Perpignan-Toutvabien

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12mar

Le prophète !

Pathétique spectacle que le naufrage surmédiatisé du vieux Georges Frêche. Et oui, l’âge du capitaine ! On n’en parle jamais. Sujet tabou ?

Rassurons ceux qui aiment ça, ce n’est pas terminé !

« Je pense vraiment que mes idées peuvent sauver la France », écrit Georges Frêche dans son opuscule Trêve de balivernes. Il n’a pas pu sauver la région, dont les indicateurs économiques et sociaux indiquent qu’elle est, sous sa présidence, passée de l’avant dernière place à la lanterne rouge, mais il va sauver le pays tout entier.

Comment ? Avec « Un programme qui s’inspire du parti démocrate américain »… qu’il mettra en œuvre avec : « Des candidats authentiques. De vraies personnes »… « Plutôt qu’une stérile opposition droite/gauche, je préfère une opposition authentique/non authentique ».

Frêche, Bourquin et leur camarilla, voilà les hommes vrais et sincères qu’il nous faut pour relever la France. Frêche président ! Bourquin premier ministre !

Mais comment vont-ils s’y prendre ? Réponse de Frêche : « Les pistes que je vais explorer avec vous, même si ce sont des exemples, contiennent en germe les grandes idées de demain. Il vous suffira d’imaginer que ces projets et ces réflexions peuvent se conjuguer au plan national… » Imaginons, imaginons parce que Frêche n’a pas grand-chose à proposer.

Il nous sert des tartes à la crème : des services à la personne en particulier âgées, parier sur les produits du terroir, développement de la matière crise et des nouvelles technologies…Il nous vend comme une nouveauté ce que tout le monde dit depuis vingt ans et souvent réalisent mieux (comme la région Midi-Pyrénées).

Nul n'est prophète en son pays. Ce que Frêche n'a pas pu faire ici, il ira le faire à Paris.

Frêche navigue entre un discours bien ancré dans le populisme et la multiplication de déclarations dans lesquelles il dit, pour conserver une grande partie de l’électorat du PS, qu'il mourra socialiste.

Nous sommes loin de La France ligotée (1990) et même de Il faut saborder le PS (livre de conversations avec Alain Rollat). Frêche n’est plus que l’ombre de lui-même.

12mar

Le maire de Prades poursuivi pour entrave à l’exercice du droit syndical

Jean Castex a, jeudi 11 mars, été convoqué devant le tribunal correctionnel. Il est poursuivi dans le cadre d’une citation directe par le syndicat des employés de la ville de Prades qui est rattachée à la Fédération autonome de la fonction publique territoriale.

Du côté de la Fédération, Bernard Martinez explique que le syndicat a demandé l’application de la législation qui prévoit que des locaux doivent être mis à sa disposition. Après vingt-quatre mois et six courriers en recommandé, la mairie a fini par fournir ce local, en janvier dernier. Mais avec des restrictions. Le local n’est accessible qu’entre 8 et 12 heures et 14 et 18 heures.

Dans une septième lettre recommandée restée sans réponse, le syndicat demandait l’application des textes qui selon lui prévoit un accès 24 heures sur 24. Il explique que l’activité syndicale se déroule principalement en dehors des heures de travail et surtout en fin de journée.

Bernard Martinez ne cesse de s’étonner que quelqu’un qui vient d’un ministère et exerce des hautes fonctions s’entête dans ce comportement, « C’est bizarre », répète t’il.

Dans un communiqué remis par maître Bonet, son avocat, le maire de Prades explique que le litige ne porte que sur la mise à disposition du local 24 heures sur 24 : « Car la municipalité estime que laisser l’accès libre en dehors des heures ouvrables à la mairie où sont entreposées les armes de la police municipale et les titres sécurisés serait déraisonnable. Au contraire, au vu du nombre de membres de ce syndicat, l’accès durant les heures ouvrables, comme cela se fait partout, suffit très largement à exercer pleinement la liberté syndicale ».

Chaque partie se réfère aux textes de loi qui fixent l’exercice du droit syndical. L’affaire sera plaidée en septembre et les juges diront le droit.

Mais pourquoi cette affaire arrive t’elle quelques jours avant les régionales ? Bien sûr parce qu’il y a un complot !

« Comme par hasard, à la veille du premier tour des élections régionales, un syndicat non représentatif au plan national a produit une citation à comparaître à mon encontre pour défaut de mise à disposition d’un local syndical à la mairie de Prades », écrit Jean Castex dans son communiqué. Réaction compréhensible. En politique, les coups qui volent bas sont si fréquents.

Un syndicat des collectivités territoriales a forcément face à lui des élus de tous bords. Si certains syndicalistes peuvent ménager ou au contraire cibler certains politiques, cela ne semble pas être la ligne de conduite de Bernard Martinez. Il a dernièrement fait lourdement condamner le socialiste Pierre Aylagas pour des faits d’entraves à l’action syndicale.

En ce qui concerne la représentation de la FA-FPT, Bernard Martinez précise qu’avec 34% des suffrages, elle est le premier syndicat des P-O dans les collectivités territoriales et que le syndicat de Prades qui y est rattaché est de loin le plus important syndicat de la ville.

