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  <title>Perpignan-Toutvabien - 2002</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 11 May 2008 10:11:48 +0200</pubDate>
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    <title>Brasillach (1) André Bonet réhabilite Robert Brasillach</title>
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    <pubDate>Wed, 25 Dec 2002 00:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>perpignan toutvabien</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Dans trente ans, on se souviendra de l’encyclopédie des Pyrénées-Orientales et du Pays Catalan a déclaré, dans un élan lyrique, Christian Bourquin, président du conseil général, lors de la présentation de cet ouvrage à la presse, le 27 novembre. Ce dont on se souviendra sans doute, c’est que c’est dans ces pages qu’André Bonet réhabilita Robert Brasillach.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le président du CML (Centre Méditerranéen de Littérature) donne le ton dès les premières lignes de sa contribution Ecrire en Roussillon «Louis Codet, Joan Amade, Ludovic Massé, Robert Brasillach, Claude Delmas et le prix Nobel de littérature Claude Simon, tels sont les écrivains que nous retenons lorsqu’on s’interroge sur la richesse de la création littéraire en Roussillon durant le siècle dernier.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a quelque audace à mettre Robert Brasillach au même niveau que l’immense Ludovic Massé et le prix nobel de littérature Claude Simon&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se demande si Codet, Amade et Delmas (dont l’œuvre n’a pas l’importance de celle de Massé et de Simon) ne servent pas de faire valoir à un Brasillach qu’André Bonet fait entrer dans «Le panthéon des lettres roussillonnaises».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Derrière «ces valeurs sures» apparaît le peloton dans lequel Bonet place Josep Fons, Frédéric Saisset, Cyprien Lloansi, Albert Bausil, Jules Badin, Charles Bauby, Michel Maurette, Henri Guiter, Arthur Conte ou André Vinas. N’est-ce pas plutôt là que l’on pouvait, au mieux, trouver Brasillach&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au passage, on regrette l’absence de plusieurs écrivains pourtant plus importants que quelques-uns de ceux qui ont été cités. Comment oublier François Bernadi ?, talent découvert par Albert Camus qui éditera chez Gallimard, Rue du Soleil en 1955, Le vin de la Lune, en 1957, L’œil de la mer, en 1962.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonet a une très haute opinion de l’œuvre de Brasillach&amp;nbsp;: «Resteront à tout jamais des romans tels&amp;nbsp;: Le voleur d’étincelles, L’enfant de la nuit, Le marchand d’oiseaux, Six heures à perdre et son Anthologie de la poésie grecque.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La plupart de ceux qui se sont penchés sur son œuvre romanesque la jugent mineure et considèrent que, sans la notoriété qu'il a acquis comme grande figure intellectuelle du fascisme et le plus nazi des écrivains français, le nom de Brasillach aurait sombré dans l’oubli. La postérité est exigeante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ajoutons que tous ceux qui ont posé un regard sur l’histoire des lettres roussillonnaises avaient, jusqu’à présent, fait l’impasse sur Brasillach.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien que l’image d’écrivain maudit soit des plus porteuses, aucun éditeur ne s’intéresse plus depuis longtemps aux romans de Brasillach. Il n’a pas, beaucoup s’en faut, le talent d’un Céline, d’un Drieu La Rochelle, d’un Chardonne…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui, il n’y a plus que l’extrême droite qui s’intéresse à l’œuvre romanesque de Brasillach et c’est grâce à Godefroy de Bouillon, maison d’édition au catalogue très parlant, qu’elle reste accessible. On y trouve le programme politique du Front national, des livres sur Le Pen, Pétain, Maurras, Barrès, Mussolini. La Phalange, Vichy, l’Action Française, l’OAS, les cathos traditionalistes, l’émigration, l’insécurité font partie de ses thèmes de prédilection. Nombre d’auteurs sont des militants et des dirigeants du FN, Jean-Claude Martinez, Roger Holeindre. Godefroy de Bouillon a aussi édité Le club de l’horloge. Thème cher à l’extrême droite, l’antisémitisme n’est pas oublié. Dans Au secours la France se meurt, 1897-1997, un siècle de sionisme, Pierre Marchand «dénonce la tentative de mainmise de la communauté israélite sur la vie politique française.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les 124 ouvrages proposés par cet éditeur, 9 ont Brasillach pour auteur. GDB édite aussi Anne Brassié. Elle est l’auteur d’une biographie de Brasillach, parue en 1987 chez Robert Laffont, et se défendait de vouloir réhabiliter Brasillach, elle collabore à différentes revues d’extrême droite, comme Présent et Rivarol.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach est aussi l’auteur de deux pièces de théâtre. Dans sa Bérénice, voici le genre de dialogue qu’il met dans la bouche de Paulin&amp;nbsp;: «Il y a les juives grasses et les juives maigres, deux espèces de vermine.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Robert Brasillach est né à Perpignan, 45 quai Vauban, le 31 mars 1909. Ses parents, Marguerite Redo et Arthémile Brasillach, sont tous deux originaires de Canet-en-Roussillon. En 1914, Arthémile Brasillach, officier, est tué lors d’une escarmouche près de Kenitra au Maroc. Marguerite Brasillach rencontre à Perpignan, un médecin militaire avec lequel elle part s’installer à Sens. Robert Brasillach n’a pas dix ans lorsqu’il quitte Perpignan. Il reviendra souvent dans les P.-O à l’occasion des vacances.
On peut certes ajouter à cette origine catalane que son premier roman (assez médiocre) Le voleur d’étincelles se déroule à Collioure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans Intelligence avec l’ennemi, Alice Kaplan écrit «sa perception du monde, comme écrivain et comme critique, était faussée par un étrange mélange de cruauté et de sentimentalité.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est exactement l’impression que laisse, par exemple, la lecture du premier roman qu’encense Bonet, Le voleur d’étincelles. Voici ce que ressent le personnage principal lors des fêtes du 15 août, à Collioure, «Lazare était fatigué, se sentait sale dans cette foule sale et, après la journée harassante, ne retrouvait pas dans cette ville la ville qu’il avait tant aimée. Les oreilles bourdonnantes, il contemplait cette foule, pareille à du vomi fumant, qui gonflait entre les quilles des barques. Les airs de dix années de jazz se mêlaient à cette pâte humaine, humide, indigeste, et un peu tournée, qui crevait en grosses bulles sous la nuit impassible.» A l’exception de cet éclair destructeur, ce roman autobiographique d’inspiration Barrésienne, sur le thème nationaliste du retour aux racines est d’une totale pâleur. Très distant de ces personnages, jamais l’auteur ne parvient à les faire vivre. Et Collioure n’a pas plus de présence qu’eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En lisant ses romans on se demande comment le critique littéraire, redoutable et redouté qu’il fut, a pu produire une œuvre aussi mièvre&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La œuvre d’essayiste et de chroniqueur de Brasillach compte une dizaine d’ouvrages. L’histoire de la guerre d’Espagne écrite avec Maurice Bardèche à la gloire de la victoire «catholique fasciste» développe un véritable culte pour Primo de Rivera, fondateur du mouvement fasciste phalangiste. Il consacre une biographie au Belge Léon Degrelle, le chef du mouvement fasciste Rex le fascine. Son livre sur Corneille est un recueil de conférences dans lesquelles, il fait du tragédien «Le précurseur génial, hardi, antibourgeois, anticapitaliste et antiparlementaire du fascisme moderne.» Portraits montre que le critique est brillant. Mais ses goûts le poussent vers Barrès et Maurras et repoussent Proust et Malraux. A des degrés divers, l’idéologie de Brasillach imprègne toute son œuvre. Le procès de Jeanne d’Arc ne fait pas plus exception que Lettre à un soldat de la classe soixante, son testament politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Spécialiste reconnu du cinéma, il est l’auteur avec son beau-frère, Maurice Bardèche, d’une histoire du cinéma qui fit référence avant-guerre mais truffée de propos antisémites . Son Anthologie de la poésie grecque était également considérée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’œuvre de Brasillach est abondante. Mais où est «l’œuvre importante d’essayiste et de romancier» dont parle André Bonet qui poursuit «Elle révèle un autre Brasillach&amp;nbsp;: à la place de l’homme qui s’est trompé lourdement sur le plan politique apparaît un écrivain de grand talent et de haute érudition. Son œuvre avec le recul du temps prendra sa juste place.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Contrairement à ce que voudrait nous faire croire Bonet, il n’y a pas d’un côté, l’homme qui se serait lourdement trompé et, de l’autre, l’écrivain de talent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Brasillach a disparu derrière son image», ajoute aussi Bonet. Derrière l’image du collabo haineux, il n’y a pas grand chose qui demeure. Il n’y a pas de quoi revenir sur Brasillach. A moins de vouloir le réhabiliter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach, c’est surtout le mélange le plus réussi de l’intelligence et de la méchanceté, on dirait, familièrement, de la saloperie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est un maître dans l’art de salir, dans le maniement de l’insulte et la production de la haine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son premier coup journalistique, il le fait, en 1931, dans La revue française, publication de l’Action Française, en publiant un article titré &quot;Oraison funèbre pour Monsieur Gide&quot;. Le jeune homme a bien choisi sa cible, André Gide est alors considéré comme un monument des lettres françaises. Dans cette fausse nécrologie, Gide est présenté comme un vieillard usé n’ayant plus rien à dire. Pour Brasillach, c’est comme si Gide était mort. Dans ces conditions, Brasillach demande pourquoi on ne l’enterrerait pas tout de suite. «Ainsi Brasillach obtient son premier succès d’essayiste en rédigeant une condamnation à mort», écrit Alice Kaplan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«On ne retient, le plus souvent, que son passage en 1939 à la tête de l’hebdomadaire parisien Je suis Partout», poursuit Bonet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Falsification&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach n’a pas fait qu’un «passage» à Je suis partout. Il y entame sa collaboration, en 1931, il a alors 22 ans. En juin 1937, il en est nommé rédacteur en chef, il quittera ce poste et l’hebdomadaire en août 1943. Après la débacle des armées de Hitler devant Stalingrad et la chute de Mussolini, conséquence du débarquement américain en Italie, il apparaît clairement que le Troisième Reich va perdre la guerre. En France, la résistance s’intensifie et devient un problème majeur pour l’armée occupante et ses collaborateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Férocement anti-républicain, Brasillach a évolué du royalisme au fascisme. Voici ce qu’il écrivait dans le Coq Catalan d’Albert Bausil, en 1927, «Il faut laisser à une caste, à une race, le soin et l’étude du gouvernement où nous ne connaissons rien. Il faut un roi. Ce roi sera absolu, tout lui appartiendra.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Ces cérémonies rituelles, cette sensualité religieuse, les forces allemandes qui déchaînent simultanément la frénésie sexuelle, le retour aux vieux dieux germaniques, la guerre, la passion pour la race et le sol natal.»
Robert Brasillach, Portraits, 1935.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach est un fasciste de la première heure&amp;nbsp;: «Tant pis pour ceux qui nous traiteront de barbares. “Quand j’entends parler de culture, s’est écrié un jour monsieur Goering, je prends mon revolver.” Lorsque je vois ce qu’on a osé faire du mot culture, je suis tout à fait d’accord.»
Robert Brasillach, Je suis Partout, juillet 1938.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’antisémitisme est une des obsessions de Brasillach, pour lui les juifs sont à l’origine ou la cause de tous les maux. Chaque semaine, pendant plusieurs années, il se livra à l’incitation à la haine antisémite et il fut parmi les premiers à réclamer un statut particulier pour les juifs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Qu’on retire la qualité de citoyen à tout juif, demi-juif, quart de juif. C’est une mesure simple, juste et qui n’a rien d’offensant&amp;nbsp;: le peuple juif est une nation.» Robert Brasillach, Je suis Partout, numéro spécial, Les juifs et la France, février 1939.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici un extrait d’un article de Brasillach, paru en 1939, alors que l’Assemblée nationale débattait d’une proposition de loi du Garde des Sceaux, Paul Merchandeau, visant à réagir à la vague de xénophobie que faisait déferler l’extrême droite, et à réprimer les incitations à la haine raciale&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Quel tribunal, en effet, oserait nous condamner (…) si nous dénoncions l’envahissement extraordinaire de Paris et de la France par des singes&amp;nbsp;? Vous n’êtes pas sans savoir que jadis les singes étaient cantonnés dans certaines régions, voire dans certains jardins d’acclimatation. Aujourd’hui, on en voit partout… Il faut reconnaître qu’il se développe dans le public un assez vif complexe antisinge. On va au théâtre&amp;nbsp;? La salle est remplie de singes. Ils s’accrochent partout, aux balcons, aux avant-scènes. Dans l’autobus, dans le métro&amp;nbsp;? Des singes. Je m’assieds innocemment au café&amp;nbsp;? A ma droite, à ma gauche, deux ou trois singes prennent place… Leur habileté à imiter les gestes des hommes font que parfois nous ne les reconnaissons pas tout de suite. Les guenons qui les accompagnent ont chapardé des fourrures, des colliers de perles et elles minaudent de manière presque humaine… Ce que nous appellerons l’anti-simiétisme (veuillez bien lire, je vous prie) devient chaque jour une nécessité plus urgente. Ne dit-on pas que des unions contre-nature entre Français et guenons, entre Françaises et singes auraient déjà donné naissance à une race hybride heureusement peu nombreuse&amp;nbsp;? Il est tout à fait fâcheux que l’on puisse arriver à de telles perversions. Nous sommes sûrs d’aller au-devant des désirs du gouvernement en dénonçant de telles pratiques.&amp;nbsp;»
Robert Brasillach, Je suis Partout, mars 1939.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et l’ignominie de Brasillach n’a pas de limites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«En finira-t-on avec les relents de pourriture parfumée qu’exhale encore la vieille putain agonisante, la garce vérolée, fleurant le patchouli et la perte blanche, la République toujours debout sur son trottoir.»
