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02avr

La Junquera : Des bouteilles avec une photo d’Hitler comme étiquette

Même en étant prévenu, on a un choc en découvrant ces bouteilles recouvertes d’une grande photo montrant Hitler faisant le salut nazi. Cette bouteille fait partie d’une série consacrée à des personnages qui ont marqué l’histoire. C’est ce qu’explique la contre-étiquette. Hitler est accompagné de Franco, Mussolini, Staline et … Jean-Paul II! Le texte de justification, en langue italienne, est ambiguë. Il appelle au respect de celui qui « au sacrifice de sa propre vie a poursuivi avec ses exploits héroïques, le rêve d’un avenir meilleur.» Ces lignes peuvent se comprendre comme un hommage aux nazis, aux phalangistes… Nous avons pris contact avec des confrères italiens pour tenter d’en savoir un peu plus sur l’entreprise qui produit ses bouteilles.

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Ce n’est pas la première fois que l’on trouve ce genre d’articles dans les rayons du supermarché Escudero à La Junquera. Il y a quelques années nous nous étions intéressés aux Birra dalla storia, une collection de canettes de bière ornées des portraits de Franco, Mussolini, Staline, De Gaulle. L’Indépendant avait également fait un article. Le maire de La Junquera, Jordi Cabezas avait exprimé ses réserves sur la commercialisation de ces produits. Les bouteilles à l’image des dictateurs les plus sulfureux avaient été retirées de la vente, avant de réapparaître quelques mois plus tard. Cela à plusieurs reprises ces dernières années. Les bouteilles de bière, vendues 3 euros, sont toujours dans les rayons, Franco y voisine avec Staline et Che Guevara.

On ne serait pas surpris d’apprendre qu’Antoni Escudero est membre du Parti Populaire. Pas du tout. Il est très proche du Parti Socialiste. Il était sous les couleurs du PSC (Parti Socialiste de Catalogne), candidat à la mairie de La Junquera. Antoni Escudero est un familier de José Bono. Ils sont tous les deux originaires de Salobré, dans la Mancha. Bono, socialiste, a été ministre des armées de 2004 à 2006 dans le gouvernement Zapatero. Il préside actuellement l’assemblée nationale Espagnole. Il vient chaque année dans le Haut Ampurdan, rendre une visite à son vieil ami. Nous avons interrogé le service de presse du président de l’assemblée nationale pour savoir ce qu’il pense de la commercialisation d’articles valorisé par des photos de Franco et de Hitler. Nous allons renouveler notre demande.

Jordi Font, directeur du musée mémorial de l’exil de La Junquera (inauguré en 2007), nous explique que les lois sur la mémoire, tant au niveau catalan qu’espagnol, réprouvent la promotion des symboles de la dictature franquiste, mais elles ne les interdisent pas. Lui, à titre personnel, considère que : « Ces pratiques sont très condamnables ». La loi de mémoire adoptée en 2007 exige le retrait des symboles franquistes, blasons, insignes et plaques dans l’espace public. Mais rien n’interdit à une entreprise privée de vendre des portraits de Franco.

hitler_escudero.JPG Hiper Escudero ou Hitler Escudero ? Il n'y a pas beaucoup de lettres à changer.

Alfons Quinta, journaliste barcelonais, précise que sauf une fois dans un petit magasin dans l’Espagne profonde, il n’a jamais vu d’objet vendu avec le portrait de Franco. Même son de cloche auprès d’autres catalans du Sud. L’un d’eux nous dit qu’il pense que le supermarché Escudero est probablement le seul en Espagne où l’on trouve la tête de Franco. Quant à celle de Hitler, c’est pour lui tout aussi inconcevable !

Après les bières de l’histoire, Antoni Escudero est passé à la commercialisation de bouteilles de vins avec des portraits de dictateurs, dont celui, c’est nouveau, de Hitler. Pourquoi cette obstination ? Le commerçant c’était il y a quelques années justifié en citant le nom d’autres grands personnages de l’histoire qui avaient leur photo sur ces bouteilles. Comme si la présence de De Gaulle, Churchill justifiait celle de tyrans dont le nom est associé à des millions de victimes. A l’époque où il était éditeur, Jean-Marie Le Pen répondait à ceux qui l’interrogeaient sur la vente des chants nazis en leur disant qu’il diffusait aussi l’Internationale. Une explication dont personne, sauf ceux qui le voulaient, n’était dupes.

30mar

Bourquin : Le coup de vice de Frêche

Bourquin n’est plus premier vice-président de la région. Le poste est supprimé et la liste des vice-présidents ne connaît plus qu’un seul ordre… alphabétique. Mais l’alphabet fait bien les choses. C’est Damien Alary, président du conseil général du Gard et un des rivaux de Bourquin à la succession de Frêche qui occupe la tête de la liste.

Bourquin est le seul perdant de l’opération. De premier vice-président, il passe simple vice-président. Le message frêchien est clair ! Bourquin n’est pas le dauphin. Cette dégradation doit évidemment ravir les autres prétendants à la succession de Frêche.

Mais comme le relate L’Indép, Bourquin : « N’en prend pas ombrage, et insiste sur l’hommage que lui a rendu Frêche ».

Nous ne résistons pas au plaisir de vous proposer un extrait d’un article de perpignan-toutvabien du 19 janvier dernier : « Frêche s’y entend tout autant dans la flatterie que dans les propos odieux. La flatterie accompagne souvent le coup de poignard, surtout en politique. Le fidèle Bourquin est la dernière victime du redoutable Frêche. Et que je te passe de la pommade à Bourquin en le présentant comme son successeur à la présidence de la région. Bourquin frétille de bonheur en entendant ces belles paroles très complaisamment reprises à la une de L’Indépendant. C’est le paradis ! Et pendant qu’il est endormi, quasiment anesthésié par la flatterie, Frêche fait son mauvais coup. Il impose deux Héraultais sur la liste PS des P.-O. aux élections régionales. Et Bourquin accepte ! »

Il vient de lui refaire le même coup en lui retirant la première vice-présidence.

Avec Frêche, il n’y en a toujours que pour l’Hérault. Sur quinze vice-présidents, sept sont de ce département. Gard : trois, Aude : deux, P-O : deux, Lozère : un. Avec Frêche ça fait huit sur seize. 50% pour l'Hérault.


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29mar

Tribunal : L’Indép s’acharne-t-il sur les Ferrand ?

Jeudi 26 mars, Midi-Libre et L’Indépendant ont comparu devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit de diffamation. Ils étaient, une nouvelle fois, poursuivis par Alain Ferrand. Par prudence et considérant qu’il n’y avait pas d’urgence, nous avions décidé d’attendre que le tribunal rende son jugement, ce qu’il fera le 20 mai, pour écrire un article sur ce procès et sur les relations tumultueuses des époux Ferrand et du quotidien départemental.

Mais dans son édition du 27 mars, L’Indép publie un papier qui laisse penser que la journaliste de L’Indép, Laure Moysset, est poursuivie, simplement et uniquement, pour avoir relaté la garde à vue, puis la mise en examen et la mise en liberté sous contrôle judiciaire d’Alain Ferrand dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants. Hors, comme maître Vial l’a souligné : « Ce que je dénonce, ce n’est pas que l’on écrive que M. Ferrand est mis en garde à vue ».

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Ce qui est cause c’est la présentation des faits. Elle laisse penser que M. Ferrand est impliqué dans un trafic de stupéfiants. Une allégation d’une extrême gravité. Alain Ferrand n’est certes pas un enfant de chœur. Mais ses déconvenues avec la justice sont principalement liées à des affaires financières.

L’avocat d’Alain Ferrand a rappelé que Laure Moysset avait, en 2006, été condamnée en diffamation pour un article concernant les époux Ferrand. « Quand vous avez été condamné vous risquez de vous acharner. Laure Moysset aurait du s’abstenir d’écrire sur Alain Ferrand… Ca a été un carnage… ». Alain Ferrand a manifestement bénéficié d’un traitement de faveur.

« Ce n’est pas le traitement prudent d’une affaire dont on ne connaît pas l’évolution », a dit maître Vial. L’avocat a justifié la demande d’un million d’euros au journal au titre « d’un préjudice incommensurable… lié à ce qui lui est imputé un délit infamant : Alain Ferrand a deux filles dont les amis n’ont pu que penser que leur père était un trafiquant de drogue… »… Ces adolescentes subissent « les sarcasmes de leurs relations mais aussi un inévitable sentiment de répulsion.»

Laure Moysset a reçu le soutien du Syndicat National des Journalistes : « Les attaques dirigées contre vos articles ressemblent terriblement à une volonté de vous intimider et de faire taire L’Indépendant. C’est donc l’indépendance et la crédibilité d’une profession qui sont en cause », écrit Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ.

L’affaire qui a, durant trois jours, fait la une de L’Indép a finalement accouché d’une souris. Alain Ferrand a été mis en examen pour le délit, rarissime, selon son avocat de « Facilitation d’usage de stupéfiants ». Des personnes se sont livrées à des transactions de cocaïne au cours de soirée makina organisée par Le Marina, établissement de nuit dont il est le directeur administratif.

24mar

« Je fais campagne auprès des cons »… Et ça marche !

