Perpignan-Toutvabien

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02jan

A lire dans Le Petit Journal

Affaire Boitaclous

Devant le tribunal, l’ex-maire fuit ses responsabilités

Après Christian Bourquin, jugé le 8 décembre à Bordeaux pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public, c’était au tour de l’un de ses lieutenants, Elie Puigmal, d’être jugé pour le même délit. L’ex-maire de Saint-Estève s’est, jeudi 15 décembre à 14h, présenté devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Sur le banc, parmi les prévenus qui font l’ordinaire de la chambre correctionnelle, le conseiller général et vice-président de l’assemblée départementale faisait bien triste et pâle figure.

31dec

Quand Hermeline Malherbe donne l’exemple

L’Indépendant, qui ne fait pas de cadeau à ses lecteurs, à eu, le 24 décembre, l’idée totalement saugrenue, de demander aux principaux politiques du département quels cadeaux de Noël ils pourraient faire à une dizaine de leurs collègues dont la liste va de Christian Bourquin à Daniel Mach en passant par François Calvet, Jacqueline Amiel-Donat, Jean-Marc Pujol…

Hermeline Malherbe, présidente en titre du conseil général, s’est distinguée. Pas de cadeaux pour ses collègues : « Dans cette période de crise économique, où les accidentés sociaux sont hélas légion, mon idée serait plutôt de constituer une cagnotte, à partir du montant des cadeaux qui seraient destinés à chacun des élus. Le contenu de cette cagnotte serait ensuite versé à une œuvre caritative. J’aurai même plaisir à accompagner ce don d’un message signé de tous les élus. Et je légenderai le tout d’un seul mot : CADEAU ! Plus que jamais, la période de Noël doit être un trait d’union entre les générations, un moment de partage pour ne laisser personne au bord de la route Celles et ceux qui ont la chance d’être aux commandes d’une collectivité, d’une institution, se doivent de montrer l’exemple face aux problèmes et aux difficultés »

C’est beau !

C’est généreux !

Hermeline Malherbe a d’ailleurs toujours sur le bout des lèvres, des paroles compatissantes et solidaires à l’égard de ceux qui souffrent.

Mais c'est du pipeau !

Madame Malherbe roule depuis quelques semaines dans une 508. La 407 présidentielle, pourtant en excellent état a été vendue et remplacée par cette berline à plus de 20 000 euros.

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27dec

Malsain !

Rumeur, voilà un vilain mot qui revient tout le temps sous la plume de celui qui va à la soupe aussi bien qu’il la sert à son seigneur et maître. Rumeur qu’il fabrique et qu’il colporte.

"La rumeur, c'est le glaive merdeux souillé de germes épidermiques que brandissent dans l'ombre les impuissants honteux. Elle se profile à peine au sortir des égouts pour vomir ses miasmes poisseux aux brouillards crépusculaires des hivers bronchiteux." Pierre Desproges

26dec

A lire dans Le Petit Journal

Un grand sujet politique : « Deuxième circonscription. Quatre sérieux candidats briguent l’investiture de l’UMP »

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22dec

Chambre régionale des comptes : Un rapport accablant pour le maire d’Argelès

La gestion de la commune d’Argelès-sur-Mer est, sur de nombreux points, sérieusement, voir même gravement mise en cause dans un rapport de la chambre régionale des comptes. Nous reviendrons sur cette publication qui risque de mettre en difficulté le candidat que le Parti Socialiste a investi sur la quatrième circonscription face à la candidate UMP et député sortante, Jacqueline Irlès.

20dec

Romain Grau suppléant de Daniel Mach ?

Ni l’un ni l’autre ne confirment. Mais ils ne démentent pas. De vingt ans le cadet de Daniel Mach, né en 1955, Romain Grau apparait comme le plus prometteur des jeunes élus des P-O. Cet ancien élève de l’ENA et de Sciences Po Paris, aujourd’hui avocat, est surtout animé par la volonté d’être utile à un territoire dans lequel il est profondément enraciné. Ses choix et son itinéraire portent cette marque. Conseiller municipal de Perpignan dans l’équipe de Jean-Marc Pujol, il est aussi vice-président de l’agglo Perpignan-Méditerranée où il travaille avec Jean-Paul Alduy sur le développement économique.

