Perpignan-Toutvabien

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20fév

Sarkozy à Montpellier le 28 février

Plus de 300 militants UMP des P-O ont fait le déplacement à Marseille pour le premier très grand meeting de la campagne du président sortant. Quatre cars pleins et des dizaines de voitures. Ils seront sans doute encore plus nombreux à Montpellier, au Zéntih, mardi 28 février à 18h30 pour un nouveau temps fort de la campagne de Nicolas Sarkozy.

La fédération UMP des Pyrénées-Orientales, "organise un déplacement en autocar, ouvert aux adhérents et sympathisants de notre mouvement. Les départs s’effectueront depuis plusieurs points du département entre 12h30 et 13h. Au regard des très nombreuses demandes parvenues au siège, il est important de contacter la fédération UMP 66 par mail ump.66@wanadoo.fr jusqu' au Lundi 27 Février à 12h."

photo_Jacques_Bailleul__Moyenne_.JPG photo : Jacques Bailleul

18fév

Statue de Frêche : Ce n'est pas au contribuable de payer

La statue d’Arago inaugurée en 1879 à Perpignan a été financée par des dons. La part la plus importante des 50 000 francs (200 000 euros d’aujourd’hui) qu’il fallait rassembler est sortie de la poche des Catalans. Des milliers de personnes, dans tout le département, ont participé à la souscription. De nombreuses villes de France ont également fait des dons.

Nombre de statues rendant hommages aux grands hommes ont été érigées grâce à des souscriptions. C’est une pratique qui perdure. Ainsi la statue de Gaulle inaugurée en 2000 sur les Champs-Elysées a été financée par une souscription nationale. Mais ce n’est pas toujours le cas. La mairie de Bordeaux va faire ériger une statue de Jacques Chaban-Delmas. Sans minimiser les mérites de Georges Frêche, l’ancien maire de Bordeaux décédé en 2000, a une stature nettement plus importante. Il s’est d’abord illustré dans la Résistance et en particulier lors de la libération de Paris. Il avait été élevé au grade de général et au titre de Compagnon de la Libération seulement décernés à quelques milliers d’hommes et de femmes. Il a fait une grande carrière politique, comme maire de Bordeaux, ministre, président de l’Assemblée Nationale et premier ministre.

Il s’écoule souvent des années après la mort d’un grand homme avant qu’une statue lui rende hommage. Celle d’Arago a été érigée 26 ans après son décès. Celle du général de Gaulle à Paris, 30 ans après. La postérité a besoin de temps. Il ne sert à rien de lui forcer la main.

Si la postérité n’est pas pressée, les deux rejetons de Frêche, mort en 2010, eux ne peuvent pas attendre. La carrière politique de Bourquin et Navarro (président et premier vice-président de la région, tous deux sénateurs) est menacée par des problèmes judiciaires. Il leur faut redorer leur blason en récupérant un peu de l’aura du grand homme dont ils se présentent en héritiers.

Mais Bourquin sera toujours Bourquin. Frêche avec l’intelligence en moins.

Dans ces conditions,ce n'est pas au contribuable de payer la statue de Georges Frêche qui sera, d'ailleurs, érigée devant le futur lycée Georges Frêche. Les socialistes n'ont qu'à faire une souscription pour rassembler les 80 000 euros. Fabrice Thomas

14fév

JPA fait un pas de plus vers la candidature sur la 2 ième circonscription

Dans un communiqué à la presse, Nathalie Beaufils, présidente du Parti Radical 66, confirme que le bureau politique du PR a donné l’investiture à « Jean Paul Alduy/Mauricette Fabre sur la 2ème circonscription ; Nathalie Beaufils sur la 3ème circonscription. »

L’idée de ces candidatures Parti Radical est apparue quelques jours après les sénatoriales comme un moyen de venger la défaite de Jean-Paul Alduy. Aux dernières législatives, en 2007, le Parti Radical ne s’était pas soucié d’avoir des candidats.

Jean-Paul Alduy avait misé sur son influence auprès de Jean-Louis Borloo afin que la seconde circonscription des P-O lui soit réservée dans la cadre de l’accord national entre le PR et l’UMP. JPA a été écarté de cet accord qui porte sur 120 circonscriptions dont une quinzaine réservées aux députés PR sortants. Borloo n’a pas mis tout son poids pour que JPA obtienne l’investiture qu’il convoitait.

Ce n’est jamais que la deuxième fois que Borloo lâche Alduy. En 2009, lors de la nouvelle élection municipale provoquée par l’affaire de la fraude à la chaussette, Jean-Louis Borloo n’avait pas voulu faire le voyage à Perpignan. Seuls les dirigeants de l’UMP étaient venus soutenir JPA alors en grand péril dans une ville dont la gestion avait été confiée à une délégation spéciale.

JPA a joué et il a perdu.

A-t-il bien joué ? Pas certain.

Il a totalement misé sur ses relations parisiennes en cachant, ici, qu’il voulait l’investiture PR-UMP sur la 2.

Pourquoi n’a-t-il pas misé sur le national et en même temps sur le local en étant officiellement candidat à l’investiture PR-UMP ? Il aurait pu s’appuyer sur des élus et des personnalités qui auraient soutenus sa candidature en déclarant qu’elle était la mieux à même de rassembler la droite pour que la circonscription ne bascule pas à gauche ou à l’extrême-droite. Avec quatre candidats UMP à l’investiture et un sortant qui manquait de légitimité parce qu’il n’était que le suppléant d’Arlette Franco, c’était une stratégie qui pouvait être payante.

Jean-Paul Alduy a finalement décroché l’investiture du seul Parti Radical. Cela en doublon avec Mauricette Fabre, conseillère générale de la Côte Radieuse. Ce sera l’un ou ce sera l’autre. Le président de l’agglo pourrait être candidat s’il juge que le contexte lui est favorable et laisser la place à Mauricette Fabre dans le cas contraire. Encore faudra t’il que cette situation ambigüe soit du goût du docteur Fabre. Cette dernière n’est vraiment pas une potiche. Elle l’a déjà montré en déclarant qu’elle ne voulait pas être suppléante de JPA. Elle nous a précisé « Je ne serai jamais la candidate de la division, mon but c’est le rassemblement de la droite ». Elle prendra une position définitive après le congrès du Parti Radical qui se tiendra à Paris le 10 mars 2012.

La candidature de JPA , si elle va jusqu’au bout, risque de fortement tendre les relations au sein de la droite, en particulier à la mairie de Perpignan et à l’agglo. Elle diviserait une droite qui fait face à de nombreux périls. D’un côté, le risque de perdre les quatre députés en cas de large victoire de François Hollande, de l’autre la menace FN. Pour Marine le Pen et Louis Aliot, les P-O sont une priorité. Leur but est d’y faire exploser la droite républicaine pour prendre sa place.