Robert Brasillach, Je suis Partout, février 1942.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«L’archevêque de Toulouse proteste contre les mesures prises envers les juifs apatrides en zone non occupée et accuse le gouvernement du Maréchal de suivre des inspirations étrangères. Il parle de brutalités et de séparations que nous sommes tous prêts à ne pas approuver car il faut se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits.»
Robert Brasillach, Je suis Partout, septembre 1942.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fallait ressortir quelques-uns des ignobles, des nauséabonds propos de Brasillach pour interroger André Bonet qui le présente comme «une victime» de l’épuration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach victime&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, celui qui pendant des années n’a cessé de demander que l’on fusille, que l’on déporte les républicains, les gaullistes, les communistes, les combattants de la Résistance, et les écrivains qui refusaient le nazisme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, le rédacteur en chef du journal qui donnait les adresses des personnes qu’il dénonçait et s’étonnait quand elles n’étaient pas arrêtées et exécutées assez vite&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, celui qui nourrissait une épouvantable haine contre les juifs et demandait pour eux, les camps de concentration et le génocide, sans que l’on oublie leurs enfants&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, celui qui vend son pays&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, celui qui a été jugé, assisté par l’avocat qu’il avait choisi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Victime, comme Jean Moulin, torturé pendant des jours, puis des nuits, puis encore des jours, torturé à mort, comme près de nous, à Perpignan, Gilbert Brutus et tant d’autres&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach a été jugé, reconnu coupable et condamné. Il a été exécuté en 1945, le 6 février, jour anniversaire des émeutes meurtrières organisées par les ligues d’extrême droite, en 1934, pendant lesquelles il rêva à une prise de pouvoir, comme en Allemagne et en Italie, un et deux ans plus tôt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En présentant Brasillach comme «victime à trente cinq ans d’un des drames de l’épuration», Bonet boucle sa démonstration. Il rejoint la mythologie de l’extrême droite qui fait de Brasillach un jeune et grand écrivain victime de la République et un martyr dont elle cultive le souvenir et l'œuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà ce que disait le Pen dans un discours prononcé le 1 mai 2001 pour la fête de Jeanne d’Arc qui est, rappelons-le, la figure que l’extrême droite oppose à Marianne la républicaine, «Outre donc, toutes ses exceptionnelles qualités, il en est une qui est d’ailleurs la marque des grands destins. C’est celle de ceux qui meurent jeunes, comme le Christ. Alexandre et tant de héros français, sans jamais connaître l’accomplissement et dont Brasillach écrit “Ils ne sont pas venus apporter la paix mais l’épée”.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il ne peut-être question de Brasillach sans s’arrêter sur Maurice Bardèche, le beau-frère de Brasillach. Toute sa vie, qui se déroula principalement à Canet-en-Roussillon, il la consacra à la diffusion de l’œuvre de son beau-frère et à la fabrication du mythe Brasillach.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bardèche et Brasillach sont nés la même année et se sont rencontrés à l’Ecole normale supérieure. Maurice Bardèche a, lui aussi, un itinéraire de fasciste qu’il n’a d’ailleurs jamais cessé de revendiquer «Je suis un écrivain fasciste», écrivait-il, en 1961.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intellectuel de valeur, Maurice Bardèche est un idéologue de premier plan de l’extrême droite et un des artisans de sa renaissance en France. Il fut, dans les années 1950-60, un de ses leaders au niveau européen. Il est considéré comme le véritable fondateur du négationnisme en France. Juste après la guerre, il écrit un livre niant les crimes des nazis et faisant porter la responsabilité de la guerre sur les juifs. Mort en 1998, il a du aller directement au walhala rejoindre Brasillach et tous les dignitaires nazis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toutes les ficelles et les trucages qu’utilise Bardèche sont repris par Bonet. La ligne suivie consiste à minimiser le rôle politique de Brasillach et à surévaluer son œuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi Bonet parle-t-il «d’erreur», de «l’homme qui s’est trompé» et fait passer des crimes pour des erreurs.
En vertu de quoi, un intellectuel, un écrivain n’assumerait-il pas ses actes à la hauteur de la responsabilité qui est la sienne&amp;nbsp;?
Seul Mauriac a osé écrire «Il n’appartient à personne de frustrer un écrivain de sa gloire quel qu’ait été son crime.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Manipulation encore, lorsque Bonet mêle le nom de Brasillach à ceux d’écrivains de renom. Après l’avoir fait avec les grands du Roussillon, il poursuit, «Après la Première guerre mondiale, Robert Brasillach fit partie d’un cercle d’écrivains français aussi célèbres que Giraudoux, Montherlant, Cocteau, Giono, Paul Morand…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonet écrit encore «Le général de Gaulle refusa sa grâce, malgré une pétition signée par les plus grands écrivains français.» En réalité par quelques-uns seulement des plus grands écrivains et, parmi eux, pas mal de ceux qui s’adaptèrent fort bien au régime de Vichy et à la botte nazie. Mauriac, Camus et quelques autres étant de notables exceptions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La position d’Albert Camus est grande, mais sans faiblesse. Voici ce qu’il écrivait dans une lettre à Marcel Aymé, dans laquelle il a tenu à exposer les raisons qui l’ont fait signer pour la grâce de Brasillach.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«J’ai toujours eu horreur de la condamnation à mort et j’ai jugé qu’en tant qu’individu du moins je ne pouvais pas y participer même par une abstention. C’est tout. Et c’est un scrupule dont je suppose qu’il ferait rire Robert Brasillach .Ce n’est donc pas pour lui que je joins ma signature aux vôtres. Ce n’est pas pour l’écrivain que je tiens pour rien. Ni pour l’individu que je méprise de toutes mes forces. Si j’avais mêmes été tenté de m’y intéresser, le souvenir des deux ou trois amis mutilés ou abattus par les amis de Brasillach pendant que son journal les encourageait, m’en empêcherait. Vous dites qu’il est du hasard dans les opinions politiques et je n’en sais rien. Mais je sais qu’il n’y a pas à choisir ce qui vous déshonore et ce n’est pas par hasard que ma signature se trouve parmi les vôtres tandis que celle de Brasillach n’a jamais joué en faveur de Politzer et de Jacques Decour.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach était une ordure talentueuse et, à cause de son talent de polémiste mis au service d’une idéologie meurtrière, cette figure de proue du fascisme français a exercé une grande influence, il a convaincu et entraîné pas mal de gens à commettre des crimes. Son ignominie est la seule trace qu’il laissera dans l’histoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que Bonet aime Brasillach, c’est son problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Bonet entretient la mémoire de Brasillach dans les locaux du Centre méditerranéen de littérature, là, précisément au 45 quai Vauban, où est né Brasillach, cela devient NOTRE problème, car le CML est une association qui reçoit d’importantes subventions publiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Bonet réhabilite publiquement Brasillach dans un livre à coups de mensonges et de falsifications, cela nous concerne davantage encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand cet ouvrage est réalisé grâce à des fonds publics, en l’occurrence ceux du conseil général qui a acheté 2 000 exemplaires pour des collégiens de notre département, là nous avons le devoir de réagir.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;em&gt;Fabrice THOMAS&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;P.S.&amp;nbsp;: Pour en savoir plus sur Brasillach&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brasillach ou la trahison du clerc, de Michel Laval - Hachette&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Carrière de Calce : le refus unanime des vignerons</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/12/11/Carriere-de-Calce-%3A-le-refus-unanime-des-vignerons</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Dec 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Est ce que l’on veut tuer la viticulture départementale&amp;nbsp;? C’est la question que se posent les vignerons des terroirs situés dans l’environnement de la carrière dont le préfet s’apprête à autoriser l’extension&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comment cette carrière, ses quatre emplois et ses nuisances, peuvent-ils compter plus que&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Gérard Gauby qui figure au classement des 100 meilleurs vignerons de la planète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les vignes situées dans cette partie de l’Agly, le grand terroir viticole du département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le prestigieux Château de Jau et sa fondation d’art contemporain de renom international.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les emplois de la viticulture, 15 chez Gauby, 50 à Jau, plus de 100 dans le secteur concerné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La beauté de paysages forcément liée à l’image des vins.
Imagine-t-on que les acheteurs internationaux, les cavistes, les journalistes pourraient être indifférents aux collines bouffées par la carrière et ne s’inquièteront pas des quantités considérables de poussière qui atterrissent sur le raisin&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bernard Dauré, du Château de Jau, Gérard Gauby, du domaine Gauby, Paul Balmigère, président de la cave coopérative de Calce et d’autres vignerons du cru, ainsi que plusieurs organisations viticoles, ont, ces dernières semaines, alerté le préfet afin de le persuader de ne pas prendre une décision lourde de conséquences graves pour l’agriculture départementale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>P.-O. HORIZON 2012, 2-Un questionnaire très orienté</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/12/10/P-O-HORIZON-2012-2-Un-questionnaire-tres-oriente</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Dec 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;perpignan-toutvabien ne pouvait rester sourd à l’appel de Christian Bourquin. D’autant plus que son initiative cousue de fil blanc ne remporte pas un grand succès. Interrogez, vos collègues, vos amis, vous aurez du mal à en trouver un qui ait répondu au président du conseil général. Nous nous sommes donc penchés avec application sur le questionnaire &quot;Horizon 2012, on se souviendra de l’avenir&quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;1 - Si vous deviez vous définir, diriez- vous que vous êtes&amp;nbsp;:
Choisissez une seule réponse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Un habitant du département des Pyrénées-Orientales.
- Un habitant du Pays Catalan
- Un habitant de la région Languedoc-Roussillon
- Un habitant du Sud de la France&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin veut mesurer l’efficacité de sa com. et l’impact de son “Pays Catalan”. Pas étonnant que la première question porte sur la communication, puisque c’est, incontestablement, dans ce domaine que Bourquin déploie le plus d’activité. Et pourquoi le Roussillon est-il passé à la trappe&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - Pour vous la catalanité c’est avant tout:
Choisissez une seule réponse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Un patrimoine
- Des traditions
- Un drapeau
- Une langue&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est tout cela mon adjudant&amp;nbsp;! Quel est l’intérêt de cette question&amp;nbsp;? Compte tenu de la diversité des origines des populations qui composent le département on aurait plutôt envie de savoir comment l’identité catalane est perçue. Une question sur l’attachement et l’enseignement de la langue catalane aurait été très bien venue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 - Connaissez vous la devise du département «L’accent catalan de la République française»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Oui
- Non&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nuance, ce n’est pas la devise du département, c’est celle du conseil général depuis 1998. Là encore Bourquin veut mesurer l’impact de sa com.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4 - Adhérez vous à cette devise pour le département&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Oui, j’y adhère
- Non, je n’y adhère pas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Question plébiscite. Pourquoi n’y a-t-il le choix qu’entre l’adhésion et le rejet&amp;nbsp;? Pour que les personnes aillent massivement vers le oui et que Bourquin puisse se targuer d’une forte adhésion à sa devise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5 - Qu’est-ce qui vous informe sur la vie des Pyrénées-Orientales&amp;nbsp;?
Choisissez deux réponses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La télévision, FR3
- Le magazine du conseil général, l’Accent Catalan.
- L’Indépendant-Midi-Libre
- Les radios&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore une question liée à la com. , cela tourne à l’obsession. On est loin de l’avenir du département. FR3, Midi-Libre, L’Indép étant nommément cités, on comprend mal que la première radio d’information départementale, Radio Bleu Roussillon ne le soit pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6 - Globalement, estimez-vous qu’au cours de ces dernières années, le département des Pyrénées-Orientales a changé&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Plutôt en bien
- Plutôt en mal
- Je n’ai pas d’opinion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous verrez que l’exploitation du résultat sous entendra, “ depuis que je suis président du conseil général le département a changé en bien.”. Comme dit le proverbe catalan, il n’a pas levé le pied qu’on lui voit déjà la semelle.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;7- Dans les Pyrénées-Orientales, y a-t-il&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1- Suffisamment de lycées
- Pas suffisamment de lycées&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2- Suffisamment de collèges
-Pas suffisamment de collèges&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’attend-on de cette question&amp;nbsp;? Les lycées comme les collèges de notre département sont en sureffectif dans des proportions très importantes. Cette surpopulation rend presque partout la vie difficile aux jeunes et aux enseignants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;8 - Au cours des dernières années, quelle est à vos yeux, l’action la plus marquante du conseil général&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans hésiter, le bureau à 30 briques de Bourquin. C’est un
truc que l’on arrive pas à oublier.
Mais la réponse attendue, c’est les collèges. Pourquoi croyez-vous que dans la question précédente on vous interroge sur les collèges si ce n’est pour vous rafraîchir la mémoire et vous rappeler que le conseil général s’est lancé dans la construction de plusieurs établissements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9 - Vous savez que depuis vingt-cinq ans, la population du département des Pyrénées-Orientales a fortement augmenté, passant de 300 000 habitants à près de 400 000 habitants. Vous même, pensez-vous que&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- C’est une bonne chose
- Ce n’est pas une bonne chose
- Ca ne change rien pour le département
- Je n’ai pas d’opinion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réponse à cette question na va pas apporter grand chose. Elles arrivent bientôt les questions sur l’avenir du département&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;10 -A qui attribuez-vous l’augmentation des impôts locaux dans les Pyrénées-Orientales&amp;nbsp;?