En 2007, Daniel Mach, député UMP sortant avait fait campagne avec Nathalie Beaufils. Elle est présidente départementale du Parti Radical, Romain Grau en est le trésorier. Daniel Mach serait fidèle à sa ligne. Pas étonnant. Homme aux convictions fortes et assumées, membre de la droite populaire, il est également très ouvert aux autres sensibilités de la droite et en particulier aux idées humanistes, sociales et écologiques du Parti Radical.

Un candidat choisit le suppléant qui peut, en terme électoral, lui apporter le plus. C’est évident. En outre, Daniel Mach qui à toujours dit qu’il s’arrêterait à soixante ans, donc après cet éventuel troisième mandat à l’assemblée, a manifestement, lui aussi, envie de donner un coup de pouce au jeune énarque catalan dont on sait qu’il apprécie particulièrement l’intelligence.

19dec

La Pravda

A huit jours d’écart, deux importantes affaires ont été jugées par un tribunal correctionnel. Le 1er décembre, la fraude à la chaussette à Perpignan et, le 8, le délit de favoritisme dont répondait Christian Bourquin, au palais de justice de Bordeaux.

Si L’Indépendant a fait une bonne place au procès de la fraude électorale qui s’est déroulée lors des municipales de 2008, il a fait le service minimum dans l’affaire impliquant Christian Bourquin, sénateur, président du conseil régional et homme fort du conseil général des P-O. Regardons ça de plus près.

L’affaire des chaussettes a été traitée dans quatre numéros, trois fois à la une, avec des gros titres, et un volume rédactionnel conséquent, deux pages et une demie.

Le 29 novembre, deux jours avant le procès. Gros titre à la une : « Chaussettes : l’affaire vers son dénouement ». Page 3 entière.

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Le 1er décembre, article en page 5 : « L’affaire de la chaussette jugée aujourd’hui ».

Le 2 décembre, « Chaussettes : sursis et non-lieu requis » avec grande photo à la une. Pleine page en en page 3.

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Le 3 décembre, l’affaire occupe le bandeau de une : « Ici on fait voter les morts ».Une demie-page en p.8.

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Regardons maintenant comment le procès de Christian Bourquin a été traité.

Le mercredi 7 décembre : « Rivesaltes : le Mémorial relancé », ce titre et une grande photo occupent le ventre de la une. En page 3, une interview de Bourquin dans lequel on apprend que la Région va reprendre le projet de Mémorial (en panne depuis 2005). A la veille de son procès, Bourquin fait une annonce importante, un coup de com. Il faudra un jour faire le bilan de l’utilisation électoraliste et politicienne que Bourquin a fait de la mémoire des martyrs et des internés au camp de Rivesaltes. Et que dire du concours que notre unique quotidien départemental lui apporte ?

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Le 8 décembre, jour du procès. Rien à la une. Papier de présentation survolant l’affaire en page 5.

Le 9 décembre, à la une, dans la colonne de droite, sous la manchette, « Favoritisme : prison requise contre Bourquin. Il faut aller en page 15 pour trouver l’article. La même semaine, L’Indép a deux fois fait la une sur la nomination de Pascal Deroeux à la direction de l’USAP.

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Bilan : le procès de Bourquin n’a jamais eu droit au ventre ou au bandeau de une. Trois fois pour les chaussettes. Une page de rédactionnel d’un côté, deux pages et demie de l’autre.

En la reléguant au second plan, on minimise une affaire grave dont l’auteur présumé a déjà été condamné par la justice. Ce qui n’a pas été rappelé. Bien des choses ont d’ailleurs été passées sous silence. Car si la première affaire a été approfondie, l’autre a été survolée.

