Perpignan-Toutvabien

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21dec

Olivier Ferrand : Que devient le sauveteur des P-O ?

L’homme du 3 ième arrondissement et de la 4 ième circonscription des Pyrénées-Orientales a, l’an passé, été honoré par Le Canard Enchaîné. Un grand article qui est passé ici inaperçu. Rappelait-il de trop mauvais souvenirs aux confrères qui avaient vu et présenté le jeune énarque comme le sauveur des P-O ? Après son échec des législatives en 2007, Olivier Ferrand s’est fait élire maire adjoint à Thuir en 2008. Il y brille par son absence. Elles sont loin les déclarations sur son installation définitive dans les P-O. Cette légèreté semble faire partie du personnage. Car à Paris, dans le troisième arrondissement, il fut déjà un maire adjoint fantomatique. Il serait mesquin de lui demander si il renvoie ses indemnités d’élu.

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Olivier Ferrand avait revêtu la saharienne pour présenter sa candidature aux législatives de 2008 à la salle de l'Union de Céret.

Article de Didier Hassoux, Le Canard enchaîné du 30/09/2009

Olivier Ferrand : le frime tank

Promoteur des primaires ouvertes au PS et membre de la commission Sarko sur l’emprunt, le président de la fondation Terra Nova a tendance à en rajouter, y compris sur son CV. « QUI connaît M. Ferrand ? » C’était il y a quelques jours. Plagiant Ségolène Royal et son célèbre « Qui connaît M. Besson ? », alors que celui-ci venait de trahir son camp pour Sarko, Martine Aubry répondait de la même manière à un de ses proches. Lequel insistait pour que le président de la fondation Terra Nova, « think tank » de gauche, devienne l’organisateur en chef des primaires destinées à désigner le candidat socialiste à la présidentielle de 2012. La première secrétaire du PS connaît évidemment M. Ferrand. La lecture du « Monde », de « Libé » et de quelques autres gazettes ne lui a pas échappé. Il y est dépeint comme « l’homme qui monte au PS ». L’énarque à qui les militants socialistes doivent ces « primaires ouvertes ». Car Ferrand, Olivier de son prénom, quadra ambitieux au physique avenant, socialiste depuis 1990, a brillamment réussi à leur faire croire qu’il était le seul inventeur-promoteur de ces joutes électorales préprésidentielles.

Avant lui, pourtant, Olivier Duhamel, alors député européen, s’était fait le chantre de ces primaires. Lui-même avouant s’être largement inspiré du procédé transalpin… Mais Ferrand n’a pas son pareil pour s’approprier une idée. Surtout lorsqu’elle lui permet de briller. Les brillantes idées, c’est d’ailleurs son métier. En tout cas le but de « sa fondation ». Baptisée « Terra Nova » en mai 2008, elle a pour objectif de « favoriser la rénovation intellectuelle de la social-démocratie ». Mais aussi, accessoirement, en contestant le leadership à gauche de la vieille Fondation Jean-Jaurès, affiliée au PS, d’assurer la promo de son président. Grâce à un carnet d’adresses important et à un culot monstre. « J’ai découvert que je faisais partie du conseil d’orientation de la fondation au moment de son lancement, raconte un intello de gauche réputé. Ferrand m’en avait vaguement parlé lors d’une soirée. Mais je n’avais pas donné mon accord… » Ce qu’on peut être sourcilleux parfois…

Ferrand, lui, ne perd pas de temps avec les détails. Présenté à longueur de colonnes, par ses biographes, comme inspecteur général des Finances, il est, en fait, plus modestement administrateur civil hors classe. Il laisse dire qu’il dépend de la Direction du Trésor et de la Prospective économique, la plus prestigieuse de Bercy. Or il émarge, comme formateur, du côté de Vincennes, à l’obscur Institut de gestion publique et du développement économique… Lequel lui assure tout de même des revenus confortables. Et du temps pour se consacrer à Terra Nova. La fondation compte trois salariés. Et une dizaine de stagiaires –étudiants ou jeunes sortis des grandes écoles assurent le boulot au quotidien. Évidemment sans être rémunérés bien qu’en fonctions durant de nombreux mois. Au printemps dernier, Ferrand a eu à faire face à une fronde de ces jeunes présomptueux. « Vous n’allez quand même pas faire grève !? », s’est étranglé le président avant de rappeler à ses ouailles qu’elles avaient la chance, l’honneur et l’avantage de bénéficier d’ une « rémunération symbolique » . Celle de faire partie de la grande famille de Terra Nova et d’être à son auguste service. Le différend social s’est soldé par l’octroi à certains contestataires d’un ticket-restaurant quotidien, d’un montant de près de 6 euros tout de même. On ne confond pas « think tank » et garde-manger.

Terra Nova a élu domicile du côté des Champs-Elysées, dans des locaux mis à sa disposition par Michel Rocard, lui-même hébergé par un ami sponsor. L’ancien et le moderne social-démocrate ont en commun d’avoir fait de Dominique Strauss-Kahn leur champion pour 2012.

Ferrand aime d’ailleurs à rappeler qu’il a déjà dirigé le cabinet de DSK simple ministre. En fait, il en a été un modeste conseiller. Mais, là encore, on ne va chipoter sur les détails. Cette tendance à améliorer un peu la réalité lui a valu chez les strauss-kahniens le doux surnom de « Zelig », cet homme ordinaire (créé par Woody Allen) soucieux d’être toujours sur la photo. Au premier plan. Homme de cabinet(s), Ferrand a eu l’opportunité d’apparaître en pleine lumière en trouvant, lors des législatives de 2007, un débouché électoral. Parachuté dans les Pyrénées-Orientales, il s’est ramassé un gadin… Puis a vu ses comptes de campagne rejetés, ce qui n’a que moyennement attristé ses collègues (de gauche) au ministère des Finances…

Cruels, les mêmes ont ricané lorsque Ferrand a dit « oui » à Sarko pour faire partie de la commission Rocard-Juppé chargée de plancher sur le « grand emprunt ». A ses camarades socialistes qui s’inquiétaient de sa « trahison », Ferrand fait savoir que, haut fonctionnaire, « il ne pouvait pas dire non » à une demande du chef de l’Etat. Comme Besson n’a pas pu dire non à Sarko ?.

15dec

Méthodes de cabinet noir !

Après les articles de perpignan-toutvabien, montpellier-journal.fr, La Semaine du Roussillon et d’autres sur http://www.ouillade.eu, Luc Malepeyre est dans une position très inconfortable et le conseil général, son employeur, également.

Rappelons comment ce site se présente : « Plusieurs journalistes du Languedoc-Roussillon (titulaires eux d’une véritable carte de presse professionnelle et en cours de validité), ont décidé, dans un premier temps, de créer un site d’information local dans le département des Pyrénées-Orientales. Ils ne cachent pas leur ambition : appliquer à l’échelle départementale les contenus, la méthode et le professionnalisme issus des modèles nationaux de Bakchich.info, Rue89.com et Mediapart.fr ».

Luc Malepeyre a personnellement acheté les noms de domaine ouillade.com et ouillade.net. ouillade.fr a, par contre, fait l’objet d’un dépôt anonyme. Mais on connaît son propriétaire puisque c’est Malepeyre qui l’utilise.

A vrai dire, il n’y a pas eu une seconde de mystère, car perpignan-toutvabien a, quelques jours avant le démarrage du site, été informé de ce que préparait Malepeyre.

Jacques-Olivier Teyssier, de montpellier-journal.fr a voulu en savoir un peu plus sur se site complètement anonymisé. Il a donc téléphoné à Malepeyre au conseil général. L’ex journaliste et chef d’agence de Midi-Libre à Perpignan a confirmé sa participation au site, mais il a refusé de donner les noms des autres journalistes.

