C’est pourquoi personne n’imaginait qu’il allait boycotter la réception de Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine en France, venue à Perpignan à l’invitation de la CGT inaugurer une exposition photo sur la Palestine présentée dans le cadre du Festival international de photo-journalisme Visa pour l’Image.

Si cela lui convenait mieux, il pouvait l’accueillir dans son bureau de réception de l’Hôtel Pams, dont le décor somptueux a été l’écrin de combien de rencontres avec des personnalités de passage à Perpignan !

Pour adopter une telle attitude le maire de Perpignan devait avoir de bonnes raisons. Il a jugé courageux de n’en donner aucune.

Il ne restait plus qu’à réfléchir et chercher des explications à l’attitude de JPA. Etait-ce pour ménager la communauté Israélite ? Personne ne peut répondre à la place de l’intéressé.

Devant un choix politique, Jean-Paul Alduy a-t-il fait un choix politicien ? Après avoir boycotté cette rencontre, le maire de Perpignan peut-il encore prôner " le courage de la fraternité " ?

Devant le terrible drame qu’est le conflit israélo-palestinien, il est difficile à admettre que Jean-Paul Alduy est associé le nom de notre cité à un refus du dialogue. Frottées à la dure réalité des évènements, les paroles d’or du maire de Perpignan ont une nouvelle fois bien vite été effacées.