Tout cela est-il indépendant du poids publicitaire du plus gros annonceur départemental et régional ? Nous avons le plus grand mal à croire que l’attitude qu’adopte L’Indépendant à l’égard de Bourquin réponde uniquement à des considérations journalistiques. L’élu prive de publicité les rares titres qui entendent être fidèles à leur devoir d’informer et il arrose ceux qui y renoncent.

Midi-Libre a encore fait mieux que L’Indépendant en n’envoyant pas de journaliste à Bordeaux et en se satisfaisant des dépêches de l’AFP. Voir l’article de montpellierjournal : http://www.montpellier-journal.fr/2011/12/ailleurs-la-presse-raconte-un-autre-proces-de-christian-bourquin.html

contact : ptvb66@gmail.com

16dec

Compte rendu du procès de Bordeaux

Riche compte rendu, sur deux pages, du procès pour favoritisme. Tous les moments forts de l’interrogatoire de Pascal Provencel et de Christian Bourquin.En particulier les échanges musclés avec la présidente du tribunal.

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C’est à lire dans le Petit Journal

14dec

Procès de la fraude à la chaussette

Un lecteur de perpignan-toutvabien s’étonne de l’absence de papier sur le procès de la fraude électorale des municipales de 2008 à Perpignan. C’est un sujet que nous avons traité pour Le Petit Journal, dans un article, le plus long et le plus complet que la presse locale ait consacré au sujet. Chez votre marchand de journaux jusqu’à jeudi soir. Vendredi matin, nouveau compte rendu de procès, celui de Christian Bourquin, Pascal Provencel et de deux cadres du conseil général, Jean-Pierre Lanotte et Pierre Bolte.

09dec

Avis aux lecteurs

Après avoir découvert que les numéros de téléphone fixe et portables d’Altranet, entreprise perpignanaise, qui depuis 10 ans héberge notre site, ne répondaient plus, nous venons d’apprendre que cette société était en liquidation. Nous nous activons afin d’éviter que le site ne soit fermé. Si cela se produisait, la coupure serait de courte durée et il serait facile de nous retrouver avec un moteur de recherche si l’adresse devait être légèrement modifiée.

En vous remerciant de votre compréhension.

Vous pouvez noter cette l’adresse : ptvb66@gmail.com afin de pouvoir nous contacter.

09dec

Tribunal de Bordeaux : Bourquin menace un journaliste

Ce journaliste, c’est votre serviteur. Dans le palais de justice, juste avant l’entrée dans la salle d’audience, un policier me signale qu’il ne faut pas prendre de photo à cet endroit. J'acquiesce. Et là Bourquin dit, en parlant très fort : « Vous le croyez lui. C’est le plus grand voyou de la terre ». Je réplique : « Juste derrière vous monsieur Bourquin ». Il vient alors se mettre à côté de moi et dit : « Vous me le paierez très cher », je lui fais répéter : « Vous me le paierez très cher ». Je réponds : « Vous me menacez monsieur Bourquin ». Et là, il s’adresse au policier : « Vous avez vu monsieur l’agent il me provoque ». Le policier a botté en touche et moi je me suis éloigné parce que Christian Bourquin avait manifestement envie de créer un incident.

Pourquoi le président socialiste (réintégré au PS depuis quelques jours) de la région était il si content de nous voir ? Sans doute parce qu’il apprécie beaucoup notre plume sous laquelle il trouve toujours des choses qu’il ne voit nulle part ailleurs. Comme le récent papier révélant qu’il conservait son bureau de président du conseil général et les deux pièces attenantes. Vous remarquerez que cet homme ne manque jamais une occasion d’exprimer son soutien à la presse libre et indépendante : blacklistage, menace, utilisation des énormes budgets publicitaires du conseil général et du conseil régional… En résumé, il est plus proche de Poutine que de Jean Jaurès.

PS : Les policiers qui assurent la sécurité du tribunal avaient reçu l’ordre (venant semble t’il du secrétaire général du tribunal) d’interdire aux photographes et caméramans de faire des images dans les murs du tribunal. Les confrères bordelais n’avaient jamais vu ça ! La présidente du tribunal à, elle, finalement autorisé France 3 à filmer dans la salle avant l’ouverture des débats. Caroline Baret a d’ailleurs traité Christian comme n’importe quel justiciable. Nous cherchons à savoir qui est à l’origine de la mesure restreignant l’activité des photographes.