11fév

Fidel Cresta pousse Jean Vila vers la maison de retraite

En regardant les résultats des élections législatives de 2007, Fidel Cresta voit que Jean Vila candidat du PCF n’a fait que 16,44% des voix au premier tour. Il n’a pas devancé de beaucoup la candidate du PS, Martine Joseph 14,80% des voix. Sachant que Martine Joseph, et c’est un euphémisme, n’a pas été beaucoup soutenue par la fédération PS. Disons-le tout net, la candidate totalement inconnue a été abandonnée en rase campagne par l’appareil Bourquiniste.

Jacques Cresta doit penser qu’il a toutes les chances, surtout en cas de victoire de François Hollande, d’arriver en tête des candidats de gauche et donc de devancer Jean Vila.

Tout ça est d’une grande évidence.

Y a-t-il un risque réel de dispersion des voix de gauche qui ferait craindre son absence au second tour ? Pas du tout. Pour être présent au second tour, un candidat doit passer la barre de 12,5% des électeurs inscrits, ce qui, avec une participation de 60% (2007), représente 20% des suffrages exprimés.

Daniel Mach, député sortant UMP, est certain d’être au second tour. Ce ne serait pas une surprise que Louis Aliot y accède aussi. Jacques Cresta avec comme suppléant Jean Roque, le presque maire de Toulouges, ne peut qu’être présent lui aussi au second tour.

Rien ne permet donc d’affirmer, comme on le lit dans divers déclarations et communiqués que la candidature de Jacques Cresta favoriserait l’élection de Mach ou d’Aliot.

La situation sera légèrement moins favorable à Jacques Cresta si Nicolas Sarkozy est réélu. Mais sa présence au second tour ne fait guère de doute.

De plus, un candidat socialiste est mieux placé qu’un candidat communiste pour l’emporter au second tour.

Premier secrétaire de la fédération du PS, conseiller régional, Fidel Cresta est un pur produit du système Bourquin dans lequel la soumission et la dévotion au chef est le plus sur moyen d’arriver.

Un système à la soviétique qui préfère des cadres disciplinés à des cadres intelligents, compétents et entreprenants. Ce type de cooptation ne mène pas la société très loin. Sectarisme, clientélisme, favoritisme et globalement grande médiocrité.Pauvres Pyrénées-Orientales.

La suite de l’histoire est cousue de fil blanc. Si Jacques Cresta réussit son coup, aux élections municipales en 2014, il voudra pousser Jean Vila (maire depuis 1977), qui aura alors 72 ans, vers la sortie pour installer son épouse, Josette Cresta, aujourd’hui 5 ième adjointe, dans le fauteuil de premier magistrat.

10fév

Baixas : l'article censuré

Suite aux pressions de Gilles Foxonet, maire de Baixas, l’article ci-dessous n’a pas été publié dans Le Petit Journal en vente depuis ce matin vendredi 10 février. Ce sujet prêt à paraître et qui était maquetté devait faire la une. Mais devant les menaces du maire de Baixas, le directeur du Petit Journal a préféré renoncer. Ce que je regrette vivement.

Baixas en colère

Des conteneurs à ordures sous les remparts du moyen-âge

En collaboration avec l’agglomération Perpignan-Méditerranée qui a la charge du ramassage des déchets, la ville de Baixas a opté pour la conteneurisation enterrée dans le centre ancien. Une option que la mairie présente comme « une solution environnementale adaptée qui a fait ses preuves ». Quelques jours après le début des travaux et alors que les cinq installations sont en cours d’achèvement, de nombreux Baixanencs s’opposent à ces installations qui défigurent un ensemble architectural exceptionnel constitué de remparts et de tours remontant au 14 ième siècle.

Sur la place du Marché aux Bestiaux, en regardant les avaloirs des conteneurs enterrés au pied d’une tour médiévale, on comprend tout de suite la colère des habitants et le succès remporté par la pétition du Collectif pour la protection du patrimoine de Baixas. 150 signatures. La propriétaire de la tour, Mme Brito a rebaptisé l’endroit place du marché aux ordures. Le 9 janvier, alors que les travaux démarraient le lendemain, le maire a réuni, par petits groupes, les personnes directement concernées par l’implantation des conteneurs. Lors de cette réunion, Mme Brito a interrogé Gilles Foxonet sur le choix de l’emplacement. Ce dernier a expliqué que c’était celui qui convenait le mieux. Mme Brito a suggéré d’enfouir le container à une quinzaine de mètres de là sur un emplacement plus neutre. Le maire lui a répondu que ce n’était pas possible, car il y avait une place de parking. Cette hiérarchisation des priorités n’est évidemment pas du goût des défenseurs du patrimoine. Pour Mme Brito, « Les choses ont été faites de façon à mettre les habitants devant le fait accompli. »

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LE 10 JANVIER

La propriétaire de la tour historique a demandé au maire s’il avait l’autorisation des Bâtiments de France. Il lui a répondu qu’il avait toutes les autorisations. Mais le lendemain, le 10 janvier, plusieurs habitants de la commune téléphonaient à l’administration où exerce l’architecte de bâtiments de France, au Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine (STAP) pour s’en assurer. Toutes ont reçu la même réponse. La mairie avait, le jour même, le 10 janvier au matin, fait déposer une demande d’autorisation de travaux dans la ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain). Faisant preuve d’une diligence exceptionnelle, le STAP n’a pris que quelques heures pour donner l’autorisation. Pendant ce temps, à Baixas, les travaux avaient démarré. Robert Thomas, un des animateurs du Collectif pour la protection du patrimoine de Baixas constatait que les arrêtés et autorisations relatifs à ces chantiers n’étaient affichés nulle part. Ni à la mairie, ni aux cinq emplacements d’implantation des conteneurs.

LE ROLE PRIMORDIAL DE L’EXPERT

Le collectif s’est fait assister par un expert, Pierre Tronchon. Ancien directeur de l’Ecole d’Architecture de Montpellier, ce spécialiste en urbanisme est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la question. Très actif sur le dossier, il a rapidement rencontré toutes les parties. Il ne souhaite pas communiquer avec la presse, il considère que c’est à l’association de le faire. Il déclare juste : « Mon seul souci est de contribuer à ce que l’on trouve une solution qui préserve le patrimoine, cela dans un cadre amiable afin d’éviter que le conflit passe sur le terrain judiciaire. »

Alertés de toutes parts, les fonctionnaires du STAP se sont rendus à Baixas. Ils ont ainsi pu constater les anomalies par rapport aux textes d’urbanisme. Plusieurs installations, particulièrement inélégantes, s’élèvent à quelques dizaines de centimètres au dessus du sol alors qu’elles devraient être au niveau du sol. La couleur du revêtement n’est pas conforme. Problème également avec la distance par rapport au patrimoine protégé.