Interrogé sur sa collaboration avec le conseil général, Luc Malepeyre s’est pris les pieds dans le tapis. Il a déclaré qu’il travaillait pour le conseil général et avant, « Non, non pas du tout ».

Il est, en fait, entré au conseil général en novembre 2008. Il en est parti après un long passage avant, effectivement, d’y revenir le 1, novembre 2010. Et c’est le 22 novembre qu’il a commencé ouillade. Deux jours après l’arrêt, sur pressions, de Politique66, le blog politique de Guillaume Clavaud.

Pour Malepeyre, il n’y a pas de lien entre la tenue de ce blog et son poste au CG66 : « Il n’y a pas de problème, on est en république, on a le droit d’avoir des passions. Moi je ne travaille pas depuis le conseil général sur le site. Point à la ligne. Vous vous prenez pour un policier sic ! : vous faites faire une perquisition, vous demandez à un magistrat qui vient saisir l’ordinateur, il verra très bien qu’il n’y a rien là-dessus qui part d’un ordinateur du conseil général. »(montpellier-journal.fr). Pourquoi Malepeyre répond t’il si agressivement ? C’est si dur d’être ramené à la réalité par un journaliste, un vrai ?

Quelques précautions ont été prises. Par exemple ne pas laisser apparaître l’heure de publication des articles. Mais si aucun ordinateur du conseil général n’est utilisé, il n’en est pas moins facile de montrer le lien qu’il y a entre le blog et le job de Malepeyre. Quantité d’informations diffusées concernent le conseil général. Et elles s’apparentent totalement à de la communication. De plus, Malepeyre ne chôme pas, il publie souvent plusieurs articles par jour.

Malepeyre est fidèle au style qui a fait (et défait) sa réputation professionnelle. Il a ses procédés, sa marque de fabrique : servilité, flagornerie, sous entendus malsains, beaucoup d’intoxication, des basses attaques… Les infos exactes sont, elles aussi, le plus souvent enrobées d'une présentation tendancieuse.

Que fait Malepeyre au cabinet ? Nous ne sommes pas parvenu à le joindre pour lui poser la question. Mais tout laisse penser que ce site principalement politique et militant est une de ses principales missions, si ce n’est pas la première au sein du cabinet de Hermeline Malherbe. Voilà encore des fonds publics bien utilisés par le conseil général.

Le cabinet de Bourquin, depuis quelques années très actif pour mettre des commentaires sur les sites et les blogs, a franchi, toujours masqué, un pas de plus dans l’occupation de l’espace internet local. L’influence que le système tire de son considérable poids publicitaire sur la presse locale ne lui suffit pas.

http://www.montpellier-journal.fr/2010/12/un-collaborateur-de-christian-bourquin-pretend-faire-de-linformation.html

A voir aussi le site parodique de ouillade.eu

http://ouilladeux.wordpress.com/2010/12/14/fourquin-reelu-bourcade-jubile/

02dec

Bourquin et Provencel renvoyés devant le tribunal correctionnel

Après une interminable instruction ouverte en 2001, le juge chargé de l’affaire de favoritisme dans l’attribution des marchés de communication du conseil général en 1999 a pris la décision de renvoyer Christian Bourquin, Pascal Provencel de l’agence de publicité Synthèse (devenu Sens Inédit en 2006) et Jean-Pierre Lanotte, directeur des affaires financières et juridiques du conseil général devant le tribunal correctionnel. L’affaire sera jugée dans les prochains mois.

Les faits se sont déroulés peu de temps après l’arrivée de Christian Bourquin à la présidence du conseil général en 1998. Synthèse, la toute jeune agence de publicité créée par Pascal Provencel, membre du PS et proche de Bourquin, a récupéré le budget de communication du conseil général des P-O, puis celui d’organismes en dépendant, comme le Comité départemental du tourisme et d’autres budgets en bénéficiant de l’influence de Christian Bourquin. Mais l’agence a aussi fait les campagnes électorales de Christian Bourquin et du PS.

C’est avec cette recette que la toute petite agence a grandi rapidement, dégageant chaque année un bénéfice très important. Après les P-O, Pascal Provencel est allé appliquer sa méthode dans l’Hérault. Il a décroché d’importants budgets à l’agglo et au conseil régional, deux entités présidées par Georges Frêche. Le CA de l’agence a poursuivi une forte croissance passant de 2 100 000 euros en 2006 à 3 695 000 en 2009 avec un résultat net conséquent de 817 000 euros. Marge bénéficiaire colossale.

Conseillant personnellement Frêche, Pascal Provencel a aussi signé, avec son agence, la campagne de communication des régionales de 2010. Durant cette période on le voyait en permanence avec Georges Frêche. Il l’a accompagné lors dans son tour des médias parisiens. Il est certainement pour beaucoup dans la conceptualisation du discours de Frêche qui se structurait sur une thématique opposant la province à Paris, le parler vrai des gens du sud au langage aseptisé des Parisiens. Une approche mise en avant dans l’argument de présentation de Sens Inédit « L’agence qui parle comme dans la vie ».

Sens Inédit a peu de temps après la réélection de Frêche remporté le budget de réalisation du magazine du conseil régional.

Bourquin et Provencel se retrouvent à Montpellier, l’un comme président de la région et l’autre comme communiquant du conseil régional. Sens Inédit a conservée son agence de Perpignan, mais le siège est à Montpellier. P. Provencel chercherait à s'implanter à Toulouse, ville conquise par le PS en 2008. Si Sens Inédit fait toujours la maquette du magazine du conseil général et gère différents et importants budgets satellites, les deux hommes travaillaient moins ensemble. Bourquin se vante de concevoir personnellement les campagnes de communication du conseil général. On a vu le résultat l’été dernier avec ce visuel digne de la Corée du nord, "Bienvenue à nos touristes". On doute que cette campagne fut du goût du publicitaire reconnu.

01dec

Malepeyre, l’imposteur démasqué

Il y a une semaine http://www.ouillade.eu faisait son apparition avec une ambition pleine de promesses : « Plusieurs journalistes du Languedoc-Roussillon (titulaires eux d’une véritable carte de presse professionnelle et en cours de validité), ont décidé, dans un premier temps, de créer un site d’information local dans le département des Pyrénées-Orientales. Ils ne cachent pas leur ambition : appliquer à l’échelle départementale les contenus, la méthode et le professionnalisme issus des modèles nationaux de Bakchich.info, Rue89.com et Mediapart.fr Ainsi, Ouillade.eu, a pour unique objectif d’aller sur tous les terrains, en général, et, plus particulièrement, dans les domaines où l’esprit de « militantisme ambiant » empêche les habitants des P-O d’accéder à l’Information. ».

Il ne fallut pas plus de deux ou trois jours pour s’apercevoir que le site, anonyme, qui oscillait entre bouchedegout.fr et lechecul.com était bien loin de l’un des sites d’information qu’il prétendait prendre pour modèle.

Perpignan-toutvabien n’a pas encore eu le temps de faire le tour du sujet qu’arrive un autre site http://ouilladeux.wordpress.com/ qui jette un pavé dans l’ouillade. Ollada en catalan.

Selon le nouveau site, http://www.ouillade.eu est l’œuvre de Luc Malepeyre. Nous étions arrivés à la même conclusion.

Hier chroniqueur à l’édition de Midi-Libre des P-O qu’il transforma en Salut les copains. Lucifer Malpire est la meilleure brosse à reluire que la presse roussillonnaise ait connu depuis l’arrivée de l’imprimerie à Perpignan.

Bourquin finit par recruter ce grand admirateur, qui fut pourtant, quelques années plus tôt, ses écrits d’alors le prouvent, un vrai fan de Jean-Marie Le Pen. Le Front National lui en témoigna d’ailleurs toute sa reconnaissance. Mais chez Bourquin, ce genre de considération passe après son besoin, jamais satisfait, d’amour et d’admiration. Domaine dans lequel, nous l’avons déjà dit, Lucifer excelle.