30nov

Bourquin garde son bureau

Président du conseil régional, sénateur, Christian Bourquin conserve son bureau de prestige à l’hôtel du département et il présidera une assemblée départementale bis. Une première fois touché par la loi qui interdit de cumuler deux mandats exécutifs, Christian Bourquin a du, après son élection à la présidence de la région, abandonner la présidence du conseil général des Pyrénées-Orientales. Il y a installé Herrmeline Malherbe. La plus inexpérimentée, la plus transparente et la plus dévouée des élues de sa majorité de gauche. Un choix qui montrait bien que Christian Bourquin voulait rester le patron. Ce qui s’est par la suite vérifié. Après son élection de sénateur, Christian Bourquin placé dans l'obligation de quitter l’assemblée départementale où il siège depuis qu’en 1994, François Beffara, conseiller général de Millas, s’était retiré au profit de son gendre. Mais là, surprise, on découvre lundi 16 octobre en commission permanente, puis en session publique que Bourquin a décidé de rester, physiquement, au conseil général.

Lors de la session permanente, qui n’est pas publique, les 31 conseillers généraux se sont vus soumettre une convention de mise à disposition de locaux « Sis au premier étage de l’hôtel du département… 3 bureaux d’une superficie d’environ 100 m² au profit de la région Languedoc-Roussillon, moyennant une redevance annuelle de 15 000 euros HT ». Si Christian Bourquin souhaite disposer d’un bureau à Perpignan, il y a pour cela, les locaux sous utilisés de l’antenne du conseil régional, avenue du général de Gaulle (ancien siège de France Bleu Roussillon). Et puis, en tant que sénateur des P-O, il va installer un cabinet parlementaire dans lequel il aura son bureau. L’objectif de Bourquin n’est donc pas d’avoir un bureau à Perpignan. Il est de conserver son bureau de président.

Si la Région loue également les deux bureaux qui étaient occupés par le secrétariat du président, c’est pour que Bourquin y installe des collaborateurs. Avec quelles missions ? Payés par qui ? La convention n’aborde pas cette question. Elle précise que la région supportera des charges, « Ainsi que tous frais administratifs éventuels ». Christian Bourquin qui n’est plus conseiller général occupera le bureau de prestige du président de l’assemblée départementale. La présidente en titre a, elle, été installée au bout d’un couloir, dans les locaux qui étaient depuis des décennies occupés par la buvette. « Hermeline est au service de Bourquin », avouait récemment un élu de la majorité de gauche qui semblait regretter que le conseil général n’ait pas à sa tête un vrai président investi de toutes ses fonctions et responsabilités.

On ne parle pas du bureau de Bourquin sans faire immédiatement remonter à la surface l’affaire du bureau, le fameux bureau Knoll. C’est La Semaine du Roussillon, sous la plume de Thierry Bouldoire, qui, en avril 2000, publia la copie de la facture du mobilier acheté dans l’Aude (par souci de discrétion). Nombre de personnes découvrirent que l’on pouvait dépenser une fortune pour meubler une pièce de bureau. Table de bureau : 43 000 francs (6 564 euros), console : 19 250 francs (2 938 euros), grande console : 86 691 francs (13 235 euros), table en verre : 9 284 francs (1 417 euros), fauteuil de direction, 11 773 francs (1 797 euros), 6 fauteuils visiteurs : 53 664 francs (8 192 euros). Total 229 376 euros (35 019 euros). Le scandale du bureau ne s’arrête pas là.