(Choisissez une seule réponse)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La commune
- Le département
- La région
- L’Etat&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tiens, pourquoi cette question sur la fiscalité qui tombe comme un cheveu sur la soupe&amp;nbsp;? Elle est évidemment à rapprocher avec la forte augmentation des impôts locaux que proposera Christian Bourquin lors du vote du budget du conseil général en janvier 2003.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;11- Connaissez-vous dans les Pyrénées-Orientales les lieux suivants qui sont gérés par le conseil général&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La réserve naturelle de Nyer oui non
- La réserve Marine de Banyuls oui non
- Le lac de Villeneuve de la Raho oui non
- Les Bouillouses oui non
- Le Palais des rois de Majorque oui non
- Le Prieuré de Serrabone oui non
- Le Château des Rois de Majorque oui non&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mesure de la notoriété de ces sites, ne vise-t-elle pas à rappeler les opérations hyper médiatisées du conseil général aux Bouillouses et à la réserve marine de Banyuls&amp;nbsp;? N’aurait-il pas été plus utile de mesurer la connaissance de ces sites en demandant &quot;Avez-vous visité les lieux suivants récemment ?&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;12 - Sur l’ensemble de l’année, comment circule-t-on dans Perpignan et son agglomération&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très bien
Assez bien
Assez mal
Très mal&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passons tout de suite à la question 13 qui lui est liée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13 - Et sur les routes départementales des Pyrénées-Orientales en dehors de Perpignan&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très bien
Assez bien
Assez mal
Très mal&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui saute aux yeux, c’est que l’on veut leur faire dire aux gens qu’en ville on circule plus mal qu’à la campagne, mais surtout qu’on circule mieux chez Bourquin que chez Alduy. Monsieur Bourquin, dont on sent l’empreinte personnelle dans ce questionnaire, aurait dû demander, si l’air n’était pas plus pur à la campagne qu’à la ville&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14 - Que pensez-vous des aménagements faits par le Conseil Général aux Bouillouses ( parking, fléchage, sentier d’interprétation sur le thème de l’eau…)&amp;nbsp;?
- Très bien faits
- Assez bien faits
- Pas bien fait du tout
- Sans opinion&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On aimerait pouvoir comparer le coût de ces aménagements aux budgets de com ( brochures, campagne d’affichage sucette, 4X3, achat d’espace dans L’Indép…) consacrés depuis plusieurs années à la médiatisation de cette opération. Favoriser le tourisme de masse aux Bouillouses est un choix qui n’a hélas jamais été débattu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15 - Pour l’aménagement du Canigou, que faudrait-il faire&amp;nbsp;?
Aucune réponse n’est proposée. On voit là l’expression de la volonté de Bourquin d’aménager le Canigou, sans avoir exposé ses projets. En a-t-il&amp;nbsp;? Bourquin ferait bien de réfléchir et de consulter largement avant de toucher au Canigou. Gare aux foudres des Catalans, des amoureux de la nature et de la montagne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16 - La ligne TGV Barcelone-Perpignan est-elle pour le département des Pyrénées-Orientales une réalisation&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Indispensable
- Pas vraiment utile
- Dommageable&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17 - La ligne TGV Perpignan-Montpellier vers Paris est elle une priorité pour notre département&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très importante
Assez importante
Peu importante
Pas importante du tout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le TGV, c’est en cours, c’est lancé, il sera là dans les prochaines années. Barcelone et Montpellier seront reliés à Perpignan en 2005-2006 selon les optimistes en 2008-2010 selon les pessimistes. Avec ou sans monsieur Bourquin, qui a l’art d’enfoncer les portes ouvertes, c’est sur les rails.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;18 - Le projet de construction du tuyau d’eau entre le Rhône et Barcelone est-il pour le département des Pyrénées-Orientales une réalisation&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Indispensable
Très utile
Pas vraiment utile
Dommageable&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-on se prononcer sur une question aussi importante, en ne considérant que l’intérêt du département. Le poids considérable de l’Espagne dans les productions légumières et fruitières est déjà une réalité forte. L’Espagne a-t-elle besoin de cette eau&amp;nbsp;? N’est-ce pas Bas Rhône Languedoc (et Bouygues qui vient d’augmenter sa participation dans le capital de cette compagnie) qui ont le plus besoin du gigantesque chantier de l’aqueduc&amp;nbsp;? Une partie des recettes liées à la vente de l’eau ne pourrait-elle pas alimenter un fond de développement de l’aménagement rural et des industries de pointe. Dans ce dernier domaine notre département accuse déjà un retard considérable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;19 - EDF envisage de faire passer la ligne électrique à très haute tension ( THT) vers l’Espagne par le département des Pyrénées-Orientales. Qu’elle est votre position&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- J’y suis très favorable
- J’y suis plutôt favorable
- J’y suis plutôt opposé
- J’y suis très opposé
- J’y suis indifférent&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’accord on est tous majoritairement contre parce que l’on est quand même pas maso. Et après&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;20 - Le conseil Général doit-il davantage investir dans le développement des six plates formes de transports économiques et d’échanges qui représentent 7 000 emplois (Le Grand Saint-Charles, Rivesaltes Méditerranée, Le Boulou, l’aéroport de Perpignan, le port de Port-Vendres et la gare de Cerbère) un budget&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très important
Assez important
Peu important
Pas important du tout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui en dit long, c’est que le chiffre de 7 000 emplois est totalement fantaisiste. A peine la moitié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;21- Etes vous favorable ou opposé au développement du port de commerce de Port-Vendres&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’y suis très favorable
J’y suis plutôt favorable
J’y suis plutôt opposé
J’y suis très opposé&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah, la question perverse. Il aurait été plus honnête de demander, Etes-vous favorable à la construction d’un nouveau quai qui condamne la plage, le site des Tamarins jusqu’au-delà du Poisson Rouge? Le projet qui vise à recevoir des bateaux de marchandises de plus grande taille est fortement contesté par des spécialistes du fret maritime et les arguments du conseil général s’appuient sur des études insuffisantes. La mobilisation soutenue de centaines d’habitants de Port-Vendres a déjà contraint le Conseil Général à reculer et à adapter des projets liés à l’aire de carénage et à la criée. Ils seront agrandis dans des conditions qui donnent à présent satisfaction à toutes les parties concernées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;22 - En matière de solidarité, le Conseil Général doit-il&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Aller plus loin
- S’en tenir à ce qui existe
- Revenir sur certaines prestations&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imaginez le tollé si un conseil général de droite avait posé cette question&amp;nbsp;! On aurait, n’en doutons pas, assisté à une levée de boucliers à gauche. Elle est vicieuse parce qu’elle prête le flanc à des réactions égoïstes. Mais à gauche personne ne réagira car en politique, l’esprit partisan l’emporte toujours sur les valeurs et autres considérations.
Pourquoi laisse-t-on autant de personnes s’installer durablement en situation de bénéficiaires de diverses formes d’aide&amp;nbsp;? L’insuffisance des moyens et des possibilités d’insertion sociale et économique est une des raisons pour lesquelles le quart monde se développe dans nos pays riche. Faut-il faire moins ou faut-il faire mieux&amp;nbsp;? Poser la question, c’est un peu y répondre. Mais ce n’est, de toute façon, pas celle qui était posée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;23 - Pensez-vous que la mise en place de l’APA ( l’allocation personnalisée d’autonomie ) qui bénéficie à 10 000 personnes âgées dans le département est&amp;nbsp;:
- Une très bonne chose
- Plutôt une bonne chose
- Plutôt une mauvaise chose
- Une très mauvaise chose&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin fait la promo de la dernière grande mesure sociale prise par le gouvernement Jospin. Et l’avenir du département dans tout cela&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;24 - Le conseil général envisage différents projets en matière culturelle. Quels sont les deux qui auraient votre préférence&amp;nbsp;?
(Choisissez une seule réponse)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Créer une résidence pour les artistes contemporains au Château Royal de Collioure.
- Développer l’art vivant ( thèâtre, musique, danse )
- Poursuivre l’entretien et la préservation du patrimoine.
- Aménager et animer le Palais des Rois de Majorque.
- Organiser des grands évènements culturels.
- Renforcer la lecture publique&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin&amp;nbsp;! Il aura fallu attendre la vingt-quatrième question pour qu’il soit question de projets concrets. Sauf que l'on nous demande quels sont les deux projets qui auraient notre préférence en choisissant une seule réponse. Vous prenez n'importe quel document du conseil général et vous y trouvez des bourdes en pagaille. Pourrait-on avoir une explication&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;25 - Le département des Pyrénées-Orientales a organisé trois grandes expositions au palais des Rois de Majorque au cours des dernières années. Vous-même, avez-vous apprécié ces expositions?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les Mariannes
Beaucoup Assez Peu Pas du tout
- Les clochers du département
Beaucoup Assez Peu Pas du tout
- Les traditions du Pays Catalan
Beaucoup Assez Peu Pas du tout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour en arrière. Bourquin prend la température. Pourvu que ce ne soit pas pour faire une quatrième expo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;26 - Le Conseil Général va réaliser, au camp de Rivesaltes, &quot;un lieu de mémoire&quot; avec la construction d’un centre européen. Approuvez-vous ou désapprouvez-vous ce projet?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Je l’approuve
- Je le désapprouve&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Créer un lieu consacré à la mémoire des victimes du fascisme est certainement la plus importante décision qu’ait pris Bourquin (sur le conseil insistant de Bruno Delmas, alors son directeur de cabinet) depuis qu’il est président du conseil général.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;27- En matière de sport, qu’est-ce qui vous parait la priorité pour les Pyrénées-Orientales&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le développement des écoles de sports
- Le soutien au sport de haut niveau
- Le renforcement de l’aide aux clubs sportifs amateurs
- L’organisation de grands évènements sportifs
- Le soutien à l’USAP
- Le soutien au rugby à XIII&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En matière de sport, le conseil général a des prérogatives limitées liées à sa responsabilité au niveau des collèges dans lesquels les installations sportives sont insuffisantes quand elles ne sont pas indigentes, comme c’est le cas dans plusieurs établissements et à des distributions de subventions qu’il affecte en priorité à l’USAP.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;28 - Pour vous, l’USAP c’est avant tout&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les couleurs du département
- L’ambiance d’une équipe
- Du rugby
- La catalanité
- Je ne suis pas concerné&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre réponse possible&amp;nbsp;: C’est du sport spectacle. Quelle ville de France échappe à ce phénomène qui mêle sport, fric et chauvinisme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;29 - D’une manière générale, quand vous pensez à l’avenir du département, êtes-vous…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Très optimiste
- Plutôt optimiste
- Plutôt pessimiste
- Très pessimiste&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n’est pas l’action de Bourquin qui va nous rendre optimistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;30- Quel pourrait être le grand projet du département des Pyrénées-Orientales pour les dix prochaines années&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne manquait qu’elle, la question sur le projet miracle qui créerait des milliers d’emplois, assurerait la prospérité et le rayonnement du département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’incapacité de Bourquin à penser des stratégies de développement à partir des richesses existantes et des fortes potentialités du département est parfaitement illustrée par la médiocrité de ce questionnaire. On savait que Bourquin ne voyait pas plus haut que son nombril. Fallait-il qu’il en fasse étalage en distribuant un questionnaire sous enveloppe dans tous les foyers du département&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les politiques ne font pas preuve de la même sécheresse de pensée.
Le questionnaire du conseil général de l’Hérault qui a inspiré celui de Bourquin est d’un autre niveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Précisons que dans l’Hérault, le conseil général a encarté le questionnaire dans son magazine. Procédé nettement moins coûteux que celui utilisé dans les P.-O.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette consultation a été réalisée en collaboration avec la SOFRES explique Bourquin dans sa lettre de présentation. Il ne faut pas pour autant se faire d’illusions sur les résultats qui seront rendus publics. Ils iront forcément dans un sens favorable au conseil général. La participation ( très coûteuse )de la SOFRES sert principalement à apporter du crédit à une opération qui n’en à aucun.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Prostitution (suite) L'Indép écrit à PTVB</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/29/Prostitution-suite-LIndep-ecrit-a-PTVB</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:920595d52546b6f496f100fff077ced8</guid>
    <pubDate>Fri, 29 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur le &quot;Webmaster&quot;,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois de plus, je viens de tomber sur une de tes critiques concernant l'un de mes articles. Cette fois-ci c'est à propos de mon dossier sur la prostitution. Une fois de plus, tu m'en mets plein la gueule. Soit.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Spécialiste des reportages glauques&amp;nbsp;? Racolage&amp;nbsp;? Outre une mauvaise lecture des deux volets de mon reportage, je pense que tu me connais vraiment très peu pour affirmer ce genre de truc, mais je te laisse à tes approximations et à ta mauvaise foi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N'étant pas un fidèle de ton site, j'ai lu par ailleurs quelques-uns des articles que tu avais publiés récemment. Constat&amp;nbsp;: à lire la plupart des papiers publiés par perpignan-toutvabien, on a vraiment l'impression que la vie du département ne tourne qu'autour d'un journal et de ses journalistes, et d'un président de conseil général qui s'appelle Christian Bourquin. En outre, tu te fais fort de dénoncer les &quot;approximations&quot; de tes confrères mais tu ne te rends même pas compte que ton obsession maladive nourrie par beaucoup de haine et de ressentiment à l'égard de l'Indépendant (et du groupe Midi-libre/le Monde en général) palpable à chaque ligne, ferait la joie d'un psychiatre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je veux bien croire qu'exister pour toi ne peut se concevoir qu'à travers le prisme de la haine ou de la rancœur, mais sincèrement, les saloperies que tu déblatères à longueur de colonnes sur moi ou d'autres, te rendent-elles heureux&amp;nbsp;? Pitié, ne me sors pas le refrain du &quot;je veux informer autrement&quot; qui te sert de justification...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je t'ai croisé, ailleurs, plus alerte,il y a quelques années sans te connaître. Aujourd'hui, en vieillissant, tes mots sentent le poujadisme et la rancœur. Allez, en te forçant un peu, tu ressembleras bientôt à &quot;Gringoire&quot; ou à &quot;Je suis partout&quot;... Cours Kamarade, le &quot;nouveau monde&quot; que tu contribues à façonner marche devant toi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans amitié mais sans haine,
''
Thomas HIRSCH (moi, je signe)''&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur le chien de garde de L'Indépendant,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne suffit pas de dire qu’il y a des approximations et de la mauvaise foi dans l’article de perpignan-toutvabien.info, il faut le démontrer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos colonnes vous sont ouvertes, nous attendons votre réponse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà ce qui est important.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le reste c’est du bla-bla&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment pouvez-vous jeter un avis aussi définitif sur perpignan-toutvabien alors que vous reconnaissez n’avoir lu que quelques articles&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les trois titres d’informations générales du département, deux quotidiens et un hebdomadaire, sont la propriété du même groupe de presse (Le Monde).