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LE MAIRE ACCUSE L’AGGLO

ans cette situation, le maire avait le choix. Soit il continuait à vouloir passer en force et il risquait de se retrouver avec un référé de demande d’arrêt des travaux déposé au tribunal administratif. Soit il ordonnait l’arrêt des travaux et, de ce fait, reconsidérait le projet. Interrogé sur ce point, Gilles Foxonet nous a déclaré : « Je n’ai pas accepté les travaux faits par l’agglo, ils ne correspondaient pas à ce qui était prévu ». Et bottant à nouveau du côté de l’agglo, il ajoute : « Je ferai démolir s‘il le faut car je n’accepterai pas que l’on enlaidisse mon village ». « J’ai voulu faire la conteneurisation enterrée pour débarrasser le village de tous les bacs poubelles, pas pour l’enlaidir. ». Du côté de l’agglomération personne ne souhaite répondre à nos questions. On peut comprendre un certain embarras du au fait que Gilles Foxonet est vice-président de l’agglo. Mais on regrette surtout que l’agglo qui aurait fait le forcing pour installer les containers autour des remparts sans que le maire y trouve à redire n’assume pas ses responsabilités. C’est l’agglo qui a commandé le bureau d’études et l’entreprise qui a fait les travaux. Elle a, de ce fait, une part de responsabilité.

OPACITÉ A LA MAIRIE

Le Petit Journal a demandé à consulter le dossier de l’opération. Le maire nous a répondu que ce serait possible la semaine prochaine (13 au 19/2). Refus déguisé ? Nous verrons. Le collectif de Défense du Patrimoine de Baixas se plaint d’une absence de réponse à deux demandes de consultation de ce dossier. Toutes deux faites par courrier.

Au regard des informations dont on dispose, c’est un peu la chronique d’un accident inévitable. La mairie avait fait distribuer un document de quatre pages qui, à l’aide d’images de synthèse, présentait les 5 installations de conteneurs enterrés. Le caractère inesthétique du projet sautait aux yeux. Voir le site internet de la mairie http://baixas.fr/interface/index.php?post/2012/01/10/c

DÉFAUT DE CONCERTATION

Parmi ses principaux griefs, le Collectif pour la protection du patrimoine de Baixas reproche au maire d’avoir monté l’opération sans concertation avec les riverains. A la différence de ce qui a été fait dans les communes voisines. Le nouveau projet pourra difficilement faire l’impasse sur cette nécessité. « Au final, les choses seront bien faites », affirme Gilles Foxonet en annonçant une réunion avec l’architecte des Bâtiments de France afin d’apporter à l’opération toutes les modifications qui s’imposent et pour qu’elle préserve, voire qu’elle « valorise le patrimoine historique ». Il ne reste plus qu’à le faire ! Fabrice THOMAS

PS : L’auteur de l’article tient à préciser qu’il n’a aucun lien de parenté avec Robert Thomas qu’il n’avait d’ailleurs jamais rencontré avant de s’intéresser à ce sujet.

08fév

CDC : La granota se fait plus grosse que le boeuf

« C’est au cinéma Castillet, dans une salle comble, que Germa Gordo, secrétaire du gouvernement catalan, a ouvert le IIIe Congrès… Il a remercié le travail acharné des militants depuis la création du parti en Catalogne Nord en 2006. CDC est devenu la 3 ième force politique du département? Ce n’est pas nous qui le disons mais les journalistes et ils l’écrivent. » Voilà ce que l’on pouvait lire dans un communiqué de presse de CDC et que l’on trouve encore sur la page d’accueil du site internet de CDC.

Se proclamer la 3 ième force politique du département quand on peine à dépasser les 1% aux dernières élections cantonales. Il faut le faire !

CDC est derrière l’UMP, le PS, le FN, Le Front de gauche-PC, Les Verts… Bref derrière tout le monde !

Mais attention ce n’est pas CDC qui le dit : « Mais les journalistes et ils l’écrivent ».

Quels journalistes ?

Nous avons interrogé Jordi Véra, le président de CDC Catalogne Nord.

Il cite ouillade et l’Indep. Notre quotidien a bien fait référence à cette 3 ième force, mais après le congrès sur la base du communiqué que nous citons plus haut. Reste ouillade, site du collaborateur d’Alain Ferrand à la mairie du Barcarès. On y lit : « Qu’est-ce qui a fait que ce parti qui, à chaque élection locale dans les P-O, où il se dit « enraciné », peine à franchir la barre des 3%, est devenu en une année la troisième force politique départementale en nombre de maires ? »

En nombre de maires. Ce n’est déjà plus la même chose. CDC a 9 maires dans ses rangs : Jean Amouroux, Tresserre ; Jean-Claude Barbaud, Coustouges ; André Bordaneil, Maureillas ; Jacques Galtié, Réal ; Claude Picas , Le Perthus ; Yves Porteix, Sorède ; Alexandre Puignau, Les Cluses ; Jean-Jacques Rouch, Thuès-entre-Valls ; Pierre Bataille, Fontrabiouse.

Combien ont été élus avec une étiquette CDC ? Aucun.

Il n’est d’ailleurs pas certain qu’en nombre de maires, CDC arrive devant le PCF. En plus des grandes communes identifiées PC, comme Cabestany, Elne, Alenya, il y a des maires de villages qui sont communistes .

Pierre Bataille, conseiller général du canton de Mont-Louis, a été élu en affichant le soutien de l’UMP. C’est amusant à souligner car CDC Catalogne nord se veut un parti de centre gauche. Précisons, mais tout le monde le sait, que CDC est, au Sud, un grand parti de centre droit. Une incohérence qui n’est peut-être pas pour rien dans piètres résultats électoraux de CDC.

06fév

Marine Le Pen à Vienne au bal des corporations : Chassez le naturel, il revient au galop

Lors de son meeting à Perpignan, Marine Le Pen a répondu à ceux qui l’accusaient d’avoir, 48 heures plus tôt, été à Vienne à un bal organisé par des nostalgiques du 3 ième Reich. Elle y était l’invitée d’un parti d’extrême-droite, le FPÖ.

Devant les nombreux journalistes de la presse nationale qui avaient fait le voyage à Perpignan, la présidente du Front National a joué de l’éternelle rhétorique de l’extrême-droite en utilisant la victimisation et l’accusation : « Ces adversaires, regardez où ils en sont pour tenter de freiner le bon sens que nous représentons. Certains font preuve d’une obsession absolue. Il n’y a pas un seul discours dans lequel ils ne parlent pas de Marine Le Pen… Ils sont obnubilés par la recherche des moyens à me trainer, à me déstabiliser par des insultes de plus en plus basses, de plus en plus vulgaires, de plus en plus graves. Ils en arrivent tout simplement à perdre la tête. C’est ainsi qu’invitée par l’un des partis qui est aujourd’hui le premier parti en Autriche, le FPO de notre ami Heinz-Christian Strache, au bal de Vienne et bien un certain nombre d’associations, SOS Racisme (copieux sifflets de la salle) sont venus nous expliquer que nous étions allés à un bal de néo nazis. Ecoutez franchement, il y a quand même des limites à l’insulte et à la diffamation. L’extrême gauche autrichienne, comme l’extrême gauche française, essaient d’obtenir par la haine et par la violence ce qu’elles n’arrivent pas à obtenir dans les urnes. L’extrême gauche autrichienne manifeste, la belle affaire ! L’extrême gauche française aussi passe son temps à manifester. Contre nous d’ailleurs en général. Ils manifestent contre ce bal et contre d’autres. Vous verrez lundi ils manifesteront contre le bal des chasseurs. Ces bals traditionnels ils sont la représentation de la part des Viennois du respect pour la tradition. Et bien nous aussi, nous aimons la tradition. Chers amis je veux que vous sachiez que je ne vous laisserai pas insulter. On dit Marine Le Pen est celle qui fait le plus de procès. Mais Pourquoi ? Mais parce que Marine le Pen est la seule à être insultée comme ça. »