Ajoutons que le syndicat est défendu par maître Codognès. L'avocat était à l’audience représenté par un collaborateur, car au même moment, il était avec une ex magistrate, Eva Joly. La députée européenne était en visite à Perpignan pour soutenir la liste d’Europe Ecologie.

11mar

Méthode pour ôter toute envie aux lecteurs de L’Indép d’acheter le livre d’André Ferran !

On ne peut pas reprocher à L’Indép de ne pas avoir fait un article sur le livre que l’ex ami et avocat de trente ans a consacré à Georges Frêche. Le compte-rendu est, en plus, au millimètre près, de la même taille que celui qui, était le même jour (27 février), consacré à l’opuscule de Frêche. Ça à toutes les apparences d’une égalité de traitement, mais seulement les apparences.

« André Ferran : sans haine et sans crainte », titre l’article. On est loin du pavé dans la mare que jette l’auteur. Le sous titre est tout aussi soft : « L’ancien avocat de Frêche publie un essai pour donner à voir le personnage qu’est devenu le président sortant ».

Le reste du papier est à l’avenant : tiède, inodore, sans saveur. Le choix des passages puisés dans le livre est révélateur :

« J’ai voulu comprendre le personnage à travers ce qu’il nous livre de lui ».

« C’est un homme honnête. Il n’est ni mon mentor, ni mon maître, je ne lui dois rien. Au contraire, je l’ai beaucoup aidé, je faisais partie des compagnons du début ».

« Puis les années ont passé et son caractère a évolué, l’âge ne lui a pas apporté la sagesse mais au contraire une certaine forme d’exigence ».

« Il n’a même pas voulu entendre que le changement de nom d’une région devait passer devant l’Assemblée Nationale ».

Et la dernière qui sert de conclusion à l’article : « Je n’ai jamais voulu avoir une carrière politique et ce n’est pas maintenant que ça va commencer. Je ne cherche pas à obtenir la moindre gloriole non plus ».

Frêche est à peine égratigné.

Ce choix de citations insipides n’est pas fidèle, n’est pas représentatif du livre. Habitué aux papiers d’Estelle Devic sur Frêche, nous sommes prêts à parier qu’elle n’a poursuivi qu’un but, qu’elle a d’ailleurs atteint, ne pas donner envie de lire le bouquin d’André Ferran.

Ci-dessous une présentation du livre d’André Ferran qui comporte de très nombreuses citations. Comme vous allez le vérifier ça n’a rien à voir.

Frêche : Le pouvoir rend fou !

L’ancien avocat de Georges Frêche jette un pavé dans la marre

André Ferran avoue que ce livre n’a pas été facile à faire : « ça a été moralement et psychologiquement très dur ». Une difficulté et une démarche qu’il éclaire avec une phrase célèbre de Jean Jaurès placée en début d’ouvrage : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Jaurès un homme du sud, dont le verbe faisait appel à l’intelligence des hommes.

Alors jeune avocat et militant socialiste, André Ferran a fait la connaissance de Frêche quelques années avant que, en 1977, il ne s’installe aux commandes de la ville de Montpellier. Il animait Citoyen et Urbanisme une association qui a servi de rampe de lancement à Georges Frêche. Il est ensuite devenu le conseiller juridique, l’avocat de la ville. L’homme qui démine les dossiers bien plus souvent qu’il ne les plaide devant les tribunaux. Il a été de la grande aventure urbanistique qui a transformé Montpellier. Il était aussi l’avocat personnel de Georges Frêche. Un homme qu’il a admiré. Aujourd’hui, il le descend de son piédestal : « Un jour encore, le matin, bien reposé, il gratifie ceux qu’il croise de la dernière paillardise à lui offerte par un courtisan. Une friandise qu’il apprécie toujours. Si, parmi eux, se trouve une femme, il est au comble de la jouissance – on n’est pas dans l’anecdote. Cette inclination partageuse-là est devenue le fleuron du socialisme fraternel et généreux de Frêche. Mais le soir, il éructe quelques opinions sur tout et tous, au hasard d’improvisations vengeresses, humiliantes ou injurieuses, desquelles jaillissent des flashs d’inconscient qui sidèrent, le révélant dans un matériau autre que celui exposé en vitrine. Le reste du temps, Frêche « fait des coups », toujours sans préparation, souvent pulsionnels. Machiavel, c’est pour la légende. Parfois, bingo ! Ça marche ! Vite les médias, il se répand, en rajoute, se vautre. Ah ! Le visionnaire ! Oubliés les échecs, la Septimanie avortée, les lycées débaptisés, etc. ».

