07jan 2002
Crème renversée : le grand prix 2001 est attribué à ... Jean-Paul Alduy
00:00 - Par perpignan toutvabien - 2002
Jean-Paul Alduy parle souvent de fraternité. Il sait d’ailleurs comme personne tenir des discours généreux qui parlent au cœur des hommes et les rassemblent en effaçant bien des clivages. Jean-Paul Alduy aime exprimer des idées fortes sur le rayonnement méditerranéen et les liens culturels que Perpignan se doit d’avoir avec d’autres cités, comme celles avec qui elle est jumelée, Tyr au Sud Liban, Maalot-Tarchiba au nord d’Israël.
C’est pourquoi personne n’imaginait qu’il allait boycotter la réception de Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine en France, venue à Perpignan à l’invitation de la CGT inaugurer une exposition photo sur la Palestine présentée dans le cadre du Festival international de photo-journalisme Visa pour l’Image.
Si cela lui convenait mieux, il pouvait l’accueillir dans son bureau de réception de l’Hôtel Pams, dont le décor somptueux a été l’écrin de combien de rencontres avec des personnalités de passage à Perpignan !
Pour adopter une telle attitude le maire de Perpignan devait avoir de bonnes raisons. Il a jugé courageux de n’en donner aucune.
Il ne restait plus qu’à réfléchir et chercher des explications à l’attitude de JPA. Etait-ce pour ménager la communauté Israélite ? Personne ne peut répondre à la place de l’intéressé.
Devant un choix politique, Jean-Paul Alduy a-t-il fait un choix politicien ? Après avoir boycotté cette rencontre, le maire de Perpignan peut-il encore prôner " le courage de la fraternité " ?
Devant le terrible drame qu’est le conflit israélo-palestinien, il est difficile à admettre que Jean-Paul Alduy est associé le nom de notre cité à un refus du dialogue. Frottées à la dure réalité des évènements, les paroles d’or du maire de Perpignan ont une nouvelle fois bien vite été effacées.