Georges Frêche a tout simplement mis en œuvre la conception de la politique qu’il avait théorisé devant ses étudiants de la fac de droit de Montpellier en 2008 : « Ah, mais si les gens fonctionnaient avec leur tête, mais les gens ils ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. »

Il a joué les forts en gueule. Il est devenu celui qui ose dire tout haut ce que tout le monde dit tout bas. Ses propos sur la composition de l’équipe de France. Il parait que l’immense majorité des français pensent, comme Frêche, qu’elle compte trop de noirs.

En écho à Georges Frêche, ils sont nombreux à dire : « Il a raison, les gens sont cons ».

Il était évident que Frêche allait être la vedette de cette campagne. Il est également certain que dans la camp d’en face on allait pas se priver de taper sur les casseroles que Frêche traîne depuis plusieurs années. Sentant le danger, Martine Aubry a, dès la première faute, sorti le carton rouge.

On connaît la suite. Frêche s’est présenté en victime de Paris et des élites et a habilement (il est très intelligent) fait glisser le débat vers une opposition grossière entre un peuple dont il parlerait le langage et une élite formatée qui ne supporterait pas son franc-parler. Il a aussi réveillé les vieilles lunes, comme la résistance de la province à Paris et au pouvoir central.

Friande de personnages atypiques, la presse nationale est tombé sur Frêche et en a fait une vedette, ça a tué tous ses opposants. Inaudibles ! Inexistants ! Telle la dure loi de la jungle médiatique. Malheur à celui qui n’a pas de charisme, à celui qui ne transgresse pas les interdits.

Avec les médias nationaux, avec la presse régionale "acquise" à sa cause, Frêche avait une puissance de feu considérablement supérieure à celles de ses adversaires. Des heures de télé et de radio, des dizaines de pages dans la presse. Une pression médiatique qui a fait dire à des électeurs : « On se sent tenter par le vote Frêche alors que l’on n’est pas d’accord avec lui et que l’on n’a pas l’intention de voter pour lui ».

Frêche a aussi bénéficié d’un contexte favorable. A droite, les déçus de la politique de Sarkozy sont allés grossir les rangs abstentionnistes ; ils sont allés voter pour le Front National et pour « Ce mec qui a le courage de dire ce qu’il pense aux énarques qui nous gouvernent. »

Frêche a eu de la chance. La coalition NPA, PC, Front de Gauche + Mandroux + Les Verts pèse plus de 25% au premier tour. Mais comme aucune des trois listes ne dépasse les 10%, ils sont privés de l’union qu’ils avaient prévu de faire au second tour. Plus d’adversaire de gauche et plus d’opposition de gauche au sein de l’assemblée régionale. Frêche est vernis.

Frêche a aseptisé son message pour le faire accepter des électeurs de tout bord, comme le montre si bien sa profession de foi avec son slogan de supermarché : « Uniquement pour vous ».

Lors de la soirée électorale, peu après vingt heures, Georges Frêche s’est, en direct, sur une chaîne nationale adressé à la France toute entière, juste après Le Pen. On est frappés par la similitude de leur message sur l’échec des partis. La liste de leurs points communs serait longue. Pas étonnant. Ils ont la même source populiste.

Dans ce Languedoc-Roussillon dont il va faire un laboratoire, Frêche va à présent réfléchir et travailler à l’avenir de la France. Il a déjà annoncé la couleur : « L’augmentation de l’impôt pour les plus riches ». C’est avec des idées comme celle-ci, sans doute très populaire, que Frêche va sauver la France.

On en a pris pour quatre ans...Quatre ans de féodal-populisme !


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17mar

Frêche Bourquin : le clientélisme de masse contre le développement économique

Interrogez des lycéens sur le programme des candidats aux élections régionales. Vous n’obtiendrez pas grand-chose. Mais vous verrez que tous savent que Frêche a promis un ordinateur portable pour chacun d’eux.

De l’intérêt général, on passe à l’individualisme de masse. Certains le déplorent, d’autres vont à contre-courant. Mais ceux, pour qui tous les moyens sont bons pour se faire élire, surfent avec bonheur sur la vague.

Bourquin se distingue et il en fait le cœur de son discours : « Pour mettre en place notre programme avec le train à 1 euro, l’ordinateur portable à la disposition de tous les lycéens ou encore l’aide au permis pour les jeunes apprentis ». Dans cette interview du 16 mars publiée par L’Indépendant, se sont les seules références au programme Frêchiste.

Le clientélisme de masse. Transformer le citoyen en obligé. C’est une direction que Bourquin a depuis longtemps prise. Souvenez-vous de ce marché de 730 000 euros d’objets publicitaires dans lequel la chambre régionale des comptes avait décelé des irrégularités. Cette année pour les étrennes : distribution de milliers d’abris à mésanges, de bouteilles d’huile d’olive, de sac à dos de randonnée de très bonne qualité, notamment destinés aux journalistes. Mais la méthode touche tous les domaines, logement, emploi, aides aux communes, subventions…

Ces pratiques changent la nature du vote. On n’est plus appelé à se prononcer sur un projet collectif. On regarde midi à sa porte ! Ses propres intérêts, son portefeuille.

Quand on introduit le loup dans la bergerie, il n’en sort plus. Demain, d’autres candidats adopteront la méthode Frêche-Bourquin. Ce sera à qui offre le plus.

Les mesures phares de Frêche et de Bourquin sont entourées d’opacité. Impossible de savoir combien va coûter l’opération ordinateur portable. Pour le train à 1 euro, Gayssot a donné quelques chiffres. Le coût est sous-estimé et révèle une absence d’étude.

Ne faudrait-il pas mieux cibler les mesures et leur donner un caractère social ? Le train à 1 euro pour les étudiants serait une excellente mesure sur le modèle de l’aide au permis de conduire destinée aux apprentis, ces jeunes qui ont de faibles revenus. Les centaines d’étudiants des P-O qui font leurs études à Montpellier feraient une belle économie annuelle sur leur note de transport.

L’ordinateur portable va coûter des sommes considérables à la collectivité et ne fera rien économiser à la quasi-totalité des familles. Il ne remplacera pas l’ordinateur familial.

Ces dizaines de millions d’euros qui vont alimenter l'électoralisme ne devraient t'ils pas servir à sortir le Languedoc-Roussilon de son sous développement économique ?

Populisme, clientélisme, féodalisme... Frêche à raison d'écrire, dans son livre, que le Languedoc-Roussillon est un laboratoire.


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15mar

Frêche : c'est pas un score de "lopette"

Le score de Frêche, 33,76 % au niveau régional, va de 28,72% dans le Gard ; 30,01 % dans les P-O ; 36,08 % dans l’Hérault ; 36,22 % en Lozère à 43,34 % dans l’Aude. C’est beaucoup. Mais ce n’est pas un triomphe. Surtout pour un scrutin qui avait des airs de référendum autour de la personne de Frêche.

Utilisant les médias nationaux et s’appuyant sur la presse régionale Frêche a dominé la campagne électorale. Les autres candidats ont eu le plus grand mal à se faire entendre dans un débat qui a fait l’impasse sur le bilan du président sortant. Jamais on avait vu un tel déséquilibre au niveau des moyens d’information. C’est sans précédent.

Frêche était partout, sa photo s’affichait dans tous les kiosques à la une des magazines. Il a cumulé des heures et des heures de passage télé et de radio. Cela, la plupart du temps, avec une complaisance qui a permis à la nouvelle grande gueule du cirque politico médiatique de se vendre comme un homme du sud au franc parler, chez lui populaire et qui, comme président de région, avait un bon bilan.

Bien que surmédiatisée autour de Frêche, l’élection régionale en Languedoc-Roussillon (52% de participation) n’a pas mobilisé plus qu’ailleurs en France.

La participation était en Languedoc-Roussillon de 65% en 2004 et de 61% en 1998.

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Avec le bombardement de sondages, de nombreux électeurs ont eu l'impression que la partie était jouée, sans eux.

Avec son style despotique, son discours populiste, Paris contre la province et le peuple contre les élites, Frêche perd un grand nombre d’électeurs de gauche, mais il compense en mordant à belles dents dans tous les autres électorats.

Ce n’est pas un hasard si, avec 20% des voix, c’est en Languedoc-Roussillon que l’UMP fait un de ses plus mauvais scores. Elle ne fait moins bien que dans le Nord-Pas-de-Calais (19,2%).

L’électorat de droite est en grande partie démobilisé par le spectacle d’un pays qui s’appauvrit pendant que la finance, face à laquelle les gouvernants sont impuissants, s’enrichit honteusement. La droite va mal et le FN remonte, c’est un mouvement quasi mécanique. En aspirant nombre d’électeurs à France Jamet, Frêche a toutefois limité son résultat.

Sombrant sous les coups de boutoirs de la gauche, le débat sur l’identité nationale a surtout permis à l’opposition gouvernementale de se remobiliser. L’électorat de droite ne demandait pas un débat, il attendait des mesures concrètes : interdiction du port de la burqua, charte des droits et devoirs des citoyens… Mesures promises… Pour quand ?

La gauche, Front de gauche + PC + NPA, le PS d’Hélène Mandroux, Europe Ecologie rassemblent 25,46 % des suffrages. Un tel résultat serait une bonne base pour remettre la gauche sur de bons rails. Mais comme aucune des trois listes n’a dépassé la barre des 10% permettant d’être présent au second tour, cette force électorale conséquente ne sera pas présente à l’assemblée régionale. Sans le refus de Martine Aubry de laisser à Roumégas la tête de liste d’une union Europe Ecologie avec les socialistes de Mandroux, la perspective serait tout autre.