La fine fleur de l’extrême-droite

« Tradition » ? Marine Le Pen donne une explication un peu courte. Sur son blog, Jérôme Ségal, chercheur en sciences sociales à Vienne, explique ce qu’est ce bal : « En Autriche, la tradition des bals témoigne d’une splendeur passée, liée à l’Empire austro-hongrois. Il y a le Bal de l’Opéra bien sûr – le plus connu –, mais aussi le Bal des chasseurs, le Bal des juristes, des médecins, des sous-officiers… et encore, depuis 1952, celui de la Fédération des corporations pangermanistes (‘Burschenschaften’) qui regroupe chaque année la fine fleur de l’extrême droite européenne. Historiquement, ces associations liées aux universités ont joué un rôle positif dans l’unification de l’Allemagne (1871) et dans la défense de la liberté d’expression. Seulement, avec la montée du nazisme, la plupart d’entre elles se sont mises au service du grand Reich… et en ont conservé l’idéologie ! »

Provocation antisémite

L’Express a interviewé Johann Gudenus, chef du groupe FPÖ à Vienne et membre de la corporation estudiantine Vandalia qui était présent au bal de vendredi. L’hebdomadaire précise que le père du jeune homme qui défend Marine le Pen a, en 2006, été condamné pour négationnisme. Johann Gudenus estime que l’extrême-droite est victime d’une stigmatisation. Plusieurs milliers de manifestants ont en effet protesté contre la tenue de ce bal. Selon le quotidien autrichien Der Standard, dont des journalistes ont infiltré le bal en se faisant passer pour des sympathisants, Heinz-Christian Strache a comparé l'ambiance dans lequel s'est tenu le bal des corporations à "la Nuit de cristal", proclamant: "Nous sommes les nouveaux juifs." Un style provocateur bien propre à l’extrême-droite.

« Bal immonde »

A chaque fois qu’un journaliste ou une organisation évoquent ses fréquentations avec certains milieux où la personnalité sulfureuse de membres de son entourage, Marine Le Pen brandit la menace de diffamation. Wallerand de Saint-Just, avocat de Marine le Pen a selon un communiqué du Front, « déposé dès lundi une plainte contre ces associations qui lui imputent d’avoir participé à un « bal immonde de nostalgiques du troisième Reich ».

Si l’on se réfère à des sources sérieuses, dont l’enquête de Blaise Gauquelin, publie dans L’Express (site internet de l’hebdo) sous le titre « Les cercles de l’Autriche Ultra », la réalité serait bien plus proche du communiqué de SOS Racisme que de l’explication de Marine Le Pen. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/les-cercles-de-l-autriche-ultra_754439.html

L’antisémitisme au bout des lèvres, Jean-Marie Le Pen qui a été, il y a quelques années l’invité d’honneur de ce bal, a déclaré : « "J'ai moi-même assisté à cette magnifique manifestation qui retrace d'ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c'est Strauss, sans Kahn si vous voulez" ». Cela semble être une “fine“ allusion au fait que les corporations seraient interdites aux femmes et aux juifs. Réponse de Marine le Pen, "C'est une plaisanterie, un trait d'humour".

Sordide calcul politicien

Mesurant, mais un peu tard les dégâts que pourrait causer cette affaire, en particulier pour collecter les signatures qui lui manque pour être candidate à la présidentielle, Marine Le Pen a le 1 février, déclaré : « Le nazisme fut une abomination. Il m’arrive de regretter de ne pas être née à cette période, pour avoir pu le combattre ». Si la présidente du FN pensait ce qu’elle dit elle éviterait d’avoir certaines fréquentations.

Un certain nombre d’hommes politiques et de journalistes de gauche proclament que le FN est un parti républicain, ils nous disent que c’est le parti qui défend la laïcité (Il s’est pourtant opposé à la loi sur les signes religieux à l’école et à la loi contre la burqua). Ils participent ainsi activement à la normalisation du parti d’extrême-droite. Cela avec un but précis, lui permettre de prendre un maximum de voix à l’UMP.

La gauche, sauf le Front de gauche, mène de pair une stratégie de normalisation du FN et de diabolisation de l’UMP. Un jeu politique dangereux.

PS : A propos de celui que Marine Le Pen nomme "notre ami" , quelques lignes d'un brève parue dans le Monde du 29 janvier: "Faut-il laisser le chef du Parti de la liberté (FPÖ), Heinz-Christian Strache, porté par les sondages, accéder au poste de chancelier, et faire comme si le FPÖ était pareil aux autres partis autrichiens ? Le directeur du quotidien conservateur Die Presse, Michael Fleischhacker, suggère qu'un tel tournant n'aurait rien de catastrophique. M. Strache « est un ancien néonazi, mais c'est un brave garçon qui ne va pas déclencher une nouvelle guerre mondiale ». Tout est préférable, selon lui, à la paralysie de la grande coalition actuelle entre sociaux-démocrates et conservateurs.Les critiques n'ont pas tardé. Beaucoup lui rappellent que le passage de l'extrême droite au gouvernement s'est traduit par l'incompétence et la corruption."

05fév

A lire dans Le Petit Journal

Trois grands sujets traités dans le numéro en kiosque jusqu’à jeudi.

Inauguration du Centre de Documentation des Français d’Algérie : « L’histoire rendra justice à nos ancêtres ».

Show de Marine Le Pen au palais des expos : Tous les poncifs de l’extrême-droite.

Affaire Boitaclous-Puigmal : L’ancien maire de Saint-Estève condamné à trois mois de prison avec sursis.

04fév

Place Cassanyes : La doublure de Bourquin rate son tournage

Ségolène Neuville a, samedi 28 janvier en fin de matinée, débarqué avec une équipe de tournage sur la place Cassanyes. Candidate socialiste sur la troisième circonscription, où elle remplace Christian Bourquin, dont elle est très proche, Ségolène Neuville faisait sa première apparition sur la place Cassanyes. Une première un peu particulière puisqu’elle venait y tourner son clip de campagne électorale.

Un témoin raconte : « Elle faisait son cinéma, distribution de tracts, serrage de mains, tournée des commerçants quand Olivier Amiel, conseiller municipal d’opposition de Perpignan qui lui est un habitué de la place est allé la saluer. Sans agressivité, mais bien remonté, il s’est permis de lui demander si elle venait capter l’héritage Beffara. Ayant du mal à avaler le caramel, Ségolène Neuville, la conseillère générale du canton de Saint-Martin (première circonscription), n’a pas trouvé les mots pour justifier son parachutage.»