Nous vous le disons clairement, cette situation de monopole et toutes les dérives qu’elle provoque nous sont insupportables.
Vous n’avez donc pas fini de nous entendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La démocratie est un système politique qui vit de sa propre critique.
Alors, sans une presse libre d’exercer cette critique de démocratie, il n’y en a pas beaucoup.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme neuf fois sur dix, votre journal passe la brosse à reluire à Bourquin, vous choisissez un bien mauvais sujet pour nous chercher querelles.
Sachez que notre modeste entreprise de presse ne reçoit pas chaque année plusieurs centaines de milliers d’euros du conseil général. Et qu’il n’y a pas un seul journaliste de perpignan-toutvabien.info qui passe au guichet de cette institution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Haine, rancœur, obsession maladive, psychiatre, saloperies…» No comment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous ne vous suivrons pas sur le terrain des insultes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat doit porter sur ce que nous écrivons les uns et les autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi les journalistes seraient-ils la seule catégorie de la population dont on ne pourrait pas critiquer l’action&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous avez décidé de répondre à la critique en jetant le discrédit sur notre journal et un des membres de sa rédaction, cela vous regarde et les lecteurs jugeront.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gringoire, Je suis Partout, pour les lecteurs qui l’auraient oublié ce sont deux titres de presse qui se sont illustrés sous le régime de Vichy.
Mais puisque la presse de la collaboration vous intéresse tellement, vous devriez vous plonger dans l’Indépendant des années noires. Vous ne serez pas déçu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous nous placez à l’extrême droite pour nous disqualifier ou nous obliger à expliquer que nous ne sommes pas des fascistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Salir l’adversaire, c’est cela les méthodes de Gringoire et de Je suis partout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Invectivez, invectivez…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il arrivera un moment ou cela ne suffira plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous ne voyez pas grossir le flot de ceux qui ne supportent plus «Les nouveaux chiens de garde».*&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous, nous le voyons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vous adresse, Monsieur le chien de garde de L’Indépendant, l’expression de mes sentiments distingués.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le webmaster de perpignan-toutvabien.info, le canard déchaîné.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;]PS 1: Sachez que si «Monsieur sujets glauques» vous a blessé, nous sommes prêts à le retirer. Mais nous n’avons, par ailleurs, pas un mot à retrancher de l’article, Prostitution, L’Indép premier souteneur du département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PS 2: «Et que ferait dans ce cas perpignan-toutvabien», demande un lecteur&amp;nbsp;? Considérant que la prostitution est le plus souvent une forme d’esclavage, nous ne prendrions pas ces publicités. Et de la même façon, nous ne voulons pas accueillir sur notre site des enseignes et des marques qui pratiquent le racket des producteurs français et surexploitent les populations des pays pauvres.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;- «Les médias français se proclament “contre-pouvoir“. Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence…»&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux chiens de garde, livre de Serge Halimi, 1997. Liber-Raisons d’agir, 4 euros et des centimes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Prostitution : L’Indép premier souteneur du département</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/28/Prostitution-%3A-LIndep-premier-souteneur-du-departement</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:43e79fd53ff8655a081c11afb7f62cbf</guid>
    <pubDate>Thu, 28 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Notre quotidien local publie le deuxième volet de son enquête sur la prostitution en s’intéressant à «des salons de massage très très spéciaux.»&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Thomas Hirsch, le monsieur sujets glauques de L’Indépendant, a enquêté sur cette nouvelle forme de prostitution, «un phénomène en pleine expansion» qui préoccupe la police, elle «s’apprête d’ailleurs à restructurer la brigade des mœurs» afin de lui donner davantage de moyens de surveillance… Dans son collimateur, le travail non déclaré, l’emploi éventuel de mineures ou de clandestins et la prostitution d’origine étrangère.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au passage, on peut regretter que le journaliste se soit limité à faire un sujet racoleur s’intéressant aux prestations et aux tarifs plutôt qu’aux êtres humains dont on oublie trop souvent qu’ils n’ont pas de vocation pour la prostitution. La majorité des hommes et des femmes qui s’y livrent à Perpignan, comme ailleurs, ont derrière eux des vies brisées par toutes sortes de drames familiaux, par la drogue, par la violence des souteneurs et les difficultés inhérentes à la pratique de leur gagne-pain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le journaliste de L'Indép. précise que «la pub pour ces institutions d’un genre très particulier se fait par bouche à oreille, voie d’annonces mais aussi par Internet.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui concerne Internet, dans lequel il y a, comme dans L’Indépendant, le pire et le meilleur, notre rédaction n’y a trouvé qu’un seul site offrant la possibilité d’entrer en contact avec un de ces salons perpignanais dans lesquels on pratique, «les massages au-dessous de la ceinture.», il s’appelle Indépendant.com.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le site de notre quotidien préféré offre un vaste choix d’annonces en répertoriant toutes celles qu’il a passées dans la dernière quinzaine, soit exactement 47. Si vous désirez élargir votre recherche à la région, là ce sont 208 annonces qui s’afficheront sous vos yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les lecteurs de L’Indépendant, il est aussi simple d’aller en page 33. Hirsch n’est pas allé plus loin chercher les numéros de téléphone des salons qu’il a appelés. Mais, bien sur, il n’en souffle mot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi le journaliste n’a-t-il pas renvoyé à la rubrique “Les annonces” de son journal&amp;nbsp;? Il n’y a pas mieux pour édifier le lecteur. «L’Institut Mirella, c’est le charme d’un délicieux moment body body.» ou encore, «Massages érotiques, prestations diverses.» Il y en a comme cela une trentaine, 365 jours par an.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Indép. est le principal moyen de recrutement de la clientèle utilisée par les péripatéticiennes en salon. Elles apprécient sa puissance… C’est assez flatteur. Pourquoi le cacher&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plus, c’est un bon business. Ces dames et aussi ces messieurs (attention aux faux nez) apprécient particulièrement le forfait 6 jours, 30 euros. Il est, en plus, facile à utiliser, un petit un coup de fil, un numéro de carte bleue et l’annonce passe toute l’année. 1560 euros multipliés par une trentaine d’annonces. On ne crache pas sur 50 000 euros.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rubrique s’appelle, “Détente”&amp;nbsp;! On veut bien ramasser de l’argent qui vient de la prostitution, mais discrètement quand même. L’Indépendant est, vous le savez, un journal respectable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mot prostitution, est réservé à la Une du journal, c’est bon pour racoler le client.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>“Horizon 2012” - Décodage : 1-Une consultation électoraliste</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/27/Horizon-2012-Decodage-%3A-1-Une-consultation-electoraliste</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0a263fd9c76b2ad03a20060948a78c44</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;«On se souviendra de l’avenir», annonce le slogan qui semble vouloir dire que dans dix ans on se souviendra du chemin que nous allons tracer grâce à Christian Bourquin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;On reconnaît là la légendaire mégalomanie du président du conseil général.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Laissez votre empreinte», proclame le second slogan en tapant sur le même clou.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On identifie ici, à sa légéreté, le style Bourquin-Provencel*. Ces deux-là ont en commun d’avoir la semelle un peu lourde. Quand ils marchent dedans, cela laisse des traces.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Votre réponse est donc indispensable pour préparer l’avenir…» insiste lourdement Christian Bourquin dans la lettre questionnaire distribuée dans tous les foyers du département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Franchement, lecteur, tu aurais imaginé que le président du conseil général vienne te tirer par la manche et te dise, «Viens, j’ai besoin de toi pour préparer l’avenir du département»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est beau&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est beau comme la vache mauve du chocolat Milka qui fabrique dans un chalet des verdoyants alpages les tablettes que la marmotte va ensuite emballer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi Christian Bourquin, pourtant président du conseil général depuis cinq ans, a-t-il attendu d’être à un an et quelques mois des élections cantonales pour faire cette consultation sur l’avenir du département&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’en penses-tu lecteur&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut atterrir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus que ton avis, c’est ton bulletin de vote qui intéresse Christian Bourquin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faut-il te souffler la suite&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui, dans quelques mois, se présentera comme celui qui va réaliser le «programme d’action» préparé «en concertation avec l’ensemble des citoyennes et des citoyens de notre département.»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N’est-il pas génial notre super Bourquin&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car c’est avec l’argent que tu lui as confié qu’il se paie une campagne pré-électorale et aussi notre tête à tous.&lt;/p&gt;




&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Provencel Pascal, ami de Christian Bourquin et patron de Synthèse, l’agence de publicité qui remporte tous les appels d’offre des marchés de communication du conseil général et des organismes qui lui sont liés depuis que C. Bourquin est président du conseil général.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;



&lt;p&gt;Prochain article
2- Un questionnaire très orienté&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Apocalypse THT à la salle des fêtes de Pollestres</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/23/Apocalypse-THT-a-la-salle-des-fetes-de-Pollestres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bdb7384dec7f613b777d5728570bc82b</guid>
    <pubDate>Sat, 23 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le député maire de Pollestres, Daniel Mach, remonte l’allée de la salle des Fêtes de Pollestres en serrant les mains de la quarantaine de personnes dispersées à gauche et à droite de la travée. Parmi elles, quelques têtes connues de militants de l’environnement et membres d’associations diverses et paraît-il quelques concombres masqués de l’EDF et un représentant des RG en mission d’observation. On attend encore un peu les retardataires, c’est le quart d’heure catalan.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un monsieur brun en costume, la cinquantaine passée, prend la parole. On suppose que l’on devrait le connaître puisqu’il ne se présentera pas et l’on ne comprendra que plus tard, quand il sera cité par les autres intervenants, qu’il s’agit de M. Amiel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’orateur, donc, remercie Daniel Mach pour sa présence et l’aide apportée à l’organisation, indique le fil conducteur de la soirée, présente sommairement le collectif d’associations «pour le moment, nous sommes 8, mais bientôt nous serons 11.» Un peu plus tard on aura une autre estimation des forces en présence, «ce soir nous sommes 9, mais bientôt nous serons 10, 11, 12 et peut être plus.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les choses sérieuses peuvent commencer. Il est question, pèle mêle, du brouillage des ondes radio, du risque de chute des câbles et pylônes par forte tramontane, du risque des neiges verglaçantes, des problèmes d’incendies (si la forêt des Albères brûlait), le tout lié, bien sûr, à l’implantation de la THT. Les risques de grêle sous les lignes THT ont été évoquées, mais tout aussi vaguement, sans faits, sans chiffre précis. On doit se contenter d’un très convainquant «fréquemment observé», tout aussi scientifique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On a même eu droit à «s’il y a des chasseurs parmi vous, ils savent bien qu’il n’y a jamais de lapins sous les lignes à haute tension». Ne reculant devant aucun effet dramatique, mettant au même niveau clichés obscurantistes et allusions à des études scientifiques, l’orateur a abordé les questions de la répercussion des forts champs magnétiques sur la santé humaine, menaçant les populations du Roussillon de cancers, de leucémies (particulièrement chez les enfants – la corde sensible a été pincée à de nombreuses reprises), d’avortements, et, au mieux, de migraines et d’insomnies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans jamais préciser à quelle distance des lignes THT les champs magnétiques n’étaient plus dangereux et quelle était la distance de sécurité préconisée éventuellement et actuellement en France. Il a continué à se prendre les pieds dans les champs électromagnétiques et s’embrouiller dans les microtestas pendant un bon petit moment pour finalement annoncer qu’un éminent spécialiste, coauteur d’un guide pratique européen des pollutions électromagnétiques viendrait faire une conférence début décembre… au palais des rois de Majorque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là, le maire de Caudiès a bondi de sa chaise, s’est précipité vers le micro, visiblement furieux que la conférence qu’il avait prévue et organisée dans son village se soit déplacée toute seule sans le prévenir. Plus tard, il s’excusera de la vivacité de sa réaction mais d’autres interventions, pourtant elles n’ont pas été si nombreuses, nous ont bien fait sentir que si l’électricité ne passait pas encore au-dessus de nos têtes, la très haute tension régnait déjà au sein du collectif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un long et poignant appel à cotisation d’un autre membre du collectif, ce fut le tour de Daniel Mach. Avec un petit sourire en coin qui en disait long, il a jugé nécessaire de préciser qu’il ne s’exprimerait pas sur les nuisances du passage d’une THT, les scientifiques ayant des avis très contradictoires sur la question. Dans un exposé clair et lucide, le député a expliqué que le passage de la THT était déjà décidé et que les associations devaient intensifier leurs efforts de façon à ce que cela se fasse, en quelque sorte, le mieux possible, c’est à dire en essayant d’obtenir le plus possible de ligne enterrée ou en sous marin et en refusant le passage de la THT à proximité des zones fortement urbanisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le député a aussi annoncé qu’il rencontrerait Roselyne Bachelot, le 17 décembre, et que Henri Sicre travaillait sur le dossier de classement des Albères, ce qui aurait aussi un effet de ralentissement du projet.