Il manque 1% à Europe Ecologie pour être au second tour et fusionner avec les autres forces de gauche. Sortie de nulle part, la coordination écologique de Drevet tombera dans l’oubli, car avec ses 4,09 % elle n’aura pas d’élu. Mais s’il est vrai que cette candidature était suscitée par les Frêchistes, elle est arrivée à son objectif.

Frêche étant entouré d’exclus et de transfuges, il n’y aura, chose étrange, aucun élu de gauche dans la prochain conseil régional.

Ce curieux second tour opposera le despote populiste se réclamant plus ou moins de la gauche, le Front National et l’UMP conduite par Raymond Couderc qui en appelle à un vote Républicain.


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En plus de couvrir les frais, il faut que nous puissions rémunérer le concepteur qui va à partir du mois prochain travailler sur notre nouveau site, un site d’information digne de ce nom. Dix ans d’existence, il est temps que nous franchissions cette étape.

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12mar

Frêche : couleur de l’extrême droite et profession de foi aseptisée

Les communicants de Frêche ont choisi le marron. Cette couleur n’est jamais utilisée en communication politique car c'est celle de l’extrême droite. Les SA (organisation paramilitaire du parti nazi) étaient en raison de la couleur de leur uniforme surnommées les Chemises Brunes. Le marron était avec le noir la couleur des fascistes italiens. C’est toujours la couleur de l’extrême droite flamande et en Allemagne - celle du NPD, autre parti d’extrême droite nostalgique du nazisme.

Quand on empreinte les voies du populisme, on courre le risque de faire de mauvaises rencontres. Les communicants de Frêche ont choisi le marron. Cette couleur n’est jamais utilisée en communication politique car c'est celle de l’extrême droite. Les SA (organisation paramilitaire du parti nazi) étaient en raison de la couleur de leur uniforme surnommées les Chemises Brunes. Le marron était avec le noir la couleur des fascistes italiens. C’est toujours la couleur de l’extrême droite flamande et en Allemagne - celle du NPD, autre parti d’extrême droite nostalgique du nazisme.

Quand on empreinte les voies du populisme, on courre le risque de faire de mauvaises rencontres.

Couleur positive, c’est celle du chocolat, du café. Mais elle est aussi associée à la décomposition, celle des fruits, des feuilles…

La profession de foi de Georges Frêche a surpris plus d’un électeur. Des grands à plat marrons avec au recto des petites photos (très rassurantes) et le slogan « Tous pour le Languedoc-Roussillon avec Georges Frêche », au verso un slogan très marqué par la pub ou plutôt par la réclame : « Uniquement pour vous » et six slogans, politiquement inclassables.

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Alors que tous les candidats s’efforcent de dire le maximum sur deux pages, les Frêchistes ont opté pour le minimalisme.

Pas de bilan et Frêche pour tout programme

En dire le minimum pour rassembler le maximum d’électeurs. Etre le moins clivant possible, le moins marqué politiquement. Totalement aseptisé. C’est pourquoi il n’y a pas de photo de Frêche. Voilà une stratégie très marketing élaborée par des hommes de l’art.

Ce choix n’est pas sans risque. Les professions de foi sont regardées par les électeurs, particulièrement ceux qui se décident tardivement (ils sont de plus en plus nombreux). En diluant trop son message, en évitant le positionnement précis on peut n’attraper personne et amener les électeurs vers un candidat plus clairement positionné.

Ca peut aussi fonctionner car ça donne une image plutôt rassurante du vote Frêche. Après tout ce qui c’est passé, c’est nécessaire.

Les Bourquino-Frêchistes sont fébriles. Les sondages dans les P-O ne seraient-ils pas aussi bons que ça ? Bourquin a, depuis quelques jours, fait recouvrir les panneaux d’affichages officiels de bandeaux à son nom. Un est collé sous le nom de Frêche et l’autre au dessus de l’affiche.

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12mar

Le prophète !

Pathétique spectacle que le naufrage surmédiatisé du vieux Georges Frêche. Et oui, l’âge du capitaine ! On n’en parle jamais. Sujet tabou ?

Rassurons ceux qui aiment ça, ce n’est pas terminé !

« Je pense vraiment que mes idées peuvent sauver la France », écrit Georges Frêche dans son opuscule "Trêve de balivernes". Il n’a pas pu sauver la région, dont les indicateurs économiques et sociaux indiquent qu’elle est, sous sa présidence, passée de l’avant dernière place à la lanterne rouge, mais il va sauver le pays tout entier. Pathétique spectacle que le naufrage surmédiatisé du vieux Georges Frêche. Et oui, l’âge du capitaine ! On n’en parle jamais. Sujet tabou ?

Rassurons ceux qui aiment ça, ce n’est pas terminé !

« Je pense vraiment que mes idées peuvent sauver la France », écrit Georges Frêche dans son opuscule "Trêve de balivernes". Il n’a pas pu sauver la région, dont les indicateurs économiques et sociaux indiquent qu’elle est, sous sa présidence, passée de l’avant dernière place à la lanterne rouge, mais il va sauver le pays tout entier.

Comment ? Avec « Un programme qui s’inspire du parti démocrate américain »… qu’il mettra en œuvre avec : « Des candidats authentiques. De vraies personnes »… « Plutôt qu’une stérile opposition droite/gauche, je préfère une opposition authentique/non authentique ».

Frêche, Bourquin et leur camarilla, voilà les hommes vrais et sincères qu’il nous faut pour relever la France. Frêche président ! Bourquin premier ministre !

Mais comment vont-ils s’y prendre ? Réponse de Frêche : « Les pistes que je vais explorer avec vous, même si ce sont des exemples, contiennent en germe les grandes idées de demain. Il vous suffira d’imaginer que ces projets et ces réflexions peuvent se conjuguer au plan national… » Imaginons, imaginons parce que Frêche n’a pas grand-chose à proposer.

Il nous sert des tartes à la crème : des services à la personne en particulier âgées, parier sur les produits du terroir, développement de la matière crise et des nouvelles technologies…Il nous vend comme une nouveauté ce que tout le monde dit depuis vingt ans et souvent réalise mieux (comme la région Midi-Pyrénées).

Nul n'est prophète en son pays. Ce que Frêche n'a pas pu faire ici, il ira le faire à Paris.

Frêche navigue entre un discours bien ancré dans le populisme et la multiplication de déclarations dans lesquelles il dit, pour conserver une grande partie de l’électorat du PS, qu'il mourra socialiste.

Nous sommes loin de "La France ligotée" (1990) et même de "Il faut saborder le PS" (livre de conversations avec Alain Rollat). Frêche n’est plus que l’ombre de lui-même.


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12mar

Le maire de Prades poursuivi pour entrave à l’exercice du droit syndical

Jean Castex a, jeudi 11 mars, été convoqué devant le tribunal correctionnel. Il est poursuivi dans le cadre d’une citation directe par le syndicat des employés de la ville de Prades qui est rattachée à la Fédération autonome de la fonction publique territoriale.

Du côté de la Fédération, Bernard Martinez explique que le syndicat a demandé l’application de la législation qui prévoit que des locaux doivent être mis à sa disposition. Après vingt-quatre mois et six courriers en recommandé, la mairie a fini par fournir ce local, en janvier dernier. Mais avec des restrictions. Le local n’est accessible qu’entre 8 et 12 heures et 14 et 18 heures.

Dans une septième lettre recommandée restée sans réponse, le syndicat demandait l’application des textes qui selon lui prévoit un accès 24 heures sur 24. Il explique que l’activité syndicale se déroule principalement en dehors des heures de travail et surtout en fin de journée.

Bernard Martinez ne cesse de s’étonner que quelqu’un qui vient d’un ministère et exerce des hautes fonctions s’entête dans ce comportement, « C’est bizarre », répète t’il.

Dans un communiqué remis par maître Bonet, son avocat, le maire de Prades explique que le litige ne porte que sur la mise à disposition du local 24 heures sur 24 : « Car la municipalité estime que laisser l’accès libre en dehors des heures ouvrables à la mairie où sont entreposées les armes de la police municipale et les titres sécurisés serait déraisonnable. Au contraire, au vu du nombre de membres de ce syndicat, l’accès durant les heures ouvrables, comme cela se fait partout, suffit très largement à exercer pleinement la liberté syndicale ».

Chaque partie se réfère aux textes de loi qui fixent l’exercice du droit syndical. L’affaire sera plaidée en septembre et les juges diront le droit.

Mais pourquoi cette affaire arrive t’elle quelques jours avant les régionales ? Bien sûr parce qu’il y a un complot !

« Comme par hasard, à la veille du premier tour des élections régionales, un syndicat non représentatif au plan national a produit une citation à comparaître à mon encontre pour défaut de mise à disposition d’un local syndical à la mairie de Prades », écrit Jean Castex dans son communiqué. Réaction compréhensible. En politique, les coups qui volent bas sont si fréquents.

Un syndicat des collectivités territoriales a forcément face à lui des élus de tous bords. Si certains syndicalistes peuvent ménager ou au contraire cibler certains politiques, cela ne semble pas être la ligne de conduite de Bernard Martinez. Il a dernièrement fait lourdement condamner le socialiste Pierre Aylagas pour des faits d’entraves à l’action syndicale.

En ce qui concerne la représentation de la FA-FPT, Bernard Martinez précise qu’avec 34% des suffrages, elle est le premier syndicat des P-O dans les collectivités territoriales et que le syndicat de Prades qui y est rattaché est de loin le plus important syndicat de la ville.

