidence du conseil général, il n’y avait que quelques centaines d’adhérents au PS des P.-O., ils sont à présents plus de 2 000. Le clientélisme prospère à l’ombre du sous-développement économique.

28nov

Au secours : On veut tuer le parti communiste

Le 12e Festival du livre de Cabestany avait cette année pour thème La liberté d’expression. Quelle ne fut pas notre surprise, en lisant le programme de la manifestation de découvrir que les communistes se présentaient en défenseurs de la liberté de la presse ?

Ce qui est embêtant avec la gauche, nous le constatons sans cesse, c’est la formidable distance qu’elle met entre ses discours et ses actes.

Comme défenseurs de la liberté de la presse, les communistes se posent là. Et on ne va pas vous parler de ce qui se passe dans un des derniers paradis socialistes. Restons ici, dans les P.-O..

Voici une enquête (attention c’est long à lire) publiée il y a quelques semaines dans le Petit Journal. Elle montre que les responsables communistes des P.-O. sont plus préoccupés par le financement de leur parti artificiellement maintenu en vie que par la liberté de la presse.

Nicolas Garcia à Elne, Jean Vila à Cabestany

Les bulletins municipaux servent à financer le parti communiste !

En mars dernier, des commerçants d’Elne se plaignaient d’avoir été fortement incités à acheter un espace publicitaire dans le bulletin municipal. Démarchés par un commercial qui leur mettait sous le nez une lettre du maire, ils avaient l’impression de ne pas avoir le choix. Le bulletin municipal en question comporte 86 emplacements publicitaires. Espaces publicitaires dont le volume global dépasse celui consacré au rédactionnel. L’ours du journal (l’espace où se trouvent toutes les mentions légales) indique que la régie publicitaire a été confiée à Inter Perpignan Publicité. Mais les factures, et Le Petit Journal en a vu plusieurs, sont émises par Le Travailleur Catalan, hebdomadaire du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales.

Une lettre qui n’arrive pas

Un habitant de la commune, Georges Pibernat, a eu envie d’en savoir plus. Il a donc écrit, en avril, à Nicolas Garcia pour lui demander la copie du contrat liant la mairie d’Elne à Inter Perpignan Publicité. Les jours, les semaines et le mois s’écoulent sans réponse de Nicolas Garcia. M. Pibernat saisit donc la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs). La CADA rend un avis qui oblige la mairie d’Elne à communiquer le document demandé. Mais M. Pibernat ne le recevra jamais. D’Elne à Elne, l’acheminement du courrier marche très mal. Le Petit journal a appris du directeur des services de la mairie d’Elne, Rémi Catala, qu’un courrier aurait été envoyé à M. Pibernat. Ce dernier s’adresse de nouveau à la CADA, mais celle-ci indique qu’elle n’a pas de pouvoir pour contraindre la mairie d’Elne à appliquer l’avis qu’elle a rendu. Elle conseille à M. Pibernat, c’est la voie normale, de s’adresser au tribunal administratif.

Une société dissoute il y a deux ans

Il se dégage la très forte impression que la mairie d’Elne n’a pas envie de communiquer le contrat la liant à Inter Perpignan Publicité… si celui-ci existe. Et pour cause ! Inter Perpignan Publicité est une société qui a été dissoute il y a deux ans. En avril 2007. En faisant des recherches sur la défunte entreprise, on apprend qu’elle était liée à la fédération du parti communiste des Pyrénées-Orientales où elle avait d’ailleurs ses bureaux. On apprend aussi qu’elle avait été dirigée par Jean Vila, maire de Cabestany. Pourquoi utiliser le nom d’Inter Perpignan Publicité ? « Pour cacher aux habitants que c’est le Parti communiste qui ramasse les sous », avoue un employé de la mairie d’Elne.

Pamphlet contre l’opposition

L’opposition municipale se saisit du dossier, écrit au préfet, au procureur de la République et envoie une lettre aux commerçants et entrepreneurs qui ont acheté un espace publicitaire. Henri Jonca, conseiller municipal, les informe, entre autres choses, du fait que le maire d’Elne est salarié du Travailleur Catalan. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Nicolas Garcia au tribunal correctionnel devant lequel il a comparu en décembre 2008 dans l’affaire du lotissement du Coeur des Trilles. Il était poursuivi, et a été condamné, pour prise illégale d’intérêt. Nicolas Garcia répond à Henri Jonca dans une longue lettre qu’il adresse aux annonceurs. Cette lettre est un pamphlet contre son opposition, accusée d’avoir pris les commerçants en otage dans une entreprise politicienne. Aucune explication par contre sur le fait que le bulletin municipal indique le nom d’une entreprise dissoute deux ans plus tôt. Le maire noie le poisson et minimise : « Le problème se situe entre mon opposition et moi sur l’interprétation de textes administratifs affairant aux règles d’attributions des marchés publics liés à la publicité dans les publications communales ». Cela prête à sourire quand l’on sait que le conseil municipal n’a jamais été informé, n’a jamais débattu, n’a jamais délibéré sur le sujet. Ce qui aurait dû être fait. Le passage des marchés par les collectivités locales obéit à des règles claires et strictes auxquelles la mairie d’Elne ne semble pas s’être soumise.

Le numéro 1 du PC des P.-O

S’appuyant sur les tarifs facturés selon la taille des espaces publicitaires, Georges Pibernat évalue le chiffre d’affaires publicitaire à 25 000 euros pour le seul numéro d’Elne citoyenne de mars 2009. Il ne semble pas pouvoir être inférieur à 20 000 euros. Lors du conseil municipal du 25 juin, Jean-Claude Jourda, conseiller municipal d’opposition, interroge le maire sur les conditions de réalisation du bulletin municipal. Nicolas Garcia indique : « Qu’aucun des souscripteurs à une publicité n’a été trompé sur l’identité de l’éditeur car tous les reçus ont été faits au nom du Travailleur Catalan ». Le numéro 1 du PC des P.-O. est un as de la dialectique. Mais le problème n’est pas où il fait semblant de le situer. Son attitude confirme que le nom d’Inter Perpignan Publicité est utilisé pour cacher celui du Travailleur Catalan qui, lui, renvoie directement au PC.

Combien pour le PC ?

Parlant de l’opération financière, Nicolas Garcia souligne que cette année les bulletins municipaux n’ont rien coûté aux contribuables illibériens. Il a, dit-il, « fait gagner de l’argent aux contribuables ». Quand il siégeait dans l’opposition Nicolas Garcia avait d’excellents arguments contre le financement du bulletin municipal par la publicité. Mais combien Nicolas Garcia a-t-il fait gagner au parti communiste ? Il indique que le bénéfice réel après déduction des frais « n’a pas excédé 4 000 euros ». Les coûts d’une semaine de la commercialisation, de la maquette et de l’impression de ce magazine de 24 pages tiré à 3 000 exemplaires ne dépassent pas 5 000 euros. Le bénéfice doit donc être beaucoup plus important que ne le dit le maire d’Elne, dirigeant du PC et salarié du Travailleur Catalan

Les fournisseurs de la mairie

Le Petit journal a rencontré le gérant du Travailleur Catalan. Que le monde est petit ! Ce monsieur est aussi directeur général des services de la ville d’Elne. Rémi Cathala précise qu’il est gérant bénévole du Travailleur Catalan. Selon lui, la publicité couvre les frais, pas plus. Nous avons également rencontré Richard Siméon, agent commercial du Travailleur Catalan qui a démarché les commerçants d’Elne. Pour lui, il n’y a pas de vente forcée et la lettre du maire ne servirait pas à influencer, elle permettrait seulement de montrer que le Travailleur Catalan a une autorisation de la mairie. Dans ce bulletin municipal qui est en réalité un bulletin de promotion du maire et de son activité, on trouve également des publicités d’entreprises qui sont des fournisseurs de la mairie. On sait ce que ce type de présence a d’ambigu. Car pour entretenir de bonnes relations et conserver ses marchés, une entreprise hésitera à refuser de mettre la main au portefeuille.

Pareil à Cabestany

A Cabestany, le bulletin municipal ne comporte pas de publicité, mais il est publié, une fois par an, une édition spéciale du bulletin municipal qui regorge de publicité. 96 espaces publicitaires dans le numéro de juin 2008. Les tarifs sont, à peu de choses près les mêmes que ceux d’Elne. Et ils sont élevés pour une publication qui tire à 4 500 exemplaires : 950 euros la page, 550 euros la demi-page… Même réaction des commerçants qui, pour beaucoup, se sentent obligés. Au regard des tarifs de publicité, les 20 000 euros de recettes semblent dépassés. C’est, là encore, une opération sur laquelle le Parti Communiste fait un bénéfice substantiel. N’est-ce pas d’ailleurs le but de l’opération ?

Jean Vila au parfum

Informée de ce qui se passait à Elne, Colette Appert, élue de l’opposition à Cabestany, a écrit au maire Jean Vila pour lui demander le contrat passé entre « La ville de Cabestany et la régie publicitaire du T. Catalan ». Le T. Catalan ? C’est le nom qui apparaît dans l’ours du bulletin municipal. C’est le subterfuge employé pour cacher au lecteur que la régie publicitaire est assurée par le Travailleur Catalan. Il faudra près d’un mois et demi et deux courriers, plus un à la CADA, avant que Colette Appert ne reçoive la copie du contrat de régie publicitaire entre la mairie de Cabestany et Inter Perpignan Publicité-Le Travailleur Catalan. Pourquoi retrouve-t-on le nom d’Inter Perpignan Publicité sur ce contrat signé en 2008 ? Ayant été directeur de cette société, dont il détenait 20 % des parts, le maire de Cabestany ne peut pas ignorer qu’elle a été dissoute en 2007. Dans l’explication donnée au conseil municipal d’Elne, Nicolas Garcia dit qu’Inter Perpignan Publicité « a été reprise par le Travailleur Catalan mais que ce dernier utilise ce nom plus connu de la clientèle ». Vérification faite dans les statuts de la sarl édititrice du Travailleur Catalan, mis à jour en 2008, il n’y est pas question d’un quelconque usage de ce nom qui n’apparaît d’ailleurs pas.