L’ENFANCE DU CHEF

André Ferran ne se contente pas de faire le portrait de Frêche tel qu’il est devenu. Il cherche à comprendre son caractère et sa personnalité : « Ce qui frappe d’abord ceux qui l’approchent, c’est sa pauvreté psychologique dans ses rapports aux autres, en regard de son intellect multiforme et riche. Comme s’il avait pris toute la place disponible pour mieux s’épanouir et s’imposer en maître. « Par ma mère, j’ai été formé machiste », confesse Frêche (Il faut saborder le PS, 2007, conversation avec Alain Rollat, éd. Seuil) ; « J’ai reçu une éducation machiste, continue-t-il, celle de l’homme placé au centre du monde. Comme elle était institutrice, je devais être premier partout. Quand je n’étais que second, elle m’engueulait. Quand elle me disait “tu es second”, elle me le disait avec un de ces mépris…» ; et encore « C’est ma mère quand j’étais petit qui m’avait passionné pour l’histoire Pour faire plaisir à ma mère, j’avais tous les prix. J’étais la “grosse tête de la classe” » et puis : « Je devais aussi séduire les plus jolies filles». Ce savoir, qui a bâti l’enfant et son accessoire avaient pour vocation de nourrir et muscler son intellect, non point pour l’amener vers autrui, le connaître, apprendre à l’aimer, et peut-être à le servir, mais pour lui être supérieur et mieux le dominer. C’est pourquoi dans les propos, les façons de faire et les écrits de l’homme qu’il est devenu, on ne peut rien trouver ressemblant à une main tendue, fraternelle, ou même simplement à l’offrande d’un soupçon de chaleur humaine vraie. Cette éducation et l’usage auquel elle était destinée oubliaient un peu vite que l’acquis culturel n’est pas le seul dénominateur commun dans les confrontations entre les êtres. Et que stériles sont les combats de l’esprit sans dimension humaine : perdus d’avance. Lourd handicap pour l’individu sans doute, mais terrible « boiterie », tôt ou tard, visible et paralysante, impropre à une carrière politique qui impose souplesse et doigté psychologiques… Frêche n’a été formé ni pour les ambassades, ni pour les médiations. Il passe en force ; il ne mène pas les hommes, il les malmène pour les atteler à son char. Son agressivité systématique, son mépris claironnant de tous ou presque, la supériorité qu’il se prête sont les paravents qui participent de ce cynisme. Il en use pour tenir à distance de lui ceux qu’il ne comprend pas, ceux qui l’impressionnent ou qu’il craint ; ceux qui peuvent lui être préférés par les militants du parti. La hantise de n’être pas toujours le premier ! »

UN GRAND BLUFFEUR !

André Ferran s’attaque au mythe qu’entretiennent ses laudateurs patentés, comme récemment le Midi-Libre : « Une machine intellectuelle redoutable, un puits de science et de culture, un visionnaire hors-pair, travailleur et inventif, un monstre de mémoire "capable de vous conter 2 000 ans d’histoire en deux heures" de l’aveu même de son ami Alary »

Bien qu’il ne fréquente plus les prétoires, André Ferran est resté une fine lame : « Porteur de grande culture faite d’authentique science, sans respect pour ses auditoires, il engouffre dans ses discours des contre-vérités, de larges tranches d’histoires de pays étrangers, souvenirs de ses cours magistraux, et bluffe à tort et à travers pourvu que cela le fasse mousser, quitte à dire le contraire plus tard. Seul compte l’impact immédiat pour son équilibre profond et sa propre image, celle qu’il croit être la meilleure pour lui. Il faut dire que le bluff est sans doute la meilleure corde qu’il ait à son arc, parce qu’il est accessible au plus grand nombre... » Un style qu’André Ferran résume d’une formule savoureuse : « Frêche arriverait même à faire passer des oeufs d’autruche pour des dragées de baptême auprès de ses auditoires ! ». Et comme l’ajoute l’auteur, Frêche en fait l’aveu sans complexe : « Ce qui est bien avec l’histoire, c’est qu’on peut faire avaler n’importe quoi à des gogos. »

Le Frêche visionnaire est également mis en pièces. André Ferran est sans pitié. Il rappelle que le grand urbaniste, le visionnaire de la ville, c’est Raymond Dugrand, premier adjoint de Frêche dans les années 1970-1980. Usé par Frêche, il est parti en claquant la porte.

REPUBLIQUE BANANIERE

Dans la seconde partie du livre consacrée aux méthodes de Frêche, l’auteur s’arrête sur le fonctionnement, pas très catholique, de la fédération du Parti Socialiste de l’Hérault. Elle est tenue par Robert Navarro, son secrétaire qui est aussi un élu important, sénateur et vice-président de la région. Cette fédération est une véritable république bananière : « C’est ainsi que des élus, et non des moindres, ont mis le doigt sur le gravissime problème Navarro pour pointer au grand jour la perverse dérive de la Fédération. Le président Vézinhet, en tête, s’insurge : "Aujourd’hui, je verse au parti 2 500 euros tous les mois ; j’ai quand même le droit d’avoir des comptes. Or, ces comptes, nous ne les avons pas. En tant que député, je ne connais même pas le nombre de militants de ma propre circonscription; mais dans quelle république bananière vivons-nous ? "

Le 22 novembre 2008, il (Vézinhet) déclare encore au Midi-Libre à propos du vote des militants pour, après le Congrès, élire le ou la Première secrétaire du PS: «Nous avons dans cette Fédération une section hors-sol, les statuts du parti disent que l’adhérent doit demeurer ou travailler dans le territoire de sa section" »