Malpire n’a pas que des amis. En 2000, Bruno Delmas l’a lourdement fait condamner en diffamation. Depuis c’est la haine. Chacun sait qu’elle n’est pas bonne conseillère. Malpire pourrait l’apprendre à ses dépens, car un second procès en diffamation se prépare. Ce Delmas est sans pitié.

Malpire étant membre du cabinet de Bourquin et de sa doublure, il est évidemment inconcevable qu’il agisse à leur insu. Tout ce petit monde est tombé bien bas.

Reste à savoir qui est derrière http://ouilladeux.wordpress.com/. Nous y reviendrons.

Quoi qu’il en soit, Malepeyre est démasqué et il n’a pas volé la leçon qui lui est donnée avec esprit et humour. La parodie de ses écrits est excellente : « Aujourd’hui, notre Président, « Soleil Eternel des Pyrénées-Orientales », a rencontré le président de la chambre de commerce et d’industrie appelé également par les foules commerçantes des Pyrénées-Orientales « Eclat étincelant de l’économie catalane… »

28nov

CCI : la chambre… forte. Que cache Bernard Fourcade ?

Mardi 23 novembre, petite visite au palais consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie, pour demander à consulter les délibérations du bureau de la CCI. Après une heure d’attente, on nous explique qu’il faut faire une demande par courrier. Nous rédigeons notre demande sur place. Simple et claire, elle porte sur la consultation des délibérations du bureau de la CCI depuis le 1er janvier 2010. Nous la déposons au secrétariat du président de la CCI, M. Bernard Fourcade et nous demandons à voir les délibérations, documents consultables sans démarche préalable et sans délai. Refus. Nous demandons à voir le président de la CCI, il n’est pas là, le directeur, non plus.

Coup de téléphone le lendemain. On nous explique que nous allons recevoir une réponse par courrier. Elle arrive samedi 27. On nous oppose un refus. Pas un refus direct qui tomberait sous le coup de la loi, mais une manoeuvre qui vise à retarder la consultation.

Extraits : « N'ous allons faire tout notre possible pour vous répondre au mieux »

Tu parles !

« En effet, l’année 2010 n’étant pas terminée, le document achevé des décisions de Bureau de la CCI 2010 n’existe pas encore actuellement. Les comptes-rendus que vous demandez à consulter sont en l’état brochés chronologiquement par date, dans des dossiers séparés, avec d’autres documents. »

Revenez aux calendes grecques !

« De plus, toutes les notes et décisions qui apparaissent dans les comptes-rendus contiennent des éléments qui ne concernent pas des décisions rentrant dans le cadre des missions de service public. La communication d’autres décisions risquerait, en outre, de porter atteinte au déroulement des procédures juridictionnelles en cours ou sur le point de s’engager. Ces sujets nous semblent exclus du champ d’application de la loi du 17 juillet 1978, ou tout au moins nécessiteraient une consultation de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), autorité compétente en la matière. »

C’est ça. Faites le tri et laissez nous consulter ce qui ne vous dérange pas !

Nous allons bien sûr faire un recours à la CADA. Merci pour le bon conseil qui vise simplement à gagner du temps et à nous en faire perdre et peut-être même à nous empêcher de sortir avant la fin des élections à la CCI une information qui pourrait gênée l’équipe sortante.

« Ainsi, je souhaiterais que vous puissiez nous écrire avec précision tous les sujets ou dates des comptes-rendus que vous souhaitez consulter afin que nous soyons en mesure de nous répondre. »

Notre demande est suffisamment claire, toutes les délibérations depuis le 1er janvier 2010.

Le courrier est signé par le directeur de la CCI, Frank Subecz.

Nous nous demandons si la CCI opposerait le même refus à la demande d’un de ses ressortissants, commerçant, chef d’entreprise qui voudrait consulter les délibérations du bureau.

27nov

Le président de la Banque Populaire vote 50 fois pour "Fourcade" et pour lui-même

Après avoir révélé qu’il y avait des morts dans la liste des électeurs de la Chambre de commerce et d’industrie et qu’André Joffre votait 50 fois, Le Petit Journal revient cette semaine sur les 47 droits de vote d’André Joffre au titre de président de la Banque Populaire du Sud. L’enquête du Petit Journal démontre que, contrairement aux déclarations des dirigeants de la banque, cette situation ne relève pas de la stricte application de la loi. Elle est le fait d’un choix, celui de donner tous les droits de vote de la banque et de ses succursales à André Joffre. Il faut rappeler que ce dernier fait partie de l’équipe dirigeante sortante, il est membre du bureau de la CCI des Pyrénées-Orientales. De nouveau candidat il fait figure de numéro deux derrière Bernard Fourcade président la CCI depuis dix ans qui vise une troisième mandat. Notons que ce dernier, expert-comptable est le commissaire aux comptes de la Banque Populaire du Sud.

La suite est à lire dans Le Petit Journal

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25nov

Recommandé par perpignan-toutvabien

"Le TER à un euro en janvier 2011 en Languedoc-Roussillon : une promesse irréaliste"

Un excellent papier, un vrai travail d'information.

A lire sur montpellier-journal.fr

http://www.montpellier-journal.fr/2010/11/le-ter-a-un-euro-en-janvier-2011-en-languedoc-roussillon-une-promesse-irrealiste.html

20nov

Electeurs à la CCI : Des morts en pagaille et un vivant qui vote 50 fois

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1,20 €, chez votre marchand de journaux

18nov

Romain Grau, Lady Gaga, Codo, Clavaud et consort

Romain Grau prend la porte dans le nez

Jean-Marc Pujol a consulté les élus de sa majorité sur l’éventualité de l’arrivée de Romain Grau dans le groupe majoritaire. L’idée n’a pas provoqué l’enthousiasme et certains s’y sont montrés hostiles. Conseiller municipal, élu sur la liste conduite par Jean Codognès en 2009, Romain Grau, avait, à peine élu, pris la vice-présidence chargée du développement économique à l’agglo. Elle lui avait été offerte par Jean-Paul Alduy, au nom de l’ouverture. Un geste politique assez incompréhensible quand on sait que JPA s’était, en 2009, droitisé pour retrouver un électorat de droite qui l’avait abandonné en 2008.

On imagine mal que Jean-Marc Pujol ait sondé sa majorité sans que Romain Grau n’ait frappé à la porte. La réaction de son équipe ne doit pas forcément déplaire au maire de Perpignan. Il sait bien qu’en entrant dans la majorité, Grau serait présenté comme son dauphin. Celui qui vient d’achever sa première année dans le fauteuil de maire n’est certainement pas pressé que l’on évoque sa succession et encore moins que certains la préparent en étant contre lui, tout contre lui.

Romain Grau, qui vient de la gauche et du PS, cultive activement ses relations avec la droite et l’UMP, ceux avec qui il devrait, semble-t-il, poursuivre son itinéraire politique. Jean Codognès s’est facilement consolé de la désaffection du jeune énarque.

Lady Gaga

Lady Gaga, c’est le sobriquet donné à Jacqueline Irlès par ceux qui, au sein de l’UMP des P-O, ne passent pas pour être de grands fans de la député-maire de Villeneuve-de-la-Raho. "Ce n’est pas bien méchant", minimise un proche de la présidente départementale de l’UMP qui remet son mandat en jeu dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes avant le congrès national.

Dans sa profession de foi, J. Irlès n’hésite pas à attribuer l’élection de Robert Vila à la mairie de Saint-Estève au soutien qu’elle a apporté à sa candidature. Assez incroyable ! Mais comme c’est écrit noir sur blanc... En fait, Jacqueline Irlès s’est battue pour qu’il y ait une liste estampillée UMP et elle souhaitait que l’investiture soit donnée à un candidat inconnu. Soumise au vote des membres du comité départemental, la position défendue par la présidente a été mise en minorité.