Le T. Catalan

A Cabestany, la signature de ce contrat aurait dû être portée à la connaissance des conseillers municipaux dans le cadre de la communication des actes signés par le maire entre deux conseils municipaux. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ? Si les élus de l’opposition étaient informés des problèmes soulevés à Elne par la collecte de la publicité au profit du Parti Communiste, Jean Vila ne l’était sans aucun doute pas moins. Y a-t-il eu une régularisation à posteriori ? Il est assez évident qu’en utilisant le nom d’Inter Perpignan Publicité dans le bulletin municipal d’Elne et celui de T Catalan dans celui de Cabestany, on cherche à dissimuler le rôle joué par une structure du Parti communiste pour financer l’activité de celui-ci. Et comme dans le bulletin d’Elne, on retrouve dans le bulletin de Cabestany des annonceurs qui sont des fournisseurs de la mairie. Pour être démarchées, il a fallu qu’une liste de ces entreprises soit fournie au commercial du Parti Communiste. Les réactions des élus de l’opposition des deux communes ont commencé à porter leur fruit. A Cabestany, le numéro spécial annuel du bulletin municipal n’est pas sorti en 2009 et à Elne le dernier bulletin municipal est sorti sans publicité.

Financement politique

Le Travailleur Catalan fait un chiffre d’affaires annuel de près de 300 000 euros. Pas mal pour un journal hebdomadaire dont la diffusion est confidentielle. Quelques centaines d’exemplaires vendus en kiosque et 1 500 abonnés selon une source bien informée, beaucoup plus selon le Travailleur Catalan lui même. Une diffusion qui ne répondrait pas aux critères pour être habilitée à recevoir les annonces légales. Un journal doit garantir une diffusion et une distribution chiffrées selon des critères fixées par la préfecture. L’objectif étant que l’information légale soit portée à la connaissance d’un grand nombre de personnes. Plus des deux tiers des recettes du Travailleur Catalan sont d’origine publicitaire. Avec deux annonceurs, le conseil régional et le conseil général qui pèsent très lourd dans les comptes. Il faut dire que les communistes sont dans la majorité de Frêche et de Bourquin. Le volume d’achat d’espace est trop considérable pour ne pas avoir un caractère politique. C’est du financement politique déguisé. Une situation à mettre en regard avec ce que reçoivent La Semaine du Roussillon et Le Petit Journal, les deux autres hebdomadaires du département. Rien ! Pas un euro !

Fabrice THOMAS

Vila furieux, Garcia tout aussi furieux, ont fait entendre leur voix indignée dans l’enceinte des conseils municipaux de Cabestany et d’Elne. Le Travailleur Catalan a consacré à l’affaire une page écrite au vitriol.

Pourquoi les responsables du PC n’ont ils pas porté plainte en diffamation contre Le Petit Journal ? Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que L’Indép qui ramasse des condamnations. Faut il penser que Jean Vila ne souhaite pas amener les sujets politiques sur le terrain judiciaire ? Et bien non. Car il a récemment traîné un de ses opposants devant les tribunaux.

Ni plainte, ni droit de réponse. Ce que raconte Le Petit Journal serait donc vrai.

Lecteurs, lectrices de perpignan-toutvabien, ne partez pas avant d’avoir lu l’article de Sébastien Pouilly, Directeur et rédacteur en chef du Travailleur Catalan.

Il faut d’abord vous dire que nous avons eu beaucoup de mal à trouver Le Travailleur Catalan chez un marchand de journaux. Nous en avons visité quatre avant d’en trouver un qui avait l’hebdo du PCF des P.-O.. Le diffuseur de presse nous l’a cédé à contre cœur, car l’unique exemplaire qu’il reçoit est destiné à un habitué.

Il y a une différence essentielle entre les deux articles. Le Petit Journal prend ses responsabilités. Il cite les noms des personnes qu’il met en cause. Craignant que ses propos outranciers l’exposent au risque de poursuites judiciaires, l’hedo communiste ne cite ni le nom du Petit Journal, ni le nom de l’auteur de l’article.

Passons sur le long couplet d’introduction consacré aux glorieux combats du Travailleur Catalan : « Au fil des années, il a porté les luttes de libération des peuples, la paix, le combat incessant contre toute forme d’oppression… »

Arrivons vite au plat de résistance. Un régal ! « Certains, pire, avancent masqués et déballent une pensée nauséabonde, populiste, fascisante, prêts à tout pour vendre une édition, prêts à vendre l’honneur d’un titre de presse, prêts à s’asseoir sur la raison, sur la déontologie, sur la confraternité du monde de la presse.

N’oublions pas que la liberté de cette presse a été un long et douloureux combat mené tout au long des XIX et XXe siècles. Interdiction, emprisonnement, censure : tout journaliste, éditorialiste, directeur de publication a été menacé et certains d’entre eux ont connu la justice, l’interdiction, la prison. Tout cela a forgé une confraternité qu’aujourd’hui certains bafouent.

Mais non, le TC n’est pas un journal de mafieux, de racketteurs, de pompe à fric pour un parti auquel il doit sa création. Non, le TC n’entrera pas dans la polémique, ne se mesurera pas à l’infamie, ne cèdera pas à l’intimidation. Il poursuivra son combat contre l’abjection, l’ignominie qui nie la créativité, le bonheur, l’émancipation. Il luttera encore et toujours le voile qui pèse sur la compréhension du monde, sur la nécessité du combat politique.

Nous ne jouons pas dans la même cour. Il y a les petits, les mesquins, les pisse-lignes de bas étage. Il y a ceux qui veulent tuer la presse, bas et vautrés dans les poubelles de l’information. Tous ceux-là sont des imposteurs, ce ne sont pas des journalistes.

Le TC s’est toujours battu dans sa longue histoire. En face, il y avait bien plus prédateur que ces crabes de l’information. Il y avait la clandestinité, la tête haute dans l’ombre de l’abjection anticommuniste, dans l’ombre de la résistance à l’oppression.

Messieurs de cette presse de caniveau dégueulasse, sachez-le ! Plus d’un avant vous a essayé de tuer le TC, sans y parvenir. Là où est votre intention, même les nazis n’y ont pas réussi durant l’occupation. Jamais vous ne ferez taire le TC, car il porte un idéal, car il mène un combat juste qui vous dérange. Sachez-le ! Il a l’éternité devant lui, de celle qui un jour libèrera les consciences de vos pattes avilissantes et funestes."

Gros titre : Le TC ne cèdera pas aux pressions.

C’est magnifique non ! Ce n’est pas tous les jours qu’on lit ça !

Sébastien Pouilly oublie juste une petite chose, les faits. Il les cache à ses lecteurs. Evidemment !

Le communisme est une religion. Ceux qui y croient considèrent que toute critique est une attaque qui vient des ennemis. C’est tout bêtement la logique totalitaire. Nous voulons le bonheur du peuple. Tous ceux qui s’opposent à nous sont donc des ennemis du peuple. Il ne reste qu’à les anéantir. C’est tout le discours de Sébastien Pouilly. Son idéologie porte en elle la haine de la démocratie. Mais comme il n’a pas de char, pas de goulag et pas de stasi, il fait avec ses mots, ses insultes….

Aujourd’hui on peu presque en rire. Mais à Cuba, en Corée du Nord, en Chine…ça rigole pas. En prison les ennemis du peuple.

Les Sébastien Pouilly, les Jean Vila et les Nicolas Garcia, nous font encore plus aimer la démocratie.

Mais si maintenant les communistes se mettent à vouloir défendre la liberté de la presse, que Jean Vila, maire de Cabestany, vice président du conseil général demande à Bourquin d’en finir avec le blacklistage des journalistes, d’en finir avec l’argent public dont on arrose certains et dont on prive totalement d’autres.

Personne ne veut tuer le Travailleur Catalan. Rappelons qu’il y a belle lurette que le PCF n’aurait plus de quotidien si L’Humanité n’était pas, de loin, le premier bénéficiaire des aides gouvernementales à la presse. Dans quel pays communiste a-t-on vu une situation comparable ?

23nov

Le Frêchisme tient bon !

Consultés en octobre, les militants socialistes ont majoritairement préféré Codorniou, l’homme de paille de Georges Frêche à Eric Andrieu, le premier secrétaire du PS de l’Aude. Du côté des électeurs, tout du moins de ceux qui ont été sondés, Frêche s’en sort également plutôt bien avec 29 % des intentions de vote (sondage BVA/ La Gazette de Montpellier).

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Le populisme ça marche. Ce n’est pas une découverte. Surtout pour Georges Frêche. Cela fait des décennies que son positionnement socialiste-populiste lui fait gagner les élections.

Populiste et donc forcément grand démagogue, il sait comme personne flatter, jusqu'à l'exacerber, le sentiment d’appartenance à un groupe. Sioniste devant les juifs de Montpellier, Algérie Française devant les pieds noirs, Gaulliste devant un public de droite...

Il n’y a pas de populisme sans dénonciation des élites. Frêche passe son temps à voler dans les plumes des éléphants du PS. Les préfets et hauts fonctionnaires de l’Etat en poste dans la région ont de tout temps été ses têtes de Turc.

Le populiste est toujours un fort en gueule. Une gueule qu’il ouvre toute grande pour désigner des boucs émissaires, pour désigner des personnes à la vindicte et au rejet, flattant ainsi les plus bas instincts de la populace.

On pourrait aussi s’arrêter sur son style despotique. Ses rapports avec la presse. Il y a celle qu’il arrose et celle qu’il met au pain sec.

Frêche est d’autant plus condamnable qu’il agit par calcul. On sait qu’il est plus facile de tirer les gens vers le bas que vers le haut. On sait bien que le populisme est une recette qui marche. Il suffit de voir le nombre de pays d’Europe où il remporte des succès électoraux.

Que ce personnage convienne à la majorité des adhérents et des électeurs du PS est assez désespérant. Mais il faut en prendre acte.

Maryse Arditi prend ses distances avec Frêche

“Georges Frêche aurait dû passer la main cette fois-ci. ... Honnêtement, il rendrait presque plus de services à l’Humanité et à cette région s’il écrivait ses mémoires plutôt que d’attendre, comme il l’a dit, de mourir en scène.” Maryse Arditi. Conseillère régionale des Verts (une des élus Vert qui est resté dans la majorité de Frêche après le clash de la direction nationale des Verts). Propos extrait du site Montpellier Journal

Pressions sur les médias

Montpellier Journal interroge les candidats aux régionales sur : « Les pressions exercées par certains élus sur les médias via la publicité et les annonces légales ».