LA MYSTERIEUSE SECTION HORS-SOL

« Comme dit Frêche : "Tout le monde triche". Mais les scores à la Ceausescu enregistrés dans l’Hérault n’ont rien à voir avec le niveau national. La Fédération fait marcher les militants au canon – la section hors sol que dirige Navarro est son domaine réservé. Il en est le secrétaire ; sa femme en est trésorière. Impossible de connaître les inscrits ; Mme Navarro vient d’être désignée au Comité national du PS à Paris. "On ne nous a jamais fourni les comptes, je ne veux pas que ma cotisation serve à des postes de budget dont on ne sait rien, ma démission du PS est une sorte de cri d’alarme." s’indigne encore Jacques Atlan. Cette déclaration carrée mérite une exégèse. La "tricherie", ce mot est ici un euphémisme ! On devrait parler du trucage des résultats définitifs des votes, ceux prétendument obtenus dans la fameuse section hors sol étant comptabilisés pour les obtenir. Elle est constituée de près de quatre cents inscrits qui seraient éparpillés de part le monde et regroupés autour d’un Navarro au grand coeur, qui les accueille en respectant leur besoin d’anonymat… »

« DERIVE MORALE »

Une grande partie du livre est consacrée aux œuvres de Frêche. Il aurait fallu plusieurs volumes pour raconter tous ses hauts faits et relever ses plus fortes déclarations depuis qu’il est devenu président de la région en 2004. Au travers des cas qu’il étudie, des affaires qu’il met à plat, l’ancien bâtonnier de Montpellier montre bien comment Frêche fonctionne.

Comme le souligne justement André Ferran, la délirante histoire de la Septimanie illustre bien le mépris que Frêche a pour la réalité et pour les hommes. Il ne respecte rien. Ne pouvant tout retenir l’auteur fait l’impasse sur la liquidation du Centre Régional des Lettres. Frêche avait justifié sa décision en déclarant : «La qualité littéraire ne saurait suppléer à la déviance morale. ... En 1945, Drieu la Rochelle, Brasillach et Céline méritaient d'être fusillés. Alors, ma réponse à moi, c'est "feu sur Drieu la Rochelle".» Ubu roi n’est pas une fiction.

En matière culturelle, on retiendra surtout les dégâts du Frêchisme. Et parmi eux le retrait des subventions à Visa pour l’image. Un des rares dossiers sur lesquels Frêche a fini par revenir en arrière en mesurant les conséquences néfastes qu’avait sa décision de couper les vivres à la manifestation culturelle nationalement la plus médiatisée de la région. Mais combien d’autres victimes moins connues ne se sont pas relevées de l’arbitraire ?

STATUES DE MAO ET DE LENINE

André Ferran s’arrête sur la dernière folie de Frêche, l’installation de statues de douze hommes qui ont marqué le vingtième siècle. Le président à ces dernières semaines remis son projet à l’honneur en se faisant photographier derrière son bureau sur lequel était aligné les dix statues en miniature : Churchill, Roosevelt, De Gaulle, Mao Tse-Toung, Lénine, Ghandi, Mandela…Georges Frêche a déjà, à sa façon, justifié le choix de Mao : "Il a tué 10 millions de personnes, mais c’est rien du tout pour les Chinois, ça va, ça vient… Mais Mao Tse-Toung, il a changé le monde !" Les zélateurs patentés ne manqueront pas de proposer l’érection d’une statue à l’effigie du plus grand homme du Languedoc Roussillon. Qui ? Georges Frêche ! Evidemment ! C’est quasiment prévu car les citoyens pourront choisir les personnages de deux statues, ce qui permettra d’amener leur nombre à douze. Où s’arrêtera Frêche ? Il ne faut pas se fier aux apparences et à l’arrogance qu’affichent les Frêchistes. Leur système prend l’eau de toute part. André Ferran le démontre et il en est lui-même un très bon exemple. Qui aurait, il y a deux ou trois ans, imaginé l’avocat, l’ami de Georges Frêche, ruant dans les brancards.

PLUS RIEN A VOIR AVEC LA GAUCHE

Une fois refermé ce livre de cent trente pages qui se lit facilement, on sait mieux qui est Frêche, comment il fonctionne, sur quoi il s’appuie. L’intérêt de ce témoignage doit beaucoup à la personnalité de son hauteur, un socialiste, un humaniste aux convictions profondément enracinées. Cette légitimité donne du poids et du crédit à cette démonstration implacable d’où il ressort que Frêche n’a plus rien à voir avec les idées, les valeurs et les pratiques d’un homme de gauche.

UN DESPOTE !

"De dérapages en déraison, Frêche se démasque" raconte l’histoire d’un narcissique que plusieurs décennies d’exercice du pouvoir ont rendu encore plus narcissique. Son ego n’a cessé d’enfler, d’enfler, au point d’occuper tout l’espace. Une croissance facilitée par le peu de résistance qu’elle rencontrait, par la faiblesse des contre pouvoirs. C’est ainsi que l’on est, ces dernières années, parvenu à un stade quasiment pathologique. Le pouvoir rend fou. Qui le sait mieux que nous, ici en Languedoc-Roussillon ? Fabrice THOMAS

André Ferran, De dérapages en déraison, Frêche se démasque. Edition Chicxulub. En vente à la librairie Torcatis et dans nombre de maisons de la presse du département. 15 euros.


