Un nouveau magazine de connaissance du département a fait, il y a quelques semaines, son apparition dans les kiosques.

Les maladresses de ce premier numéro de L’Eldorado Catalan n’empêchent pas d’apprécier le riche sommaire qui va combler plus d’un amoureux du Roussillon. L’histoire exemplaire de la restauration par une Aveyronnaise du Prieuré de Santa Maria del Vilar ouvre ce numéro d’une grande diversité thématique. Quant au dossier "Manger sain, manger bio", il fait parfaitement bien le point sur ce sujet, tellement à la mode avec lequel on nous rabat ces temps-ci les oreilles. Longue vie à L’Eldorado Catalan. 35 F chez tous les marchands de journaux du département.

Bonne fête Christian "Haro contre Bourquin" est la devise de Yann Marec, le chef de l’édition de IL’Indépendant/I ne se l’est-il pas fait tatouer sur le corps ? Aujourd’hui IL’Indép./I nous offre trois interview d’adversaires du président du Conseil Général. En page 2, c’est JPA qui ouvre le tir : "la population de ce département ne supporte plus la brutalité politique de M. Bourquin. On est constamment dans le verbe acerbe, l’action médiatique éparpillée…" C’est ensuite, en page 3, le tour de Dominique Schemla : "Il a appliqué la parité politique en installant son épouse à Millas ; il fait peu de cas de l’argent public en s’offrant un bureau à 300 000 francs..." etc... L’ancien maire adjoint de JPA, comme il l’avait annoncé il y a quelques jours dans le Midi-Libre, briguera un poste de député contre... vous l’aurez deviné... Christian Bourquin. Et en page 9, c’est Bruno Delmas, ancien directeur de cabinet de Christian Bourquin, qui prend le relais : "Comme je place l’intérêt du parti bien au dessus de mon intérêt personnel, j’ai décidé de ne pas présenter ma candidature sur la quatrième circonscription (celle d’Henri Sicre)." Bruno Delmas, en se présentant en grand rassembleur des militants du Parti Socialiste et en revêtant la posture de celui qui est au dessus des conflits d’intérêt et de personne... Vous comprenez la politique c’est tellement plus noble..., prend habilement en compte le reproche gênant de ceux qui, dans son camp, fustigent son ambition forcenée. Une interview qui aura été très apprécié de Christian Bourquin, dont on aura compris que c’était aujourd’hui… la fête.