Raymond Couderc, UMP, a été le troisième candidat à répondre aux questions sur ce sujet.

Pour vous, est-ce un problème d’utiliser l’arme des publicités et des annonces légales comme moyen de pression sur la presse ? « Je respecte la presse et les journalistes même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’ils écrivent. Je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser l’arme des annonces légales et de la publicité pour faire pression sur ce qu’écrivent les journalistes. D’un autre côté, je tolère très mal qu’un président de région ou d’agglomération soit dans la situation où, parce qu’il achète énormément d’espace, de publicité et qu’il fait passer toutes ses annonces légales, dicte sa loi dans le média en question. Il y a un équilibre à trouver. » La suite sur montpellier-journal.fr

On pense ce que l'on veut des réponses apportées par les candidats. L’essentiel est que le sujet soit mis sur la table et qu’il commence, enfin, à être débattu au grand jour.

Dans une démocratie digne de ce nom, il n'est pas acceptable que l'argent publique puisse servir à empêcher la presse de jouer son rôle de contre pouvoir. Cette pratique tue la démocratie.

14nov

A la soupe

Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de l’Office HLM des P.-O. que préside Christian Bourquin ne relève pas de problème important. Le président du conseil général est content et L’Indép fait deux articles sur le sujet en quelques jours. Un seul, n’aurait pas suffit.

Pas une ligne sur le recrutement, il y a quelques mois, du fils Bourquin par cet office H.L.M. si bien géré. Ce n’est pas l’affaire Jean Sarkozy, mais ce n’est quand même pas rien ! D’autant plus que, dans le cas qui nous intéresse, il y a délit, plus précisément prise illégale d’intérêt.

L’article écrit en juillet dernier sur la mutation en Cerdagne de Jean-Michel Henric, salarié du conseil général, conseiller municipal de Perpignan, n’est toujours pas sorti dans notre quotidien.

Les papiers complaisants, eux ne manquent pas. Dimanche 8 novembre, une pleine page sur le Canigou et son aménagement touristique par le Syndicat mixte Canigou Grand Site présidé par… Christian Bourquin. « Ce syndicat où la démocratie participative est reine », écrit Serge Bonnery. Décerner un brevet de démocrate à Bourquin. Il fallait oser.

La réunion du syndicat dont il est question dans l’article s’est déroulée au refuge de Mariailles. Serge Bonnery ne dit pas aux lecteurs de son journal si l’ollada était bonne ou pas. Car la réunion s’est déroulée à l’heure du déjeuner autour d’une ollada. Réunion de travail, ça fait plus sérieux.

Bourquin sert ses habituelles Bourquinades. Par exemple : « La gratuité ou quasi gratuité est importante ». Merci à notre président de ne pas faire payer l’accès aux chemins de randonnée.

Sur le principal problème, l’envahissement du massif par les voitures, surtout aux beaux jours, Bourquin tranche : « Il faut mettre fin à l’anarchie ». Mais quelques lignes plus loin, on apprend qu’aucune mesure n’est en vue : « Rien ne se fera sans l’adhésion de tous », déclare celui qui a l’art de botter les problèmes en touche.

Il a, pendant des années, répondu à la question sur la voiture en répétant qu’il allait : « Remplacer les 4x4 par des quatre pattes ». Des centaines d’ânes, oui des centaines, allaient être installés dans le massif du Canigou. Où sont-ils ? Nous n’en voyons qu’un ! Mais il y de plus en plus de voitures.

Bourquin faisait des discours dans lesquels il expliquait savamment que pour soulager les ânes qui allaient tirer les carrioles, il faisait étudier la conception, par l’institut de mécanique d’Olot, d’un petit moteur qui pourrait se fixer sur l’essieu. C’est vrai ! Hélas !

L’article de L’Indép se termine sur une annonce de première importance : « Pour partager avec tous les habitants des P.-O. la passion du Canigou, un numéro spécial Nouvel An de l’Accent Catalan (organe du conseil général) sera distribué en fin d’année à 200 000 exemplaires ».

De la communication, toujours et encore de la communication…. Domaine dans lequel le conseil général des P.-O. dépense 3 à 5 fois plus que les autres départements du Languedoc-Roussillon… C’est la Chambre régionale des comptes qui l’a écrit. Comme le bilan de ses dix années passées à la tête du conseil général est particulièrement catastrophique, Bourquin n’a rien d’autre à nous vendre que la beauté des paysages du département. Comme si il y était pour quelque chose !

Lors du procès de l’affaire du chauffeur, à Aix-en-Provence, le procureur l’avait qualifié de « Camelot de foire ». Rien ne lui va mieux.

08nov

Le Berlusconi des P.-O.

Christian Bourquin n’a pas apprécié la façon dont France Bleu Roussillon a rendu compte du jugement de la Cour de Cassation. Annulation de la condamnation et nouveau renvoi devant un tribunal correctionnel dans l’affaire du chauffeur. Il l’écrit sur son blog dans un texte titré : « France Noir Roussillon ».

Qu’un élu réagisse à un article ne nous gène pas. La presse n’est pas parole d’évangile. Mais dans le cas de Bourquin, le problème est d’une autre nature. Depuis dix ans qu’il préside le conseil général, il a employé tous les moyens pour réduire la presse au silence. Poursuites judiciaires (toutes perdues), menaces, insultes, blacklistage, achat massif de journaux dans les kiosques, achat de gros volumes de publicité dans certains supports et boycott d’autres titres… Et il a mis le pied dans le groupe de presse dominant le département en signant avec lui un partenariat pour faire la télé locale.

La gauche abhorre Berlusconi et son comportement avec les médias, mais elle ferme les yeux, les oreilles et la bouche sur les pratiques de Bourquin. C’est à priori étonnant. Mais dans les faits, c’est normal. La gauche, c’est les bons sentiments en tous genres, la générosité, la liberté… dans les discours, mais dans la pratique c’est généralement tout autre chose. Elle est complètement schizophrène.

Ce n’est pas la première fois que Bourquin exprime son mécontentement sur le traitement rédactionnel de France Bleu Roussillon. Il l’a déjà fait sur son blog, dans des réunions publiques et internes au PS. La radio publique qui, à notre avis, penche plutôt du côté gauche que du côté droit n’est pas particulièrement défavorable à Bourquin. Mais ce dernier est tellement tyrannique qu’il ne supporte pas le traitement équilibré d’un sujet le concernant.

Nous avions écouté et nous avons réécouté le sujet de France Bleu sur la décision de la Cour de Cassation. Rien à dire ! Mais dans son commentaire, Elisabeth Badinier souligne que la décision à priori positive pour Bourquin ne l’est peut-être pas tant que ça pour lui, car l’affaire du chauffeur va revenir dans l’actualité lors du nouveau procès en correctionnel. Et plus encore si Bourquin fait de nouveau appel…

Dans quel état se serait mis Bourquin si la journaliste avait rappelé qu’il traînait une autre affaire judiciaire. L’instruction de l’affaire des marchés de publicité attribué par le conseil général à l’agence Synthèse arrive à sa fin et Bourquin risque d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel.

Mais quand il ne se présente pas en victime de l’acharnement de la presse, Bourquin se présente en victime de l’acharnement de la justice. C’est le même discours que Berlusconi.

Mais heureusement qu’il y a L’Indépendant. Le président du conseil général lui donne une bonne note pour son traitement de la décision de la Cour de cassation : « L’article paru le 30 octobre, lui, était intéressant et bien compris ! ». Il était en effet très favorable à Bourquin.

29oct

L’Indép : Les dessous d’une augmentation

Depuis le 23 octobre, L’Indép du vendredi est accompagné d’un supplément baptisé SORTIR qui fait passer ce jour-là le quotidien de 0,90 à 1 euro.

Dans ce nouveau supplément de 16 pages, on trouve le calendrier des spectacles et de diverses manifestations qui se déroulent à Perpignan, dans les P.-O., en Catalogne, à Barcelone, à Carcassonne, Narbonne, Montpellier, Toulouse, puis un itinéraire de randonnée.

Il n’a pas échappé aux lecteurs que tout ce contenu est passé de « Bol d’Air » à « SORTIR ». Le supplément du samedi a fait une cure d’amaigrissement en passant de 52 à 40 pages.

Résumons : 16 pages de plus le vendredi, 12 pages de moins le samedi. Pas un centime de plus en coûts rédactionnels et maquette. Voilà 4 petites pages dont le format correspond à 2 pleines pages, vendues 10 centimes d’euros. Belle opération !

L’Indép gagne aussi un support publicitaire de plus.

L’Indép fait partie des quotidiens régionaux dont les ventes reculent chaque année de plus de 1%. Cela malgré la forte croissance de la population. Contrairement à ce que l’on entend souvent, le phénomène n’est pas général. Il y a des titres qui ont beaucoup moins reculé que ne l’a fait L’Indép au cours des vingt dernières années. Et il y en a dont les ventes progressent chaque année.

Le recul des ventes et l’échec de la diversification (télés locales par exemple) ont conduit au développement des suppléments. Le dimanche, puis le samedi, puis le vendredi. Et ça ne s’arrêtera pas là. L’idée est de prendre plus de sous aux lecteurs fidèles. S’il y a enrichissement de l’information, le lecteur acceptera l’augmentation qui lui est imposée. Mais dans le cadre de la création de SORTIR, seule l’entreprise de presse sort gagnante de l’opération !

26oct

Codognès privé de micro

Codognès privé de micro

Arrivant à la dernière session du conseil général, le 19 octobre, Jean Codognès a eu la surprise de voir que, sans l’avertir, on avait changé sa place dans l’hémicycle départemental. L’élu divers gauche a été installé entre Fernand Siré, l’élu de droite de Saint-Laurent-de-la-Salanque et Véronique Vial, conseillère générale UMP de Perpignan. De plus, il s’est retrouvé à une place sans micro !

Voulant s’exprimer, le conseiller général du Haut-Vernet a trouvé un pis-aller en se mettant à la place de Véronique Vial, absente. S’adressant à Bourquin, il a exigé l’installation d’un micro et fustigé les méthodes de ceux qui se prétendent les héritiers de Blum et de Jaurès, mais qui sont les héritiers de Staline.