En 2004, le conseil général fit un échange de locaux avec la préfecture. Le 5 juin, les élus votaient une délibération portant sur l’aménagement des locaux du premier étage échangés avec la préfecture. L’opération était estimée à 260 000 euros. On cacha aux élus que c’est là que serait installé le bureau de Christian Bourquin. Ils le découvriront quand, une fois les travaux terminés, Christian Bourquin quittera son bureau entièrement refait en 1998 pour son bureau de ministre avec cabinet de toilette et douche. Coût de la rénovation : 233 211 euros (1 527 532 francs). 51 053 euros rien que pour la menuiserie. Comment arrive-t-on à un tel niveau de dépenses ? Simplement en choisissant les matériaux les plus beaux et les plus chers. Sans compter l’aménagement de la terrasse.

C’est le même homme qu’une partie du peuple de gauche apprécie parce que « C’est un homme simple ». Il est vrai, qu’en bon socialiste, Bourquin aime jouer les hommes du peuple. Il se fera aussi aménager une salle à manger. Il investira dans les cuisines de son resto personnel où travaillent trois cuisiniers tout en expliquant que son festin se constitue d’une pomme de terre arrosée d’huile d’olive. Mais dans la vie, la vraie, il lance des invitations à des repas aux truffes. Si la presse régionale jouait son rôle, il y a bien des écarts qu’un Bourquin ne pourrait pas se permettre. La presse régionale, hier comme aujourd’hui, se montre plus préoccupée d’entretenir de bonnes relations avec les notables que d’accomplir la mission que lui assigne la démocratie, être un contre pouvoir. On n’ose pas imaginer dans quel pays on vivrait, si la presse nationale se montrait aussi frileuse.

Bourquin tient particulièrement au décorum et à la pompe. Il aime évoluer dans un cadre qui lui renvoie l’image de sa puissance. Mais les signes liés au pouvoir ne comptent pas uniquement pour celui qui l’exerce. En gardant son bureau de président du conseil général, Bourquin adresse un message clair à ceux qu’il continuera de recevoir quai Sadi Carnot. Il n’y a qu’un maître à bord. C’est lui ! Une situation qui dévalorise le successeur de Bourquin. Mais qui ne dérange pas Hermeline Malherbe. 6 000 euros par mois plus tous les frais et avantages. Pour ce salaire-là, qui n’accepterait pas de jouer la potiche ? Il n’échappera à personne que ces pratiques font peu de cas de la dignité de la fonction et de l’institution.

Sénateur, Christian Bourquin va constituer un cabinet parlementaire avec des collaborateurs. Un membre de la haute chambre perçoit une indemnité mensuelle de 7 100 euros, plus une indemnité de frais de mandats (dont il n’a pas à justifier l’usage) de 6 240 euros et de 1 000 euros pour l’informatique. A cela s’ajoute un crédit mensuel de 7 500 euros pour la rémunération des collaborateurs de son cabinet. Les frais de téléphone, de poste et de transport sont pris en charge par le sénat. Où Christian Bourquin va-t-il installer son cabinet parlementaire ? Au conseil général ?

Lundi 16 octobre, après la réunion de la commission permanente qui a acté la location du premier étage, la session publique de l’assemblée départementale a adopté le principe de création d’une commission extra territoriale permettant à Christian Bourquin de conserver une fonction au sein du conseil général. Il y a eu un vote bien qu’aucune délibération n’ait été présentée. Ce qui ne s’était jamais vu. C’est donc un vote pour du beurre. La suite est plus étonnante encore. Christian Bourquin qui siégeait pour la dernière fois à l’assemblée et qui, par conséquent, n’est plus conseiller général a été chargé de définir le rôle et la composition de cette commission qu’il présidera. Aucun texte de loi ne réglemente ce type de commission. Comment le conseil général va-t-il surmonter ce problème ? A priori, en appliquant des dispositions qui s’appliquent aux communes. Celles-ci ont la possibilité de créer des commissions extra municipales ouvertes à des habitants et à des personnalités qualifiées. Il faudra que le conseil général commence par modifier son règlement intérieur en y introduisant la possibilité de créer des commissions extra territoriales.