En un an de présidence de l’UMP des P-O, Jacqueline Irlès a réussi pas mal de choses. Elle a accentué les tensions et les divisions au sein de l’UMP. Elle s’est fâchée avec Gilles Foxonet, le secrétaire départemental qu’elle avait choisi. Misant sur le soutien des Ferrand (Le Barcarès) dans le rapport de forces interne, elle n’a pas apporté son soutien au candidat de l’UMP, Louis Carles lors des élections partielles sur le canton de la Salanque. Quelques faits marquants parmi d’autres. On pourrait rappeler sa maladroite question à Sarkozy sur son problème de popularité suivi de déclarations à la presse dans la cour de l’Elysée. Les membres du comité départemental de l’UMP ne sont, eux, pas prêts d’oublier la réunion brutalement interrompue par la fermeture des lumières d’une salle de Villeneuve-de-la-Raho.

La député passe pour maladroite auprès des plus prudents et pour une furieuse auprès des plus remontés. D’où sans doute le surnom de Lady Gaga. Celle qui faisait tout pour entrer au gouvernement avec un poste de secrétaire d’Etat, va sans doute maintenant se recentrer sur sa circonscription.

On se demande si Jacqueline Irlès n’est pas à mettre dans la catégorie des élus à qui le pouvoir a fait perdre la tête. Mais ça se soigne. Une bonne défaite à la prochaine législative, suivie par une grosse déprime et le sens commun lui reviendra.

Codo et Clavaud

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2 000 militants étaient rassemblés le week-end dernier à Lyon pour donner naissance à Europe Ecologie-Les Verts. Parmi eux, Jean Codognès et Guillaume Clavaud, comme le montre une photo de l’album du profil facebook de Codognès.

La candidature de l’ancien rubricard politique de L’Indep sur le canton de la Côte Vermeille devrait très prochainement être officialisée par Europe Ecologie-Les Verts.

Très confraternellement (on n’est pas si méchant que ça), nous déconseillons fortement à G. Clavaud de se présenter à une élection. Sauf à vouloir faire une croix sur sa carrière journalistique. Il est certes placardisé aux sports et il doit mal le vivre. Il faut qu’il tienne bon et il faut souhaiter que les confrères s’intéressent à sa situation, même ceux qui comme nous, ne partiraient pas, même un jour, en vacances avec lui.

Bigorre aussi

Jean Bigorre qui lui aussi était à Lyon, annonce dans un communiqué qu’il a rejoint Europe Ecologie-Les Verts. L’ancien dirigeant de la fédération PS des P-O n’est pas le seul ancien adhérent du Parti Socialiste à prendre le chemin du parti écolo. Dans les P-O comme ailleurs, les ex PS rallient en nombre le parti d’Eva Joly et de Daniel Cohn-Bendit.

12nov

Du pain, du vin, du Bourquin… et du brie de Meaux.

Coup de fil d’un confrère des P-O, « J’aimerais bien savoir pourquoi Bourquin a choisi Hermeline Malherbe-Laurent pour lui succéder ». Il n’est pas le seul à s’interroger. La fulgurante ascension de la dame laisse tout le monde sur le cul.

Cinq ans après être arrivée dans les P-O, trois ans après avoir pris sa carte au PS, voilà madame Malherbe présidente du conseil général et vice-présidente du conseil régional. C’est du jamais vu, ici et dans la France entière, nous disait un éminent confrère de Montpellier.

Il y a l’explication, pas gentille du tout, de perpignan-toutvabien pour qui la dame ne serait qu’une courtisane qui aurait beaucoup flatté et flagorné son maître. Et qui, en plus et surtout, n’aurait pas un profil menaçant.

Dans une entreprise où dans tout autre domaine, quand une personne partie de rien arrive très rapidement au sommet, c’est toujours parce qu’elle a des qualités exceptionnelles. Il est curieux que personne n’aborde le sujet sous cet angle.

Quelles qualités nous dira-t-on ? Nous n’en savons rien. Laissez nous six mois, un an d’observation avant de revenir sur le sujet.

Il est certain qu’elle ne doit pas sa réussite à son charisme. Elle ne sait tout simplement pas parler en public et ses interventions ne respirent pas l’intelligence. Elle dissimule donc très bien ses exceptionnelles qualités.

Car intelligente, elle l’est. Exemple : le journal officiel du Bourquinat Facho lui pose la question suivante : « Vous avez d’abord été choisie par Christian Bourquin. N’avez-vous pas peur d’être un numéro bis ? Comme le furent Jacques Cresta ou Hélène Mandroux ? ». Réponse affûtée de madame Malherbe ? : « Je préfère être le Jacques Cresta de Christian Bourquin que la Mandroux de Georges Frêche ». Très bonne réponse qui, traduite de la langue de bois, veut dire, je préfère être le porte clef de Bourquin qu’une femme indépendante qui ne se laisse pas dicter sa conduite. HLM sait très bien ce que Bourquin attend d’elle.

A Perpignan, elle se nomme Hermeline Malherbe-Laurent, HML, à Meaux c’était Hermeline Laurent-Malherbe, HLM. Pourquoi a-t-elle changé ? HLM, c’est pourtant bien pour une personne qui met en avant son origine prolétarienne.

Perpignan-toutvabien félicite la nouvelle présidente du conseil général et se réjouit de l’arrivée de cette nouvelle cliente. L’épais mystère qui entoure son ascension éclair fait déjà d’elle une très bonne cliente. Et, en plus, elle a un rare et joli prénom.

Courtisans, courtisanes, nous sommes certains que vous n’oublierez pas de souhaiter sa fête à Christian. Un petit mot manuscrit lui exprimant toute votre admiration sera très apprécié. Un présent sera un bon placement. On évitera de lui offrir le code pénal, une perruque, le livre "Bien s’exprimer en français", la photo de Jacqueline Amiel-Donat (c’est dépassé), un kilo de raisin (il n'en peut plus, il n’a bouffé que ça pendant un mois)…

01nov

Conseil général : Qui succèdera à Bourquin ?

Un ancêtre ? Louis Caseilles, Pierre Estève et René Olive siègent depuis des décennies à l’assemblée départementale. Le doyen Pierre Estève est conseiller général depuis 37 ans. Parmi les aînés de l’assemblée où les retraités sont majoritaires, n’oublions pas le presque septuagénaire Pierre Aylagas.

Un Bourquiniste pur jus ? Ils doivent plus à leur fidélité qu’à leur talent. Marcel Mateu, Jean-Jacques Lopez, Alexendre Raynal, Michel Moly…

Elie Puigmal ? Il n’a pas toujours été fidèle au chef. Et perdre Saint-Estève après y avoir commis de grosses bourdes ne fait pas de lui l’homme de la situation.

Alain Boyer ? Si Bourquin privilégie la compétence, ce scientifique de 55 ans pourrait s’installer à la présidence. Prof agrégé, il enseigne dans une école d’ingénieurs, l’INSA à Toulouse. Conseiller général du canton de Sournia depuis 2004, il est également maire de Campoussy.

Robert Garrabé ? C’est un des patrons des impôts du département. Le maire de Saint-Jean Pla de Corts, depuis plus de 20 ans, est une figure assez terne de la politique locale. A l’assemblée, il fait rarement entendre sa voix, sauf sur des sujets en rapport avec ses attributions. Dans la soumission à Bourquin, il sacrifie sans hésitation à l’exercice obligé qui consiste à rendre hommage aux qualités du chef. L’homme n’a pourtant rien d’un mouton. Attend-il son heure ? La succession à Bourquin ? La candidature aux élections législatives sur la quatrième circonscription face à Jacqueline Irlès ?

Une femme ?

Les femmes du président ? Vaste sujet.

Passons vite sur Marie-Thérèse Cazenove, suppléante d’Henri Demay, elle siège depuis le décès de ce dernier en 2009.

