Casque de chantier vissé sur la tête, montrant son meilleur profil au photographe, la jeune femme semble diriger énergiquement les opérations. Si on veut se moquer, on remarquera qu’elle pointe le doigt sur l’échelle. Ambitieuse ! Mais comme on ne veut pas se moquer. On apprend des choses intéressantes en lisant ses réponses aux questions de Philippe Lapeyre, par exemple « D’ici 2007, l’ensemble des bâtiments en préfabriqués ou de type Pailleron auront disparu de Perpignan. » Il faut s’en réjouir en s’étonnant qu’il en existe encore. Ne devaient-ils pas avoir depuis longtemps disparus ?

Une interview à risques

Cet interview est-elle destinée à faire connaître une candidate dont le nom est inconnu par la majorité des électeurs de la première circonscription ? On peut le penser, car il n’est pas dans les habitudes du bulletin municipal d’interroger les maires adjoints, c’est même la première fois que cela se produit. C’est dire avec certitude à quel objectif répond cette pleine page.

Quelles conséquences cela aura-t-il ? En cas de victoire, et de résultat serré, ce peut-être pour un adversaire un argument de poids pour obtenir une annulation du scrutin. Cette communication intervenant dans les six mois précédent une élection générale, elle devra figurer dans les comptes de campagne de la candidate… Le code électoral et la jurisprudence prévoient toute une série de gâteries qui pourraient faire regretter son interview à la candidate…