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08mar

Bourquin défend la corrida devant le parlement de Catalogne

« L’idée générale de mon propos, je le dis en introduction, c’est de ne pas prendre formellement position pour ou contre la corrida mais défendre les manifestations populaires, les traditions et plus généralement la liberté et la tolérance », a déclaré Christian Bourquin en préliminaire à son intervention devant les parlementaires catalans, le 4 mars.

La ruse est un peu grossière car Christian Bourquin fait partie du contingent des quinze défenseurs de la corrida. Cause qui n’est pas facile à défendre, c’est pourquoi Bourquin procède par évitement et se présente en défenseur des fêtes et traditions populaires dont la corrida ne serait qu’une des manifestations.

Car, pour lui, il y a une tradition de corrida dans les P-O. Il l’a rattache aux jeux et courses avec des taureaux lors des fêtes de village. Des pratiques depuis longtemps éteintes. Et ce n’est pas quelques poignées d'aficionados qui enracinement la corrida. Hommes et animaux, tous les acteurs de ce spectacle viennent d’Espagne. Sans cela point de tauromachie dans les P-O.

La ficelle est grosse. Comme toujours chez Bourquin.

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Légende : Bourquin a brandi un dessin « qui résume mon propos lorsque j’ai des débats engagés. D’un côté l’entrée avec un boucher pour l’abattoir et de l’autre côté avec le torero à l’entrée de l’arène. En fait une histoire de bovins. Celui qui entre à l’abattoir dit à l’autre tu es un sacré veinard et celui qui rentre dans l’arène dit à l’autre tu es un sacré planqué. Allusion au fait que l’un vit huit mois et l’autre qui vit au minimum quatre ans. »

Bourquin a ensuite défendu la corrida aux noms des valeurs de la République. Ce qui a irrité nombre de parlementaires et de journalistes : « Cette tradition qui s’inscrit dans un espace de liberté qui à mon sens convient de préserver au nom justement du principe de tolérance. Et d’ailleurs en France dans notre République nous avons cette notion forte traduite par notre devise de la République qui dit en trois mots, Liberté, Egalité, Fraternité. Et chaque fois qu’il y a un débat, un débat profond on voit bien que l’on peut retrouver et se raccrocher à ses trois principes. »

Toujours donneur de leçons il ajoute : « On ne peut pas faire abstraction de la notion de la liberté et du pluralisme qui sont des valeurs au nom desquelles il a fallu parfois dans nos pays durement combattre. En Pyrénées-Orientales, notre département a toujours été tolérant de ce point de vue-là et je formulerai le vœux que nos cousins catalans le restent aussi ».

Et cette perle : « S’en prendre à la corrida c’est d’une certaine façon s’en prendre à un espace de liberté, à un exemple de pluralisme et également de respect des minorités ». Un raisonnement avec lequel il pourrait défendre le port de la burqua.

Bourquin n’est pas en panne de mauvais arguments : « J’ai moi aussi en face de moi, certes ils sont très minoritaires, des anti-corridas qui essaient de mener des manifestations comme j’ai vu en entrant ici, qui essaient de dire, le sang et tout cela. Souvent je vais au contact d’eux, leur dire aidez moi en tant que citoyens du monde à combattre d’abord tous ses problèmes posés au niveau des humains dans ce monde. Je ne peux m’empêcher d’évoquer ces priorités pour les humains, sur ces enfants qui meurent de faim au Darfour ou ailleurs. Je ne peux pas m’empêcher de penser que tous les jours en Afghanistan, aujourd’hui meure un enfant. »

L’argument est éculé. Mais ça n’empêche pas Bourquin de le ressortir. On ignorait qu’il agissait contre la faim dans le monde. Mais quand bien même cela serait-il vrai, faut il tolérer la souffrance animale parce qu’il y a des hommes qui souffrent ? C’est évidemment absurde. La position de Bourquin repose sur l’omission complète de ce qui fonde l’opposition à la corrida. Il n’évoque jamais la souffrance animale.

Sa suffisance a conclu sur une note arrogante : « Il n’y a plus une Catalogne Sud et une Catalogne nord, il n’y a qu’une Catalogne. On le dit très facilement sur le fait culturel. Et bien ce souhait que nous avons de gommer la frontière pour ne laisser que les Pyrénées, j’ai envie de vous dire, faisons en sorte de ne pas avoir une division naissante qui consisterait à dire qu’il y aurait une Catalogne tolérante et une Catalogne qui ne le serait pas. Voilà mon mot de la fin. ».

Commentaire d’un confrère de Barcelone, Bourquin a été tellement mauvais et ridicule qu’il a desservi le camp des défenseurs de la corrida.

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06mar

L’Indép cache les sujets qui embarrassent Frêche et Bourquin

Notre quotidien a, mercredi 3 mars, consacré un tout petit papier sans photo, en page dix-sept, à l’interview de Georges Frêche dans Voici. L’article n’est pas signé. Son auteur réussit le tour de force de ne pas dire un mot des outrances verbales du président de région sortant qui a traité Mitterrand de « Vichyssois » et Rocard de « Lopette ».