« Pourquoi ne pas se la jouer parité ? », écrit, très bien informée, avec des mots tranchants, Jacqueline Amiel-Donat sur son blog (http://www.amiel-donat.com/). A déguster !

« Une féministe, qui se le conçoit derrière ? Une seconde Damienne ? ». On reconnaît là facilement Ségolène Neuville, médecin à l’hôpital de Perpignan, en effet si proche de Bourquin. JAD rappelle que, frappé par le cumul des mandats, Bourquin a transmis le fauteuil de maire de Millas à sa compagne de l’époque, Damienne Bourquin.

« Ou alors, la plus cupide ? Celle qui accepte tout, avec Monsieur pour la logistique ? » Il est là question de Hermeline Malherbe. JAD accuse facilement les autres d’agir par intérêt. Il est vrai que les conditions de la réussite rapide de la dame font beaucoup causer. Arrivée il y a quelques années dans les P-O, sans emploi, elle a eu tôt fait d’adhérer au PS et de devenir une groupie du président. Présentée en 2008 sur le canton de Saint-Assiscle à Perpignan, elle est élue. Deux ans plus tard, Bourquin la place en position éligible sur la liste des régionales. Et la voilà vice présidente du conseil régional. Plus de 5 000 euros et les nombreux avantages. Ne doit elle cette belle situation qu’à sa soumission à Bourquin ? Ce ne serait pas une lumière. Faux si l’on en croit cette anecdote qu’elle-même rapporte. Elle était alors conseillère municipale écolo à Meaux, dont le maire est Jean-François Coppé : « J’ai offert au maire d’extrême-UMP une ampoule à économie d’énergie, lui demandant d’en équiper tous les éclairages municipaux.» Hermeline Malherbe-Laurent ne serait après tout pas la première à avoir compris que Bourquin avait un considérable besoin d’amour et d’admiration et que l’on pouvait aller loin en l’admirant comme s’il était un grand homme, un dieu vivant. Mais les femmes soumises peuvent un jour s’émanciper de leur maître. Regardez Hélène Mandroux à Montpellier !

Alors une femme pour succéder à Bourquin ? Il y a de fortes chances. Mais il a souvent avec elles des relations compliquées.

Pour Jacqueline Amiel-Donat : « Ce sera quelqu’un qui ne fera pas d’ombre et obéira au doigt et à l’oeil, un Jacques CRESTA quoi … »

Ce sera à tous les coups un vassal. Bourquin a une conception féodale et patrimoniale du pouvoir.

29oct

Ce sera Bourquin !

L’alliance des deux hommes d’appareil de Frêche, Navarro (né en 1952) et Bourquin (né en 1954) a bien fonctionné et a permis au Catalan de l’emporter sur ses rivaux, l'Audois,Codorniou et le Gardois, Alary.

Mercredi Frêche était enterré et jeudi l’affaire était réglée. Il fallait faire vite. Ne pas laisser le temps aux adversaires de s’organiser et d’exploiter les faiblesses de Bourquin. Car le huit novembre, le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence va rendre sa décision dans l’affaire du chauffeur. Rappelons que le procureur a demandé 3 mois de prison avec sursis. Bourquin ne sera pas encore président, mais son élection ne sera plus qu’une formalité puisqu’il sera le seul candidat du groupe majoritaire.

Le président du conseil général des P-O a donc ajouté aux 5 voix des élus exclus du PS des P-O, une bonne partie de celles de l’Hérault.

Les hommes du système ont bien contrôlé la situation. On continue avec les mêmes méthodes, clientélisme effréné et mépris absolu de la démocratie.

« Ce n’est pas la rénovation qui a gagné », réagissait ironiquement un militant socialiste des P-O qui venait d’apprendre que le vote des 31 ex socialistes siégeant à la région avait donné la victoire à Bourquin.

Résultat des votes

Premier tour

Damien Alary (30) 8

Christian Bourquin (66) 14

Didier Codorniou (11) 9

Deuxième tour

Damien Alary 13

Christian Bourquin 18

Le groupe Divers gauche comporte 44 membres, dont 31 élus PS exclus. Les autres sont des écolos Frêchiste et des cocos Frêchiste en rupture de parti. La lutte des places nourrit mieux que la lutte des classes. En ajoutant les 13 élus UMP et les 10 FN, on arrive à 67 conseillers régionaux.

Les électeurs de gauche qui restent attachés à des valeurs pourront se consoler et trouver bien des raisons de ne pas baisser les bras en se plongeant dans l’excellent livre d’une humaniste, Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier. Maire Courage, les vérités d’Hélène Mandroux, éditions Au Diable Vauvert.

Il serait assez étonnant que Bourquin et Navarro laissent Mandroux tranquille. Il y a quelques chances pour que leur prochain objectif soit de reprendre Montpellier à cette femme qui ne jure que par la rénovation du PS, contre le cumul des mandats…

28oct

Succession de Frêche : Bourquin ne part pas favori

La question de la normalisation des relations avec le PS est au cœur de la succession de Frêche. Les propos, souvent inacceptables, qui ont conduit l’ancien maire de Montpellier à être exclu du PS appartiennent maintenant au passé. Nombre de caciques du PS souhaitent enterrer la hache de guerre avec la rue de Solférino. Pas tous ! Certains veulent entretenir la ligne populiste de Frêche et sur cette base rassembler assez d’élus pour prendre la présidence de la région. C’est la ligne Bourquin Navarro. Ce sont tout deux des hommes d’appareil, sans beaucoup de relief, sur lesquels Frêche s’est appuyé pour contrôler le PS. Aujourd’hui conseiller régional et sénateur Robert Navarro a dirigé d’une main de fer la fédération du PS de l’Hérault jusqu’à son exclusion en 2010.

Dans cette bataille de succession Bourquin a des atouts et des alliés. Mais il a aussi des ennemis à qui il apparaît comme ayant tous les défauts de Frêche, a commencer par l’autoritarisme, mais aucune de ses qualités. Et puis Bourquin traîne ses problèmes avec la justice. Nous saurons dans les prochains jours si le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence le condamne une nouvelle fois à de la prison avec sursis dans une affaire de faux et de comptes de campagnes, l'affaire du chauffeur.

Un autre dossier,dans lequel il est mis en examen, attend Christian Bourquin. Affaire de favoritisme sur des marchés publics de communication du conseil général au profit de l’agence de publicité de Pascal Provencel, Synthèse, rebaptisée Sens Inédit. Elle pourrait, de source judiciaire, prochainement être renvoyé devant le tribunal correctionnel.

26oct

Cabestany : référendum perdu !

« Le pari globalement réussi de Jean Vila à Cabestany », titrait L’Indép toujours aussi peu impartial. Au regard des chiffres : « Le pari globalement perdu… », correspondrait mieux à la réalité.

La participation chute de 20%, passant de 68,39 % aux municipales de 2008 à 48,13% en 2010. Sous la barre des 50%. Les électeurs n’ont pas répondu à l’appel de leur maire qui leur écrivait : « En vous prononçant massivement, vous prouverez votre attachement à la démocratie locale pour une commune libre de ses choix. »

En ne présentant pas de liste, l’UMP a largement contribué à faire échouer le coup de Jean Vila. Ce résultat n’est pas pour autant une victoire de l’UMP. Il est difficile de se prévaloir d’une abstention, même majoritaire de l’électorat.

Jean Vila va certainement continuer son combat pour retarder l’entrée de Cabestany dans l’agglo, mais il ne pourra pas se prévaloir du soutien majoritaire des habitants de la commune. Elne, ville administrée par un maire communiste, est l’autre commune importante du département qui refuse d’intégrer une communauté de communes.

Ci-dessous un article publié dans les pages du Petit Journal. Il est un peu long, mais il fournit des explications que vous ne lirez nulle part ailleurs.