Ce qu’a fait Bourquin est à rapprocher de ses pratiques habituelles. Faire taire les journalistes qui mettent dans l’espace public ce qu’il cherche à cacher ! Faire taire les membres du PS qui ne suivent pas la seule bonne ligne politique, celle fixée par le chef ! Faire taire les élus qui par le jeu normal de la démocratie s’opposent à lui ! Faire taire les employés du conseil général qui ne sont pas à sa botte. On muselle et on élimine ceux qui s’opposent, ceux qui pensent différemment.

La grande loi de décentralisation du début des années 1980 (Mitterrand Deferre) a fait revenir les régions deux cent ans en arrière. Le comportement de Bourquin, Frêche et d’autres, s’apparente plus au féodalisme qu’à la démocratie.

La grande réforme des collectivités territoriales en cours d’élaboration, bien que comportant de nombreuses mesures très positives, ne va pas rendre leur fonctionnement plus démocratique. N’y d’un côté, ni de l’autre, on ne veut entendre parler de transparence, de contrôle, de contre-pouvoir… Comme celui que la presse pourrait exercer si les collectivités territoriales n’étaient pas devenues les plus importants annonceurs publicitaires.

Prendre la décision de priver de parole un élu du suffrage universel est une chose grave qui aurait du provoquer des réactions des élus, de la presse. L’Indép a attendu cinq jours avant de faire quelques lignes.

Et si en arrivant au conseil municipal de Perpignan Amiel Donat avait découvert qu’on l’avait changé de place et privé de micro, croyez vous que ça n’aurait fait que quatre lignes dans L’Indép ?

Que se passera-t-il à la prochaine session ? Bourquin aura-t-il fait installer un micro ? Et s’il ne l’a pas fait, y aura-t-il une réaction forte des autres élus ? Peuvent-ils accepter que la démocratie soit à ce point bafouée ?

Affaire à suivre.

24oct

Jean-Paul Alduy se marie !

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Voici le faire part reçu par quelques VIP, les élus de la ville de Perpignan, les maires des communes de l'agglo...

23oct

Le mauvais procès fait à L’Indép

C’est la dixième personne que j’entends pester contre L’Indép, à qui il est reproché de ne pas avoir fait un article sur ce qui arrive à Jean-Michel Henric. Ce salarié du conseil général qui est conseiller municipal de Perpignan a été muté à Saillagouse. 5 heures de transport par jour quand il prend le bus à 1 euro. Moins de temps, mais plus de fatigue, quand il prend sa voiture.

Il ne faut pas être injuste avec l’Indép. Sa rédaction a été la première à faire un article. C’était en juin. Le Petit Journal a attendu septembre.

L’article de l’Indép n’est certes pas encore sorti. Mais il ne faut pas forcément y voir un sombre dessin.

On peut imaginer que considérant l’importance du sujet, la rédaction en chef n’a pas souhaité sortir ce sujet en plein été. Il aurait plus d’impact à la rentrée. Mais depuis septembre l’actualité est tellement intense que ce gros papier n’a pas pu trouver sa place. Autre problème. Il a beaucoup de pub et Montpellier ne veut pas augmenter la pagination. Il faut donc réduire le rédactionnel.

L’article sur le conseiller municipal muté en Cerdagne aurait par exemple pu passer ces derniers jours s’il n’avait pas fallu faire des pages et des pages sur la démission d’Alduy. Et après on accusera Bourquin. Il a bon dos Bourquin !

« Oui mais tu comprends ils en ont fait des tonnes sur Mambo le petit chien martyr d’Espira de l’Agly ! ». Combien de unes sur le sujet ? La dernière en date n’étant pas la moins importante. En énorme à la une du 3 octobre « Mambo reprend goût à la vie » !

Il n’a pas de chance Jean-Michel Henric. Il tombe toujours un sujet méga plus important que le sien. Comme le 13 octobre : « Aude : harcelée après une émission de télé ». La pauvre, son numéro de téléphone a été diffusé par erreur. Gros titre de la une qui renvoyait à un petit article en page 19.

Certains crient à la censure et l’on entend des choses absolument épouvantable, du style : « C’est normal qu’ils n’en parlent pas. Les centaines de milliers d’euros du conseil général, leur premier annonceur s’est pour acheté leur silence ». Halte à la calomnie !

En attendant, ce qui ne saurait tarder, que notre quotidien sorte son article sur Jean-Michel Henric, voici celui qui est sorti dans le Petit journal du 25 septembre. Attention c’est long !

Harcèlement, licenciement, non respects des décisions de justice, mutation arbitaires...

Chasse aux sorcières au conseil général

Geneviève Monier mène une belle carrière. Directrice de la communication, puis directrice du pôle culturel, elle est un cadre de premier plan du conseil général. Personne, et surtout pas elle, ne peut imaginer qu’elle va se retrouver un jour sans aucune ressource, au RMI. Venant du département du Nord, elle prend en 2002 la direction de la communication. Tout se passe bien. Son travail est apprécié même si elle ne rentre pas totalement dans le moule. Tous les marchés de communication devraient aller à l’agence de publicité Synthèse de Pascal Provencel, mais la directrice de la communication fait des exceptions. Sur la communication évènementielle (des budgets assez modestes), elle fait appel à des petites agences plus spécialisées, plus compétentes. Cela lui sera vivement reproché. En particulier à l’arrivée d’un nouveau directeur de cabinet, Jean-Marc Notariani, qui prend ses fonctions en même temps que la nouvelle directrice des services, Françoise Canipel en juillet 2004.

Licenciée pour faute grave

La carrière de Geneviève Monier poursuit une trajectoire ascendante. Elle est nommée à la tête du pôle culturel. Une promotion empoisonnée. Ceux qui l’ont placée là sont convaincus qu’elle ne tiendra pas le coup. La première directrice de la culture de l’ère Bourquin, Marie Costa, n’avait pas pu travailler longtemps avec l’élu en charge de la culture, Antoine Sarda, elle était partie. L’élu communiste a ensuite mené une vie épouvantable à Isabel Cabecas, directrice de l’ADDMCT, structure Etat-département. Fortement déprimée, elle est licenciée pour faute grave. Le tribunal des Prudhommes fera voler en éclat les motifs du licenciement et indemnisera fortement Isabel Cabecas. Mais le mal est fait. Elle est cassée. Longtemps souffrante et ne parvenant pas à retrouver la plénitude de ses moyens, pénalisée par cette tâche sur son CV, Isabel Cabecas ne retrouvera jamais un travail correspondant à ses compétences. Elle qui avait occupé des postes importants, notamment au Ministère de la culture.

La CFDT dénonce le harcèlement

Après la fronde des milieux culturels contre ses méthodes, Antoine Sarda se calme. Il partage avec Geneviève Monier une vision de la politique culturelle qui tourne le dos à la politique guichetière que Bourquin impose en tous domaines. Une démarche basée sur la soumission. Geneviève Monier déjoue les pronostics sur son sort, mais elle reste dans la ligne de mire de sa direction. On retire la lecture publique (bibliothèque départementale) de son champ de compétence. Puis le patrimoine. Elle était au départ à la tête d’un pôle dans lesquels travaillaient quatre-vingt dix personnes. Il se réduit comme une peau de chagrin. Elle a une secrétaire avec qui elle travaille et s’entend bien. On la déplace. Elle est remplacée par Odile Delmoure. En fin d’année 2006, la section CFDT adresse à Christian Bourquin un courrier dénonçant le harcèlement dont plusieurs cadres sont victimes. Deux personnes, Geneviève Monier et Anne Gentou, assument le contenu de cette lettre car elles sont directement concernées par les pratiques qui sont dénoncées. Bourquin est fou furieux. Mais pas contre les comportements abusifs de certains directeurs du conseil général. Sa colère est dirigée contre ceux qui ont dénoncé cette situation.

Elle aggrave son cas

En 2007, sa secrétaire, Odile Delmoure porte plainte contre Christian Bourquin. Elle déclare avoir été, devant témoins, menacée et molestée par son patron devant le siège de la fédération du PS, rue du Rivage. Geneviève Monier comprend que l’on attend d’elle qu’elle se range du côté du président et qu’il serait apprécié qu’elle formule des griefs sur le travail de sa secrétaire. Elle ne veut pas jouer ce rôle, ni aucun autre. L’affaire n’ayant rien à voir avec le travail d’Odile Delmoure, elle considère ne pas avoir à s’en mêler. Geneviève Monier aggrave son cas. La pression devient de plus en plus forte, quotidienne, permanente. On lui interdit les contacts avec la presse. Alors que le succès des manifestations culturelles dépend beaucoup de la communication dans les médias.

Une traître

Elle se fait également mal voir en ne rentrant pas dans la guéguerre obligée contre la ville de Perpignan et ses acteurs culturels. Elle élabore le schéma d’enseignement artistique en mettant au premier plan le conservatoire de musique de Perpignan qu’elle considère comme une structure d’un très haut niveau de compétence en la matière. Cette vision déplait. Son travail est vidé de son contenu. La politique et l’affrontement passent avant tout. Procédé récurrent dans le système Bourquin, on la discrédite. Elle ne serait pas politiquement sûre. Elle travaillerait pour la droite à qui elle fournirait des documents. Un jour en session de l’assemblée départementale, Jean Rigual, président du groupe UMP, s’étonne que le conseil général donne une subvention aux Amis de l’orchestre du conseil général. Quelqu’un a caviardé les délibérations en rajoutant ce libellé fantaisiste. Ce ne peut être que Geneviève Monier ! Elle a voulu ridiculiser le président ! C’est une traître ! Geneviève Monier voit sa situation se dégrader, mais on la rassure, il n’est pas question de la mettre dehors. Geneviève Monier tient bon, à cinquante ans passés, elle aurait du mal à se recaser. De démembrements en externalisation, en particulier au profit de Thierry Meier et de Boitaclous, le pôle culturel ne compte plus qu’une poignée de collaborateurs. Quatre à la fin.