Ajoutons que le syndicat est défendu par maître Codognès. L'avocat était à l’audience représenté par un collaborateur, car au même moment, il était avec une ex magistrate, Eva Joly. La députée européenne était en visite à Perpignan pour soutenir la liste d’Europe Ecologie.


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11mar

Méthode pour ôter toute envie aux lecteurs de L’Indép d’acheter le livre d’André Ferran !

On ne peut pas reprocher à L’Indép de ne pas avoir fait un article sur le livre que l’ex ami et avocat de trente ans a consacré à Georges Frêche. Le compte-rendu est, en plus, au millimètre près, de la même taille que celui qui, était le même jour (27 février), consacré à l’opuscule de Frêche. Ça à toutes les apparences d’une égalité de traitement, mais seulement les apparences.

« André Ferran : sans haine et sans crainte », titre l’article. On est loin du pavé dans la mare que jette l’auteur. Le sous titre est tout aussi soft : « L’ancien avocat de Frêche publie un essai pour donner à voir le personnage qu’est devenu le président sortant ».

Le reste du papier est à l’avenant : tiède, inodore, sans saveur. Le choix des passages puisés dans le livre est révélateur :

« J’ai voulu comprendre le personnage à travers ce qu’il nous livre de lui ».

« C’est un homme honnête. Il n’est ni mon mentor, ni mon maître, je ne lui dois rien. Au contraire, je l’ai beaucoup aidé, je faisais partie des compagnons du début ».

« Puis les années ont passé et son caractère a évolué, l’âge ne lui a pas apporté la sagesse mais au contraire une certaine forme d’exigence ».

« Il n’a même pas voulu entendre que le changement de nom d’une région devait passer devant l’Assemblée Nationale ».

Et la dernière qui sert de conclusion à l’article : « Je n’ai jamais voulu avoir une carrière politique et ce n’est pas maintenant que ça va commencer. Je ne cherche pas à obtenir la moindre gloriole non plus ».

Frêche est à peine égratigné.

Ce choix de citations insipides n’est pas fidèle, n’est pas représentatif du livre. Habitué aux papiers d’Estelle Devic sur Frêche, nous sommes prêts à parier qu’elle n’a poursuivi qu’un but, qu’elle a d’ailleurs atteint, ne pas donner envie de lire le bouquin d’André Ferran.

Ci-dessous une présentation du livre d’André Ferran qui comporte de très nombreuses citations. Comme vous allez le vérifier ça n’a rien à voir.

Frêche : Le pouvoir rend fou !

L’ancien avocat de Georges Frêche jette un pavé dans la marre

André Ferran avoue que ce livre n’a pas été facile à faire : « ça a été moralement et psychologiquement très dur ». Une difficulté et une démarche qu’il éclaire avec une phrase célèbre de Jean Jaurès placée en début d’ouvrage : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Jaurès un homme du sud, dont le verbe faisait appel à l’intelligence des hommes.

Alors jeune avocat et militant socialiste, André Ferran a fait la connaissance de Frêche quelques années avant que, en 1977, il ne s’installe aux commandes de la ville de Montpellier. Il animait Citoyen et Urbanisme une association qui a servi de rampe de lancement à Georges Frêche. Il est ensuite devenu le conseiller juridique, l’avocat de la ville. L’homme qui démine les dossiers bien plus souvent qu’il ne les plaide devant les tribunaux. Il a été de la grande aventure urbanistique qui a transformé Montpellier. Il était aussi l’avocat personnel de Georges Frêche. Un homme qu’il a admiré. Aujourd’hui, il le descend de son piédestal : « Un jour encore, le matin, bien reposé, il gratifie ceux qu’il croise de la dernière paillardise à lui offerte par un courtisan. Une friandise qu’il apprécie toujours. Si, parmi eux, se trouve une femme, il est au comble de la jouissance – on n’est pas dans l’anecdote. Cette inclination partageuse-là est devenue le fleuron du socialisme fraternel et généreux de Frêche. Mais le soir, il éructe quelques opinions sur tout et tous, au hasard d’improvisations vengeresses, humiliantes ou injurieuses, desquelles jaillissent des flashs d’inconscient qui sidèrent, le révélant dans un matériau autre que celui exposé en vitrine. Le reste du temps, Frêche « fait des coups », toujours sans préparation, souvent pulsionnels. Machiavel, c’est pour la légende. Parfois, bingo ! Ça marche ! Vite les médias, il se répand, en rajoute, se vautre. Ah ! Le visionnaire ! Oubliés les échecs, la Septimanie avortée, les lycées débaptisés, etc. ».

L’ENFANCE DU CHEF

André Ferran ne se contente pas de faire le portrait de Frêche tel qu’il est devenu. Il cherche à comprendre son caractère et sa personnalité : « Ce qui frappe d’abord ceux qui l’approchent, c’est sa pauvreté psychologique dans ses rapports aux autres, en regard de son intellect multiforme et riche. Comme s’il avait pris toute la place disponible pour mieux s’épanouir et s’imposer en maître. « Par ma mère, j’ai été formé machiste », confesse Frêche (Il faut saborder le PS, 2007, conversation avec Alain Rollat, éd. Seuil) ; « J’ai reçu une éducation machiste, continue-t-il, celle de l’homme placé au centre du monde. Comme elle était institutrice, je devais être premier partout. Quand je n’étais que second, elle m’engueulait. Quand elle me disait “tu es second”, elle me le disait avec un de ces mépris…» ; et encore « C’est ma mère quand j’étais petit qui m’avait passionné pour l’histoire Pour faire plaisir à ma mère, j’avais tous les prix. J’étais la “grosse tête de la classe” » et puis : « Je devais aussi séduire les plus jolies filles». Ce savoir, qui a bâti l’enfant et son accessoire avaient pour vocation de nourrir et muscler son intellect, non point pour l’amener vers autrui, le connaître, apprendre à l’aimer, et peut-être à le servir, mais pour lui être supérieur et mieux le dominer. C’est pourquoi dans les propos, les façons de faire et les écrits de l’homme qu’il est devenu, on ne peut rien trouver ressemblant à une main tendue, fraternelle, ou même simplement à l’offrande d’un soupçon de chaleur humaine vraie. Cette éducation et l’usage auquel elle était destinée oubliaient un peu vite que l’acquis culturel n’est pas le seul dénominateur commun dans les confrontations entre les êtres. Et que stériles sont les combats de l’esprit sans dimension humaine : perdus d’avance. Lourd handicap pour l’individu sans doute, mais terrible « boiterie », tôt ou tard, visible et paralysante, impropre à une carrière politique qui impose souplesse et doigté psychologiques… Frêche n’a été formé ni pour les ambassades, ni pour les médiations. Il passe en force ; il ne mène pas les hommes, il les malmène pour les atteler à son char. Son agressivité systématique, son mépris claironnant de tous ou presque, la supériorité qu’il se prête sont les paravents qui participent de ce cynisme. Il en use pour tenir à distance de lui ceux qu’il ne comprend pas, ceux qui l’impressionnent ou qu’il craint ; ceux qui peuvent lui être préférés par les militants du parti. La hantise de n’être pas toujours le premier ! »

UN GRAND BLUFFEUR !

André Ferran s’attaque au mythe qu’entretiennent ses laudateurs patentés, comme récemment le Midi-Libre : « Une machine intellectuelle redoutable, un puits de science et de culture, un visionnaire hors-pair, travailleur et inventif, un monstre de mémoire "capable de vous conter 2 000 ans d’histoire en deux heures" de l’aveu même de son ami Alary »

Bien qu’il ne fréquente plus les prétoires, André Ferran est resté une fine lame : « Porteur de grande culture faite d’authentique science, sans respect pour ses auditoires, il engouffre dans ses discours des contre-vérités, de larges tranches d’histoires de pays étrangers, souvenirs de ses cours magistraux, et bluffe à tort et à travers pourvu que cela le fasse mousser, quitte à dire le contraire plus tard. Seul compte l’impact immédiat pour son équilibre profond et sa propre image, celle qu’il croit être la meilleure pour lui. Il faut dire que le bluff est sans doute la meilleure corde qu’il ait à son arc, parce qu’il est accessible au plus grand nombre... » Un style qu’André Ferran résume d’une formule savoureuse : « Frêche arriverait même à faire passer des oeufs d’autruche pour des dragées de baptême auprès de ses auditoires ! ». Et comme l’ajoute l’auteur, Frêche en fait l’aveu sans complexe : « Ce qui est bien avec l’histoire, c’est qu’on peut faire avaler n’importe quoi à des gogos. »

Le Frêche visionnaire est également mis en pièces. André Ferran est sans pitié. Il rappelle que le grand urbaniste, le visionnaire de la ville, c’est Raymond Dugrand, premier adjoint de Frêche dans les années 1970-1980. Usé par Frêche, il est parti en claquant la porte.