Jean Vila : le risque du désaveu

Le maire communiste de Cabestany a toujours obstinément refusé l’adhésion de sa commune à une intercommunalité. « Depuis 20 ans notre développement s’est fait progressivement en veillant à ce que votre feuille d’impôt soit la moins lourde possible, et cela ne sera possible qu’en gardant notre autonomie.» Cette déclaration de Jean Vila date de 1992. En octobre 2010, il utilise, encore et toujours, le même refrain fiscal : « Si nous étions intégrés en 2011, les contribuables de Cabestany seraient assujettis à de nouveaux impôts et taxes. » Cabestany a en effet construit son développement sur un principe simple, une fiscalité communale plus légère que celle de Perpignan, grande ville du département qui supporte d’importantes charges de centralité. Cette différence fiscale est le secret de la réussite de Jean Vila. Seule ville communiste autour de Perpignan, Cabestany aurait pu être exemplaire en matière de construction de logements sociaux. Ce qui aurait été conforme aux objectifs qu’ont tous les maires communistes de France.

LE NEUILLY DES P-O

L’urbanisation voulue par le maire de Cabestany a favorisé au contraire l’installation de personnes à haut pouvoir d’achat, chefs d’entreprises, commerçants, professions libérales qui ont trouvé près de Perpignan de vastes terrains destinées à la construction de grandes villas avec une ardoise fiscale annuelle bien moindre. L’Humanité, le quotidien national communiste, s’est souvent gaussé des réélections triomphales de Jean Vila. Mais il n’a jamais raconté à quoi il les devait. Elle est pourtant intéressante, l’histoire du maire communiste qui accompagne des promoteurs dans la réalisation de lotissement pour personnes à hauts revenus dans une commune qui, par ailleurs, est loin d’atteindre les seuils légaux en matière de construction de logements sociaux. Cabestany a également joué la carte de la concurrence commerciale avec Perpignan en réalisant le centre commercial du Mas Guérido. Jean Vila a joué ensuite, à fond, le développement d’un pôle de santé privé, Médipôle. Une incontestable réussite, c’est à présent le second pôle de santé des P-O après l’hôpital public de Perpignan. Il ne faut pas faire preuve de beaucoup d’imagination pour avoir une idée des tracts que les communistes sortiraient contre le maire de droite qui mènerait depuis 33 ans la politique de Jean Vila. Il serait à coup sûr qualifié de maire le plus libéral des Pyrénées-Orientales.

DANS LA LIGNE DU PARTI

Si, sur un plan concret, Jean Vila n’est pas dans la ligne du parti. Il est par contre irréprochable au niveau du discours. Et comme à gauche, les discours comptent plus que les actes, la politique que mène Jean Vila ne soulève pas de questions. Il aura soixante dix ans l’an prochain, mais c’est avec la même vindicte véhémente et brutale avec laquelle il dénonçait Giscard dans les années 1970 que Jean Vila accable aujourd’hui Sarkozy. Ces discours sont accusateurs, y compris sur la fiscalité : « Si nous sommes conscients que la fiscalité doit être réformée, ce n’est pas en faisant payer les plus démunis aux profits des nantis que l’on trouvera le juste équilibre », déclarait le maire communiste lors de son dernier discours de vœux à la population. Mais il n’oublia pas l’essentiel, rappeler, deux fois, qu’à Cabestany on paie moins d’impôts : « Une personne interviewée dans le film affirme "Cabestany, c’est Perpignan". Je dirais à cette personne, tout en la remerciant d’avoir participé, "Prenez votre feuille d’impôts, la facture de l’eau et de la taxe des ordures ménagères et comparez."

L’ESPRIT DE CLOCHER

Il y a, en chaque citoyen, un individu qui peut ne pas voir plus loin que sa feuille d’impôts. Surtout si on l’y encourage. Une vision égoïste qui est transposable au niveau communal. L’esprit de clocher appartient à une autre époque. Aujourd’hui avec les communautés de communes, les mairies s’associent pour développer des services que chacune dans son coin ne peut réaliser. Ces communautés de communes sont des outils importants en matière d’aménagement du territoire, domaine dans lesquels il faut penser et agir sur de grands espaces. Comme pour réaliser la grande coulée verte qui, au Sud de Perpignan, traverse de nombreuses villes. Démarche essentielle pour l’environnement, pour maintenir l’activité agricole et pour offrir des espaces verts aux habitants. En matière de développement économique, domaine dans lequel les P-O étaient particulièrement en retard, l’agglo se montre très active.

RISQUE DE DESAVEU

Convaincu par ses confortables réélections, Jean Vila avait en 2000 organisé un référendum sur l’entrée de Cabestany dans la communauté de communes de l’agglomération. Une réussite au niveau du résultat, 89,14% de Non à l’adhésion et un échec au niveau de la participation, 43,10% des électeurs avaient répondu à l’appel de leur maire. Il renouvelle pourtant l’opération en 2010 à la suite d’un arrêté préfectoral qui oblige Cabestany à rejoindre la communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée. Le préfet s’appuie sur la loi Chevènement, un texte adopté quand la gauche était au gouvernement avec Lionel Jospin comme premier ministre : « Considérant que la périmètre de fusion doit constituer un territoire d’un seul tenant sans enclave.» La démission des élus de la majorité provoque donc des élections municipales, qui comme il n’y a qu’une liste, se résumeront à un seul tour. Jean Vila et tous ses colistiers seront donc élus. Mais par combien d’électeurs ? 70 % sont venus voter aux dernières municipales, en 2008. Si dimanche ils sont aussi nombreux Jean Vila sortira renforcé. Mais si le niveau de participation s’effondre, ce sera un désaveu. F.T.

Encadrés 1

Les arguments de la peur !

Fidèle à lui-même, Jean Vila brandit la menace d’augmentation fiscale qui accompagnerait une entrée dans l’agglo : « Tous les foyers auraient à s’acquitter d’un supplément sur le foncier, toutes les entreprises de plus de 9 salariés d’une taxe de transport ( 1,3% de la masse salariale) et la taxe Publicité serait doublée. » La compétence fiscale est communale et aucun changement n’est envisagé. Les élus communaux tiennent énormément à cette prérogative. Quant au supplément sur le foncier, Jean Vila ne précise pas son montant. Il n’est, en effet, que de quelques euros par foyer imposable et sert à abonder un fonds qui permet d’acheter des terrains sur lesquels les mairies pourront construire des logements sociaux. En cas d’entrée dans l’agglo, les entreprises de plus de 9 salariés seraient en effet soumises à la taxe de transport. Elle est à mettre en rapport avec la suppression de la taxe professionnelle. Le doublement de la TPLE, taxe sur la publicité, est impossible. C’est une compétence communale. Le législateur laisse aux mairies le choix d’appliquer ou pas cette taxe. La maire de Cabestany a fait celui de la percevoir. « Intégrer l’agglo, c’est transférer vers cette commune l’essentiel de nos compétences et le centre des décisions ne sera plus communale », écrit Jean Vila. Les principales compétences transférées sont les transports (Cabestany ne fait rien dans ce domaine), le traitement des déchets et le développement économique. La compétence sur l’eau laisse à chaque commune le choix de travailler avec qui elles veulent, la Saur, Véolia ou en régie communale. Les autres domaines de compétences et choix faits par l’agglo ne retireraient rien à Cabestany. Au contraire, cela lui amènerait de l’expertise, en matière d’énergies renouvelables, d’aménagement du territoire. De nombreux habitants de Cabestany utilisent le réseau de transport de l’agglo qui dessert Médipôle. "Ces intercommunalités s'appelleront après 2014 communes nouvelles avec un maire de territoire au lieu d'un président, avec comme objectif l'unification des impôts et taxes", écrit encore Jean Vila. Rien de tel n'est prévu. Les communes nouvelles concernent des toutes petites communes qui voudraient fusionnés sur la base d'une démarche volontaire. Jean Vila ne peut pas être aussi mal informé. C'est de l'intox ! Jean Vila ne fait pas le compte de tout ce que la commune a perdu en étant pas dans l’agglo. La station d’épuration qui a coûté 4 millions d’euros, la construction de l’aire pour les gens du voyage 1 million 300 sont de la compétence de l’agglomération. Et c’est sans compter des dotations financières qui auraient pu contribuer à diverses réalisations.

