A Perpignan-toutvabien.com, nous avons, il y a quelques semaines, rencontré une personne qui semble bien connaître l’abattoir municipal de Perpignan. A la suite des propos édifiants qu’elle nous a tenus, une série de questions s’imposent :

– Toutes les dépenses faites par l’abattoir sont-elles justifiées par son activité ? – Toutes les personnes travaillant à l’abattoir sont-elles rémunérées sur le budget de l’abattoir ? – Les tarifs pratiqués par l’abattoir font-ils l’objet de fluctuations non prévues ? – La comptabilité de l’abattoir est-elle le reflet exact de l’activité de l’abattoir ? __ Refus d’un audit__

Des questions qui se posent fort opportunément au moment où l’avenir de l’abattoir est en débat. La mairie de Perpignan, ne voulant plus supporter, seule, son coût a réuni différents partenaires, dont ceux de la filière élevage et boucherie autour du projet de création d’une SEM (Socièté d’économie mixte) qui prendrait le relais de la municipalité.

Invité à participer au tour de table, le conseil général a réservé sa réponse en la conditionnant à la réalisation d’un audit sur le fonctionnement et la gestion de l’abattoir. Voilà six mois que le conseil général demande obstinément à la ville de faire cet audit. Mais le refus est toujours aussi obstiné.

Pourquoi Jean-Paul Alduy ne veut-il pas entendre parler de ce qui ne devrait être considéré que comme une formalité ? S’inquiète-t-il de ce qu’un organisme d’enquête indépendant pourrait mettre à jour ? Personne ne doit mettre le nez dans un des rouages du système Alduy, particulièrement mis à contribution lors des campagnes électorales ? Devant le blocage du maire de Perpignan, il est permis de se poser toutes sortes de questions.

Passage en force

Est-il anormal d’avoir une certaine visibilité avant d’engager l’argent des contribuables dans une activité que l’on sait déficitaire mais qui est indispensable à la filière élevage du département ? Ce dernier point n’est contesté par personne.

Jean-Paul Alduy accuse le conseil général : " On n’a plus le temps d’attendre qu’il daigne ou pas nous rejoindre pour la constitution de la SEM. On a déjà perdu six mois, c’est assez. Leur stratégie, c’est perdre du temps "(1). JPA aurait immédiatement accepté la demande du conseil général, six mois c’était largement suffisant pour réaliser l’audit .

Jean-Paul Alduy semble décidé à faire passer le dossier en force en se donnant le rôle de celui qui le prend énergiquement en mains et le sort de l’ornière où il était bloqué par le conseil général.

On attend la réaction du conseil général, va-t-il maintenir sa demande d’audit ? Il y a des questions, de graves questions qui ne peuvent rester sans réponse.

(1)L’Indépendant du 24 janvier 2002.