Les déboires de la première dame ne se sont pas arrêtés là. Dans son sillage, un membre de l’équipe de tournage faisait signer des autorisations de droit à l’image. La plupart des personnes l’ont signé sans trop regarder en pensant que c’était pour la télé. Et ce n’est qu’après le départ de la candidate que plusieurs d’entre elles ont compris que l’on allait utiliser leur image dans un clip électoral. Précisons qu’il n’a pas été laissé de double de l’autorisation donnée. En conséquence de quoi la candidate a du recevoir des courriers de « figurants » lui demandant de ne pas utiliser leur image.

Pour les non intiés, Beffara était maire et conseiller général du canton de Millas. Il a organisé sa succession en faveur de son gendre Christian Bourquin qui lui a succédé au poste de conseiller général en 1994 puis dans le fauteuil de maire en 1995. Christian Bourquin, député et président du conseil général contraint par la loi sur le cumul des mandats à abandonner son fauteuil de maire a poursuivi la transmission en famille en installant, en 2001, celle qui était son épouse à la mairie de Millas. Et cela en cachant son intention aux électeurs puisque c’est M. Navarro qui conduisait la liste sur laquelle Damienne Bourquin faisait sa première apparition dans la vie publique.

Ségolène Neuville était sur la place Cassanyes accompagnée de Jean-Louis Chambon, maire de Canohès et conseiller général d’un canton de Saint-Jacques. Lors d’une réunion du conseil général, un élu a entendu ce dernier se plaindre des Gitans qui seraient tout le temps en train de lui demander quelque chose. A qui la faute ? S’il a beaucoup distribué durant la campagne, l’ancien cadre du conseil général où il s’occupait des affaires sociales a aussi beaucoup promis. Une campagne clientéliste qui a payé. Le bureau numéro 10, celui où il y a le plus d’électeurs gitans, a donné son plus haut niveau de participation depuis 30 ans et un gros score au candidat Bourquiniste. L’élection passée, celui qui promettait à chacun de faire quelque chose pour améliorer sa situation ne met plus les pieds à Saint-Jacques.

PS : Jean-Louis Chambon a été entendu par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire sur ses pratiques électorales dans le quartier Saint-Jacques lors des dernières élections cantonales.

03fév

Alduy : de Trafalgar à Waterloo

Voilà quelques temps maintenant que Jean-Paul Alduy s’acharne à torpiller la candidature de Fernand Siré député UMP sortant. L’investiture donnée à ce dernier par la direction de l’UMP ne l’a pas calmé.

Alduy a sans succès dépensé beaucoup d’énergie auprès de Jean-Louis Borloo et des dirigeants nationaux du PR pour les convaincre de revendiquer la deuxième circonscription pour le Parti Radical. Donc, en fait, pour lui. Borloo et les siens ont avancé le nom d’Alduy, mais ils n’ont pas fait le forcing auprès de la direction de l’UMP.

Alduy est particulièrement malin. Il explique à présent qu’il est seul en mesure d’unir derrière sa candidature les maires de plusieurs villes de la côte, cela afin d’empêcher la gauche de prendre la circonscription. Mais qui agite ces maires contre Fernand Siré ? JPA bien sûr.

C’est du Alduy ! Il a un comportement d’enfant gâté qui ne supporte pas la moindre frustration et qui est prêt à tout casser pour obtenir ce qu’il veut. Il menace, via la fédération du Parti Radical, de mettre des candidats face à Fernand Siré et à Jean Castex, maire de Prades, candidat UMP sur la troisième circonscription.

Alduy en sauveur de la droite ? Cela fait sourire nombre d’élus de l’UMP ! « Il nous a fait tout perdre », dit l’un d’eux. Il est vrai que depuis son arrivée à la mairie de Perpignan, les Bourquinistes grignotent les cantons de la ville les uns après les autres. Et si après avoir frôlé la catastrophe en 2008, Alduy est resté dans le fauteuil de maire, c’est parce qu’en 2009 l’UMP a pris la campagne en main et a remobilisé l’électorat de droite.

Pendant l’année précédent l’élection sénatoriale, Alduy a fait ce qu’il fallait pour se mettre à dos une grande partie des électeurs de l’UMP. Il appelait à une candidature de Borloo en critiquant vivement la majorité présidentielle. C’est la principale cause de son échec aux sénatoriales. Un échec dont il est le seul responsable. Sans cela, l’influent président de l’agglo conservait son siège.

C’est dans sa nature d’agir ainsi !

Alduy a été candidat à deux élections législatives. La dernière fois en 1997, c’était pour prendre la place de Claude Barate, député RPR. Il n’a réussi qu’à faire battre ce dernier et à faire élire un député communiste, Jean Vila. Lui, le maire de Perpignan a fait 14,2% des voix. Et seulement 16,29 % sur la ville.

Le problème d’Alduy n’est pas nouveau. Il courtise la gauche tout en voulant se faire élire par un électorat de droite dont il ne partage pas les valeurs et qu’il méprise. Résultat, il est rejeté des deux côtés. Alduy s’est l’année suivante vengé de son échec en faisant perdre plusieurs cantons de la ville au RPR.

Depuis qu’il a perdu son siège de sénateur, Alduy est obsédé par la vengeance. Encouragé en cela par un petit entourage, dont son épouse et son directeur de cabinet.

Personne ne peut prédire ce qu’il fera. Mais l’homme est empêtré dans un noeud de contradictions qui le conduisent souvent à choisir la solution la plus contraire à ses intérêts.

01fév

Bourquin a les honneurs du Canard Enchaîné

L’information sur les plaques minéralogiques truquées de la C6 Citroën du président de la région est en train de faire de tour de France.

« A côté de la plaque », titre l’article qui épingle Christian Bourquin dans la bien nommée page « Canardages »

31jan

Plaques d’immatriculation falsifiées : Bourquin sera-t-il poursuivi par la justice ?

S’appuyant sur un article paru dans Midi-Libre plusieurs médias nationaux se sont intéressés aux plaques minéralogiques de la voiture officielle du président de la région, un Citroën C6 aux vitres teintées dans le plus pur style Nomemklatura.

Ci-dessous l’info traitée par Europe1.fr

L'élu avait-il une combine anti-radars ?

Par Europe1.fr avec Benjamin Peter Publié le 27 janvier 2012 à 15h52 Mis à jour le 27 janvier 2012 à 16h01

Les plaques d'immatriculation du président de Languedoc-Roussillon étaient en partie "effacées". Une étrange découverte a été réalisée sur la voiture du président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon. Le journal Midi-Libre…

http://www.midilibre.fr/2012/01/26/la-voiture-anti-radar-du-president-de-region,449085.php

… a révélé que sur les plaques d'immatriculation avant et arrière de la voiture de fonction de Christian Bourquin, l'intérieur de la lettre B avait disparu, comme si quelqu'un avait cherché à les rendre "inflashable" par un radar. Depuis, les plaques ont été changées et Christian Bourquin en a même profité pour remercier les journalistes. Évitant au passage que la polémique ne prenne plus d'ampleur.

