Cette rumeur, dont on ne sait par qui elle a été lancée, dépasse maintenant largement le petit milieu de la presse. Jean Rigual, conseiller général du Moulin à Vent, élu de l’opposition, fait partie de ceux auxquels elle est de façon persistante arrivée aux oreilles. Considérant qu’il fallait crever l’abcès, il a interrogé le président Bourquin lors de la séance plénière du conseil général du lundi 12 novembre.

A priori, il n’y a rien de choquant à ce que le conseil général emploie des journalistes professionnels pour la rédaction de ses publications, la ville de Perpignan, le fait aussi, et c’est une pratique courante et normale au sein des collectivités territoriales. Mais il semble que quelques uns des journalistes désignés par cette liste n’auraient pas dû accepter une collaboration régulière d’un montant très élevé. En effet ils sont titulaires bien rémunérés dans des rédactions locales où ils couvrent l’activité du conseil général. Simple question de déontologie. Comment dans ces conditions exprimer un point de vue indépendant ?

Parmi les noms qui circulent, on relève ceux de ténors de la presse locale. Il est évidemment impossible de les citer avant que les faits ne soient établis et dûment vérifiés. On attendra donc la réponse du président du conseil général à la question de Jean Rigual. Très décidé, ce dernier déclare qu’il ira jusqu’au bout, même s’il doit intenter un recours à la CADA (Commission pour l’accession aux documents administratifs) pour obtenir les informations qu’il demande. Des journalistes de plusieurs rédactions approuvent la démarche de l’élu du Moulin à Vent, mais il est maintenant dans l’intérêt de tout le monde que la lumière soit faite sur les graves accusations que véhicule la rumeur.

Alimentons-nous la rumeur en publiant cet article ? Il y a eu débat. Nous pensons qu’il serait pire de garder le silence.