La commission que présidera Bourquin devrait travailler sur l’aide aux communes. Un thème large qui recouvre tous les champs de compétence des collectivités. Il faut s’attendre à la nomination d’un grand nombre de personnalités, d’élus des villes et villages, qui seront honorés de siéger dans cette structure présidée par le sénateur président de la région. Et où se réunira-t-elle si ce n’est dans l’hémicycle départemental ? Cette assemblée départementale bis présidée par Bourquin montrera, elle aussi, qu’il n’y a qu’un chef et que ce chef s’assoit sur la loi limitant le cumul des mandats. Cette présidence permettra également à Christian Bourquin d’être, quand il le voudra, présent lors des sessions du conseil général et d’y prendre la parole.

22nov

UMP : Foxonet démissionne et Moriconi le remplacera.

Gilles Foxonet a mardi 22 novembre, dans la soirée, adressé sa démission du secrétariat départemental de l’UMP à Jean-François Copé, secrétaire général. Il explique qu’il ne souhaite pas plus longtemps « cautionner certaines méthodes » et qu’il ne veut pas « être instrumentalisé par qui que ce soit à des fins personnelles ». Il considère avoir mené à bien la mission que lui avait confié Xavier Bertrand, alors secrétaire général de l’UMP, à savoir, pacifié la fédération. Se déclarant attaché à un fonctionnement démocratique de l’UMP, il désapprouve la nomination d’un « collaborateur de baron » au poste de secrétaire départemental.

Le choix de l’efficacité

La démission de G. Foxonet semble la conséquence de la décision de le remplacer par Jean-Charles Moriconi, collaborateur de Daniel Mach. Un choix que Jean-François Copé aurait fait à la suite de son déplacement à Pollestres, le 4 novembre, et que les instances du parti pourraient ratifier mercredi 23 novembre. Décision qui renforce Daniel Mach, proche de Copé, mais qui vise sans doute davantage à confier les rênes de la fédération à un organisateur et à un meneur d’hommes. L’UMP départementale a besoin d’un capitaine pour mener la campagne des présidentielles et des législatives.

22nov

L’Archipel : un beau livre pour un beau théâtre

Vous ne devinerez jamais ce que j’ai sous les yeux. Si je ne le voyais pas je n’y croirais pas. Moi qui désespérément cherchais, j’exagère à peine, quelqu’un qui me dise qu’il trouvait que le théâtre de l’Archipel était beau, voilà que je tombe sur un luxueux dépliant pour un livre Le théâtre de l’Archipel. Genèse et émergence d’une œuvre d’art.

« Œuvre de Jean Nouvel, l’un des architectes les plus en vue au monde, il marquera l’histoire de la ville et sera un futur lieu emblématique qui ne laissera personne indifférent. » Que voilà un bel hommage rendu à Jean Nouvel et surtout à la langue française.

Poursuivons la lecture : « Christian Bachelier, en a suivi sa construction mois après mois, semaine après semaine et parfois jour après jour. De la conception à la première représentation publique. Il a saisi toutes les phases et tous les défis de cette aventure humaine hors normes. Témoignages et commentaires des principaux acteurs de ce challenge agrémentent ce livre-album dans lequel il vous dévoile, à travers cinq thèmes et plusieurs centaines de photos, ce que le spectateur ne verra plus jamais : l’évolution et l’émergence d’une œuvre d’art historique. » REVELATIONS ! Après avoir lu ça, j’ai tout de suite décidé d’en commander dix.

Tous les heureux que ça va faire à Noël !!! Je vois leur tête ! Et j’entends les commentaires dès que j’aurais le dos tourné, « II les a eu en service de presse ». Alors que je me serais mis sur la paille pour les payer. Je suis un incompris. Comme les auteurs du livre. Parce qu’à part moi, je me demande qui ils vont convaincre.

Ne désespérons pas l’éditeur. Son livre sera peut-être sauvé par les collectionneurs de boules de neige. Ces petites boules que vous retournez pour faire neiger sur le Castillet, Notre-Dame de la Garde ou le Sacré Cœur… « Plus c’est moche plus ça marche » me disait cet été une buraliste de Perpignan que j’interrogeais sur les souvenirs qu’achetaient les touristes.