Modifier sa plaque d'immatriculation pour échapper aux contrôles radars, la pratique est bien connue chez les automobilistes qui ont tendance à dépasser les limites de vitesse. La technique est simple: il suffit de gratter un B ou un R est le tour est joué. La plaque n'est alors plus totalement lisible lors d'un contrôle par radar. Une pratique évidemment interdite : l'automobiliste est passible d'une amende dont le montant a été majoré à 135 euros en 2011.

Dans le cas de Christian Bourquin, ses chauffeurs, qui effectuent 10.000 kilomètres par mois, ont-ils eu peur pour leur permis et se seraient ainsi livrés à ce petit "bricolage" ? C'est une des hypothèses avancées par les journalistes de Midi Libre.

Lorsque des journalistes lui ont fait la remarque en marge d'un déplacement à Nîmes, Christian Bourquin a déclaré : "je ne suis pas au courant mais je vais y remédier". C'est désormais chose faite. Au passage, le président de la région Languedoc-Roussillon a fait savoir qu'il apprécierait que les fabricants créent des plaques plus résistantes... aux rouleaux des lavages automatiques. »

Commentaires de perpignan-toutvabien

Le gars vient de se faire prendre avec le doigt dans le pot de confiture et il nous explique qu’il n’était pas en train d’en manger. Non ! Le pot est tombé de l’armoire et il l’a rattrapé. Dans le mouvement le bouchon s’est ouvert et un de ses doigts à glissé à l’intérieur. Vous comprendrez qu’il s’en prenne aux fabricants de pots à confiture. Ils pourraient faire des bouchons qui ferment mieux.

Si vous croyez à cette histoire vous pourrez aussi croire que si la partie basse de la lettre B (comme Bourquin) manque, de la même façon sur la plaque d’immatriculation avant et arrière de la C6 du président de la région c’est à cause des rouleaux de lavage automatique.

Le procureur du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence avait bien cerné le personnage qu’il avait devant lui : « Monsieur Bourquin vous êtes un camelot de foire ».

Le procureur de la République de Montpellier va-t-il demander l’ouverture d’une enquête préliminaire afin d’établir s’il y a ou pas eu falsification des plaques d’immatriculation ? C’est un délit passible de cinq années de prison, d'une suspension de permis de trois ans et de 3.750 € d'amende. Cela permettrait de savoir combien de fois la voiture du président de la région a été flashée sans pouvoir être verbalisée.

Il faut préciser que depuis son arrivée à la présidence du conseil général en 1998, on a souvent vu Bourquin circuler dans des berlines conduites par un chauffeur du conseil général roulant à très vive allure sur les routes du département. Etre président de conseil général, régional ou ministre n’autorise pas à ignorer les limitations de vitesse. A nous citoyens de nous faire entendre pour que l’égalité républicaine soit imposée aux élus qui la bafouent.

29jan

45,5 millions pour l’aéroport de Perpignan : un coup de bluff !

L’Indépendant du 10 janvier a fait sa une sur le plan pluriannuel d’investissement en faveur de l’aéroport de Perpignan. Pluriannuel, d’accord, mais en combien d’années ? 45 millions investis en trois ans ou en dix ans ce n’est pas la même chose.

Nous avons cherché et trouvé la réponse. Ce plan court sur dix budgets du syndicat mixte qui gère l’aéroport. Il va de 2009 à 2018.

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Le journal donne le détail des investissements dont une partie a déjà été réalisée : 3,6 millions pour le grand hangar d’EAS, 1,15 pour une nouvelle piste, 1,4 pour une nouvelle caserne de pompiers, 1,1 pour la reconstruction du hangar des services techniques, 1,1 pour la rénovation du parc de stationnement automobile, 3,3 pour la réfection des pistes, 3,2 pour la réfection du parking des avions commerciaux. Annonces sans calendrier de réalisation (c’est nous qui le soulignons). Total 14,85 millions. Et le reste pour arriver aux 45,5 millions des gros titres ?

Le dossier de presse du conseil régional donne un peu plus d’informations que L’Indépendant : « 6,5 millions investis par le syndicat mixte de 2009 à 2011. Et une liste de travaux : 4,4 pour la remise en état de l’aérogare, 3,2 pour la réfection du parking des avions, 1,15 pour permettre aux gros avions de rejoindre les installations d’EAS, 1,4 pour la construction d’une caserne de pompiers, 1,1 pour la rénovation du parc auto et des chaussées, 1,1 pour la reconstruction du hangar des services techniques, 3,3 pour la réfection des chaussées aéronautiques, 3,6 pour la construction de bâtiments de la 3ième tranche du pôle aéronautique, 0,55 pour la réalisation d’un plan environnemental. Là encore, pas de calendrier de réalisation. Total 6,5 + 19,5 = 26 millions.

On n’est pas encore aux 45,5 millions. Il ne manque plus que la bagatelle de 19,5 millions.

Nous avons cherché. Nous n’avons pas remis la main sur les millions manquants.

Le conseil régional, qui a la compétence aéroportuaire, a en 2012 inscrit 3 millions d’euros pour l’aéroport de Perpignan et 5,4 pour celui de Carcassonne. Budgétiser ne veut d’ailleurs pas dire engager et dépenser cette année.

Résumons la situation. Bourquin annonce un plan d’investissement de 45,5 millions dont on découvre qu’il s’étale sur dix ans. Sur trois ans, sur cinq, c’était crédible. Sur 10 ans, ça ne l’est pas du tout. Et la meilleure preuve c’est que sur 45,5 millions, il n’y en a que 26 millions qui sont mis en face d’opérations concrètes. Avec, tout de même un problème de taille, l’absence de calendrier de réalisation des travaux.

Désolé pour ceux qui étaient si contents d’apprendre que le président catalan de la région mettait un gros paquet d’argent sur l’aéroport de Perpignan. Comme toute la presse locale vous l’a d’ailleurs rapporté sans regarder plus loin que le bout de son nez.

Si nous voulons réconcilier les citoyens avec la démocratie, il faut leur donner une information fiable qui leur permette de comprendre et d’avoir leur mot à dire.

27jan

Les problèmes judiciaires du numéro 1 et du numéro 2 de la région plombent le Parti Socialiste

Fortement soupçonné d’avoir piqué dans la caisse de la fédération du PS de l’Hérault dont il était le premier secrétaire et elle la secrétaire administrative, le couple Navarro, hier tout puissant, est en train de sombrer. Dominique Navarro a été mis en garde à vue puis présenté à un juge qui l’a mis en examen pour abus de confiance. Elle a du verser une caution de 30 000 euros pour retrouver la liberté.