Bourquin désavoué par la justice

En juin 2008, elle est informée par courrier de la non reconduction de son contrat en raison de la suppression du poste. La décision est illégale. Les contrats des agents non titulaires âgés de plus de 50 ans justifiant d’une durée de service de plus de six années doivent de plein droit être transformés en CDI. Geneviève Monier et son avocat, maître Maurice Halimi, font immédiatement des recours devant le tribunal administratif. L’un sur le fond et l’autre en référé pour obtenir la suspension de la décision. Le tribunal administratif considère que les conditions d’une décision dans l’urgence sont réunies car madame Monier « va subir une perte de rémunération importante et qu’en raison de son âge, elle aura les plus grandes difficultés à trouver un nouvel emploi ; qu’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ». La décision prononcée en référé le 16 septembre, donne raison à Geneviève Monier. L’ordonnance fait injonction au président du conseil général de réexaminer la situation de la requérante au regard des dispositions de la loi du 26 juillet 2005. C’est la loi qui précise qu’un agent non titulaire de plus de 50 ans présent depuis plus de six ans passe en contrat à durée indéterminée.

Cauchemar

Non content de bafouer la loi, le président du conseil général refuse d’appliquer la décision de justice. Et il va plus loin encore. Le 29 septembre 2008, il fait voter par sa majorité une autorisation de poursuivre l’agent en justice « afin que les demandes injustifiées de madame Monnier soient rejetées ». Les élus de gauche, sauf Jean Codognès, votent sans sourciller, sans débattre. Geneviève Monier espère ne jamais revivre le cauchemar de ces dernières semaines passées au conseil général. L’accès au réseau informatique lui est coupé. Un jour, on vient sans la prévenir chercher son téléphone portable de fonction. Elle doit le rendre sur le champ. Et combien d’autres mesures vexatoires, humiliantes ? Le 31 août arrive, on lui donne son bulletin de salaire, mais pas le solde de tout compte. Sur le conseil de son avocat, elle continue de venir à son travail. Huit jours après, elle reçoit une note de la directrice générale des services qui la somme de quitter son bureau. Ce qu’elle fait. Mais toujours sans solde de tout compte et sans certificat de travail. Devant le refus de l’Assedic de l’indemniser, elle fait une démarche auprès de la direction de l’organisme qui fait étudier son cas par son service juridique. Ce dernier maintient son refus en considérant que Geneviève Monier est toujours salariée du conseil général. Il ne reste plus à cette femme qui élève seule deux enfants qu’à demander le RMI. Elle recevra un courrier de la CAF, lui annonçant que le président du conseil général a le plaisir de lui attribuer.

Bourquin triomphe

Comme Isabel Cabecas et comme d’autres, Geneviève Monier pourrait bénéficier de décisions de justice qui condamneront le conseil général et lui octroieront une réparation matérielle conséquente (entre le dépôt du recours et la décision en appel, il se passe généralement trois ans). Mais au final, même s’il perd, Christian Bourquin aura gagné. Ce n’est pas lui qui paiera, c’est le contribuable. Le président du conseil général aura atteint son objectif qui était de faire payer très cher à Geneviève Monier son refus d’admettre sa toute puissance, son despotisme. Elle aura payé au prix fort sa droiture et sa fidélité à une certaine conception du service public et de l’intérêt général.

Délit d’opinion

De longue date employé au conseil général (depuis 1989), Jean-Michel Henric est un fonctionnaire sans histoires, apprécié de sa hiérarchie et de ses collègues. Lors des élections de 2008, il est candidat, en 37e position, sur la liste de Jean-Paul Alduy et il est élu. Situation banale, le personnel du conseil général compte dans ses effectifs des dizaines d’élus locaux, conseillers municipaux, maires adjoints et maires. A la petite différence près que même s’il n’est pas un militant politique, même s’il n’est pas encarté, Jean-Michel Henric est élu sur une liste de sensibilité majoritairement de droite soutenue par l’UMP.

Il accepte de quitter l’hôtel du département

Quelques mois après son élection, Jean-Michel Henric est convoqué par Henri Lebeau, directeur général adjoint des services. Il est informé que son poste à la direction des affaires juridiques et assurances « posait des difficultés ». Son avocat, maître Pons-Serradeil, ne voit pas lesquelles. Car M. Henric ne travaille pas dans un domaine sensible. Il s’occupe des dossiers de sinistre assurance. Un dégât des eaux sur un bâtiment du conseil général, un collégien qui a un accident… Sa compétence est technique. Il est évident que Jean-Michel Henric a un engagement citoyen qui déplait. Mais cet homme qui n’a absolument pas le goût du conflit accepte un départ vers un autre bâtiment du conseil général. En janvier 2009, il s’installe porte d’Espagne.

Muté en Cerdagne

Mais voilà que le 31 mars 2009, il reçoit un courrier en recommandé du président du conseil général lui annonçant sa mutation en Cerdagne. Voilà ce que lui écrit Christian Bourquin : « La direction générale des services vous a informé des difficultés inhérentes à votre situation au service juridique du conseil général. Vous avez été alors positionné auprès de la direction des routes avec, pour mission, la gestion des risques sur le domaine public routier. Des besoins de structuration des services en matière administrative sont apparus à l’Agence routière de Saillagouse et j’ai donc décidé de vous y affecter pour relever ce challenge ». Pour maître Pons-Serradeil, cette décision est illégale. La création de ce poste aurait du être budgétisée. Elle ne l’a pas été. Les salariés du conseil général auraient dû, dans le cadre d’une procédure normale, être informés de la création de ce poste afin d’avoir la possibilité de faire acte de candidature. Cela n’a pas été fait. S’il est parfaitement légal de muter un fonctionnaire. Cette procédure est régie par des textes qui prennent en compte la situation familiale et l’intérêt du service. Pour l’avocat de Jean-Michel Henric, la décision de Christian Bourquin est incompatible avec ces deux exigences.

Bourquin mis en minorité

L’avocat veut aussi faire valoir que cette mutation a des conséquences sur l’exercice du mandat électif de Jean-Michel Henric qui est un élu actif. En poste à Perpignan, il passait à la mairie très tôt le matin, le midi, ou en fin d’après-midi pour signer un courrier, prendre connaissance d’un dossier, assurer un rendez-vous, participer à une réunion. Dans ces conditions, Jean-Michel Henric a refusé la mutation et a déposé un recours devant le tribunal administratif. Au mois de juillet, la CAP (Commission administrative paritaire) du conseil général a été convoquée pour donner son avis sur la mutation de Jean-Michel Henric. Surprise, Christian Bourquin est lâché par les siens. Cinq conseillers généraux membres titulaires et autant de suppléants pour les remplacer peuvent siéger à la commission paritaire. Sur dix élus, tous de gauche, un seul est présent, Robert Garrabé. Christian Bourquin siège en tant que président de la CAP. Côté salariés, cinq représentants syndicaux sont présents, CGT, CFDT, FO. Résultat du vote, cinq voix contre la mutation, deux voix pour. Ce vote a un poids. Surtout que les représentants syndicaux ont donné quantité d’arguments démontrant que la procédure de mutation ne respectait pas la loi sur de très nombreux points. Mais l’avis de la CAP n’est que consultatif. Christian Bourquin s’obstine. La mutation de Jean-Michel Henric est effective depuis le 1er septembre.

« Sanction déguisée »

Quand il prend le bus (à 1 euro), Jean-Michel Henric part de chez lui à 6 h 20 et arrive à Saillagouse à 9 h. Il ne doit pas manquer l’unique bus du soir à 17 h. Il arrive chez lui et retrouve, sa famille à 19 h 30. S’il prend sa voiture pour faire les 90 km, ce qui lui coûte assez cher, il met autour de 1 h 30. Mais dans les deux cas, il est très fatigué, vaseux, notamment à cause de la différence d’altitude. Et combien de temps passera-t-il dans les transports, cet hiver, quand il neigera ? Jean-Michel Henric ne fait pas le trajet tous les jours. Ne pouvant plus accomplir, avant ou après sa journée de travail, une grande partie de son activité d’élu, il utilise les mises en disponibilité auxquelles son mandat lui donne droit. Il passe donc moins de temps à son travail que quand il était en poste à Perpignan. « Jean-Michel a été déporté en Sibérie », commente un collègue avant d’ajouter « Christian Bourquin a rétabli le délit d’opinion. Il nous fait revenir deux cent ans en arrière ». Il constate que « plus la répression est forte et moins il y a de réaction ». Lui-même n’a pas bougé. Il faut dire que les syndicats n’ont rien proposé. De nombreux collègues de J.-M. Henric lui ont, à titre individuel, exprimé leur soutien, leur solidarité. La mutation de Jean-Michel Henric est : « Une décision qui s’apparente à une sanction déguisée », commente maître Pons-Serradeil. Une vision de la situation largement partagée.

Tentatives de suicides

Les décisions qui relèvent de l’arbitraire et de la chasse aux sorcières ne se limitent pas aux cas de Geneviève Monier et de Jean-Michel Henric. Odile Delmoure a été mutée à Prades, actuellement en maladie, psychologiquement très fragilisée, elle ne souhaite pas s’exprimer. Deux autres femmes sont actuellement en arrêt maladie, victimes de dépression lourde, A.J. et A. C..Toutes ces personnes sont syndiquées à la CFDT. Deux personnes ont fait une tentative de suicide, suivie d’une hospitalisation.

Zone de non droit social

Jean-Pierre Fernandez, secrétaire de la CFDT Interco (inter collectivités territoriales) des P.-O. a sans hésité accepté de rencontrer le Petit Journal. Il explique que les syndiqués CFDT du conseil général lui ont donné mandat pour s’exprimer car face à l’aggravation de la situation. « Ils n’ont plus d’autre choix que de communiquer. Pour que la CFDT en vienne là, il faut que la situation soit grave. A gauche, on parle beaucoup de harcèlement moral, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Je suis choqué, je suis scandalisé. Un fonctionnaire qui remplit bien ses fonctions, qui est bien noté est sanctionné parce qu’il a le malheur d’avoir une activité citoyenne en dehors de ses heures de travail. Mais dans quel pays vivons-nous ? Le conseil général des P.-O. est-il devenu une zone de non droit social ? Il y a des personnes qui sont en grande souffrance, ce sont des cas graves, la mort n’est pas loin. J’ai écrit au président du conseil général pour lui dire qu’il engageait sa responsabilité. »

A son service

« Christian Bourquin a un comportement dictatorial. Il a un mépris exacerbé du paritarisme. Il ne me reçoit plus. Je le serai, si je venais lui dire qu’il est le plus beau. La CFDT pratique un syndicalisme indépendant c’est pour ça qu’elle sert de cible. On se fait traiter de syndicat de droite. Christian Bourquin peut venir dans mon bureau, nous avons autant de dossiers de droite que de gauche. Il faut que l’on arrive à faire comprendre à Christian Bourquin que l’on est en démocratie. Si l’on n’était pas en France, jusqu’où monsieur Bourquin pourrait il aller ? Je me pose la question. Qui est le prochain sur sa liste ? Je le trouve assez pervers. Ses victimes ont été tellement dénigrées que les employeurs ne se risquent pas à les prendre. Elles sont dans une prison. » Et Jean-Pierre Fernandez conclue : « Pour Bourquin, les personnes ne sont pas au service de la collectivité territoriale, elles sont à son service, ce sont des vassaux ». Tout le problème est là. Fabrice THOMAS

17oct

« Contre les agressions à la FNAC »

Dans son dernier numéro, Le Petit Journal a mis à la Une un sujet qui titrait : Agressions gratuites, Agressions crapuleuses, Agressions racistes Y'EN A MARRE.