REPUBLIQUE BANANIERE

Dans la seconde partie du livre consacrée aux méthodes de Frêche, l’auteur s’arrête sur le fonctionnement, pas très catholique, de la fédération du Parti Socialiste de l’Hérault. Elle est tenue par Robert Navarro, son secrétaire qui est aussi un élu important, sénateur et vice-président de la région. Cette fédération est une véritable république bananière : « C’est ainsi que des élus, et non des moindres, ont mis le doigt sur le gravissime problème Navarro pour pointer au grand jour la perverse dérive de la Fédération. Le président Vézinhet, en tête, s’insurge : "Aujourd’hui, je verse au parti 2 500 euros tous les mois ; j’ai quand même le droit d’avoir des comptes. Or, ces comptes, nous ne les avons pas. En tant que député, je ne connais même pas le nombre de militants de ma propre circonscription; mais dans quelle république bananière vivons-nous ? "

Le 22 novembre 2008, il (Vézinhet) déclare encore au Midi-Libre à propos du vote des militants pour, après le Congrès, élire le ou la Première secrétaire du PS: «Nous avons dans cette Fédération une section hors-sol, les statuts du parti disent que l’adhérent doit demeurer ou travailler dans le territoire de sa section" »

LA MYSTERIEUSE SECTION HORS-SOL

« Comme dit Frêche : "Tout le monde triche". Mais les scores à la Ceausescu enregistrés dans l’Hérault n’ont rien à voir avec le niveau national. La Fédération fait marcher les militants au canon – la section hors sol que dirige Navarro est son domaine réservé. Il en est le secrétaire ; sa femme en est trésorière. Impossible de connaître les inscrits ; Mme Navarro vient d’être désignée au Comité national du PS à Paris. "On ne nous a jamais fourni les comptes, je ne veux pas que ma cotisation serve à des postes de budget dont on ne sait rien, ma démission du PS est une sorte de cri d’alarme." s’indigne encore Jacques Atlan. Cette déclaration carrée mérite une exégèse. La "tricherie", ce mot est ici un euphémisme ! On devrait parler du trucage des résultats définitifs des votes, ceux prétendument obtenus dans la fameuse section hors sol étant comptabilisés pour les obtenir. Elle est constituée de près de quatre cents inscrits qui seraient éparpillés de part le monde et regroupés autour d’un Navarro au grand coeur, qui les accueille en respectant leur besoin d’anonymat… »

« DERIVE MORALE »

Une grande partie du livre est consacrée aux œuvres de Frêche. Il aurait fallu plusieurs volumes pour raconter tous ses hauts faits et relever ses plus fortes déclarations depuis qu’il est devenu président de la région en 2004. Au travers des cas qu’il étudie, des affaires qu’il met à plat, l’ancien bâtonnier de Montpellier montre bien comment Frêche fonctionne.

Comme le souligne justement André Ferran, la délirante histoire de la Septimanie illustre bien le mépris que Frêche a pour la réalité et pour les hommes. Il ne respecte rien. Ne pouvant tout retenir l’auteur fait l’impasse sur la liquidation du Centre Régional des Lettres. Frêche avait justifié sa décision en déclarant : «La qualité littéraire ne saurait suppléer à la déviance morale. ... En 1945, Drieu la Rochelle, Brasillach et Céline méritaient d'être fusillés. Alors, ma réponse à moi, c'est "feu sur Drieu la Rochelle".» Ubu roi n’est pas une fiction.

En matière culturelle, on retiendra surtout les dégâts du Frêchisme. Et parmi eux le retrait des subventions à Visa pour l’image. Un des rares dossiers sur lesquels Frêche a fini par revenir en arrière en mesurant les conséquences néfastes qu’avait sa décision de couper les vivres à la manifestation culturelle nationalement la plus médiatisée de la région. Mais combien d’autres victimes moins connues ne se sont pas relevées de l’arbitraire ?

STATUES DE MAO ET DE LENINE

André Ferran s’arrête sur la dernière folie de Frêche, l’installation de statues de douze hommes qui ont marqué le vingtième siècle. Le président à ces dernières semaines remis son projet à l’honneur en se faisant photographier derrière son bureau sur lequel était aligné les dix statues en miniature : Churchill, Roosevelt, De Gaulle, Mao Tse-Toung, Lénine, Ghandi, Mandela…Georges Frêche a déjà, à sa façon, justifié le choix de Mao : "Il a tué 10 millions de personnes, mais c’est rien du tout pour les Chinois, ça va, ça vient… Mais Mao Tse-Toung, il a changé le monde !" Les zélateurs patentés ne manqueront pas de proposer l’érection d’une statue à l’effigie du plus grand homme du Languedoc Roussillon. Qui ? Georges Frêche ! Evidemment ! C’est quasiment prévu car les citoyens pourront choisir les personnages de deux statues, ce qui permettra d’amener leur nombre à douze. Où s’arrêtera Frêche ? Il ne faut pas se fier aux apparences et à l’arrogance qu’affichent les Frêchistes. Leur système prend l’eau de toute part. André Ferran le démontre et il en est lui-même un très bon exemple. Qui aurait, il y a deux ou trois ans, imaginé l’avocat, l’ami de Georges Frêche, ruant dans les brancards.

PLUS RIEN A VOIR AVEC LA GAUCHE

Une fois refermé ce livre de cent trente pages qui se lit facilement, on sait mieux qui est Frêche, comment il fonctionne, sur quoi il s’appuie. L’intérêt de ce témoignage doit beaucoup à la personnalité de son hauteur, un socialiste, un humaniste aux convictions profondément enracinées. Cette légitimité donne du poids et du crédit à cette démonstration implacable d’où il ressort que Frêche n’a plus rien à voir avec les idées, les valeurs et les pratiques d’un homme de gauche.

UN DESPOTE !

"De dérapages en déraison, Frêche se démasque" raconte l’histoire d’un narcissique que plusieurs décennies d’exercice du pouvoir ont rendu encore plus narcissique. Son ego n’a cessé d’enfler, d’enfler, au point d’occuper tout l’espace. Une croissance facilitée par le peu de résistance qu’elle rencontrait, par la faiblesse des contre pouvoirs. C’est ainsi que l’on est, ces dernières années, parvenu à un stade quasiment pathologique. Le pouvoir rend fou. Qui le sait mieux que nous, ici en Languedoc-Roussillon ? Fabrice THOMAS

André Ferran, De dérapages en déraison, Frêche se démasque. Edition Chicxulub. En vente à la librairie Torcatis et dans nombre de maisons de la presse du département. 15 euros.


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08mar

Bourquin défend la corrida devant le parlement de Catalogne

« L’idée générale de mon propos, je le dis en introduction, c’est de ne pas prendre formellement position pour ou contre la corrida mais défendre les manifestations populaires, les traditions et plus généralement la liberté et la tolérance », a déclaré Christian Bourquin en préliminaire à son intervention devant les parlementaires catalans, le 4 mars.

La ruse est un peu grossière car Christian Bourquin fait partie du contingent des quinze défenseurs de la corrida. Cause qui n’est pas facile à défendre, c’est pourquoi Bourquin procède par évitement et se présente en défenseur des fêtes et traditions populaires dont la corrida ne serait qu’une des manifestations.

Car, pour lui, il y a une tradition de corrida dans les P-O. Il l’a rattache aux jeux et courses avec des taureaux lors des fêtes de village. Des pratiques depuis longtemps éteintes. Et ce n’est pas quelques poignées d'aficionados qui enracinement la corrida. Hommes et animaux, tous les acteurs de ce spectacle viennent d’Espagne. Sans cela point de tauromachie dans les P-O.

La ficelle est grosse. Comme toujours chez Bourquin.

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Légende : Bourquin a brandi un dessin « qui résume mon propos lorsque j’ai des débats engagés. D’un côté l’entrée avec un boucher pour l’abattoir et de l’autre côté avec le torero à l’entrée de l’arène. En fait une histoire de bovins. Celui qui entre à l’abattoir dit à l’autre tu es un sacré veinard et celui qui rentre dans l’arène dit à l’autre tu es un sacré planqué. Allusion au fait que l’un vit huit mois et l’autre qui vit au minimum quatre ans. »

Bourquin a ensuite défendu la corrida aux noms des valeurs de la République. Ce qui a irrité nombre de parlementaires et de journalistes : « Cette tradition qui s’inscrit dans un espace de liberté qui à mon sens convient de préserver au nom justement du principe de tolérance. Et d’ailleurs en France dans notre République nous avons cette notion forte traduite par notre devise de la République qui dit en trois mots, Liberté, Egalité, Fraternité. Et chaque fois qu’il y a un débat, un débat profond on voit bien que l’on peut retrouver et se raccrocher à ses trois principes. »

Toujours donneur de leçons il ajoute : « On ne peut pas faire abstraction de la notion de la liberté et du pluralisme qui sont des valeurs au nom desquelles il a fallu parfois dans nos pays durement combattre. En Pyrénées-Orientales, notre département a toujours été tolérant de ce point de vue-là et je formulerai le vœux que nos cousins catalans le restent aussi ».

Et cette perle : « S’en prendre à la corrida c’est d’une certaine façon s’en prendre à un espace de liberté, à un exemple de pluralisme et également de respect des minorités ». Un raisonnement avec lequel il pourrait défendre le port de la burqua.

Bourquin n’est pas en panne de mauvais arguments : « J’ai moi aussi en face de moi, certes ils sont très minoritaires, des anti-corridas qui essaient de mener des manifestations comme j’ai vu en entrant ici, qui essaient de dire, le sang et tout cela. Souvent je vais au contact d’eux, leur dire aidez moi en tant que citoyens du monde à combattre d’abord tous ses problèmes posés au niveau des humains dans ce monde. Je ne peux m’empêcher d’évoquer ces priorités pour les humains, sur ces enfants qui meurent de faim au Darfour ou ailleurs. Je ne peux pas m’empêcher de penser que tous les jours en Afghanistan, aujourd’hui meure un enfant. »

L’argument est éculé. Mais ça n’empêche pas Bourquin de le ressortir. On ignorait qu’il agissait contre la faim dans le monde. Mais quand bien même cela serait-il vrai, faut il tolérer la souffrance animale parce qu’il y a des hommes qui souffrent ? C’est évidemment absurde. La position de Bourquin repose sur l’omission complète de ce qui fonde l’opposition à la corrida. Il n’évoque jamais la souffrance animale.