Jeudi quatre mars, Christian Bourquin a été auditionné par le parlement de Catalogne. Il est l’un des quinze défenseurs de la corrida qui tenteront de convaincre les députés catalans de ne pas voter l’interdiction de la corrida comme cela leur est demandé par une initiative législative populaire. Le parlement entendra également quinze personnalités favorables à son interdiction en Catalogne. L’intervention de Christian Bourquin a été couverte par des dizaines de journalistes, il était cité dans toute la presse. Mais ici notre quotidien fait quinze lignes, sans photo en bas de la page seize.

Pourquoi cet évènement a-t-il été traité à minima alors qu'une personnalité politique de premier plan des Pyrénées-Orientales y participait ? Ce débat qui passionne le sud nous intéresse également. Ne serait-ce que parce que trois villes organisent des corridas.

Nous observons que Christian Bourquin est lui-même très discret. Pas un mot sur son blog. Comment a-t-il pu résister au plaisir de se vanter de s’être exprimé devant le parlement de Catalogne ? Comment cet obsédé de la communication a-t-il laissé passer une occasion de faire parler de lui ? La réponse est assez évidente. Christian Bourquin n’a pas envie d’assumer une image de défenseur de cette activité qui fait de la souffrance animale un spectacle.

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03mar

Frêche dans Voici : Rocard traité de « Lopette », Mitterrand de « Vichyssois »

Ses insultes ont apporté la célébrité à Georges Frêche. Et le voilà prêt à tout pour la conserver. Même prêt à donner une interview à Voici et à faire de la surenchère pour répondre à l’attente de la feuille à potins et à scandales. Frêche balance et obtient deux pages dans le Voici du 27 février au 5 mars.

Mitterrand est traité de « Vichyssois » et Rocard est « une lopette ».

L’avocat de Frêche ne pourra pas accuser le journal d’avoir déformé les propos de son client. C’est enregistré ! Voulant s’assurer que Frêche avait bien ainsi qualifié Rocard, Jacques-Olivier Teyssier de Montpellier Journal a pris contact avec la rédaction de Voici et il a pu écouter l’enregistrement.

Pour le reste, c’est le même discours populiste au raz des pâquerettes qu’il débite depuis trois semaines.

Frêche va sans doute expliquer que « Lopette » ce n’est pas une insulte et que dans le sud, c’est comme « Con », un mot du langage courant qui ponctue les phrases.

Quand à la lourde accusation visant Mitterrand, il la maintiendra car elle se trouve dans son livre.

On ne peut plus parler de dérapages. Frêche déraille !

Voici se paie la tête de Frêche

titraille de l'article

"Je suis un peu comme Brad Pitt" (titre principal)

"J'ai été champion de danse acrobatique"

Frêche se couvre de ridicule.


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02mar

Imposture ! Bourquin dépose la marque "Bus à 1 euro"

La majorité de gauche du conseil général a voté le dépôt de la marque « Bus à 1 euro » à l’INPI. Dans quel but ? Christian Bourquin n’a pas répondu à Mauricette Fabre, conseillère générale de la Côte radieuse qui lui posait la question. Il faut donc se contenter du texte de la délibération : « Pour la reconnaissance de cette opération réussie et afin de protéger l’appellation "bus à 1 euro", emblématique pour le conseil général des Pyrénées-Orientales, il convient de déposer la marque auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). » !

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26fév

"Cher Christian"… Tu es viré du PS

Tous les membres du PS des P-O qui ont suivi Georges Frêche sont exclus. La décision a été signifiée par un courrier signé de trois secrétaires nationaux du PS envoyé aux candidats de la liste Bourquin : Hermeline Malherbe (Perpignan), Françoise Bigotte (Le Soler), Christian Bourquin (Millas), Jacques Cresta (Cabestany), Jean Roque (Toulouges), Marie-José Ruiz (Pia), Jean-Jacques Lopez (Salses), Marcel Mateu (Elne), Josette Pujol (Catllar), Suzanne Delieux (Porta), Ségolène Neuville (Perpignan) et Alexandre Reynal. Le maire d’Amélie est bien parti pour faire son entrée dans le Guinness Book. Suppléant de Aylagas, candidat aux élections législatives de 2007 contre Olivier Ferrand qui était investi par le PS, Alexandre Reynal avait été exclu du parti. A défaut il pourrait viser le record des menaces physiques.

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26fév

1 million de tracts avec le cours sur les cons qui votent pour Frêche

Depuis sa mise en ligne en février 2009 par perpignan-toutvabien, le cours de science politique qu’un des étudiants du professeur Frêche a eu la bonne idée d’enregistrer, s’est taillé un assez impressionnant succès d’audience.

Et ce n’est pas fini. Le Collectif pour le respect des citoyens en Languedoc-Roussillon a fait imprimer un million d’exemplaires d’un tract proposant les principaux extraits du fameux cours.