Le juge d’instruction a demandé la levée de l’immunité parlementaire de Robert Navarro. Le sénat va dans les prochains jours l’examiner. Ces faits laissent penser que les charges contre les époux Navarro sont particulièrement lourdes. C’était déjà ce qu’il était ressorti des découvertes faites par la tutelle que Martine Aubry avait installée sur la fédération. Découvertes à la suite desquelles, une première dans l’histoire du parti, une plainte avait été déposée par la direction nationale du PS. Une action d’autant plus inconcevable sous Hollande que ce dernier a toujours fermé les yeux sur les frasques des barons locaux du PS.

S’il n’y avait que les poursuites contre les Navarro ou s’il n’y avait que les condamnations de Bourquin, ce serait déjà beaucoup. Mais deux affaires en même temps, au même endroit, visant le numéro 1 et 2 de la région, c'est trop !

Face à cette situation et à ses ravages dans l’opinion, que vont faire les grands élus PS de la région : députés, sénateurs, maires, président de conseils généraux ? Ils ne pourront pas éternellement rester silencieux sans laisser penser qu’ils sont solidaires de Bourquin et Navarro. Ce qui se traduira par « Tous les élus du PS sont à mettre dans le même sac ».

27jan

Condamnation de Bourquin : Anticor 11 lui demande de "suspendre ses mandats"

"Anticor regroupe des citoyens et des élus des différentes sensibilités politiques républicaines, qui militent ensemble pour une réhabilitation de notre démocratie."

Ci-dessous la déclaration publique de la branche Audoise d'Anticor. Précisons que l'association à des adhérents dans les P-O mais qu'elle n'y est pas organisée.

« Nous demandons au Président BOURQUIN, condamné pour la deuxième fois dans un délit financier de suspendre ses mandats »

Le Président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon et Sénateur des Pyrénées Orientales, vient d’être condamné à 2 mois de prison avec sursis pour délit de favoritisme.

Nous espérons que de lui même, ou sur les sages conseils que pourraient lui prodiguer son entourage du Parti Socialiste, il suspendra ces mandats jusqu’à la décision définitive des tribunaux puisqu’il a fait appel de sa condamnation.

En effet, cet élu qui est qu’en même le représentant de notre région allonge la liste des élus déjà condamnés pour des délits financiers et toujours en excercice et contribue à véhiculer une image fortement négative de l’ensemble de la classe politique.

Un élu doit être exemplaire, au moins dans et pendant l’exercice de son mandat et le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Président de Région élu le 10 novembre 2010 malgré une première condamnation pénale 2 jours avant, n’aura pas perdu de temps pour être condamné une deuxième fois.

Nous rappelons que l’association Anticor à déjà fait signer sa Charte Ethique à plus d’une centaine d’élus.

Bien entendu, Christian BOURQUIN ne l’a pas signé, comme d’ailleurs aucun élus de notre département.

En voici un extrait: CHARTE ETHIQUE DES COLLECTIVITES LOCALES

Article 10 :

Suspension d’un élu condamné pour délits financiers en première instance et faisant appel:

Lorsqu’un élu est condamné en première instance pour un délit financier, il est souhaitable que son mandat soit interrompu afin que la justice puisse suivre son cours en toute sérénité. Ce principe s’inspire de la morale républicaine qui veut que tout élu soit un modèle d’exemplarité pour l’ensemble des citoyens.

26jan

Condamnation d'Elie Puigmal : réaction de Robert Vila, maire de Saint-Estève

Communiqué de presse de Robert VILA, maire de Saint Estève suite à la décision du tribunal correctionnel de Perpignan du 26/01/12 condamnant Elie PUIGMAL

Le Tribunal Correctionnel de Perpignan vient de reconnaître Elie PUIGMAL coupable du délit de favoritisme dans les conditions d’attribution de marché d’organisation de spectacles à l’association Boitaclous en 2009 alors qu’il était maire de Saint Estève.

Je me réjouis que le tribunal correctionnel ait accueilli favorablement la constitution de partie civile de la ville de Saint Estève, ait également condamné Elie PUIGMAL à verser à la commune une somme symbolique de 1 € en compensation du préjudice moral subi par la collectivité, 6000€ au titre des frais de justice et ait sursis à statuer sur ma demande de réparation du préjudice financier subi par la ville.

En effet je rappelle que la commune de Saint Estève a été condamnée par le Tribunal administratif de Montpellier, lequel a par décision en date du 13/05/11, reconnu la faute de l’ancien maire pour retenir la responsabilité de la commune et la condamner à indemniser Boitaclous à hauteur de 25 077 €. Boitaclous, qui elle réclame plus de 750 000 €, a fait appel de cette décision, nous attendons donc la décision de la Cour administrative d’appel de Marseille. Au vu de cette décision le tribunal correctionnel de Perpignan se prononcera sur notre constitution de partie civile au niveau financier.

Notre compagnie d’assurances couvrant le risque responsabilité civile nous a indiqué que si la mise en cause pénale d’un élu devait aboutir à un jugement de condamnation elle serait dans l’obligation de nous opposer les exclusions prévues aux conditions particulières du contrat.

Ainsi du fait de la condamnation intervenue aujourd’hui, la couverture du risque d’avoir à indemniser Boitaclous ne sera plus assurée, de même que les honoraires de l’avocat aujourd’hui désigné par la Compagnie d’assurance pour défendre les intérêts de la ville dans les procédures diligentées devant les juges administratifs. Ces frais devront ainsi être payés par les contribuables Stéphanois.

Il était donc de mon devoir en tant que gestionnaire de la ville et responsable du budget communal de préserver les finances de la commune et de demander que le responsable des ces déboires assume les conséquences financières de ses agissements, le tribunal correctionnel ayant eu à juger également des conséquences pénales des faits dénoncés.

Sur ce plan, je constate que le tribunal correctionnel en condamnant Elie PUIGMAL à 3 mois de prison avec sursis et 8000€ d’amende a été plus sévère que les réquisitions du procureur de la République, qui lui, avait réclamé un mois d’emprisonnement avec sursis et cinq mille euros d’amende et justifié cette sévérité par le fait qu’Elie PUIGMAL avait déjà été condamné à une peine d’amende en janvier 2009 (dans l’affaire du chèque lié aux comptes de campagne de Christian BOURQUIN).

Je déplore que les stéphanois et les Habitants du canton aient comme élu un récidiviste qui plus est à l’époque des faits gardien de la paix au sein de la Police Nationale, qui devrait faire preuve plus que tout autre de probité. Fort heureusement il ne s’agit que d’un cas isolé dans la Police Nationale et je tiens à saluer et à apporter tout mon soutien par la même occasion aux forces de l’ordre qui travaillent pour la sécurité publique.

E. PUIGMAL doit tirer les conséquences politiques de ses agissements en démissionnant de ses mandats, lui qui soutien l’action de François HOLLANDE, celui-ci n’a t-il pas dit dans ses engagements pour la France « je veux une république exemplaire et des élus irréprochables » et milite pour le durcissement des peines d’inéligibilité ? E PUIGMAL doit avoir la dignité de se retirer des affaires politiques.