La création cet été sur Facebook d’un groupe Contre les agressions à la FNAC est le point de départ de cet article. Un groupe qui compte aujourd’hui près de 800 membres, des jeunes, la plupart sont des lycéens de la ville.

Le sujet a les jours suivants été traité par France Bleu Roussillon et FR3.

Encore plus intéressant. Il a provoqué une réaction des autorités. Lundi en fin d’après-midi, à la préfecture lors d’une conférence de presse présidée par M. François Claude Plaisant, directeur de cabinet du préfet, M. Scoffoni, directeur départemental de la Sécurité Publique, M. Parrat, maire-adjoint à la sécurité de la ville de Perpignan, M. Dreno, procureur de la République ont présenté les mesures et les moyens qu’ils commençaient dès le lendemain à mettre en œuvre pour faire reculer les agressions sur la place de Catalogne et ses abords.

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15oct

Alduy allège son fardeau

Pour Jean-Paul Alduy, la passation de pouvoirs qu’il fait avec son premier adjoint est un acte exemplaire de la vie politique et c’est unique en France. Ce qui est unique en France, c’est qu’un maire abandonne son fauteuil quatre mois après y avoir été installé.

Si Jean-Paul Alduy avait pris cette décision au bout d’un an ou deux, ce serait passé tout seul.

Jean-Marc Pujol, celui que le maire, repris par la presse, appelle depuis 2008, le maire bis, gère depuis longtemps les dossiers les plus importants. Certes, le débat se focalise sur la décision d’Alduy, mais le choix de Jean-Marc Pujol n’est contesté par personne. C’est assez rare pour être souligné.

Hier, j’ai entendu une femme de ménage de la préfecture expliquer à sa collègue que le maire avait une jeune épouse, un petit gamin et qu’il fallait qu’il soit un peu plus à la maison. Bonne approche madame !

Pas une question sur le sujet, ce matin sur France Bleu.

Le boulot de maire est très prenant. Il demande beaucoup de disponibilité, de présence à des manifestations diverses et nombreuses. En particulier le week-end. Jean-Paul Alduy, 70 ans en 2012, pourra consacrer son samedi et son dimanche à sa petite famille.

A notre avis, l’essentiel est là !

Le sénateur, président de l’agglo va poursuivre une vie politique bien remplie et s'il conserve la forme, il pourra même être sur la liste qui dans quatre ans se présentera aux prochaines municipales. Il faut en effet qu’il soit élu municipal pour continuer de présider l’agglo.

Jean-Marc Pujol et son équipe ont quatre ans pour mettre en place et obtenir des résultats dans la mise en œuvre de l’amélioration générale de l’activité de la municipalité dans ses principaux domaines de compétence… parmi lesquels, la propreté, l’amélioration de la voirie, la sécurité, l'image de la ville auprès de ses habitants… Quatre années ne seront pas de trop pour conduire ce grand chantier qui porte le nom de « Proximité ».

14oct

"Complément d’enquête" à Saint-Cyprien

Au sommaire du prochain numéro de Complément d’enquête, magazine d’information de France 2, un sujet de 15 minutes sur l’affaire de Saint-Cyprien.

Ce magazine conçu et présenté par Benoît Duquesne aura lundi 19 octobre pour thème : Corruption le grand retour.

Présentation de l’émission : « Un maire suspecté de corruption qui se pend dans sa cellule, des professeurs d’université soupçonnés de monnayer des diplômes, des pots-de-vin versés à l’étranger pour vendre du matériel militaire... On croyait la corruption disparue, mais est-elle en train de revenir à tous les échelons de la société ? De l’élu local qui réclame des enveloppes ou achète des voix, aux députés qui trichent sur leurs notes de frais : jusqu’où la France tolère-t-elle la corruption ? Complément d’enquête sur ce mal français souvent dénoncé et jamais éradiqué, et sur les soupçons qui flottent autour du pouvoir : suppression du juge d’instruction, réforme du droit des affaires et des chambres régionales des comptes… L’Etat veut-il mettre l’éteignoir sur ces affaires qui dérangent ? »

Présentation du sujet sur Saint-Cyp : « Soupçons sur la ville » Emilie Lançon et Frédéric Bohn « Pendant 20 ans, Jacques Bouille a dirigé la petite ville balnéaire de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales. Mis en examen pour corruption, l’ancien maire s’est pendu dans sa cellule en mai dernier. Comment sa commune, l’une des plus endettées de France, est-elle partie à la dérive ? Pourquoi personne n’a rien vu, rien entendu, rien dénoncé ? »

Lundi 19 octobre à 22h 15 sur France 2

14oct

L’office HLM de Perpignan passé au crible par la chambre régionale des comptes

La Chambre régionale des comptes vient de rendre public son rapport d’observations sur la gestion et l’activité de l’office HLM de Perpignan Roussillon présidé par Jean-Paul Alduy.

C’est un rapport plutôt sombre. Il faut toutefois insister sur le fait qu’il porte sur les exercices de 1999 à 2006. Le magistrat souligne que : « L’office a traversé pendant deux ans une grave crise qui a abouti au changement d’équipe de direction ».

La nouvelle directrice arrivée en 2005 a commandé un audit duquel il ressortait : « Une organisation peu efficace et peu lisible, y compris de l’intérieur, faute de communication interne. Un management défaillant notamment de l’encadrement supérieur et intermédiaire. Une politique de ressources humaines à construire (profil de poste, plan de formation, adéquation poste/compétence). Un manque flagrant d’outils et de procédures. Les mauvaises performances de la gestion locative.

L’organigramme, l’organisation et les méthodes de travail ont entièrement été revus. Au regard de l’activité de l’office au cours de ces dernières années, la crise qu’il a traversé fait figure d’histoire ancienne. De nombreux chantiers, des rénovations, réhabilitations, des programmes de construction de qualité ont été lancés… Ce n’est plus le même office HLM. Mais comme le contrôle de la chambre régionale des comptes s’arrête en 2006...

Le niveau, très élevé, de loyers impayés pèse lourdement sur la situation financière de l’Office. Sur sa capacité à faire face aux attentes des locataires en matière d’entretien, de travaux et d’investissement. Le niveau d’impayé atteint en 2004, près de 25% des produits quittancés. « En 2005, la gestion locative apparaît toujours aussi déficiente : la médiane de l’ensemble des offices se situe à 7,2% (22,4% ici) et l’Office se trouve au 262e rang sur 281 ». Mais le rapporteur ajoute : « La conjoncture économique limite cependant les possibilités de recouvrement contentieux avec en 2006 une croissance exponentielle dans le département du nombre de dossiers de surendettement (+58%) et de rétablissement personnel (+59%) qui traduisent la paupérisation de la population ».

L’Office a depuis 2005 mis en place une mission de prévention des impayés qui fonctionnent avec trois conseillères en économie sociale et familiale. Elles interviennent dès le premier mois d’impayé. Nombre de dossiers d’impayés débouchent sur du contentieux et des expulsions. Elles sont passées de 37 en 2003 à 71 en 2005.

Une partie des pertes de l’Office est la conséquence des programmes de démolition. 130 appartements détruits seulement sur l’année 2007.

Les pertes sont également causées par le niveau trop élevé de vacances. 135 logements pour la majorité situés dans le quartier du Haut-Vernet et en centre ville où « les candidats sont peu nombreux compte tenu de la mauvaise réputation des groupes d’immeubles concernés ».

Le conseil général qui a la compétence et les budgets sociaux est épinglé sur son refus de collaborer avec l’Office HLM de Perpignan : « En dépit des tentatives de conciliation conduites par l’ancien préfet, alors pourtant qu’une partie du public de l’Office est également celui du département qui lui verse le RMI. Le conseil général a fait le choix de ne travailler qu’avec son outil : l’Office départemental ».

Les exemples donnés sont atterrants. En 2003 le conseil général n’a pas reconduit le financement de la médiation sociale que l’Office avant confié à une association qui intervenait dans les situations sociales les plus complexes. Par ailleurs aucune suite n’a été donnée aux 36 demandes de Fonds de Solidarité Logement qui est géré par le conseil général. Ce fonds est destiné à venir en aide à des familles en grande difficulté ne pouvant faire face au paiement de leur loyer. Il y a 36 familles qui cette année-là, et combien d’autres depuis, ont été écartées du bénéfice de la solidarité parce qu’elles étaient logés par l’adversaire politique. C’est effrayant ! On sait que le sectarisme de Bourquin ne connaît pas d’exception. Mais dans ces situations-là, c’est révoltant.

« Enfin les chantiers d’insertion par l’économie du PNRU (Plan National de Rénovation Urbaine) ne bénéficient d’aucune participation du département. Quel paradoxe ! L’Office de la ville de Perpignan fait de nombreux chantiers d’insertion sans l’aide du conseil général qui a la compétence et qui est le financeur. Et le conseil général, lui, comme l'a confirmé le rapport de la chambre régionale des comptes sur sa gestion, ne dépense pas, loin de là, tous les crédits d’insertion.

« Le conseil général a été sollicité par l’Office, par courriers des 17 janvier 2006 et 24 janvier 2008, dans le cadre de sa démarche de réflexion qui a abouti à l’élaboration de son plan stratégique de patrimoine, mais il n’a pas répondu à l’offre de partenariat qui lui était faite. » conclut le magistrat dans ce domaine.

Le rapport ne relève pas d’anomalie dans les attributions de logement, sur les marchés, les dépenses de l’Office.