Sa suffisance a conclu sur une note arrogante : « Il n’y a plus une Catalogne Sud et une Catalogne nord, il n’y a qu’une Catalogne. On le dit très facilement sur le fait culturel. Et bien ce souhait que nous avons de gommer la frontière pour ne laisser que les Pyrénées, j’ai envie de vous dire, faisons en sorte de ne pas avoir une division naissante qui consisterait à dire qu’il y aurait une Catalogne tolérante et une Catalogne qui ne le serait pas. Voilà mon mot de la fin. ».

Commentaire d’un confrère de Barcelone, Bourquin a été tellement mauvais et ridicule qu’il a desservi le camp des défenseurs de la corrida.

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06mar

L’Indép cache les sujets qui embarrassent Frêche et Bourquin

Notre quotidien a, mercredi 3 mars, consacré un tout petit papier sans photo, en page dix-sept, à l’interview de Georges Frêche dans Voici. L’article n’est pas signé. Son auteur réussit le tour de force de ne pas dire un mot des outrances verbales du président de région sortant qui a traité Mitterrand de « Vichyssois » et Rocard de « Lopette ».

Jeudi quatre mars, Christian Bourquin a été auditionné par le parlement de Catalogne. Il est l’un des quinze défenseurs de la corrida qui tenteront de convaincre les députés catalans de ne pas voter l’interdiction de la corrida comme cela leur est demandé par une initiative législative populaire. Le parlement entendra également quinze personnalités favorables à son interdiction en Catalogne. L’intervention de Christian Bourquin a été couverte par des dizaines de journalistes, il était cité dans toute la presse. Mais ici notre quotidien fait quinze lignes, sans photo en bas de la page seize.

Pourquoi cet évènement a-t-il été traité à minima alors qu'une personnalité politique de premier plan des Pyrénées-Orientales y participait ? Ce débat qui passionne le sud nous intéresse également. Ne serait-ce que parce que trois villes organisent des corridas.

Nous observons que Christian Bourquin est lui-même très discret. Pas un mot sur son blog. Comment a-t-il pu résister au plaisir de se vanter de s’être exprimé devant le parlement de Catalogne ? Comment cet obsédé de la communication a-t-il laissé passer une occasion de faire parler de lui ? La réponse est assez évidente. Christian Bourquin n’a pas envie d’assumer une image de défenseur de cette activité qui fait de la souffrance animale un spectacle.

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03mar

Frêche dans Voici : Rocard traité de « Lopette », Mitterrand de « Vichyssois »

Ses insultes ont apporté la célébrité à Georges Frêche. Et le voilà prêt à tout pour la conserver. Même prêt à donner une interview à Voici et à faire de la surenchère pour répondre à l’attente de la feuille à potins et à scandales. Frêche balance et obtient deux pages dans le Voici du 27 février au 5 mars.

Mitterrand est traité de « Vichyssois » et Rocard est « une lopette ».

L’avocat de Frêche ne pourra pas accuser le journal d’avoir déformé les propos de son client. C’est enregistré ! Voulant s’assurer que Frêche avait bien ainsi qualifié Rocard, Jacques-Olivier Teyssier de Montpellier Journal a pris contact avec la rédaction de Voici et il a pu écouter l’enregistrement.

Pour le reste, c’est le même discours populiste au raz des pâquerettes qu’il débite depuis trois semaines.

Frêche va sans doute expliquer que « Lopette » ce n’est pas une insulte et que dans le sud, c’est comme « Con », un mot du langage courant qui ponctue les phrases.

Quand à la lourde accusation visant Mitterrand, il la maintiendra car elle se trouve dans son livre.

On ne peut plus parler de dérapages. Frêche déraille !

Voici se paie la tête de Frêche

titraille de l'article

"Je suis un peu comme Brad Pitt" (titre principal)

"J'ai été champion de danse acrobatique"

Frêche se couvre de ridicule.


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02mar

Imposture ! Bourquin dépose la marque "Bus à 1 euro"

La majorité de gauche du conseil général a voté le dépôt de la marque « Bus à 1 euro » à l’INPI. Dans quel but ? Christian Bourquin n’a pas répondu à Mauricette Fabre, conseillère générale de la Côte radieuse qui lui posait la question. Il faut donc se contenter du texte de la délibération : « Pour la reconnaissance de cette opération réussie et afin de protéger l’appellation "bus à 1 euro", emblématique pour le conseil général des Pyrénées-Orientales, il convient de déposer la marque auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). » !

busuneuro.jpg

Légende : principal visuel de la campagne de pub de l'été 2009 pour le bus à 1 euro. Mais il ne desservait pas le prieuré de Serrabona. C'est comme l'indique l'accroche publicitaire :"Du rêve à partager".

Pourquoi déposer une marque ? Voici la réponse que donne l’INPI « La marque est un élément indispensable de votre stratégie industrielle et commerciale. Si vous ne la protégez pas, vous offrez à vos concurrents la possibilité de s’en emparer et de bénéficier de vos efforts à bon compte »… « En déposant votre marque à l’INPI, vous obtenez un monopole d’exploitation sur le territoire français pour 10 ans, renouvelable indéfiniment. Vous êtes ainsi le seul à pouvoir l’utiliser, ce qui permet de mieux commercialiser et promouvoir vos produits et services. Vous pouvez vous défendre en poursuivant en justice toute personne qui, notamment, imiterait ou utiliserait aussi votre marque ».

Quel est dans ces conditions, pour le conseil général des Pyrénées-Orientales et par conséquent pour les habitants, l’intérêt de : « Protéger l’appellation "Bus à 1 euro" » ?

Une collectivité territoriale ne pourra pas utiliser "Bus à 1 euro". Sauf à en négocier le droit avec Christian Bourquin. Le département ou la ville qui utiliserait cette marque sans autorisation pourraient être poursuivis par le conseil général des Pyrénées-Orientales.

Vous imaginez Christian Bourquin engageant, via son avocate préférée, un procès contre une ville ou un département qui ne lui aurait pas demandé l’autorisation de faire le "Bus à 1 euro" ? Ridicule !

Que cherche le président du conseil général ? A priori à se faire passer pour le père, l’inventeur du bus à 1 euro.

Mais là, il y a un hic, un gros HIC !

Le bus à 1 euro a d’abord été mis en place dans les Alpes-Maritimes. En effet ! C’est le premier département de France où a été instaurée la tarification unique sur l’ensemble du réseau pour 1,30 euro. Tarif qui a été ramené à 1 euro le 1 janvier 2008. Précisons que le conseil général des Alpes-Maritimes était alors présidé par Christian Estrosi (ministre de l’industrie depuis juin 2009). Cette initiative a alors été médiatisée et l’on peut supposer que c’est ce qui a inspiré le génie de Millas qui six mois plus tard la propose dans les P-O.

Le conseil général des Pyrénées-Orientales a en effet adopté la tarification unique à 1 euro lors de sa session de juillet 2008 et elle est entrée en application le 1 novembre 2008.


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26fév

"Cher Christian"… Tu es viré du PS

Tous les membres du PS des P-O qui ont suivi Georges Frêche sont exclus. La décision a été signifiée par un courrier signé de trois secrétaires nationaux du PS envoyé aux candidats de la liste Bourquin : Hermeline Malherbe (Perpignan), Françoise Bigotte (Le Soler), Christian Bourquin (Millas), Jacques Cresta (Cabestany), Jean Roque (Toulouges), Marie-José Ruiz (Pia), Jean-Jacques Lopez (Salses), Marcel Mateu (Elne), Josette Pujol (Catllar), Suzanne Delieux (Porta), Ségolène Neuville (Perpignan) et Alexandre Reynal. Le maire d’Amélie est bien parti pour faire son entrée dans le Guinness Book. Suppléant de Aylagas, candidat aux élections législatives de 2007 contre Olivier Ferrand qui était investi par le PS, Alexandre Reynal avait été exclu du parti. A défaut il pourrait viser le record des menaces physiques.

Douze sur quatorze candidats. Les deux autres sont de l'Hérault et n'étaient pas membres du PS.

Voici le contenu du courrier du 24 février à en tête du Secrétariat national du PS.

Cher Christian,

Tu es candidat(e) pour les élections régionales de 2010 sur une liste départementale où le Parti Socialiste a régulièrement investi une autre liste.

En vertu des dispositions de l’article 11.19 de nos statuts, sont réputés exclus les membres du Parti candidats à un poste électif pour lequel les instances du Parti ont investi un autre candidat. Tu as pris la responsabilité de t’exclure toi-même du Parti Socialiste. Tu ne peux donc plus t’en prévaloir, ni utiliser ses logos et emblèmes.

C’est signé Christophe Borgel, Secrétaire national aux élections et à la vie des fédérations. Pascale Boistard, Secrétaire nationale à l’organisation et aux adhésions. Alain Fontanel, Secrétaire national à l’animation et au développement des fédérations.