Encadrés 2

Pas de liste UMP

« A circonstances exceptionnelles, décision exceptionnelle. Monsieur Vila voulait un référendum, c’est fait… Nous avons décidé à l’unanimité de ne pas nous présenter pour ne pas cautionner cette mascarade », déclarent les élus UMP sortants. Sur un plan humain, Colette Appert et Patrick Sperring, deux des élus UMP, ne regretteront pas les réunions du conseil municipal avec Jean Vila : « Il s’énerve facilement, il est souvent furieux, agressif méprisant, insultant et il est très difficile d’obtenir la parole. »

25oct

C'était un despote !

Frêche n’a pas été que la maladie. Il a surtout été le thermomètre qui nous a renseignés sur l’état de santé de notre démocratie. Rassurez-vous chers lecteurs, l’idée, la mort venue, d’oblitérer le despote de ses fautes est bien loin de nous. Les morts ne sont pas tous des braves types.

Après s’être pendant des mois vautré dans le populisme, opposant le peuple à l’élite, la région à Paris, Georges Frêche a conservé la présidence de la région avec 54,19% des voix. Cela nous a rappelé que flatter les bas instincts des foules est une méthode qui marche.

Quand Frêche dit que les électeurs sont des cons, quand il dit qu’il y a trop de blacks dans l’équipe de France… Une majorité de nos concitoyens l’approuve. C’était d’ailleurs bien le but recherché par le tribun.

Il a fait campagne en pratiquant un clientélisme de masse : un ordinateur pour chaque lycéen, le train régional à 1 euro. Des promesses finalement difficiles à tenir. Il faudra plusieurs années pour mettre en œuvre ces mesures d’un coût considérable.

François Delacroix, ancien grand serviteur de Frêche, élu au conseil régional en 2010 (un des favoris à la succession), a du faire rire les quelques industriels chinois qui produisent des ordinateurs pour toute la planète quand il a expliqué qu’aucun fournisseur ne pouvait en six mois fabriquer quelques dizaines de milliers d’ordinateurs.

Frêche méprisait la démocratie. Chez lui, l’exercice cynique et autoritaire du pouvoir dominait sur toutes autres conceptions. L’inféodation de la presse à coup de millions d’euros d’achat d’espace publicitaire en est une des plus graves illustrations.

A force de tirer vers le bas, de soumettre, Frêche a fini par avoir une vision bien sombre de l’humanité. Il a récolté ce qu’il avait semé.

20oct

Qui lit Le Travailleur Catalan ?

Le Travailleur Catalan a lancé un appel relayé par toute la presse, il « est menacé de disparaître définitivement cette année. » Les deux plus importants bailleurs de fonds de l’hebdo du PCF des P-O, le conseil général et le conseil régional lui ont coupé les vivres. Plus d’annonces légales, plus d’encarts publicitaires.

« S’il devait cesser sa parution, ce serait un appauvrissement considérable du paysage politique et médiatique de notre département, un affaiblissement de tout le mouvement social ». Réalité ou rhétorique ?

Ayant nos habitudes chez un marchand de journaux qui reçoit un seul et unique exemplaire du Travailleur Catalan qui est généralement acheté par un commerçant du quartier, nous nous sommes demandés quelle était la situation en d’autres endroits de la ville. La plupart des diffuseurs n’ont pas le TC et plusieurs en reçoivent, au plus, un seul exemplaire qu’ils ne vendent pas toujours. Il faut ajouter les abonnés, des membres du PC et sympathisants qui se compteraient en centaines.

Le Travailleur Catalan, journal militant, n’intéresse plus grand monde, pour ne pas dire personne.

L’hebdomadaire du parti communiste, dont les élus sont membres de la majorité du conseil général, arrivera-t-il à convaincre Bourquin de le remettre sous perfusion ? Et le camarade Frêche peut –il, d’un côté, inaugurer une statue de Lénine à 200 000 euros et de l’autre arrêter de subventionner ceux qui entretiennent la flamme vacillante du communisme ?

Avant de « disparaître définitivement » le TC pourra toujours, une nouvelle fois, réduire sa pagination et ses coûts de fabrication, modifier sa périodicité, migrer sur internet… La situation n’est donc pas aussi dramatique que ça.

13oct

Toujours plus Indépendant !

« Coup de théâtre », titrait le journal local au lendemain du second tour de l'élection municipale de Saint-Estève. Un coup de théâtre est un évènement inattendu. Ça l’était dans l’optique de l’Indép qui dans ses éditions de l’entre deux tours présentait Elie Puigmal comme favori. Il sautait pourtant aux yeux que la triangulaire risquait d’être fatale au maire sortant. Il faisait 39,78% des voix mais n’avait aucune réserve. En face, les listes Vila R, Vila JJ et Palma qui avaient fait campagne contre Elie Puigmal, totalisaient 47,64%. Le socialiste ne pouvait donc compter que sur un mauvais report des voix sur son principal concurrent. Quand à l’électorat de la liste Panis (Europe Ecologie) qui se maintenait au second tour, il était assez évident qu’il était majoritairement composé d’électeurs de gauche qui ne voulaient plus du maire sortant. Puigmal n’était donc pas le favori des électeurs. Il n’était que celui de l’Indép.

Le même quotidien (hélas il n’y en a qu’un) n’a cessé d’accoler l’étiquette "UMP" a Robert Vila qui conduisait une liste sans étiquette. Ce dernier a pourtant été parfaitement clair. Il a expliqué dans un courrier aux électeurs qu’il ne faisait pas une liste UMP (les adhérents de l’UMP y étaient d’ailleurs minoritaires : 4 sur 33). Par contre notre quotidien a oublié de d’écrire qu’Elie Puigmal faisait une campagne sans étiquette. Pas une fois il n’a mis le logo du PS ou fait référence à un parti politique alors qu’il dirigeait une liste majoritairement composée d’encartés. De son côté, Robert Vila jouait franc jeu avec les électeurs en leur expliquant même qu’il était membre du comité départemental de l’UMP.

Nous ne reviendrons pas sur la scandaleuse campagne publicitaire de la ville. Ça avait des airs de République bananière. On bafoue la loi en toute tranquillité aux yeux de tous.

Déjà, le traitement de l’affaire Boitaclous nous avait donné l’impression que l’on voulait en dire le moins possible sur l’affaire du marché probablement arrangé entre la mairie et l’organisateur de spectacles. Pas un seul article pour expliquer le fond de l’affaire ! Uniquement des interviews. Comment le lecteur pouvait-il s’y retrouver entre l’avis du président de Boitaclous un jour, celui d’Elie Puigmal un autre jour et plus tard celui des élus de l’opposition ?

Le boulot du journaliste consiste à rassembler les faits, à les vérifier, à les éclairer pour offrir une bonne information au lecteur. Mais ce n’est pas le professionnalisme qui fait le plus défaut. Quand l’affaire se déroule dans une collectivité territoriale de droite, il y a toujours pléthore d’informations et le plus souvent un traitement à charge… : Affaire de la fraude électorale de Perpignan, affaires Rède, Ferrand, Bouille. Et traitement à décharge et à minima pour la gauche. L’affaire Aylagas a discrètement été traitée en pages locales alors que la PJ enquête (la mairie d’Argelès a acheté 182 euros le m2, un terrain de 4 200 m2 évalué de 50 à 60 euros le m2 par les domaines. Montant de la transaction 763 000 euros). Ce n’est pas une petite affaire. Et les affaires de Bourquin… idem.