Une dame assise au fond de la salle a demandé le micro, est venue jusque devant le public et s’est présentée&amp;nbsp;: Maryse Lapergue, présidente de la Hune, faisant souffler un air salvateur d’intelligence et de bon sens, elle n’a pas tardé à remettre les compteurs à zéro. Tout en félicitant Mach pour la clarté de sa position, elle ne s’est pas gênée pour, mine de rien, réfuter tous ses arguments, ses appels à la solidarité avec l’Espagne (on ne peut pas se dire Catalans et refuser de leur vendre de l’électricité) et ses menaces voilées (si on ne leur fournit pas de l’électricité, ils vont nous faire une centrale nucléaire).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Démontant au passage les constructions faites jusque là par les intervenants du collectif, martelant ce qui aurait dû être une évidence, &quot; ne nous laissons pas entraîner sur un terrain qui n’est pas le notre, attention aux chausses trappes, ne prenons pas les beaux discours pour argent comptant, refusons de débattre tant que le projet ne nous est pas présenté, ne nous laissons pas embarquer dans le débat technique, opposons une détermination sans faille, nous ne voulons de la THT, nous n’en voulons pas, posons les vrais questions…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le maire de Caudiès, Daniel Mach et un monsieur en veste marron ont repris la parole. Quand au débat, a-t-il vraiment eu lieu&amp;nbsp;? Personne n’a demandé à la salle s’il y avait des questions, si quelqu’un avait quelque chose à dire. «Surtout n’oubliez pas vos cotisations et de remplir le formulaire que l’on vous a donné et au revoir.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement c’est sur le trottoir et devant la salle des fêtes qu’eurent lieu débats et discussions, chacun avec ses copains, par groupe et par affinité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste qu’à observer la moyenne d’âge (élevée) des participants et leur petit nombre, la première réunion publique du collectif d’association contre la THT a montré que le projet pourtant lourd de conséquences environnementales ne mobilisait pas encore les foules&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PS&amp;nbsp;: Cette réunion s’est tenue le 21 novembre 2002.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Carrières : le préfet va-t-il déterrer la hache de guerre ?</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/22/Carrieres-%3A-le-prefet-va-t-il-deterrer-la-hache-de-guerre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2305143975f3cdd786ebed0b45a3a6dc</guid>
    <pubDate>Fri, 22 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le préfet des Pyrénées-Orientales va-t-il provoquer une nouvelle guerre des carrières&amp;nbsp;? C’est la question qui se pose à quelques heures, à quelques jours tout au plus, de la signature qu’il mettra au bas d’un arrêté préfectoral autorisant ou refusant l’extension de la carrière de Calce.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Michel Fuzeau suivra-t-il la commission départementale des carrières, qui a émis un avis favorable à l’extension de la carrière située au bord de la route départementale 116 à la sortie de Cases-de-Pène en direction d’Estagel?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’entreprise Guintoli-Vaills qui exploite sur 5 hectares une carrière de calcaire au lieu-dit de “Barrens” sollicite une autorisation d’exploitation de 30 ans sur une surface de 12 hectares offrant un potentiel d’exploitation de 7 000 000 tonnes. Le tonnage annuel d’exploitation passerait de 150 000 tonnes à 250 000 tonnes, voir à 500 000 en période de pointe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment en est-on arrivé à cette situation menaçante&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport du commissaire enquêteur, qui se conclut par un avis favorable à la demande d’exploitation, comporte des lacunes aux profondeurs abyssales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux fortes préoccupations environnementales et paysagères exprimées pendant l’enquête publique par des particuliers et des associations craignant les conséquences en matière de tourisme et de viticulture, le commissaire répond en citant le carrier, «Les dispositions adoptées à “Barrens” tant dans le cadre de son exploitation que dans celui de son extension, ont entre autre, pour objectif, et tout en poursuivant une finalité industrielle et économique, la préservation de l’environnement.» En donnant son avis à la suite, il écrit que la nouvelle autorisation «permettra une meilleure insertion du site da la carrière existante, dans l’environnement.» Incroyable mais pourtant vrai. Rien d’autre sur le sujet en 72 pages.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment le commissaire enquêteur, tout comme le carrier, peuvent-ils pratiquement faire abstraction dans l’étude d’impact des vignerons qui se trouvent à proximité. Et quels vignerons !!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ignoré, Gérard Gauby, la star du vignoble roussillonnais dont le nom se retrouve systématiquement placé au sommet de la hiérarchie des vignerons français. C’est pourtant à Calce qu’il est installé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ignoré, le domaine de Jau, fleuron de la viticulture départementale et premier en volume avec 1 500 000 bouteilles. Et ses 50 emplois temps plein&amp;nbsp;? Oubliés eux aussi, tout comme la Fondation de Jau et les plus de 10 000 personnes qui chaque année visitent sa prestigieuse exposition d’art contemporain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les vignes du domaine Gauby comme celles du domaine de Jau sont situées à proximité de la carrière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et s’il faut encore en rajouter pour bien montrer que les grands terroirs classés en AOC et les grands vignerons de notre département sont là, dans cette partie de la vallée de l’Agly, on citera, le domaine Piquemal et le Mas Crémats, à Espira de l’Agly, les domaines Cazes et Boudau, à Rivesaltes, les domaines des Chênes et Gardies, à Vingrau, ainsi que le Clos des Fées, le domaine Fontanel, à Tautavel, et la Cave des vignerons de Baixas… Impossible de les citer tous&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mesure-t-on ce que l’on doit aux efforts de tous ces vignerons en termes de richesses créées, de notoriété et d’image donnée aux vins du Roussillon et en termes de composition et d’entretien de ces magnifiques paysages viticoles des Corbières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne peut pas rêver mieux que cette extension de carrière pour décourager les éléments les plus dynamiques de la viticulture du Roussillon, surtout dans ce contexte marqué par une crise particulièrement forte et durable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’absence de prise en compte de la valeur des paysages comme moteur du développement économique est, à notre époque, une véritable hérésie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reconnue abondante par l’étude d’impact, la production de poussières fines est qualifiée de marginale et «son impact est limité aux périodes estivales plus sèches.» Indiquons aux carriers que c’est à ce moment-là que la vigne produit du raisin. L’augmentation de la production, de 150 à 250 000 tonnes en moyenne, entraînera une augmentation sensible de la production de poussières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici une des autres aberrations qu’offre la lecture de l’étude d’impact, «Secteur à l’abri des principaux circuits touristiques de la région.» On a envie de se fâcher très fort en lisant, (pardonnez-nous ) une telle connerie . La D.117, n’est-t-elle pas la principale voie empruntée par les centaines de milliers de touristes qui chaque année font la route des châteaux Cathares et par les plus de cent mille visiteurs annuels de Tautavel&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que l’étude d’impact ajoute, «Les emprises de la carrière sont du point de vue paysager, totalement dépourvues d’attrait particulier.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Compte tenu du peu d’arguments qui justifient leur funeste activité les dévoreurs de paysages ne semblent pas avoir d’autre choix que de pratiquer le mensonge par omission.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’apporte cette carrière&amp;nbsp;? Seulement 4 emplois, mais des profits considérables, ce qui explique la détermination à aboutir, le lobbying et les coups tordus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Abordant la question de la circulation des camions, monsieur le commissaire enquêteur n’a pas eu le mauvais goût de rappeler l’accident causé à Mme Ribis par un camion fou de monsieur Valls. Ce dernier, et son entreprise, n’ont eu aucun geste pour cette personne au corps cassé, martyrisé (22 fractures) dont la vie quotidienne est devenue un enfer. (Voir article dans rubrique crème brûlée )&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’avis exprimé par les conseils municipaux des communes concernées, qui se sont réunis et ont voté, n’a pas non plus pesé lourd dans le rapport du commissaire. Pourtant 5 communes sur 6 ont exprimé un avis défavorable, Calce, Cases-de-Pène, Espira-de-l’Agly, Baixas et Tautavel. Seule Estagel a exprimé un avis favorable, comme à l’époque de son maire communiste Antoine Sarda. Pour lui l’emploi industriel est sacré. N’est-ce pas là que se trouve la classe ouvrière?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le conseil général, par la voix de Jean-Jacques Lopez, conseiller général du Rivesaltais s’est également prononcé contre en attirant en particulier l’attention sur les menaces potentielles sur les réserves d’eau considérables contenues dans ce massif calcaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Est il concevable que l’on aille contre la volonté des élus dans le cadre d’une opération qui n’est pas d’utilité publique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En évoquant les besoins pour la construction des voies du TGV, le commissaire enquêteur s’est bien planté. Il faudra bien trouver 800 000 tonnes. Mais d’un matériau spécifique que l’on ne trouve pas dans le département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et que fait-on du rapport de l’ingénieur des Mines, inspecteur des installations classées adressé au Procureur de la république le 20 juillet 2000&amp;nbsp;? Se rendant sur la carrière de Calce, il avait pu constater, “En limite sud de l’autorisation accordée à la SA Guintoli par arrêté préfectoral en date du 14 septembre 1993, nous avons constaté que les travaux d’extraction avaient été conduits à l’extérieur de l’emprise autorisée.”&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’ampleur de ce débordement laisse penser que le projet d’extension de la carrière Guintoli semble, entre autre, avoir pour but de régulariser la situation. L’infraction est passible d’une peine de prison et d’une forte amende.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur Vaills est un véritable enfant de chœur. Il y a deux ans sa société avait demandé l’autorisation d’installer une unité de fabrication d’enrobés bitumineux à chaud. Elle avait été refusée par le préfet Dartout. Et l’installation qui avait été montée à l’abri pour le moins prématurément avait dû être démontée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les besoins en matériaux extraits, granulats pour béton et pour les routes, cailloux pour remblais et enrochements, sont produits en quantité suffisante par d’autres carriers répartis sur tout le département pour que la demande d’extension n’apparaisse pas indispensable pour satisfaire les besoins en matériaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lourd tribut que paie déjà la vallée de l’Agly aux carrières aurait aussi dû être considéré dans la phase d’étude. Car là où les carriers passent les collines ne repoussent pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur le préfet se rendra-t-il sur place pour apprécier la situation&amp;nbsp;? S’ il prenait le temps de monter à l’Ermitage de Notre Dame de Pène et d’y contempler la vue, il est certain qu’il y entendrait la voix de la sagesse et songerait sérieusement à la protection de ces paysages que M. Vaills rêve de grignoter.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;«La carrière à un impact visuel limité» dit l’étude d’impact. Photo prise de la D.116.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;légende photo&amp;nbsp;: carrière à impact visuel limité&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Plages de Canet : Promenade dangereuse</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/20/Plages-de-Canet-%3A-Promenade-dangereuse</link>
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    <pubDate>Wed, 20 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Planches pleines de clous posées ça et là, qui peuvent être très dangereuses lorsque lorsqu’elles sont à peine recouvertes de sable, câbles électriques et tuyaux, enterrés dans le sable et surgissant à plusieurs endroits, poteaux d’aciers profondément enfoncés dans le sol, planche dressée sur laquelle est fixée un boîtier téléphonique… Voilà le spectacle qu’offrent les plages de Canet à la mi-novembre à hauteur de Canet Sud et en d’autres endroits.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Est-il concevable qu’un adulte ou un enfant qui courre ou joue sur la plage soit exposé à un aussi grand risque de blessures&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce moment de l’année, les plagistes à qui la municipalité loue un emplacement sur l’espace maritime, ont, depuis longtemps, démonté leurs installations. Certes quelques-uns parmi eux n’ont pas respecté l’engagement de restituer parfaitement propre l’espace qu’ils ont occupé quelques mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la Mairie de Canet, qui tire, d’ailleurs, de confortables revenus de la location de l’espace maritime, dont la gestion lui est concédée, s’est installée depuis quelques années dans une situation de laisser aller. Le constat fait cette année n’est pas une nouveauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi, à l’issue de la saison, la mairie de Canet ne procède-t-elle pas à un état des lieux avec le plagiste&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A défaut de se donner les moyens de faire appliquer le cahier des charges, signé par ces commerçants saisonniers, ce qui est tout de même une situation anormale, pourquoi la mairie n’enlève-t-elle pas les divers décombres subsistant des construction saisonnières&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au-delà des vrais problèmes de sécurité qu’elles posent, ces négligences ne donnent pas une très bonne image de Canet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Madame Franco va-t-elle se décider à balayer devant sa porte&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Bourquin désavoué par le Conseil d’Etat</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/15/Bourquin-desavoue-par-le-Conseil-dEtat</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Dans les conclusions qu’il a présenté, mercredi 13 novembre, au Conseil d’Etat, François Lamy a infligé un cinglant désaveu à Christian Bourquin. Pour le commissaire du gouvernement, il ne fait donc pas de doute que Christian Bourquin a utilisé son chauffeur pendant la campagne électorale des cantonales sur le canton de Millas. Par conséquent, il demande à ce qu’une partie de la somme de 55 000 francs destinée à payer Armand Renard soit intégrée dans les comptes de campagne de Christian Bourquin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;François Lamy vient d’ouvrir une large brèche dans le mur de mensonges laborieusement construit par Christian Bourquin. Ce dernier a toujours prétendu qu’il n’avait pas du tout utilisé les services d’Armand Renard son chauffeur pendant la campagne électorale et que, par conséquent, il n’y avait pas lieu pour lui d’imputer cette dépense dans ses comptes de campagne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès lors qu’il est admis que Christian Bourquin a utilisé son chauffeur pendant sa campagne électorale, c’est tout le système qu’il a mis en place pour dissimuler cette situation qui continue de s’effondrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce système repose sur des témoignages de militants et d’élus qui attestent avoir vu Armand Renard dans leur commune ou leur canton dans le cadre d’une mission “de responsable de la logistique“ de la fédération du PS. S’il l’ont vu faire ce travail c’est qu’il ne faisait pas le chauffeur de Bourquin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la lumière des conditions dans lesquelles certains témoignages ont été extorqués, ce qui, rappelons-le, fait l’objet de plusieurs mises en examen par la justice pénale, on est en droit de s’interroger sur la sincérité de ces attestations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que va faire le Conseil d’Etat&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Va-t-il suivre son rapporteur, qui lui ne participera pas aux délibérations, en intégrant une partie des 55 000 francs aux comptes de campagne, à savoir, 21 507 francs, ce qui reste un poil en deça du plafond.