Réservez-le dès maintenant. Prix de souscription, 33 euros, au lieu de 39 euros. Llibreria Catalana et autres bonnes librairies.

15nov

Pauvre information

Notre quotidien local a récemment fait du sensationnalisme avec les chiffres de l’Observatoire des inégalités, mais sans regarder ce qu’il y avait derrière et en faisant semblant d’ignorer les causes du mauvais classement de Perpignan.

Ceux qui, à gauche comme à l’extrême-droite, prospèrent sur l’exploitation des difficultés économiques et sociales se sont évidemment jetés à belles dents sur ce festin misérabiliste.

Dans les P-O, où, depuis une cinquantaine d’années, a-t-on construit les logements sociaux, les grands ensembles et les cités ? A Perpignan.

Dans le même temps, où les couches moyennes et supérieures, souvent en quittant la ville, se sont elles massivement installées ? Dans les communes du pourtour. Phénomène d’ailleurs accentué par l’abandon du centre ville par la municipalité de Paul Alduy, maire de 1959 à 1993.

Ce n’est pas une découverte. Il n’y a que la mauvaise foi qui pouvait conduire à ignorer ces explications.

Dans l’ensemble des commentaires, pas un mot sur une spécificité perpignanaise qui pèse lourd dans le classement et la deuxième place de Perpignan parmi les villes de plus de 100 000 habitants les plus pauvres. 5 000 à 7 000 gitans, dont plus de 90% vivent des minimas sociaux. C’est une simple réalité.

En incluant les paramètres des communes qui jouxtent Perpignan, on aurait une photographie plus conforme à la réalité. Bien loin de la situation de cités avec lesquelles on se retrouve dans le classement des grandes villes les moins riches, comme Sarcelles, Saint-Denis, Aubervilliers, Vénissieux…

13nov

Cabestany : mariage homo électoraliste

Il n’y a pas de mauvaises causes, mais il y a parfois de mauvais avocats, comme l’illustre très bien Jean Vila en faisant le faux mariage d’un couple homosexuel dans une salle municipale qui n’est, précisons le, pas la salle des mariages.

Il y a des hommes politiques qui font des coups qui s’inscrivent dans un combat qu’ils mènent depuis longtemps. C’est, quoi que l’on pense du sujet, une démarche qui se comprend. Puis il y en a d’autres qui embrassent subitement une cause parce qu’elle est médiatique. Candidat aux élections législatives de 2012, le maire de Cabestany fait opportunément parler de lui.

Les ouvriers lui préférant le FN, le PC se rabat sur des causes porteuses. Il est vrai que les ouvriers, ça fait bien longtemps que Jean Vila les a laissé tomber. En urbanisant Cabestany-sur-Seine avec de grandes parcelles de lotissement vendues à des prix inaccessibles aux catégories de la population qui ont des revenus modestes et moyens, en construisant peu de logements sociaux, le maire a, depuis 34 ans (une longévité aberrante), fait tout ce qu’il pouvait pour attirer à Cabestany le maximum de foyers à haut revenus.

Le faux mariage homo est un geste libertaire qui complète parfaitement l’orientation libérale, du très communiste, maire de Cabestany.

11nov

FN : une élue lookée

Irina Kortanek, conseillère régionale Front National élue dans les P-O, porte toujours des tenues qui ne la font pas passer inaperçue. Elle aime tout particulièrement les leggings, montrant ainsi que le port des caleçons moulants n’est pas réservé aux adolescentes.

Mais lors des cérémonies de commémoration du 11 novembre, au carré militaire du cimetière, puis devant le monument aux morts de Bompas, la tenue vestimentaire de l’élue a beaucoup fait jazzer. Et pour tout dire, elle a été loin d’être appréciée de tous.

IMG_1568__Moyenne_.JPG Irina Kortanek après le dépôt de la gerbe du Front National.

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Tenue « spatiale » pour le meeting de Marine Le Pen, toujours à Bompas.