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25fév

Tous les matins Frêche achète la presse locale (et ses journalistes)

Article à lire sur :

http://www.marianne2.fr/Tous-les-matins,-Freche-achete-la-presse-locale-et-ses-journalistes_a189554.html

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Notre commentaire sur cet excellent article : Sur les 3,5 millions d'euros (année 2008) d'annonces et d'insertions du conseil régional, nous ne savons pas combien vont au groupe Midi-Libre. 1,5 millions selon certaines sources. Ce qui est considérable.

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23fév

Frêche victime… de lui-même !

« Trêve de balivernes. Pour en finir avec l’hypocrisie » tel est le titre et le programme du bouquin signé Frêche qui va prochainement arriver en librairie. Marianne publie cinq pages d’extraits. Sortez vos mouchoirs !

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20fév

Amiel-Donat placée sous tutelle

Mise à la porte de la liste des régionales par Christian Bourquin, Jacqueline Amiel-Donat est revenue par la fenêtre en se découvrant une vocation de rénovatrice : « Restaurer la morale en politique c’est le combat essentiel aujourd’hui », a-t-elle déclaré le 17 février sur FR3.

Les citoyens avisés, en particulier les lecteurs de perpignan toutvabien, n’y croient pas une seconde. Mais les autres, ceux qui s’informent auprès de médias dans lesquels il n’est jamais question des relations d’affaires et des relations personnelles qu’elle entretient avec le conseil général et son président ?

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17fév

Bilan de Frêche… Pas si satisfaisant que ça !

Mardi 9 février, la presse donne les résultats d’un sondage commandé à TNS Sofres par France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon, Midi-Libre et L’Indépendant.

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15fév

« Si je reste président de la région, je lui fous mon poing sur la gueule »

On a, la semaine passée, vu, lu, entendu Frêche sur tous les médias nationaux. Le président de la région a partout servi la même épaisse soupe populiste parfumée aux herbes du Languedoc-Roussillon.

Lors de cette contre offensive médiatique Frêche a principalement joué sur un registre, l’opposition entre Paris et la province. Paris incarnant une élite qui ne peut qu’avoir du mépris pour le peuple provincial dont Frêche serait ce qu'il y a de plus représentatif.

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11fév

Référendum : Chiche monsieur Frêche

Georges Frêche l’a claironné toute la semaine sur tous les médias de France et de Navarre : « L’élection des 14 et 21 mars va être un référendum pro Frêche ou anti Frêche ». « Moi le peuple il m’aime » répétait il, sûr de lui et du résultat.

Penons acte. Il faudra simplement que Georges Frêche ne change pas d’avis au soir du second tour. Si il ne dépasse pas 50% des voix, il aura perdu son référendum et devra logiquement en tirer les conclusions en se retirant.

Mais comme Georges Frêche à toute la semaine fait du boniment, il est à craindre que ses actes ne vaillent pas plus chers que ses paroles.

Nous verrons !

11fév

L’énorme budget "Annonces et insertions" de la région

En matière de communication locale, Frêche a été un pionnier. Il a été le premier maire d’une grande ville à faire appel à une agence de publicité et à utiliser les supports publicitaires pour donner une image à la ville et vendre sa politique aux habitants. Président de la région, il a continué dans cette direction, en consacrant des budgets considérables à la communication. 12 millions d’euros en 2008. Exactement, 12 382 272 euros, chiffres du compte administratif.

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09fév

Jacqueline Amiel-Donat rénovatrice du PS : crédible ou pas ?

Hier encore, pilier du Bourquino-Frêchisme, Amiel-Donat compose à grand-peine un personnage de rénovatrice.

Jacques-Olivier Teyssier, confrère de Montpellier journal (internet) qui assistait à la conférence de presse (4 février) de militants PS du Languedoc-Roussillon qui soutiennent Hélène Mandroux nous a fait passer son enregistrement, car comme d’autres journalistes, il a été surpris par les propos tenus par Jacqueline Amiel-Donat.

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08fév

Livre : "De dérapages en déraison, Frêche se démasque".

Longtemps ami et avocat de Georges Frêche, André Ferran n’approuve pas l’évolution de Georges Frêche, il la voit plutôt comme une déchéance. Il l’écrit dans De dérapages en déraison, Frêche se démasque. Un livre qui sort dans quelques jours : « L’auteur a voulu comprendre le Frêche politique qui, avec son équipe, après avoir démarré sur des réussites, s’est peu à peu départi des valeurs qui l’avaient fait élire. Une façon d’être, triviale, des méthodes écartant le débat démocratique, en particulier le violent rejet de toute critique, se sont en effet installées et insupportablement aggravées au fil du temps…. »

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07fév

Le populisme de Frêche séduit les sympathisants du FN

Face à l’offensive de Martine Aubry, Frêche et son rejeton local font du populisme. Ce n’est évidemment pas un hasard. C’est depuis longtemps leur fonds de commerce. Ils dénoncent les élites et leur opposent un peuple mythique incarnant le bien et le vrai.

Dans l’interview qu’il donne à L’Indép (4 février) Bourquin transforme le bureau national du PS en "Quarante bobos parisiens", expression qu’il utilise deux fois. Pour avoir siégé au bureau national du PS, Bourquin sait bien que cette instance dirigeante est composée de responsables qui viennent de toutes les régions de France.