Au chapitre des attributions on apprend que la commission d’attribution des logements est dotée d’un règlement intérieur qui a été modifié suite à une mission d’inspection du logement social : « qui demandait la suppression des mentions prévoyant d’écarter les candidats qui avaient une dette envers l’OPAC (office HLM départemental) ou qui avaient été identifiés comme auteurs de troubles de voisinage. »

Un gros chapitre du rapport est consacré à l’opération de rénovation urbaine. Une bonne partie du propos est en 2009 caduque.

Nous y reviendrons prochainement plus longuement, dans les pages du Petit Journal.

Le rapport, une trentaine de pages, est consultable sur le site de la Chambre Régionale des Comptes. http://www.ccomptes.fr/fr/CRC14/documents/ROD/ROD2OfficeHabitatPerpignanRoussillon.pdf

12oct

La démocratie bafouée

Démocratie populaire

Plusieurs dizaines de syndicats et mouvements de gauche ont, du 28 septembre au 3 octobre, organisé une : « Consultation nationale sur la privatisation de La Poste » qu’ils ont appelée : « Une votation citoyenne ». Le matériel utilisé comportait : « Feuilles d’émargement et PV de dépouillement ». A l’issue de cette action, le comité national contre la privatisation de La Poste a le 5 octobre fait une déclaration triomphante : « Ce qui vient d’avoir lieu avec cette consultation est énorme. A cette heure 2 123 717 personnes, résultats comptabilisés et validés pas les comités locaux et départementaux, se sont rendues aux urnes pour donner leur avis dans une dizaine de milliers de points de vote. Le résultat du vote est sans appel. Plus de 90% des électeurs disent NON au changement de statut de la Poste et à l’ouverture de son capital et donc à sa privatisation. »

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Le vocabulaire utilisé : votation, feuilles d’émargement, PV, urnes, électeurs… renvoie à l’exercice et à l’organisation du vote lors des élections ou de référendums dans le cadre des institutions de notre pays. On remarque que les organisateurs ont choisi ce mot de votation qui ne figure pas dans la plupart des dictionnaires de français. Il est utilisé en Suisse pour désigner l’action de voter.

Tout ça a l’apparence d’une consultation démocratique. Mais seulement l’apparence.

Les militants invitaient les passants à voter : « Contre la privatisation de La Poste ».

Pas d’isoloir ! On vote en public. On coche sur un bulletin la case Oui ou la case NON, entourés de militants pour le NON.

Il n’est, dans ces conditions, pas difficile de se prévaloir d’un vote de plus de 90% contre le changement de statut de La Poste. « Plus de 90% » ! Les organisateurs n’ont pas osé annoncer, 98% ou 99%, cela aurait discrédité le résultat de leur consultation.

Une dame qui a dit vouloir voter OUI puis a ensuite coché un bulletin et laissé son identité et son adresse sur le cahier d’émargement, nous a dit que la réaction des militants avaient été glaciale. Ni merci, ni au revoir. C’était réservé aux bons électeurs.

Cette mise en scène démocratique a été fortement médiatisée. Plus que ne l’aurait été une simple pétition.

Résultat dans les P.-O. 17 405 NON, 205 OUI. Ce qui fait près de 99% de NON !

Démocratie socialiste

Les adhérents du Parti Socialiste ont voté le 1er octobre. Commentaires d’un militant socialiste : « 46%, ce niveau de participation au plan national est catastrophique. Quand on prend la carte d’un parti c’est que l’on s’intéresse à la politique, à l’action publique. Dans les Pyrénées-Orientales, le niveau de participation, 65%, est trompeur pour celui qui ne connaît pas le parti. Tous les salariés du conseil général, des mairies, des satellites se sentent obligés d’aller voter. Vous prenez les salariés encartés et leur famille auquel vous ajoutez les élus et leur famille et vous avez plus de la moitié des votants. Avec les SMS et appels téléphoniques qu’ils reçoivent, ils ne risquent pas d’oublier d’aller voter. Je ne crois pas à la sincérité de ce scrutin. Il règne un tel climat, que même protégé par l’isoloir, beaucoup d’adhérents n’osent pas mettre dans l’enveloppe le bulletin qu’ils y mettraient s'ils se sentaient libre. J’observe aussi que dans la fédé catalane les scrutins qui au cours de ces dernières années ont été surveillés ont donnés des résultats nettement moins favorable au clan Bourquin. Quand ils ont vus que Jacqueline Amiel-Donat prenait la tête des pros Eric Andrieu, de nombreux militants qui auraient voté pour le premier secrétaire de l’Aude se sont démobilisés. Amiel-Donat incarne mal la rénovation. C’est un choix qu’elle a fait de manière inattendue, au denier moment, par dépit. Il n’y avait qu’une trentaine de militants à la réunion d’Eric Andrieu à la salle des Libertés. Sans Amiel-Donat, Eric Andrieu aurait fait un meilleur score. Amiel-Donat a objectivement contribué à la large victoire de Frêche dans les P.-O.. Une opposition qui ne représente quasiment rien, c’est le rêve de Bourquin. Il va y arriver grâce à Amiel-Donat. Mais pour elle c’est la marginalisation assurée ». P-O : Codorniou 82 %, Andrieu 15 %.

Son de cloche intéressant. C’est autre chose que la soupe pro Frêche de L’Indép et de Midi-Libre. Désolé pour l’anonymat. Mais chasse aux sorcières, ce n’est pas dans les Pyrénées-Orientales une expression que l’on utilise pour faire peur aux enfants.

Boutih : « La gauche n’est plus démocratique »

Malek Boutih, membre du bureau national du PS, qui a souvent une réflexion très affûté, déclarait récemment sur OMEGA TV : « La gauche n'a pas totalement fait sa révolution démocratique. Même la social-démocratie, même les socialistes ont été marqués par l’histoire stalinienne, par cette manière totalitaire de penser la gauche. Et ils ne s’en sont pas totalement remis. Il n’ont pas cette capacité à vivre dans la démocratie. Ce qu’il y a de beau dans la démocratie, c’est justement l’échange, la contradiction, se dépasser tout le temps. Il y a un problème de conception démocratique de la politique à gauche. La gauche n’est plus démocratique, voilà, c’est terrible ».

Caroline Fourest répond à Tariq Ramadan

« Le 26 Septembre 2009, Tariq Ramadan est invité dans l’émission de Laurent Ruquier, “On est pas couché!”. Il attaque Caroline Fourest, journaliste-essayiste, en l’accusant d’être contre l’Islam et “malhonnête” intellectuellement. L’émission de Laurent Ruquier n’a pas donné la parole à Caroline Fourest pour qu’elle puisse répondre. Jonathan Halimi et Florent Rodo l’ont rencontrée afin de lui donner ce droit de réponse sur le web ».

http://www.dailymotion.com/relevance/search/caroline+fourest+r%C3%A9pond

09oct

Interview de Sainte Jacqueline

Nicolas Caudeville s’est lancé dans l’interview. Il a cette semaine rencontré sainte Jacqueline parmi ses pauvres, place Cassanyes. C’est particulièrement émouvant d’entendre cette femme raconter ses difficiles combats pour la rénovation, pour la démocratie dans le PS, pour les démunis, pour Perpignan. On l’accompagne dans son chemin de douleur, dans son martyre. On finit même par souffrir avec elle.

Oubliez la Jacqueline Amiel-Donat qui fait du business avec le conseil général (Chine, cabinet d’avocats), y place les membres de sa famille, la récente adhérente au PS imposée par Bourquin…Et tout le reste…

Jacqueline Amiel-Donat est allée à une réunion du PS à Millas. Et face aux diktats des membres de l’appareil, une autre Jacqueline Amiel-Donat s’est révélée. Elle dénonce : « Les gradés du parti qui ont décidé qu’il fallait qu’ils restent gradés qu’ils aient des médailles en plus, un peu comme des généraux de l’armée soviétique ». Elle parle sans doute de son pote (son ex pote d’avant-hier, non d’hier) qui court après tous les mandats. Un certain Christian Bourquin. Président du conseil général, vice président de la région, qui voulait être député, puis parlementaire européen et qui demain sera candidat au Sénat.

On ne la reconnaît plus. Quelle métamorphose ! Il ne faut jamais désespérer du genre humain. Même des pires cas. Peut-être que demain, Bourquin, puis Frêche à leur tour seront frappés par la grâce. Elle se bat pour la rénovation aux côtés de Eric Andrieu qu'elle n’a pas voulu laisser seul affronter l’ogre Frêche. Ogre dont elle ne fait qu’une bouchée. Elle considère qu’il « N’est pas anormal qu’il est été exclu du PS » et elle ajoute « Lorsque l’on a ce niveau de responsabilité on doit se tenir un minimum. On ne peut pas raconter n’importe quoi ». Merveilleuse femme ! Vive Amiel-Donat !

Ne s’apercevant pas qu’il parle à une sainte, Caudeville lui demande si elle sera candidate aux régionales. Elle lui répond gentiment sans s’offusquer : « Non ! J’ai agi en tant que militante. Je ne postule pas à quoi que ce soit. J’ai agi en démocrate. » et « Je n’ai pas adhéré au PS pour faire carrière… Je ne suis pas une alimentaire… Je ne suis pas inféodée.. ». Il arrive un moment où l’on se dit que cette saleté de Caudeville a fait un canular avec un complice qui imite Amiel-Donat à la perfection.

Sainte Jacqueline nous explique ce qu’est être de gauche… Le combat pour les plus pauvres, les plus démunis. Elle explique tout ça avec sobriété et conviction. Oh sainte femme ! On est d’un côté ou de l’autre. Ou on est avec ceux qui souffrent ou l’on est du côté de ceux qui tirent parti de façon méprisante. Elle a raison il y a d’un côté la gauche qui est par nature avec les pauvres et de l’autre les salauds de droite.

Pour elle pas de compromis. Elle refuse la société de marché, la social démocratie. Elle, c’est la vraie gauche. Dans le texte c’est du Besancenot ! Nom de dieu, quelle mutation. Une vraie pétroleuse !

Une femme comme ça, dans un monde comme celui-ci, ne peut qu’avoir des tas d’ennemis. Ce qui à propos des municipales de juin dernier fait dire à Caudeville : « C’est comme le crime de l’Orient Express, tout le monde a donné un coup de couteau ». La dame approuve et cite : Codognès, Cresta, Frêche, les Perpignanais qui ne sont pas prêts à avoir une femme maire, « Surtout à moitié chinoise ».