10nov

Obligé de voter aux primaires socialistes

Jean X tenait à dire pourquoi il avait voté aux primaires socialistes. « Je suis allé voter parce que je m’y suis senti obligé. Personnellement, je vote pour les Verts. Je ne me retrouve ni dans Hollande ni dans Aubry. Dans la mairie socialiste où je travaille, je pense que nous avons été nombreux à ne pas nous sentir concernés mais à y aller quand même, aux deux tours. Ne pas aller voter aurait été mal vu par les élus PS qui sont nos patrons. J’ai entendu dire d’un de mes collègues qui n’était pas allé voter « Il est de droite ». Pour comprendre, il faut se mettre dans l’ambiance. Il y a des collègues qui faisaient du zèle, non pas à cause de leurs convictions, mais pour se faire bien voir. Et qui, en plus, a la carte du PS mais qui prendrait une carte UMP si le maire était UMP. C’est du carriérisme.

Je précise que personne ne croyait au secret du vote. Avant de détruire les listes, après le second tour, ils avaient largement eu le temps de faire des photocopies ou des photos avec un téléphone portable.

J’ai très mal vécu cette contrainte. Elle me heurte profondément. Pour moi, en démocratie, le vote c’est secret. Un secret auquel beaucoup de gens tiennent. Je n’ai jamais su pour qui mon père votait. Quand je lui posais la question, il me répondait, « Le vote est secret ». Je ne veux pas me sentir obligé de m’afficher dans un camp ou dans un autre. Le paradoxe, c’est que si la droite avait organisé des primaires, nos syndicats, qui n’ont pas bougé, seraient montés aux créneaux pour dénoncer les risques. Et ils auraient eu raison de le faire »

06nov

Désinformation

Sur le site anonyme ouillade.eu, dans un papier titré « Perpignan : la goutte d’eau qui fait déborder l’Archipel », on lit : « Toute la ville en parle… Depuis que le Théâtre de l’Archipel prendrait l’eau « de toute part », les riverains ne parlent que de ça ! »

Une information d’une telle importance devait être immédiatement vérifiée. Sur place et auprès de plusieurs interlocuteurs nous avons constaté que le théâtre de l’Archipel n’a subi aucun dégât des eaux, ni grand, ni petit.

Luc Malepeyre collectionne les rumeurs, les informations approximatives, inexactes et souvent malveillantes.

03nov

Après l’incendie criminel de Charlie Hebdo

« J’ai passé la journée à dire que je n’avais plus de Charlie Hebdo », raconte M. Portet, diffuseur de presse au Palmarium. Même son de cloche chez les autres marchands de journaux du centre ville. Curiosité pour un numéro de l’hebdo satirique qui défraie la chronique, certes, sans aucun doute. Mais aussi, l’envie, chez beaucoup, de proclamer leur attachement à la liberté de la presse et d’apporter leur soutien à ce journal dont le siège a été détruit par un incendie criminel. Ces attitudes sont rassurantes. Mais en lisant les commentaires laissés sur de nombreux sites internet, on s’aperçoit que beaucoup musulmans voudraient que la société française adopte des prescriptions religieuses, en particulier sur le blasphème. Ce qui est tout simplement inconcevable.

Dans ces réactions, la laïcité est à tort, fréquemment présentée comme une arme contre l’islam. Rien n’est plus faux. Il est utile de rappeler que notre pays a, dans le passé, connu la religion d’état. Une page que le combat pour la laïcité a permis de tourner. De la laïcité découle la liberté de croire, de ne pas croire, de pratiquer ou de ne pas pratiquer. Dans les limites que fixe la loi, diffamation et insultes, toutes les idées, toutes les croyances, toutes les institutions peuvent être critiquées.

Ne sommes-nous pas responsables d’un défaut d’acquisition des valeurs de notre République ? Au cours de ces dernières décennies, avons-nous fait ce qu’il fallait pour les promouvoir, les faire partager aux nouveaux arrivants ? Trop occupés à consommer, à nous distraire, nous avons oublié de cultiver les valeurs de la France républicaine et en particulier la laïcité.

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