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ou va-t-il poursuivre un peu plus loin le raisonnement de son rapporteur. Puisqu’il est admis que le chèque de 55 000 francs n’est pas, comme le soutient mordicus Christian Bourquin, une avance de cotisations, mais le remboursement de la rémunération de son chauffeur, pourquoi ne pas imputer la totalité de cette somme sur son compte de campagne&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce cas, Christian Bourquin dépasse le plafond, il est invalidé, décision presque automatiquement accompagnée d’une période d’inéligibilité, ce qui compromet fortement sa carrière politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faire sauter un président de conseil général est une lourde proposition devant laquelle le commissaire du gouvernement a peut-être hésité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais les Conseillers d’Etat vont certainement avoir en tête les conséquences que pourraient avoir une décision qui repousserait définitivement le recours de François Calvet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle crédibilité aura-t-elle si, dans un an, le tribunal correctionnel condamne Christian Bourquin et d’autres pour complicité de faux&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il convient de ne pas oublier que le Conseil d’Etat ne suit pas toujours l’avis de son rapporteur. Henri Carbonell s’en souvient. Le Conseil d’Etat avait en décembre 1999, à la surprise générale, rendu un avis contraire aux conclusions du commissaire et gouvernement et le conseiller général Henri Carbonell se retrouva invalidé et inéligible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Verdict, fin décembre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>2002 année Mère Antigo, Miracle ou supercherie ?</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/14/2002-annee-Mere-Antigo-Miracle-ou-supercherie</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Exposition, voyage d’études, messes solennelles, journée d’étude, conférences, pose d’une plaque à l’ancien monastère, inauguration d’un jardin à son nom, quantité d’articles dans le journal… Qui, à Perpignan, a déjà été autant honoré que Mère Antigo au cours de l’année 2002&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Soulignons combien la ville de Perpignan s’est montrée active en organisant plusieurs des principales manifestations liées à la commémoration du 400e anniversaire de la naissance de mère Antigo, dont l’exposition de la maison de Bernat Xanxo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi tant d’honneurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sœur Maria Antigo est une clarisse, objet d’une forte dévotion au XIXe siècle en raison de miracles, des guérisons qui lui ont été attribuées. Si le souvenir de la religieuse reste vivace, la ferveur de la communauté catholique s’est fortement amoindrie. Il faut dire que la mère Antigo est une grande discrète, car cela va faire plus d’un siècle qu’elle ne s’est pas manifestée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle ne fait plus de miracle et ceux qu’elle a fait n’ont pas été médicalement reconnus. Du coup, son dossier de béatification et de canonisation est en panne depuis 1910.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Josianne Cabanas, journaliste, qui a pris la tête de la croisade pour la reconnaissance de la sainteté de la Mère Antigo, rapporte dans plusieurs des articles qu’elle a consacrés au sujet dans les colonnes de L’Indép que le corps de la religieuse est toujours dans un parfait état de conservation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la plaque signée par Jean-Paul Alduy, posée à l’intérieur de l’ancien couvent des clarisses, on lit &quot;Son corps, exceptionnellement conservé jusqu’à nos jours.” Josianne Cabanas a aussi écrit “miraculeusement conservé“ . Le corps de Maria Antigo est parfaitement conservé. C’est vrai&amp;nbsp;! D’ailleurs tout le monde le dit, l’écrit, et depuis longtemps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 1731, cinquante ans après sa mort, le corps de Marie Antigo est retrouvé intact alors qu’il n’avait pas été embaumé. En 1771, il est «dans un état merveilleux». Il est toujours intact en 1805. En 1842, lors de son transfert de La Réal au couvent des clarisses, un parfum suave s’élève du corps, une «odeur de sainteté». En 1842, le docteur Carcassonne examine le corps et écrit, «Partout la peau est desséchée comme tannée. Les organes internes sont dans un état de dessiccation complète. Ils n’ont pas subi la putréfaction…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que peut-on voir lors d’une des rares fois ou les clarisses de l’avenue Joffre ouvre le cercueil qui renferme le corps de la Mère Antigo&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme on l’a auparavant lu sous la plume de Josianne Cabanas que «La couleur du visage et des mains ayant souffert, un léger masque de cire a été apposée en 1940…», on ne s’attend pas à découvrir une espèce de momie desséchée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En regardant derrière la vitre le visage et les mains, les seules parties apparentes, on est immédiatement frappé par la grossièreté et l’impression d’épaisseur du moulage qui les entoure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, à moins d’avoir la foi chevillée au corps, on ne croit pas un instant de plus au miracle de la conservation du corps de la religieuse…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel que soit son état de conservation, c’est plutôt Josianne Cabanas qui devrait être canonisée. Avec tout le remue ménage qu’elle a fait autour de la mère Antigo, elle le vaut bien&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aymé Créan&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;PS&amp;nbsp;: Il faudra songer à s’intéresser aux raisons pour lesquelles nos politiques locaux, de droite comme de gauche, (vraie grenouille de bénitier et pourvoyeur d’huile sainte, Bourquin est ami de l’évêque et de Josianne Cabanas) s’impliquent depuis quelques années avec autant d’ardeur dans le fait religieux. Les avis de nos lecteurs seront les bienvenus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PS 2&amp;nbsp;: Devant son considérable succès, 23 500 visiteurs, la mairie de Perpignan a décidé de prolonger l’exposition “ Anna Maria Antigo et le couvent des clarisses à Perpignan, du XVII siècle à nos jours. «Une bonne occasion pour découvrir -ou revoir- cette exceptionnelle exposition, unanimement louée pour la richesse et la rareté des images et des objets qui la constituent ainsi que par la qualité de sa mise en scène et sa valeur pédagogique,» dit le dossier de presse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Casa Xanxo, 8, rue de la Main de fer, tous les jours, de 11 h à 17 h 30. L’entrée est gratuite. Merci Jean-Paul.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le procureur de la République veut-il abattre Christian Bourquin ?</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/12/Le-procureur-de-la-Republique-veut-il-abattre-Christian-Bourquin</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Sortant du palais de justice de Perpignan, le 23 juillet 2002, où il venait d’être mis en examen pour complicité de faux, Christian Bourquin adressait à la presse une lettre manuscrite dans laquelle il mettait en cause le tribunal de Perpignan.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il a, depuis, poursuivi et étoffé cette ligne de défense médiatique qui consiste à accréditer l’idée qu’il serait victime de harcèlement judiciaire. «Je gène», ne cesse de répéter Christian Bourquin. Il gênerait parce qu’il «appuie là où ça fait mal» en dénonçant la politique libérale du gouvernement. Cette thèse de l’homme à abattre est défendue par Luc Malepeyre dans les colonnes du Midi-Libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le chef de l’édition locale du quotidien régional a signé plus d’une dizaine d’articles, en trois mois seulement, pour minimiser et tourner en ridicule les poursuites judiciaires contre Christian Bourquin. Exemples&amp;nbsp;: «Jusqu’à présent, on poursuivait des élus qui ont piqué dans la caisse, à Perpignan, on innove puisqu’on met en examen des élus qui ont donné à leur parti !». «N’y a-t-il pas d’affaires en suspens plus importantes…On continue de prendre les citoyens pour des cons.» Notons que Luc Malepeyre fait l’impasse sur le dépassement des comptes de campagne et les faux témoignages suscités par Bourquin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le journaliste du Midi-Libre se vautre dans le poujadisme lorsqu’il s’agit de dénoncer l’importance des moyens mobilisés pour l’enquête. &quot;Depuis le mois de novembre 2001, un policier et plusieurs magistrats à plein temps&quot;. Une autre fois, il donne la parole à un contribuable, anonyme, forcément anonyme, «Et tout ça combien ça coûte&amp;nbsp;? Combien ça va nous coûter ?… J’ai lu quelques part que depuis plus de six mois on avait mobilisé un policier et deux magistrats pour enquêter autour de ce chèque de 55 000 F. Selon mes propres calculs, en incluant les seuls salaires de ces enquêteurs, ce chèque vaudrait carrément de l’or, puisque près de dix fois sa valeur initiale… Bingo&amp;nbsp;! Le CAC 40 peut aller se rhabiller.» L’information est fantaisiste, mais à force d’être répétée… Brigitte Grau-Vuarnet, la magistrate qui s’occupe de l’affaire liée à Christian Bourquin, instruit parallèlement des dizaines d’autres dossiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En lisant Luc Malepeyre, on a l’impression que Christian Bourquin devrait être un citoyen au-dessus des lois qu’il ne faudrait pas le poursuivre lorsqu’il viole les lois. En matière d’invalidation, rappelons, qu’au conseil général seulement, deux élus ont, ces dernières années, été invalidés et rendus inéligible pour avoir dépassé le plafond légal des frais de campagne, Jean Vila et Henri Carbonell.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’elle s’acharne contre Bourquin, la justice et particulièrement le procureur de la République, Jean-René Floquet nommément cité ferait preuve de mansuétude à l’égard d’autres personnes et en particulier de François Calvet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Luc Malepeyre s’attache à le démontrer dans un article, de près d’une page, paru dans le numéro du 7 novembre 2002 qui titrait à la Une «Des syndicalistes dénoncent le travail d’employés municipaux chez des particuliers». Il y est question d’une plainte déposée par un administré du Soler, elle était accompagnée d’un constat d’huissier dont Luc Malepeyre cite un extrait «à 6 h16, ce mercredi 4 juillet, arrivée d’une pelle mécanique sur laquelle figure le logo de la mairie de Le Soler. Le conducteur est d’ailleurs un employé municipal de ladite commune. Un camion benne, portant également le logo de la mairie, immatriculée X…, suit. Il est conduit par une personne du sexe masculin, barbue… La pelle et le camion rentrent dans la propriété privée du maire, qui se trouve au fond d’une petite impasse… Les travaux commencent…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De quels travaux est-il question&amp;nbsp;? Cela n’est pas dit au lecteur du Midi-Libre. Il suffisait pourtant de citer quelques lignes de plus du constat d’huissier pour que ce point s’éclaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que relate la suite de ce constat&amp;nbsp;? Les personnels municipaux chargés d’enlever les monstres sont intervenus au domicile du maire du Soler. Ce dernier n’a pas bénéficié d’une prestation exceptionnelle, puisque tout au long de l’année de nombreux administrés ont recours à ce service rendu par la mairie. Les monstres étaient ici composés de quelques dizaines de bordures de trottoir laissées par le précédent propriétaire de la maison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi tronquer le constat d’huissier, si ce n’est pour faire croire aux lecteurs que les employés municipaux du Soler, ont fait des travaux au domicile du maire de la commune, François Calvet&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On apprend plus loin que le procureur de la République a répondu aux auteurs de la plainte, «J’ai l’honneur, en réponse à votre lettre visée en référence, de vous confirmer ce que je vous disais verbalement, à savoir que l’enquête à laquelle j’avais fait procéder suite à votre plainte contre monsieur François Calvet n’a pas permis de qualifier une infraction commise par M. Calvet. J’ai donc classé votre plainte sans suite…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que le journaliste du Midi-Libre n’indique pas, peut être ne le sait-il pas, c’est que François Calvet a été entendu par les gendarmes dans le cadre de l’enquête préliminaire à laquelle le procureur a fait procéder.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’article se conclut par une sérieuse mise en cause du procureur de la République, «Les syndicalistes à l’origine de ce remue ménage disent ne plus être surpris par les décisions du tribunal de Perpignan» et le journaliste leur donne la parole, «Nous avons également déposé des plaintes pour des femmes employées sur le site de la piscine municipale du Moulin à Vent, victimes de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, mais celles-ci ont été classées sans suite par le procureur de la République sans autre forme d’explication… Nous entendons ne pas en rester là et prochainement nous allons remettre à la justice un dossier sur cette affaire en nous constituant partie civile !»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui se cache derrière cette dénonciation anonyme de la justice&amp;nbsp;? Qui sont ces syndicalistes de l’ombre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Luc Malepeyre dit seulement que ce sont les auteurs de la plainte et du constat d’huissier visant François Calvet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur Paul Mignon, tête de liste socialiste aux dernières municipales du Soler en 2001, et madame Charbouillot, candidate sur la même liste. L’un et l’autre sont d’ailleurs des employés de monsieur Bourquin. Paul Mignon est chargé de mission au Pays de la vallée de la Têt et Isabelle Charbouillot travaille à l’UDSIST. Ce sont eux qui ont poursuivi François Calvet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On comprend trop bien pourquoi ces drôles de syndicalistes cachent leur anonymat sous le bureau de Luc Malepeyre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cause de monsieur Bourquin vaut-elle mieux que les arguments tordus employés par ses zélés défenseurs&amp;nbsp;? Un innocent se compromettrait-il en suscitant des procédés d’une telle noirceur&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;''PS 1&amp;nbsp;: Informé, il y a plusieurs mois de cela, sur ces accusations d’utilisation de personnels municipaux du Soler, perpignan-toutvabien avait procédé à quelques démarches et constaté qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Cela se passait avant le classement de l’affaire intervenu en août 2002.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;PS 2&amp;nbsp;: perpignan-touvabien enquête sur l’affaire de harcèlement sexuel et moral sur des femmes travaillant à la piscine de Perpignan.''&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Carrière de Calce : Refus unanime des vignerons</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/11/Carriere-de-Calce-%3A-Refus-unanime-des-vignerons</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Est ce que l’on veut tuer la viticulture départementale&amp;nbsp;? C’est la question que se posent les vignerons des terroirs situés dans l’environnement de la carrière dont le préfet s’apprête à autoriser l’extension&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comment cette carrière, ses quatre emplois et ses nuisances, peuvent-ils compter plus que&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Gérard Gauby qui figure au classement des 100 meilleurs vignerons de la planète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les vignes situées dans cette partie de l’Agly, le grand terroir viticole du département.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le prestigieux Château de Jau et sa fondation d’art contemporain de renom international.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les emplois de la viticulture, 15 chez Gauby, 50 à Jau, plus de 100 dans le secteur concerné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La beauté de paysages forcément liée à l’image des vins.