L’Indép suit de toute évidence une ligne politique. Elle n’est d’ailleurs pas cachée. Il suffit de lire les éditoriaux de Christian Bachelier et de Pierre Mathis. Comme leur prédécesseur Bernard Revel, ils n’ont qu’une seule et unique cible, Sarkozy et l’UMP. Une ligne politique qui est conforme à l'attente des principaux annonceurs du groupe Midi-Libre, le conseil général et ses satellites, le conseil régional.

11oct

Saint-Estève : "Triangulaire fatale"

« Puigmal à Panis : tu me fends le cœur », titrait vendredi la page du Petit Journal consacrée au second tour de l’élection municipale de Saint-Estève.

« Triangulaire fatale », commentait, dimanche soir, Stéphanie Mora sur France Bleu Roussillon.

Elie Puigmal accuse les responsables d’Europe Ecologie d’avoir voulu sa peau. Autant accuser les électeurs. De nombreux sympathisants de gauche ne voulaient plus d’Elie Puigmal. Les leaders locaux d’Europe Ecologie, Mingo, Langevine et Codognès l’ont senti et ont soutenu la constitution d’une liste. Son bon résultat, 12,58% a validé leur choix. Et comme ils préféraient l’alternance à la réélection de Puigmal, ces électeurs ont dans leur grande majorité (10,70% au second tour) à nouveau voté pour la liste conduite par Jean-Marc Panis. Ce qui permet à Europe Ecologie d’avoir un élu au conseil municipal.

Tout cela se passe dans un contexte régional marqué par un affrontement entre Europe Ecologie et le camp Frêche-Bourquin que Puigmal soutient. Ce dernier va peut-être regretter d’avoir distribué les lettres de soutien de Frêche et de Bourquin, alors qu’une liste d’Europe Ecologie rivalisait avec la sienne. Cela a sans aucun doute contribué à remobiliser les 9% d’électeurs qui à Saint-Estève avaient, au printemps dernier, voté pour la liste présentée par Europe Ecologie aux élections régionales.

Le résultat de Saint-Estève sera sans doute commenté par les états-majors du PS et d’Europe Ecologie. Satellisé par le PS, les Verts n’avaient pas réussi à peser. On se souvient des échecs de Dominique Voynet comme ministre de l’environnement de Jospin. Europe Ecologie en a tiré les leçons et tient maintenant la dragée haute au PS. Les alliances électorales ne sont plus automatiques. Il n’est plus question de vendre son âme pour avoir quelques élus. « Le parti d’Eva Joly ne pouvait pas appeler à voter pour Puigmal », nous a déclaré un élu d’Europe Ecologie.

Europe Ecologie a des élus à Perpignan, Saint-Estève, les deux premières communes du département et le nombre de ses adhérents est en importante augmentation. La stratégie développée depuis deux ans par Mingo, Langevine et Codognès commence à porter ses fruits.

La défaite de Puigmal est un coup dur pour Bourquin. Le président du conseil général a perdu un paquet de voix de grands électeurs dont il allait avoir besoin pour se faire élire sénateur en 2011. Et puis Europe Ecologie pourrait en mars prochain, dans plusieurs cantons, appliquer la même stratégie que lors des municipales de Perpignan, des régionales et des municipales de Saint-Estève.

Robert Vila a, de son côté, fait des choix intelligents. Il a rassemblé et travaillé avec son équipe pour finalement déjouer les pronostiques de nombre de ses amis politiques qui misaient sur une victoire de Puigmal.

C’est en assumant son appartenance à l’UMP que Robert Vila a fait le choix, qu'il a dans une lettre expliqué aux électeurs, de ne pas demander l’investiture de son parti. Il considérait que cette élection ne devait pas se jouer sur le clivage politique, mais devait viser à sanctionner un homme et une équipe qui avaient failli et à les remplacer par des hommes et des femmes dignes de confiance. Et puis du côté de l’UMP, en pleine crise interne, Jacqueline Irlès s’est seulement montrée capable de compliquer une situation locale qui l’était déjà pas mal.

Avec 2 211 suffrages, Robert Vila n’est pas loin de faire le plein des 2 235 voix des électeurs qui au premier tour ont voté pour J-J Vila, J-M Palma et lui-même. C’est grâce à cet excellent report qu’il devance Elie Puigmal de 74 voix. Ce dernier a amélioré son résultat du premier tour de 271 suffrages. La participation était en légère hausse, 180 électeurs de plus. Avec ce qui tombait dimanche, il faut saluer le civisme des Stéphanois, 57,84% de votants.

La liste Robert Vila a 25 sièges, celle d’Elie Puigmal 7 et Jean-Marc Panis siègera seul.

10oct

La campagne de pub, illégale, pour le théâtre de l’Etang !

Dans ce département où les dérives sont nombreuses, on croit avoir tout vu. Mais c’est sans compter avec ces élus qui s’affranchissent si facilement des règles.

L’Indép a, entre les deux tours, consacré trois pages à l’élection de Saint-Estève. La première lundi 4 octobre avec les résultats du second tour. Les deux suivantes mardi 5 octobre et vendredi 8 octobre comportaient chacune un espace publicitaire du théâtre de l’Etang.

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Il faudrait être bien naïf pour croire que c’est par un pur effet du hasard que les deux espaces publicitaires, achetés entre les deux tours par la mairie de Saint-Estève, sont tombés dans les deux éditions où L’Indép consacrait justement une grande place au second tour, et plus précisément encore, dans la page où ces articles sont publiés.

Il n’a évidemment pas échappé au bénéficiaire de cet achat d’espace qu’il avantageait la liste d’Elie Puigmal en publiant ces publicités et le faisant dans la page consacrée à Saint-Estève et pas dans la rubrique culture.

Elie Puigmal (qui est, rappelons le, resté aux commandes, à la mairie, alors que ce qui restait de son équipe devenue minoritaire démissionnait) a manifestement contourné le code électoral. La loi dit : « Aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin". Cela dans des modalités de délai qui diffèrent selon que les élections sont générales ou exceptionnelles.

La loi permet bien sûr à une collectivité de communiquer sur sa programmation culturelle durant la campagne électorale. Sauf qu’à Saint-Estève la programmation du théâtre est au cœur de l’élection. C’est son coût vertigineux qui a entraîné le départ d’une dizaine d’élus de la majorité de Puigmal et provoqué la crise municipale. L’affaire judiciaire n’arrive qu’après.

Il ne serait pas étonnant que, sur cette base, un candidat fasse un recours électoral. Quoi qu’il en soit il serait gênant que les règles de la démocratie soient en toute impunité et à ce point bafouées.

28sep

Pour Frêche, la guerre c’est le « bonheur ».

Voici une tirade extraite du long cours d’histoire donné par Georges Frêche lors de l’inauguration des statues au centre commercial Odyesseum.

« Personne n’aime la guerre, personne, sauf moi parce que, dans ma famille, on était militaire depuis neuf générations. Moi je suis pas allé dans l’armée parce qu’il y avait la paix. Alors je me suis dit que j’allais m’emmerder. Donc j’ai fait HEC. Il y aurait eu quelques bonnes guerres, j’y serais allé. Ca vaut quand même la peine. Vous vous rendez compte. Chargez. Un jour on m’avait demandé de faire un bouquin sur votre héros dans l’histoire. J’avais choisi Murat. Parce que moi, c’est mon rêve de charger sabre au clair avec 30 000 cavaliers derrière sur le plateau de Pratzen. Vous vous rendez compte le bonheur. Le bonheur, attaquer l’artillerie autrichienne sabre au clair, ça les gars, c’est quelque chose. Je salue mes frères les pacifistes.»

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s’il y en avait », écrivait Henri Barbusse dans Le feu. Lui savait de quoi il parlait, il avait vécu la guerre de 1914-1918 dans les tranchées.

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