Tout le monde ne croira pas au miracle !

Il est vrai que l’on peut, plus prosaïquement, penser que la dame ne digère pas son fiasco des municipales et qu’elle en rejette toute la responsabilité sur les autres. Ce qui est bien dans son caractère.

Plus machiavéliques, certains font observer que le clan Bourquin-Donat contrôle la majorité et l’opposition du PS dans les P.-O. et qu’il est prudent d’attendre pour voir si le divorce Amiel-Donat Bourquin est réel ou si c’est un leurre.

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/

L’autre Jacqueline, pas celle d’Amélie, la député de la quatrième, va conduire une mission sur le photojournalisme. La nouvelle a fait rire. Normal, dès qu’il y a un appareil photo en vue la dame se précipite et joue des coudes pour être au premier plan. Il ne fallait pas s’attendre à ce que Jacqueline Irlès prenne la tête d’une mission sur le pluralisme, ou plutôt sur la quasi absence de pluralisme de la presse en régions. C’est moins porteur !

05oct

Del Poso : sa femme ne sera pas recrutée à la mairie

Depuis quelques temps, on entend beaucoup dire que Thierry Del Poso aurait embauché sa femme à la mairie de Saint-Cyprien et qu'il prendrait Fabrice Villard comme chef de cabinet.

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Pendant la campagne électorale des municipales à Saint-Cyprien, Hervé Morin, ministre de la Défense, président du Nouveau Centre, Thierry del Poso et Carole Del Poso.

Cela se dit avec tant d'insistance, que Perpignan-toutvabien a interrogé le maire de Saint-Cyprien :

« Ma femme n’a pas de poste, elle ne travaille pas et ne travaillera pas à la mairie »

Mais que fait elle à la mairie ?

« Elle vient me donner un coup de main, tout à fait bénévolement ».

Mais elle a un bureau !

« Non elle partage le bureau de mon futur chef de cabinet »

Qui s’appelle ?

« Stéphane Poure, il travaille à Sud Roussillon ».

03oct

Procédure des marchés publics pour Boitaclous et crise à Saint-Estève

La mairie de Perpignan a publié l’avis de publicité relatif à un marché public pour des spectacles vivants. Marché en deux lots séparés pour trois ans.

Lot n° 1 : Humour et music-hall : 8 spectacles à répartir entre la Salle Charles Trénet et la Salle du Théâtre Municipal.

Lot n° 2 : Théâtre de Boulevard, café théâtre, chanson à texte : 12 spectacles à répartir entre la Salle Charles Trénet et la Salle du Théâtre Municipal.

Les candidats ont jusqu’au 26 octobre pour déposer leur offre.

Marc Pédelhez présente Boitaclous en victime. Cela avec la complaisance de L’Indép qui dans les cinq articles publiés en septembre n’a pas rappelé une seule fois que l’annulation du marché public de Saint-Estève était la conséquence de la violation de la loi sur les marchés. Boitaclous est un important annonceur.

Le président de Boitaclous a annoncé qu’un recours avait été déposé devant le tribunal administratif pour demander des dommages et intérêts à la mairie de Saint-Estève. Est-il bien sérieux de se prévaloir de ses propres turpitudes pour obtenir un dédommagement ? Boitaclous risque de faire rire les juges.

Pour le même président, l’avenir de Boitaclous est entre les mains de la ville de Perpignan. Car si Boitaclous n’obtenait pas les salles de la ville, il y aurait des licenciements. Mais comme le rappelle le premier maire adjoint, Jean-Marc Pujol , c’est Boitaclous qui est parti. On pourrait même ajouter parti à Saint-Estève sans prévenir la ville de Perpignan. Mais quand même en faisant de nombreuses réservations de salles sur l’année 2010. Cela sans aucun doute afin d’empêcher une programmation concurrente.

Si Boitaclous rencontre des difficultés, c'est en raison de son choix de s'installer dans les conditions que l'on connait à Saint-Estève. Et en même temps d'avoir joué le jeu de Bourquin qui pourrait se résumer ainsi : Tu fais la guerre à la ville de Perpignan et on te couvre d'or. Mercenaire est un métier qui comporte des risques.

Il faudrait rappeler les années de guérilla de Thierry Meier contre la mairie de Perpignan, contre le théâtre de l'Archipel. Ce n'est pas un hasard si dans la liste PS-PC des dernières municipales, il y avait trois dirigeants de Boitaclous : Thierry Meier, Michel Arcens et Jacqueline Amiel-Donat.

Jacqueline Amiel-Donat a démissionné du conseil d’administration de Boitaclous en déclarant : « Et puisque ma démission était un préalable pour messieurs Pujol et Halimi, je la leur concède ». Réaction de Jean-Marc Pujol : « Je ne suis ni Bourquin, ni Frêche, je n’ai jamais demandé la tête de personne » et l’élu ajoute qu’il a tenu à le dire en face aux responsables de Boitaclous.

Cette demande de démission est tout droit sortie de l’imagination de Jacqueline Amiel-Donat. Il faut chercher ailleurs les vraies raisons de sa démission du conseil d’administration de Boitaclous. Sa relation de fournisseur et de dirigeante n’était peut-être pas des plus normales ? Mais en jetant systématiquement sur la ville de Perpignan des accusations de sectarisme, Amiel-Donat tente d’accréditer l’idée qu’il y règnerait le même climat sectaire et répressif qu’au conseil général. Ce n’est fort heureusement pas le cas.

A la mairie de Saint-Estève, le groupe d'élus de la majorité municipale qui a refusé de suivre Elie Puigmal dans ses décisions ruineuses avec Boitaclous n'est pas loin du divorce. Plusieurs élus ont rendu leur délégation, M. Borgia, celle d'adjoint aux finances, M. Khédimi, celle d'adjoint à la sécurité. Et il est fortement question de la constitution d'un groupe indépendant que huit à neuf élus pourraient rejoindre. Avec une majorité très juste, un ou deux sièges, la suite du mandat d'Elie Puigmal pourrait être difficile. Sa méthode marquée par l'absence totale de concertation semble être autant critiquée que ses choix. Le maire se remettra-t-il en question ?

29sep

Frêche : « Quand on est pauvre on se tait »

Le Petit Journal de cette semaine en vente jusqu’à jeudi soir fait un carton. C’est une grande satisfaction car ce numéro fait sa une sur La chasse aux sorcières au conseil général. La face la plus sombre de Bourquin. Licenciements illégaux, mutations arbitraires, comme celle de Jean-Michel Henric, conseiller municipal de Perpignan, muté de Perpignan à Saillagouse. Le bus à 1 euro il connaît. Il y passe plus de cinq heures par jour… Cette hiver davantage. Il faut faire craquer ce fonctionnaire exemplaire qui a plus de 20 ans d’ancienneté. Au bout, il y a le RMI, des dépressions, des tentatives de suicides.

Georges Frêche s’est encore lâché. Il n’arrive plus à retenir ses incontinences verbales. Triste fin de règne.

Vendredi 25 septembre, en session du conseil régional, Danielle Pagès a interrogé le président de la région sur la situation du Centre de Recherches Préhistoriques de Tautavel : « … Quand, Monsieur le Président, vous êtes venu à Tautavel avec le Président Christian Bourquin, le 14 septembre 2006, vous avez promis que vous donneriez votre accord pour que soit créé un Etablissement public de Coopération Culturelle afin de pérenniser le Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel et vous vous étiez engagé à ce que la Région apporte les moyens nécessaires. Certes la Région a contribué chaque année à financer cette structure, mais pas à la hauteur de ce que vous aviez promis. L’Etat a apporté des moyens en créant plusieurs emplois de fonctionnaires et des emplois sur contrat d’établissement, financés par des subventions. Néanmoins, l’Etablissement Public de Coopération Culturelle destiné à le pérenniser n’est pas encore créé et le Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel reste une structure extrêmement fragile. Pouvez-vous, Monsieur le Président, nous indiquer quelles sont les décisions que vous comptez prendre pour le Centre Européen de Recherches et quel est le calendrier envisagé ? »

Visiblement en difficulté, Frêche déclara que c’était celui qui apportait le plus qui devait avoir la présidence de l’EPCC et il a, dans des termes triviaux, expliqué qu’on lui avait appris que c’était celui qui payait qui commandait. Puis disant que l’Etat était pauvre, il a déclaré : « Madame Pagès, quand on est pauvre on se tait ». Mots qui déclenchèrent une bronca. Les amis de Frêche pâlirent en se rendant compte que le président de région avait encore sorti une énormité. Navarro, un de ses fidèles lieutenants, s’adressa à Frêche en se prenant les pieds dans sa tentative de justification : « Monsieur le président vous ne vouliez pas parler des pauvres, mais des collectivité locales ». Nouvelle bronca.

Il faut préciser que Frêche réclame la présidence de l’EPCC pour l’un des siens. Présidence que du côté de l’Etat et d’autres acteurs on verrait plutôt confiée à Henry de Lumley, le grand paléontologue qui a donné à Tautavel sa renommée scientifique et touristique. Quand à la contribution de L’Etat, elle est très importante. Sans tous les postes de chercheurs qu’il finance, le Centre de Recherche Préhistorique de Tautavel n’aurait pas ce rayonnement mondial.

Frêche a dans la presse nationale volé au secours de Hortefeux après les déclarations à caractère raciste qui avaient soulevé un tollé général. Voilà ce qu’il a déclaré au Parisien : « C’est ridicule. J’ai entendu ses propos et je n’y trouve rien d’extraordinaire. Aujourd’hui on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d’être cloués au pilori. Hortefeux n’est pas raciste. ».

Faites taire Frêche ! C’est ce que l’on pourrait demander aux électeurs, de droite, de gauche, sans opinion précise, de faire en mars 2010. Comme dit une célèbre réplique d’OSS dans Le Caire nid d’espions avec Jean Dujardin : « Tu te tais ou je te tais ».

Il n’y a que les bulletins de vote qui pourront faire taire le soudard du Languedoc-Roussillon.

Frêche n’a pas tenu ses engagements sur Tautavel, mais il a au moins versé la même subvention qu’en 2008. Le président du conseil général ne l’a pas encore fait voter.

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