26jan

Le vice-Président du Conseil Général Elie Puigmal à nouveau condamné : 3 mois de prison avec sursis et 8.000 € d'amende !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES CONSEILLERS GENERAUX U.M.P / Divers Droite

Mais où s'arrêtera donc le P.S local ?

A force de voir ses principaux élus catalans écoper de sanctions pénales, le Parti Socialiste national pourra se servir de la Région Languedoc-Roussillon et des Pyrénées-Orientales en particulier comme d'un laboratoire de mise en pratique de l'une de ses propositions les plus emblématiques : « contraindre tout élu socialiste condamné pénalement à démissionner de ses fonctions ».

Elie PUIGMAL, ex-Maire de St-Estève et Conseiller Général Socialiste de ce canton s'appliquera-t-il à lui-même cette règle de bonne conduite politique ?

C'est en effet la seconde fois qu'Elie PUIGMAL se fait sanctionner par la Justice, après les 2.000 € d'amende auxquels il avait été condamné pour le délit de « faux », dans l'affaire du chèque de Christian BOURQUIN au Parti Socialiste local.

Et de deux donc, pour celui que l'humilité n'étouffe pas, pour le Conseiller Général de St-Estève qui se permet l'outrecuidance de critiquer, de se poser même en redresseur de torts avec les mots les plus durs et injustifiés envers le Gouvernement U.M.P et les Conseillers Généraux d'Opposition, dans l'hémicycle départemental... comme ce fut encore le cas ce lundi en session publique du Conseil Général !

Elie PUIGMAL serait bien avisé de balayer devant sa porte avant de parler et de tirer toutes les conséquences de sa nouvelle condamnation pénale.

La malhonnêteté de certains élus restera toujours une insulte à la Démocratie, si l'on continue d'accepter que des gens condamnés pénalement gèrent l'avenir de notre Département comme si de rien n'était.

Alors Messieurs les élus socialistes qui avaient été condamnés, petite leçon de courage politique, montrez-nous que vous êtes capables de vous appliquer à vous-même pour l'exemple, les préceptes de votre Parti. Notre Démocratie a besoin d'oxygène de ce point de vue-là, et vous pouvez lui en apporter une bouffée en démissionnant de vos mandats !

Pour le Groupe des Conseillers Généraux U.M.P / Divers Droite Le Président, Jean RIGUAL

24jan

Bordeaux : Après le procès Bourquin et Provencel se sont retrouvés dans un temple de la gastronomie

Jeudi 8 décembre, après une rude après-midi au palais de justice de Bordeaux face à une présidente qui ne s’en était pas laissé compter, Christian Bourquin et Pascal Provencel devaient avoir besoin d'un peu de réconfort. Quoi de mieux que de se mettre les pieds sous une bonne table ?

Autant par décence que par prudence, les deux compères auraient pu songer à dîner chacun de leur côté ou bien à s’éloigner quelque peu de Bordeaux. Mais les voilà qui se retrouvent dans un des temples de la gastronomie du Bordelais. Deux étoiles Michelin, Relais et Châteaux 4 étoiles.

Les agapes de Bourquin et Provencel ne sont pas passées inaperçues. L’information a circulé dans le milieu médiatique, politique et judiciaire. Car, manque de chance pour les deux hommes poursuivis par favoritisme qui s’étaient évertués à vouloir convaincre la présidente Baret qu’ils n’étaient pas amis, il y avait ce soir là dans le restaurant, une personne, haut placée, à qui la présence du président de la région et de son publicitaire préféré n’échappa point et qui se fit un plaisir de raconter ce qu’elle avait vu.L'information est même arrivée dans quelques rédactions parisiennes.

En s’affichant ainsi les deux amis montraient, comme face au tribunal, qu’ils n’avaient que mépris pour l’institution judiciaire. N’avaient ils pas triomphé de cette justice qui avait mis douze ans pour les juger et qui au bout du compte avoua que ce temps record n’était pas « sans incidence sur la sanction prononcée » ? Le procureur n’avait pas requis l’inéligibilité. Champagne !!!

Ce qu’il y a de désagréable chez les barons du PS, ce n’est pas qu’ils apprécient le luxe. C’est qu’ils aient assez d’estomac pour le mépriser côté public et s’y vautrer côté privé. C’est Harlem Désir mangeant du caviar avec Julien Dray. C’est Jack Lang qui adore les pâtes. Oui, mais avec du homard. Plat qu’il déguste dans un très chic resto italien parisien. C’est Bourquin, l’homme des plaisirs simples qui ne se régale jamais autant qu’avec une pomme de terre arrosé d’un filet d’huile d’olive de Millas. C’est pourtant le même homme qui lançait des invitations à des repas à la truffe dans son resto privé du conseil général.

Qui a payé ce séjour dans un Relais et Château ? Bourquin était accompagné de plusieurs collaborateurs du conseil régional... Pour un repas compter 100 à 150 euros à condition de rester sage devant la prestigieuse carte des vins (on est à Bordeaux). La chambre est facturée 280 euros la nuit et la suite à partir de 400 euros.

Est-ce là l’ordinaire de M. Bourquin ?

La République et ses institutions ne sont pas compatibles avec un tel luxe. La République doit retrouver la sobriété, le sens de la mesure, la décence. C’est, quand on se veut le représentant des Français et plus particulièrement de ceux qui soufrent, une question d’honnêteté morale et intellectuelle.


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20jan

A lire dans Le Petit Journal

Dossier spécial de 3 pages, "Bourquin doit-il démissionner ?"

Les extraits les plus significatifs du jugement. Réactions, analyses et commentaires.


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18jan

Daniel Mach ménage Marine le Pen

Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie des vœux à Pollestres, Daniel Mach a tenu des propos plutôt aimables pour Marine Le Pen. A comparer avec ceux sur Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie Les Verts.

Après un large tour d’horizon des réalisations et projets de sa dynamique commune, le député-maire a expliqué qu’il ne devait « Pas parler politique, sous peine d’être dans l’obligation, d’intégrer chaque manifestation, dans mes comptes de campagne...Je voudrais avec un peu de dérision, vous parler de tout ce que je ne vous dirai pas… »

« Je ne vous parlerai pas ce soir, de notre nouvelle catalane, non pas aux couleurs sang et or mais bleu – Marine -, et récemment devenue sensible au charme de la sardane. Vous connaissiez tous Martine. Maintenant, c’est Marine… Nous avons eu Marine à New-York, Marine en Israël, Marine en Allemagne, et depuis peu, Marine à Millas.

.....................

« Je n’évoquerai pas non plus ce soir, notre juge, verte de rage qui tire à boulets rouges sur le PS. J’inviterai, celle à l’accent nordique et aux lunettes rouges, à prendre Afflelou pour opticien, afin qu’avec la 2ème paire gratuite, elle puisse prendre conscience qu’ajouter des jours fériés sur des critères religieux, ou supprimer le défilé du 14 juillet, comme nos centrales nucléaires, est une drôle de vue,… de l’esprit…. »


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