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26fév

1 million de tracts avec le cours sur les cons qui votent pour Frêche

Depuis sa mise en ligne en février 2009 par perpignan-toutvabien, le cours de science politique qu’un des étudiants du professeur Frêche a eu la bonne idée d’enregistrer, s’est taillé un assez impressionnant succès d’audience.

Et ce n’est pas fini. Le Collectif pour le respect des citoyens en Languedoc-Roussillon a fait imprimer un million d’exemplaires d’un tract proposant les principaux extraits du fameux cours.

C’est peu dire que ça irrite le camp Frêche. Réaction rapportée par Midi-Libre : « Face à de tels agissements », Frêche entend « Engager toutes procédures permettant de démasquer les auteurs de ces basses œuvres ». L’avocat de Georges Frêche est également monté au créneau pour dénoncer une action au niveau du caniveau.

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L’initiative ne dissimule certes pas son but. C’est écrit en gros caractères :

« POUR ECARTER G. FRECHE VOTEZ »

Frêche rattrapé et mis en difficulté par ses insupportables propos. N’est-ce pas joli ?

Mais c’est magnifique !

Comme quelques confrères de Montpellier, nous avons eu envie d’en savoir un peu plus sur ce Collectif. Nous lui avons envoyé un mail et le jour même, son président, Igor Sureau, prenait contact. Le CRCL-R est une association loi 1901 qui a son siège dans l’Hérault. Y a-t-il un parti, un candidat derrière ce collectif, comme on le prétend, en particulier du côté de chez Frêche. Igor Sureau répond catégoriquement par la négative. Des journalistes qui ont commencés à chercher confirment.

Qui finance ? L’impression, la distribution d’un tract dans les boîtes à lettres par une société spécialisée, l’impression et le collage d’affiches, la réalisation d’un site internet ? Des mécènes qui souhaitent rester dans l’anonymat. Georges Frêche a porté plainte « pour démasquer ceux qui se cachent derrière Igor Sureau ». Frêche est-il prêt à rendre public les noms de ceux qui financent sa campagne ? Cela nous intéresse ! Par exemple histoire de voir s'il n’y a pas des renvois d’ascenseurs.

Nous n’allons évidemment pas jouer les naïfs. Tant que l’on n’est pas mieux informé sur le financement du CRCL-R, on ne peut pas écarter l’idée que quelque donateur n’ait pas que des motivations civiques. Bien sûr ! Mais il y a de nombreuses façons, bien moins nobles de faire du lobbying.

La presse officielle avait tellement bien fait son travail qu’une grande partie des habitants de notre région n’avait pas eu connaissance de la leçon de mépris du professeur Frêche. L’initiative du Collectif pour le respect des citoyens en Languedoc-Roussillon permet de le leur faire connaître. Il n’y a pas de démocratie sans des citoyens bien informés.

25fév

Tous les matins Frêche achète la presse locale (et ses journalistes)

Article à lire sur :

http://www.marianne2.fr/Tous-les-matins,-Freche-achete-la-presse-locale-et-ses-journalistes_a189554.html

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Notre commentaire sur cet excellent article : Sur les 3,5 millions d'euros (année 2008) d'annonces et d'insertions du conseil régional, nous ne savons pas combien vont au groupe Midi-Libre. 1,5 millions selon certaines sources. Ce qui est considérable.

Il ne faut pas oublier les achats d'espace qui viennent de satellites du conseil régional, comme du comité régional du tourisme. Il ne faudrait pas non plus oublier les budgets également très importants des conseils généraux des P-O, du Gard, de l'Aude et leurs satellites. Collectivités qui sont aux mains de proches de Frêche, comme Bourquin, Alary... Combien cela fait-il de millions d'euros chaque année ? Difficile à savoir. Nous ne sommes pas dans les pays scandinaves. On obtient pas facilement l'accès aux factures des collectivités territoriales.

Ces relations financières entre ces importantes collectivités territoriales et l'unique groupe de presse quotidienne de la région n'ont bien sûr aucun lien avec le contenu des journaux. Nous connaissons bien les méthodes de Frêche et des siens. Se sont de grands démocrates absolument incapables d'utiliser tout cet argent public pour peser sur le traitement rédactionnel. Quant au groupe de presse, il ne saurait l'accepter, ni même le concevoir. Il suffit d'ouvrir le journal pour s'en convaincre.

Ne riez pas. Ce n'est pas drôle du tout !

23fév

Frêche victime… de lui-même !

« Trêve de balivernes. Pour en finir avec l’hypocrisie » tel est le titre et le programme du bouquin signé Frêche qui va prochainement arriver en librairie. Marianne publie cinq pages d’extraits. Sortez vos mouchoirs !

Frêche est victime du « Regard porté par les intellectuels de gauche sur la province »… « Du dédain d’une certaine France envers une autre »… « Le Sud dérange tout autant que ma personnalité »… « Au PS, je ne suis pas en odeur de sainteté. Alors ils m’en veulent »…Il invoque la Terreur, Staline, Mao… Rien que ça !

Frêche occupe de plus en plus le terrain du populisme. Un populisme invertébré, ni de gauche, ni de droite !

Mais, rassurez-vous, Saint-Georges n’est pas tout seul face au dragon parisien. Il a derrière lui le peuple. Peuple intelligent qui sait à quoi s’en tenir : « Mais il y a un phénomène que les grands de ce monde n’avaient pas prévu : que le bon peuple reprendrait la main ! Pourquoi ? Parce que, même s’ils se hâtent de juger, les gens détestent être trompés. Ils se renseignent, ils parlent. Et souvent ils rétablissent la vérité. Autrefois il y avait le café du Commerce où chacun faisait entendre sa voix, mais celle-ci n’était pas très qualifiée, parce que les informations circulaient moins. Aujourd’hui, le café du commerce existe toujours au coin de la rue et il est mondial. Il s’appelle internet. Les gens se sont emparés de ces outils du savoir, imparfaits mais réels et bien vivants, que sont les blogs, les sites des journaux, des entreprises, du gouvernement, des politiques. Et devinez quoi ? Les gens se sont avérés mille fois plus intelligents que ce que les grands de ce monde et les sphères nordiques du pouvoir avaient imaginé. Ils ont fait eux-mêmes le tri des informations, des idées, ils se sont fabriqués leur propre opinion, en dehors des diktats des dinosaures du pouvoir. Eh oui, les gens ont changé : Ils savent. En corollaire, cela signifie une chose très importante : ils détestent être pris pour des cons… ».

Les cons sont devenus intelligents. Frêche tente de faire oublier son cours de science politique sur le Frêchisme : « La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. »

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Légende : Frêche debout, sans canne. On doit ce miracle à Midi-Libre. Jusqu’où ira la complaisance du groupe de presse régional ?

Une bonne partie de la presse accrédite, avec Frêche, l’idée que les habitants du Languedoc-Roussillon seraient solidaires du président sortant de la région. Dans Marianne par exemple où Renaud Dély écrit : « L’exacerbation du conflit avec Paris aura permis à Georges Frêche de ressouder la région autour de lui »… « Tous contre lui, cette stratégie fonctionne à merveille, les sondages promettant au président sortant de la région une réélection triomphale… ». Curieuse lecture des sondages. 30% d’intention de vote au premier tour, 40% au second, Georges Frêche est loin d’avoir toute la région derrière lui. Il y a même une majorité très nette de Languedociens et de Catalans qui ne veulent plus de lui à la tête de la région.

Le populisme est une recette qui a fait ses preuves depuis longtemps, les despotes et les dictateurs ne jurent que par le peuple, son bon sens, son intelligence. C’est bien pour ça que Frêche y a recours.

« Avec ses arguments populistes, Frêche prend des voix aux populistes », a déclaré François Lamy, bras droit de Martine Aubry qui suit la situation en Languedoc-Roussillon. Une situation qui inquiète Le Pen. Voyant que Frêche était en train de siphonner son électorat, il a donc tenu, à Palavas, à envoyer un message clair à son électorat : « Choisir entre Georges Frêche et l’UMP, c’est changer de cabine sur le Titanic ».

Les extraits du livre de Frêche mettent mal à l’aise. Il est très désagréable de voir un homme censément très intelligent mobiliser d’aussi grossiers arguments que l’opposition entre le peuple du sud et l’élite nordiste. C’est impardonnable. C’est insultant pour le peuple de notre région. C’est aussi insupportable que le discours sur les cons. « Mais en posant sur sa douteuse logorrhée une étiquette populaire, il ne défend pas le peuple. Il le rabaisse », écrit Laurent Joffrin, directeur de Libération qui conclut son éditorial en écrivant : « Il aime à se rattacher aux grands du socialisme. Aucun d’entre eux, pas plus Blum que Mitterrand, n’a sacrifié la qualité de la langue à une soi-disant efficacité électorale. Au contraire, ils mettaient un point d’honneur à parler aux ouvriers avec la même exigence qu’aux intellectuels. Frêche se réclame de la social-démocratie. Il n’est que l’avatar un peu lamentable du social-féodalisme. Et Martine Aubry a cent fois raison de vouloir s’en affranchir. »(22 février).

Au passage Joffrin répond à Daniel-Cohn-Bendit qui dimanche a comparé Frêche à Mussolini. Il est totalement contre productif de répondre à Frêche par ce genre d’excès. Les siens suffisent ! On ne veut pas croire que le leader des Verts n’ait pas dans sa boîte à outils des concepts comme : populisme, clientélisme, communautarisme et despotisme.