Imagine-t-on que les acheteurs internationaux, les cavistes, les journalistes pourraient être indifférents aux collines bouffées par la carrière et ne s’inquièteront pas des quantités considérables de poussière qui atterrissent sur le raisin&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bernard Dauré, du Château de Jau, Gérard Gauby, du domaine Gauby, Paul Balmigère, président de la cave coopérative de Calce et d’autres vignerons du cru, ainsi que plusieurs organisations viticoles, ont, ces dernières semaines, alerté le préfet afin de le persuader de ne pas prendre une décision lourde de conséquences graves pour l’agriculture départementale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Brèves</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/06/Breves</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1d811c8813a7d9047508dccb9a7e0a06</guid>
    <pubDate>Wed, 06 Nov 2002 00:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>perpignan toutvabien</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Bourquin&amp;nbsp;: le 12 en correctionnelle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est le 12 novembre que l’affaire Favier passera devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Les tentatives de Bourquin et de ses alliés pour faire reporter ce procès sont restées infructueuses. Réagissant à la violation flagrante des statuts du PS lors de l’élection d’un nouveau secrétaire de la fédération, Paul Favier, militant, avait engagé une procédure en justice. Christian Bourquin sera défendu par Jacqueline Amiel Donat, son avocate devenue sa plus proche conseillère.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bourquin&amp;nbsp;: Conseil d’Etat le 13&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est lors de son audience du 13 novembre que le conseil d’Etat examinera le recours en annulation de l’élection de Christian Bourquin sur le canton de Millas. Ce jour-là, le juge commissaire présentera ses conclusions. Le Conseil d’Etat statuera 15 jours après. Il y a 95 chances sur 100 pour que le président du conseil général se retrouve invalidé et inéligible. Dans ce cas, Christian Bourquin perdrait le seul mandat qu’il détient encore depuis la perte de son siège de député.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Bourquin&amp;nbsp;: et le 14…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas le 14… Espérons que madame Grau-Vuarnet attendra un peu avant d’envoyer Christian Bourquin devant le tribunal correctionnel pour faux et usage de faux dans l’affaire du chèque de 55 000 francs. Pourtant cela lui pend au nez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La générale prend ses quartiers dans la capitale&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arlette Franco vient d’acheter un appartement dans les beaux quartiers de la capitale. Un appartement à Paris c’est quand même mieux qu’une chambre de député. Est-ce aussi bien que le palais des Mille et une nuits&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hœrner Président&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean-Michel Hœrner, ancien président de l’université, a une faiblesse, une obsession disent certains, il aime astiquer son ego. Il est donc particulièrement fier d’avoir été nommé président du conseil de développement. Un machin consultatif lié à l’agglomération (qui ne tardera pas à faire la démonstration de son immense utilité) à la tête duquel l’a propulsé son pote Alduy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La chambre régionale des comptes à la fac&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Chambre régionale vient d’ouvrir une enquête sur la gestion de l’Université de Perpignan depuis cinq ans. Il se dit qu’il ne faudrait pas que les juges exploitent les infos que de bonnes âmes ont bien voulu leur communiquer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Curiosité&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour quelles raisons Ponce Pilate, alias François Delacroix, directeur général des services du conseil général, a-t-il été entendu par le juge qui instruit le dossier Destrade, une énorme affaire de financement du PS liée à des enseignes de la grande distribution&amp;nbsp;? Nous attendons la réponse de l’intéressé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Met de l’huile&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semble assez probable qu’en cas d’invalidation, suivi d’une période d’inéligibilité, ce qui pend au nez de Bourquin, ce soit madame Bourquin, maire de Millas qui tente de succéder à son mari. Encore quelques semaines d’attente et l’on sera fixés. «Le problème des clans, c’est que le pouvoir y passe plus facilement de mains en mains que de tête en tête», déclarait un certain Bernard Bonnet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté du Soler&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est tout à fait certain qu’Anne Marie Calvet, l’épouse du député maire du Soler ne sera pas candidate à la succession de Bourquin. Ceux qui colportaient ce bruit vont être drôlement déçus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Homme de paille&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François Gomez, ancien barman dans les établissements d’Alain Ferrand, (repris de justice et ancien maire du Barcarès), vient de faire son entrée chez Les Trois Sœurs dont il est devenu associé. Monsieur Gomez représente-t-il les intérêts d’Alain Ferrand&amp;nbsp;? Cela se dit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les mains sales&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin ne serre pas la main de ceux qu’il accuse d’avoir pactisé avec le Front National pour faire élire Jacques Blanc à la présidence de la région en 1998. Cela ne le gène, par contre, pas du tout de serrer la main et d’échanger quelques amabilités avec Jean-Claude Pinget, le patron départemental du FN.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Instruction civique&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le dernier numéro de l’Accent Catalan, le magazine du conseil général consacre un dossier à la présentation du conseil général. Passons sur les innombrables approximations et maladresses pour relever une vraie grosse bourde. “ N’importe qui, s’il est de nationalité française et inscrit sur une liste électorale du canton où il voudrait se présenter, peut faire acte de candidature à la fonction de conseiller général. &quot; Faux&amp;nbsp;! Il suffit d’être électeur ou contribuable dans le département. “ Un peu de civisme ne fait de mal à personne. &quot; Ce n’est pas nous qui le disons, c’est dans l’article de cet excellent magazine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Poca vergogna&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le même canard du conseil général consacre un article à la médaille d’argent de Doriane Vidal aux Jeux Olympiques de Salt Lake City. Précisons que la championne rivesaltaise n’a jamais reçu un franc du conseil général et qu’elle s’est même faite éconduire à plusieurs reprises. La honte… Ajoutons que Doriane Vidal qui participait pour la seconde fois aux JO est la première médaillée Olympique du département depuis Jonquères D’Oriola en 1964.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Café du commerce : Où sont passés les journalistes de L'Indép ?</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/11/01/Cafe-du-commerce-%3A-Ou-sont-passes-les-journalistes-de-LIndep</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;«Mais où sont passés les étourneaux ?» se demande très sérieusement L’Indépendant du jeudi 31 octobre, en page 3.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Grâce à ce titre, il y avait de l’ambiance ce matin à l’Arago à l’heure du café.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Hier, j’ai laissé ma voiture sur la place Jean Payra, une heure après, elle était couverte de fiente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Et moi, quand je ferme le magasin (boulevard Clemenceau) je suis obligé de longer les murs, de changer de trottoir et de faire du gymkhana pour arriver au parking Catalogne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Tu crois que le standard de L’Indép va exploser&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ils ne vont pas être sourds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ils ont de la fiente dans les oreilles pour pas entendre le vacarme qui vient des platanes, transformés en dortoirs, qui hébergent des dizaines de milliers d’étourneaux depuis septembre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Et pour ne pas entendre la voiture de la mairie qui parcourt les axes bordés de platanes. Le boucan de tous les diables qu’elle fait avec ses hauts parleurs qui crachent les cris d’un prédateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Celui qui a écrit cela il a pris la Toussaint pour le premier avril.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- C’est clair, qu’il avait un peu trop taquiné le vin primeur, écoute ce qu’il écrit «Faut-il crier victoire avec l’équipe détonante des alarmeurs municipaux et danser sous les réverbères ?»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Cela dit il manque une phrase du genre, «grâce à l’action de la municipalité et de son maire sénateur Jean-Paul Alduy la ville est débarrassée des étourneaux.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ils ont tout faux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le bon titre c’était «Où sont passés les journalistes de L’Indépendant ?»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Je peux t’affirmer qu’ils sont plus en ville à cinq heures de l’après-midi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Moi je crois plutôt qu’ils ont de la merde dans les yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Vous pensez que demain ils vont rectifier le tir&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ils sont suffisamment dans la merde pour ne pas s’y enfoncer davantage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Et puis, je vais te dire, la plupart des lecteurs auront glissé dessus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Brèves</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/10/31/Breves</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:468d92458859baf89156e019c915f184</guid>
    <pubDate>Thu, 31 Oct 2002 00:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>perpignan toutvabien</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Horizon 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christian Bourquin va lancer une grande consultation citoyenne sur l’avenir du département avec des cahiers de doléances. Vu sa situation personnelle, ce serait plutôt des cahiers de condoléances qu’il devrait ouvrir.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Au secours la droite&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sale ambiance au conseil général, au cabinet, parmi les élus de la majorité, parmi les personnels. «Cela sent la fin de règne», commente un cadre de la maison qui, il n’y a pas si longtemps de ça, ne jurait que par Bourquin. Le pire pour la majorité de gauche c’est tout de même que de nombreux personnels regrettent l’époque de Marquès. Qui aurait imaginé qu’il se trouve un jour des gens qui regrettent le bon temps du président Pataquès&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La porte du condamné&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les relations entre Bourquin et Franceries, son directeur de cabinet, sont particulièrement chaleureuses. Bourquin a fermé à clef la porte de communication entre leurs deux bureaux. Fidèle parmi les fidèles, et depuis pas mal d’années, Franck Franceries a, entre autres, commis le crime de lèse majesté de s’opposer à Ponce Pilate.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La croix et la manière&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François Delacroix est incontestablement le grand metteur d’ambiance du conseil général. Le directeur général des services, ancien directeur de cabinet de Georges Frèches est jugé autoritaire, cassant, méprisant , sexiste. Les couloirs du conseil général grouillent d’histoires qui ne sont pas à son honneur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ponce Pilate de cabinet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maltraité pendant quinze ans par Georges Frèches, son très autoritaire patron, François Delacroix prend sa revanche, il se venge des humiliations subies et ravalées en crucifiant l’un ou l’autre. Le tableau de chasse de ce Ponce Pilate de cabinet est déjà bien garni. Un vrai bourreau… de travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ponce Pilate tombe sur un os&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre Ponce Pilate de cabinet voulait, ces derniers jours, crucifier une cadre du comité départemental du tourisme. Mais la dame ne s’est pas laissé compter fleurette, elle n’a pas cédé au chantage et a tenu bon lorsque l’on a exigé qu’elle donne sa démission.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ponce Pilate se fait remonter les bretelles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La besogne de notre spécialiste local de la crucifixion est aussi parfois contrariée par quelques élus qui ne supportent pas ses décisions arbitraires et son autoritarisme. Plusieurs d’entre eux lui ont, ces dernières semaines, sévèrement remonté les bretelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Hérault de Bourquin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce François Delacroix a l’esprit très créatif. Après avoir convaincu Bourquin de faire, comme à Montpellier, une journée des nouveaux arrivants, il lui a vendu une plus grande idée encore, lancer une consultation des habitants sur l’avenir du département. Comme cela a déjà été fait par le conseil général de… l’Hérault.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retenez Cocoronas ou il va faire un malheur&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors de la cession du conseil général du 28 octobre, Michel Cocoronas a envoyé un avertissement public au président du conseil général, «Vous pouvez compter sur les communistes pour que la fiscalité départementale ne dérape pas.» Réponse à Christian Bourquin qui dans les colonnes du Travailleur Catalan évoquait quelques jours plus tôt une augmentation de 25 % de la fiscalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hara kiri&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin a retardé à janvier le vote du budget, histoire de ne pas gacher les fêtes et ses belles et très coûteuses opérations de communication. Il y proposera une augmentation de la fiscalité sans précédent dans l’histoire du département ainsi qu’une augmentation de l’endettement du conseil général. En janvier 2003, à une date qui n’est pas encore fixée la gauche départementale fera publiquement hara-kiri.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sein Bourquin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«On a de l’avance sur le cancer du sein», a déclaré Christian Bourquin, en présentant une délibération relative à la nomination d’élus du conseil général au conseil d’administration de l’association Dépistage 66. Bourquin voulait sans doute dire que les P.O avait de l’avance sur le nombre de cancers du sein non dépistés. 35 départements pratiquent déjà ce dépistage. La délibération ne donne pas la date de l’ouverture de ce centre qui devrait être mis en place avec l’Assurance Maladie en 2004.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Codo fait des siennes&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que son patron n’en finissait pas de resservir un discours manichéen, Jean Codognès a élevé le débat sur la décentralisation avec une intervention qui lui a valu les félicitations de plusieurs élus de gauche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin change de couleur&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean Codognès s’est aussi fait remarquer en pratiquant cette espièglerie indissociable de son personnage. Il s’est félicité que le Conseil d’Etat ait confirmé l’élection d’Elie Puigmal à la mairie de Saint Estève et au conseil général. A ces mots, Bourquin est devenu livide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans faute pour Puigmal&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourquin n’a pas félicité Elie Puigmal. Il est vrai que le Conseil d’Etat a repoussé, sans exception, tous les éléments du recours. Un camouflet pour messieurs Palma et Cavalière mais aussi pour Bourquin. C’est en effet ce dernier qui avait fourni des informations susceptibles de nuire à Elie Puigmal aux responsables de la droite stéphanoise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le président Pataquès à l’honneur&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christian Bourquin a réservé ses félicitations et ses applaudissements pour la médaille de la Légion d’honneur que son ami le président René Pataquès a reçu dans la plus stricte intimité en présence quand même d’un journaliste qui a fait un long article avec photo dans L’Indépendant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La gauche c’est le progrès social&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toujours lors de la cession publique du conseil général du 28 octobre, Christian Bourquin a fait une communication de première importance, «On me signale que 3 élus ne se sont pas encore fait piquer contre la grippe… l’infirmière est à leur disposition.» Quelle formidable avancée sociale&amp;nbsp;! Sous le règne de BourKing Premier, chacun des 31 conseillers généraux est vacciné contre la grippe. Le social, c’est sûr ce sujet que la gauche fait la différence avec la droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;No comment&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Philippe Barate vient de prendre la direction de la maison du Languedoc Roussillon à Barcelone. Il succède à Christophe Tozzi qui vient d’être nommé directeur du CRT, Comité Régional du Tourisme. Philippe Barate est le fils de Claude Barate et de Françoise Barate, conseillère régionale…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Enquête sur un désastre : La grande expo Traditions en pays catalan</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/10/28/Enquete-sur-un-desastre-%3A-La-grande-expo-Traditions-en-pays-catalan</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bc1793d307afc015f5ec0d7531484b5a</guid>
    <pubDate>Mon, 28 Oct 2002 00:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>perpignan toutvabien</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Inaugurée le 10 juillet, la troisième grande exposition annuelle présentée par le conseil général au palais des rois de Majorque devait surpasser les deux précédentes et selon les propos tenus ce jour-là par Christian Bourquin «durer de un an à un an et demi.»&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais fin septembre, l’exposition est fermée sur ordre de Christian Bourquin.