« Nous sommes l’accent de la Méditerranée, je le revendique pour moi et d’autres, je suis issu du peuple et j’utilise les mots du peuple ». Bourquin ne se réfère pas au peuple citoyen, il fait appel à une image, celle du peuple des simples gens. Accentuant ainsi l’opposition avec l’élite.

On fera abstraction du fait qu’avec leur chauffeur, leur cuisinier particulier et tous les éléments du train de vie qu’ils s’accordent, Frêche et Bourquin n’ont plus qu’un lointain rapport avec le peuple.

Qu’est-ce que "les mots du peuple" ? Pour Bourquin c’est parler comme Frêche et dire à l’un qui est juif « Qu’il a une tronche pas catholique » et à l’autre « Qu’on lui coupera les couilles (Frêche au conseil municipal de Montpellier en novembre dernier ». Les insultes, l’absence de respect, voilà le peuple comme le voit Bourquin. Le peuple appréciera.

Ni Jaurès, ni Blum, ni Mendès-France, ni Mitterrand n’employaient "les mots du peuple". Des bobos, eux aussi ?

Le populisme est depuis longtemps le principal ressort du Frêchisme. En animal politique Frêche a exploité une veine qu’il savait électoralement productive. Il sait que dans le Midi ça paie de défier Paris, ses préfets, ses dirigeants du PS. Il en use et en abuse.

Et voilà comment Frêche en arrive à trouver un soutien massif chez les électeurs du Front National, comme le montre un sondage réalisé par BVA pour La Matinale de Canal+ : « Les deux-tiers des Français (64%) et trois-quarts (74%) des sympathisants de gauche soutiennent la décision de Martine Aubry de présenter une liste concurrente à celle de Georges Frêche. Les personnes les moins diplômées (56%) et, très massivement, les sympathisants du Front national (72%) pensent que la patronne du PS a eu tort ».

Frêche et Bourquin plébiscités par les sympathisants du FN, voilà qui devrait interroger le peuple de gauche qui n’a pas renoncé à ses valeurs.

04fév

Bourquin nous refait le coup des Jeux Olympiques

Christian Bourquin est coutumier du fait. Avant, juste avant une élection, il fait toujours une annonce importante. Suffisamment importante pour faire la une de L’Indépendant.

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Notre quotidien local joue le jeu. Il fait semblant de ne pas voir que l’annonce tombe en pleine campagne électorale. Comme en 2002, quand à quelques semaines des élections législatives, Bourquin annonce que La Cerdagne et le Capcir sont aux côtés de l’Andorre candidats à l’organisation des JO d’hiver de 2010. L’annonce est faite le 24 mai alors que les dossiers doivent être déposés au CIO avant le 31 mai. Les dossiers qu’ailleurs, partout ailleurs, on met des années à monter, Super Bourquin les règle en quelques jours.

Vous connaissez la suite. La candidature de l’Andorre s’est classée huitième sur huit et a, dès le premier tour, été éliminée. Dans leur rapport les experts du CIO, précisèrent qu’aucune information n’avait été fournie sur les installations françaises. Mais cela se passait après l’élection. De son côté Bourquin désigna les responsables de l’échec : le gouvernement Raffarin qui n’avait pas soutenu notre candidature.

C’est comme le Mas la Cabane, cette résidence et son parc propriété du conseil général situé à Saint-Jean-Lasseille. Bourquin a, devant la presse, planté le panneau à vendre en 1998… Douze ans après il est toujours entretenu par le conseil général et sans destination.

Lancé en 2000, le Mémorial de Rivesaltes devait être inauguré en 2006. On ne serait pas en 2010 ? Et la première pierre n’est toujours pas posée. Mais il a fallu, ce qui est normal, payer les pharamineux honoraires de la star de l’architecture qui a fait le projet.

Avant quelle élection annonça t’il la prochaine ouverture à Perpignan d’une maison qui serait la vitrine des produits du terroir du département ? Il montra même la maquette.

Alors quand Bourquin annonce, lundi, lors d’une session spéciale du conseil général, la création d’un grand service public départemental de transport de bus en 2012, on se demande si ce n’est pas un autre coup à portée strictement électorale. Le projet qui représente des investissements considérables, 25 millions d’euros, n’est accompagné d’aucune étude financière. Le document remis aux élus de l’assemblée départementale fait… une page et demie !

Dans son discours de présentation, d’ailleurs aussi indigent que la note de présentation, le président du conseil général est apparu en pourfendeur des multinationales. Que ne dirait il pas pour montrer le meilleur visage aux électeurs de l’extrême gauche du PC au NPA en passant par le Parti de Gauche. Bourquin prépare le second tour des régionales. Les voix de l’extrême gauche représenteront autour de 10% des suffrages. Frêche doit absolument les récupérer s’il veut gagner le second tour et garder la présidence de la région. Sachant que les voix de l’extrême gauche pourraient au second tour se porter sur les listes de Europe Ecologie et faire gagner la présidence de la région à Jean-Louis Roumégas.

Les grands projets de Bourquin n’ont jamais d’autre objectif qu’électoraliste.

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