Plus regrettable encore est l’absence d’explications de fond. Le despotisme Frêchiste, ou Bourquiniste dans les P.-O sont le résultat d’une décentralisation qui a oublié d’installer la démocratie, les contre pouvoirs. C’est ce qui a produit ce social-féodalisme.

Les candidats vont sortir leur programme, il faut espérer y trouver des réponses sur le type de gouvernance qu’ils proposent. Certes avec Frêche on a touché le fond. Mais sans un fonctionnement réellement démocratique, l’institution régionale retombera dans les mêmes travers.


"Le budget Annonces et insertions du conseil régional s’élève à 3 401 799 euros, toujours en 2008, sur une seule année. Combien sont tombés dans les caisses des organes de presse régionaux ? Nous pouvons pour certains, L’Agglorieuse (Montpellier), Montpellier journal, La Semaine du Roussillon, Le Petit Journal, Perpignan-toutvabien… répondre précisément. Ils n’ont pas eu un seul euro. Etre un contre-pouvoir indispensable à la vie démocratique ne paie pas. D’où la situation précaire de tous ces titres. Voire la grande fragilité de certains."

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20fév

Amiel-Donat placée sous tutelle

Mise à la porte de la liste des régionales par Christian Bourquin, Jacqueline Amiel-Donat est revenue par la fenêtre en se découvrant une vocation de rénovatrice : « Restaurer la morale en politique c’est le combat essentiel aujourd’hui », a-t-elle déclaré le 17 février sur FR3.

Les citoyens avisés, en particulier les lecteurs de perpignan toutvabien, n’y croient pas une seconde. Mais les autres, ceux qui s’informent auprès de médias dans lesquels il n’est jamais question des relations d’affaires et des relations personnelles qu’elle entretient avec le conseil général et son président ?

Le journalisme porte micro crédibilise le discours d’Amiel-Donat.

Le lecteur de L’Indép et l’auditeur de France Bleu Roussillon doivent quand même se demander pourquoi Amiel-Donat fait le grand écart entre Frêche qu’elle tacle rudement et Bourquin qu’elle ménage tellement qu’elle en ferait oublier qu’il est numéro deux de la région et un des piliers du système Frêche. Elle vient même de décerner un brevet de vrai socialiste à Christian Bourquin.

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Légende : Jacqueline Amiel-Donat est contre Frêche... tout contre. Ici avec Frédéric Bort, directeur de cabinet du président de la région à Paulilles, automne 2008.(Image extraite du film sur la fraude à la chaussette)

Amiel-Donat fait vraiment le maximum pour ne pas froisser Bourquin. Il n’y a, dans la liste qu’elle conduit, aucun des socialistes qui sont dans la critique du système Bourquin. Résultat, elle a composé à grande peine cette liste dans laquelle il n’y a aucun militant socialiste connu et reconnu. La rénovation sans les militants PS qui l’incarnent. C’est dire à quel point Amiel-Donat est une rénovatrice… en peau de lapin.

Très esseulée, Amiel-Donat a besoin des quelques dizaines de militants de CDC pour faire la campagne électorale. D’où la place importante du parti catalaniste sur la liste Mandroux des P-O.

En Catalogne sud, à quelques mois des élections qui opposeront les deux principales forces politiques que sont CDC et le PS, l’alliance de Véra et d’Amiel-Donat étonne la presse. La CDC d’Artur Mas entretient des relations avec l’UMP de Xavier Bertrand, mais pas avec le PS d’Aubry. Jordi Véra a d’ailleurs récemment participé à une rencontre entre les deux partis, à Paris!

Le staff d’Hélène Mandroux sait à quoi s’en tenir avec Amiel-Donat. C’est la raison pour laquelle elle a été placée sous la tutelle de Christian Bénézis. Ce proche du président du conseil général de L’Hérault, conseiller général de Montpellier et vice-président du conseil général, occupe la seconde position, juste derrière Amiel-Donat.

Qu’ils choisissent Amiel-Donat ou Bourquin, les électeurs socialistes catalans voteront pour des élus de l’Hérault placés sur l’une et l’autre liste en position éligible.

Même si Christian Bourquin s’est fait forcer la main, au bout du compte, il ne pouvait rêver mieux qu’Amiel-Donat comme tête de liste du PS. Il peut se féliciter d’avoir refusé de prendre l’avocate sur sa liste. Il a été bien inspiré.

Il est des observateurs qui pensent que le caractère agressif de Jacqueline Amiel-Donat finira par prendre le dessus et quelle fera alors des grosses misères à celui dont elle connaît tous les secrets. C’est possible. Mais c’est assez improbable. Elle a trop à y perdre… Et réciproquement.


"Le budget Annonces et insertions du conseil régional s’élève à 3 401 799 euros, toujours en 2008, sur une seule année. Combien sont tombés dans les caisses des organes de presse régionaux ? Nous pouvons pour certains, L’Agglorieuse (Montpellier), Montpellier journal, La Semaine du Roussillon, Le Petit Journal, Perpignan-toutvabien… répondre précisément. Ils n’ont pas eu un seul euro. Etre un contre-pouvoir indispensable à la vie démocratique ne paie pas. D’où la situation précaire de tous ces titres. Voire la grande fragilité de certains."

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17fév

Bilan de Frêche… Pas si satisfaisant que ça !

Mardi 9 février, la presse donne les résultats d’un sondage commandé à TNS Sofres par France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon, Midi-Libre et L’Indépendant.

L’Indépendant

Dans L’Indépendant, le sondage est commenté dans deux articles, dont l’un signé Myriam Galy. On y lit, sous un l’inter titre "Un bilan salué par la droite" : « Cependant, sa popularité semble aussi s’appuyer sur son bilan de président de région. Celui-ci emporte en effet une large approbation : 69% le jugent "satisfaisant" ».

On se dit que l’on n’a pas bien regardé les tableaux de présentation du sondage car on a rien vu sur le bilan de Frêche. Vérification faite il n’y a rien sur le sujet.

Dans le même numéro dans l’éditorial José Lozano écrit : « Beaucoup d’électeurs lui reprochent certes ses phrases assassines, mais pas suffisamment pour se détourner de lui, car le président sortant a un bon bilan ; c’est en tous cas ce qu’estiment 69% des électeurs de la Région. »

France Bleu Roussillon

Sur France Bleu Roussillon, Sophie Péretti commente : Autre enseignement de ce sondage c’est l’incroyable cote de popularité du président sortant. C’est ce que nous expliquait Carine Massé de l’institut Sofres, elle était l’invitée de France Bleu Roussillon il y a une petite demi-heure : "Je crois que c’est un enseignement important de ce sondage, c’est de voir que le bilan de M. Frêche n’est pas du tout remis en cause. 84% des sympathisants du Parti Socialiste nous disent que le bilan de M. Frêche est satisfaisant, mais également 60% de sympathisant UMP et 64% de sympathisants Verts" »(extrait de 24 secondes).

Sur son site internet France Bleu publie les résultats du sondage mais pas la question sur le bilan de Georges Frêche.

France3

FR3 Languedoc-Roussillon publie sur son site le grand papier diffusé au cours de ces journaux de la journée. On y découvre enfin la question sur la popularité de Georges Frêche.

« Vous trouvez le bilan de Georges Frêche en tant que président du conseil régional… »

« Satisfaisant 69% » « Pas satisfaisant 27% »

http://sud.france3.fr/info/languedoc-roussillon/elections-regionales-2010/freche-pro-dsk-en-2012-remercie-martine-aubry-60928079.html

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Ce que dit le sondage !

Quelques jours plus tard, TNS Sofres publie le sondage sur son site et là surprise on s’aperçoit que l’avis des sondés est beaucoup plus nuancé.

Voici le résultat sur l’ensemble des sondés a qui on a demandé : « D’une manière générale, diriez-vous que le bilan de Georges Frêche en tant que président du conseil régional du Languedoc-Roussillon est : »

Très satisfaisant 14%

Plutôt satisfaisant 55%

Total satisfaisant 69%

Plutôt pas satisfaisant 17%

Pas du tout satisfaisant 10%

Total pas satisfaisant 27%

On est frappé par le faible pourcentage des "Très satisfaisant". Et l’on retient que 55% des sondés choisissent la réponse "Plutôt satisfaisant".

Plutôt, ça veux dire plutôt ! « De préférence, assez, passablement » nous dit le Larousse.

Pourquoi les rédactions de L’Indépendant, de France Bleu Roussillon, de France 3 Languedoc-Roussillon ont-elles escamotées le résultat à la question sur le bilan tel qu’ils l’ont trouvés dans le sondage de TNS Sofres ? Pourquoi lui ont-elles fait dire plus qu’il ne dit ? Facilité ? Rapidité du traitement de l'info ? Sans doute pour une grande part.

Mais les journalistes ne sont pas des naïfs, en particulier ceux qui suivent la politique, ils savaient quel usage triomphal le clan Frêchiste allait faire de ces 69%.

Ca n’a pas manqué !


"Le budget Annonces et insertions du conseil régional s’élève à 3 401 799 euros, toujours en 2008, sur une seule année. Combien sont tombés dans les caisses des organes de presse régionaux ? Nous pouvons pour certains, L’Agglorieuse (Montpellier), Montpellier journal, La Semaine du Roussillon, Le Petit Journal, Perpignan-toutvabien… répondre précisément. Ils n’ont pas eu un seul euro. Etre un contre-pouvoir indispensable à la vie démocratique ne paie pas. D’où la situation précaire de tous ces titres. Voire la grande fragilité de certains."

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