Il ne veut pas la voir, le 4 octobre, pour la journée d’accueil des nouveaux Catalans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La dorsale de 110 mètres grimpant le long la rampe d’accès et composée de matières minérales que l’on trouve dans les sols du département, de la mer à la montagne, est démontée. L’incompréhension règne parmi nombre de personnels du conseil général, car l’installation de plus de cent tonnes, de sel, terre, galet, rochers… a été un travail titanesque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les salles d’expo sont fermées. Dans les jardins «Le foyer de 6 mètres de diamètre devenu peinture avec les restes du feu de la Saint Jean» est démoli et transformé en gros tas de terre qui fait tâche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Curieusement, des éléments subsistent, et dans son discours aux néo-Catalans, le 4 octobre, Christian Bourquin le souligne en invitant le public à voir «Les restes de la grande expo sur les traditions…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel intérêt y a-t-il à conserver quelques parties disparates comme les sept totems phyto-sociologiques, empilement d’éléments végétaux en train de sécher dans des tours grillagées de quelques mètres de hauteur&amp;nbsp;? On peut aussi voir, accroché sur la grande tour du Palais, un grand panneau recouvert de laine brute de mouton et en contrebas dans les fossés, un jardin de légumes tombant dans l’oubli.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment en est-on arrivé là&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une note interne au conseil général, rédigée en 2000, présente l’expo de 2002 comme devant être consacrée au patrimoine et aux traditions du Pays Catalan. Elle devait offrir «Dans l’écrin du palais des rois de Majorque, le spectacle de toutes les richesses naturelles, patrimoniales, artistiques, culturelles, traditionnelles du département.» Cette grande exposition qui devait être présentée sur une longue période n’était pas, par hasard, programmée sur 2002-2003. Les cantonales sont pour 2004.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais Jean Reynal a tourné le dos à cette orientation. Ayant souvent fait appel à des artistes contemporains pendant les années où il animait l’abbaye de Serrabona, il a voulu renouer avec ce type d’intervention qui avait connu un certain succès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 10 juillet, Christian Bourquin prononce, avant la visite de l’expo, son discours inaugural dans les jardins du palais. On passera vite sur le vernis ethnologique qui teinte des propos aux relents conservateurs, notamment lorsqu’il invoque «le paradis perdu que nous souhaitons retrouver.» On ne soupçonne pas du tout ce que l’on va voir lorsque l’on entend C. Bourquin dire «Le pari est de dresser le bilan d’une société traditionnelle face à la modernité catalane.» Il a cité Christophe Daviaud, comme «organisateur» et c’est, sans entrer dans le sujet, qu’il évoque le Land Art.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le premier groupe qui a fait la visite guidée, l’étonnement a été quasi général. Personne n’était préparé à voir des massifs de gros sel recouverts d’anchois ou de chutes de tissus des Toiles du Soleil dans un environnement sonore du même parti pris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce décalage entre le message et la réalité de l’expo va définitivement s’installer. On retrouve cette distance dans la campagne de communication. Tout l’été, on a vu sur le bord des routes des panneaux 4x3 annonçant l’expo «Traditions en pays catalan, juillet 2002-juillet 2003». Neuf visiteurs sur dix tombent des nues en se retrouvant devant une installation plastique contemporaine alors qu’ils étaient venus voir une expo sur les traditions catalanes. Si la majorité des visiteurs, après un premier instant de surprise, s’adapte à l’inattendu, de nombreuses personnes tiennent à exprimer leur déception. Les livres d’or en témoignent, plusieurs cahiers seront remplis.
«Quelle honte pour Perpignan et son conseil général»
- «Quelle horreur»
- «Bravo pour l’horreur des expositions»
- «Exposition de merde»
- «Ridicule»
- «Votre exposition ne va sûrement pas nous réconcilier avec l’art moderne»
- «C’est vraiment n’importe quoi»
- «Mauvais musée d’art moderne»
- «N’importe quoi…vous dégoûte»
- «Style poubelle»
- «Le conseil général est en dessous de tout…un véritable scandale.»
- «Vous n’êtes pas contemporains vous êtes ridicules.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut se mettre à la place de ceux qui, attachés aux traditions catalanes, s’en font une idée à mille lieues du Land Art.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est évident que si le conseil général avait communiqué sur l’exposition en la présentant pour ce qu’elle était, à savoir une œuvre d’art contemporain évoquant le pays catalan par l’utilisation des matériaux, elle n’aurait pas soulevé un tel tollé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le scepticisme, les remarques, un poil narquoises, d’une guide qui faisait la visite cet été n’allaient pas non plus dans le bon sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette expo aurait pu davantage trouver son public. Car il y a, dans le travail de Christophe Daviaud, une vraie force créatrice, une esthétique, une sensibilité partagées par les visiteurs, enfants et adultes, qui ont suivi ce parcours artistique en acceptant d’oublier qu’ils étaient venus voir une expo sur les traditions. Certes, considérée comme une œuvre d’art, elle ne faisait pas l’unanimité. Toute création artistique, encore plus lorsqu’elle est contemporaine, suscite des débats.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le président du conseil général qui a toujours considéré les grandes expositions de l’été, sur les Marianne en 2000, sur les clochers en 2001, comme des manifestations de communication, comptait beaucoup sur celle de 2002 (perte de son siège de député, mise en examen, problèmes internes à la fédération) pour redorer son blason.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les retours négatifs qui lui sont parvenus aux oreilles tout au long de l’été, notamment de la part d’élus socialistes du conseil général, ont décidé Bourquin à écourter une manifestation qui ne lui apportait pas le bénéfice d’image qu’il avait escompté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La décision de fermeture intervient alors que le L’Accent catalan est déjà parti à l’imprimerie. Tant pis si le magazine du conseil général, distribué dans les 110 000 foyers du département à partir du 10 octobre, comporte deux pleines pages invitant à la visite de l’expo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque jour, des personnes téléphonent, se présentent au palais des rois de Majorque en demandant à voir l’expo sur les traditions. Au cours des premières semaines d’octobre, les hôtesses d’accueil et les guides répondaient qu’elle était «fermée et en cours de démontage.» Ces derniers jours (24 octobre) l’explication avait évolué, «l’exposition est fermée pour cause de restructuration». Inutile d’insister les personnels chargés de l’accueil et des visites n’en savent pas plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un cadre du conseil général nous a déclaré, «Les personnels sont excédés par les situations incohérentes dans lesquels ils sont placés.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De son côté, Christophe Daviaud, le plasticien, concepteur et maître d’œuvre ne comprend pas ce qui se passe. Il avait, comme convenu, pris toutes les dispositions pour que les techniciens du palais des rois de Majorque puissent assurer la maintenance de l’expo. S’étant à plusieurs reprises entretenu de son projet, dans le détail, avec Chrsitian Bourquin, il n’arrive pas à croire que celui-ci ait pu changer d’avis. Il est d’ailleurs content d’avoir pu s’exprimer dans un tel cadre en bénéficiant de moyens importants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le conseil général peut-il revenir sur cette clôture&amp;nbsp;? En partie. Ce qui a été démoli ne pourra probablement pas être refait. Par contre à la date où nous mettons cet article en ligne, (vendredi 24 octobre) nous avons pu constater sur place en poussant les portes de deux salles d’expo et en les éclairant avec une lampe de poche que les installations n’étaient pas démontées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’est ce que cela coûterait de rallumer les lumières et les installations sonores&amp;nbsp;? Pas un franc . La réalisation de cette expo a tout de même coûté 900 000 francs. En ajoutant la mobilisation de nombreux personnels du conseil général et l’importante campagne de communication, le million de francs est allègrement dépassé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le conseil général peut encore sauver la face&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pistes cyclables : des petis vélos dans la Têt</title>
    <link>http://www.perpignan-toutvabien.com/post/2002/10/23/Pistes-cyclables-%3A-des-petis-velos-dans-la-Tet</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:021d403982036981ee16b7f2297c3803</guid>
    <pubDate>Wed, 23 Oct 2002 00:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Fabrice THOMAS</dc:creator>
        <category>2002</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le cycliste n’a quasiment pas sa place à Perpignan. Les deux manifestations en faveur du vélo qui se tenaient samedi 19 octobre ont, chacune à leur manière, rappelé que Perpignan ne figure pas au nombre des villes françaises qui ont développé des aménagements significatifs en faveur de ce mode de transport non polluant, économique, bénéfique à la santé, qu’un grand nombre de personnes aspire à utiliser.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C’est au pied du Castillet, à 14 heures, que la communauté d’agglomération Têt Méditerranée avait donné rendez-vous aux cyclistes pour participer à une opération de sensibilisation au partage de la route. Jean-Paul Alduy et le préfet Michel Fuseau avaient pour l’occasion enfourché leur monture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On reconnaissait aussi au premier rang, un certain nombre de décideurs locaux, Michel Paillissé, directeur de cabinet du préfet, Pierre Roig, maire de Sainte-Marie-la-Mer, Marcel Zidani, élu de Perpignan, Amin Boutaghane, patron des RG et bien d’autres… visages connus de la crème locale, dont un élu socialiste perpignanais, Isidore Marc Olive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Distribué aux 200 participants (selon les organisateurs), le joli plan de l’ambitieux schéma directeur des pistes cyclables de la communauté d’agglomération Têt Méditerranée faisait d’autant plus rêver qu’il y manquait le calendrier de réalisation des dizaines de kilomètres de piste annoncées. Demain&amp;nbsp;? après-demain&amp;nbsp;? ou à la Trinité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois la Têt traversée, le peloton emmené par des mobilo-cyclistes de la police est tombé sur un os. La piste cyclable qui démarre un peu après le passage à gué est, en effet, actuellement occupée par les camions et les stands de la Foire de la Saint-Martin. Rappelons que le marché aux puces squatte chaque dimanche une bonne longueur de cette piste et que les usagers désespèrent de la capacité de la communauté d’agglo à solutionner ce problème qui perdure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le deuxième rassemblement pour le vélo de ce samedi après-midi se tenait place Arago à l’appel de l’association P.E.U, Perpignan Environnement Urbanisme. «Un vélo en ville, c’est beau, c’est gratuit, c’est rapide, c’est convivial, c’est propre et silencieux… Réclamez des équipements cyclables !», proclamait l’appel à manifester.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils étaient 150 à avoir bravé la circulation perpignanaise, une cinquantaine de plus que le 25 mai lors de la précédente manifestation. Les nombreuses réactions de sympathie et d’adhésion entendues pendant que le cortège cycliste traversait le centre ville tendraient à montrer que ce mouvement défend une cause assez largement partagée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’état d’avancement de la partie perpignanaise de la piste Perpignan Thuir montre trop bien que le vélo n’est pas une priorité de la ville. Deux kilomètres ont été faits sur l’avenue Julien Panchot. A quand la jonction avec Toulouges&amp;nbsp;? La piste devrait passer devant Cantalou en 2003. Quand pourra-t-on venir en toute sécurité de Thuir et de toutes les communes desservies par la piste cyclable jusqu’à Perpignan&amp;nbsp;? On ne sait pas. Le second tronçon manquant n’est ni programmé, ni budgétisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toute façon le tracé bordant l’avenue Julien Panchot n’est pas du tout satisfaisant en terme de sécurité. Sur cette zone d’intense activité commerciale et économique, la piste est, à plusieurs dizaines d’endroits, traversée par des voitures et des camions qui les empruntent en grand nombre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La solution idéale existe pourtant. Il y a quelques années Jean-Paul Alduy lui-même l’avait proposée. A la sortie de Toulouges, la piste s’arrête au bord de la Basse. Elle pourrait repartir de là en longeant la Basse jusqu’au centre de Perpignan ou en continuant jusqu’à la Têt, elle ferait ainsi la jonction avec la piste qui mène à Sainte-Marie la Mer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se rendre à vélo jusqu’au centre de Perpignan sur un site réservé est un rêve réalisable. Mais tout le monde ne fait pas les mêmes songes. Ainsi lors d’une réunion de concertation dans le cadre de la préparation du PDU, le 8 octobre, Dominique Piéri, directeur de l’équipement urbain de la vi