Contactée, la principale intéressée, Joëlle Ferrand, maire de la commune du Barcarès s’étrangle : «Je démens totalement, Codognès est un voyou. Il veut se donner l'air d'être plus blanc que blanc, mais c'est un voyou. Il prend vraiment les journalistes pour des imbéciles et essaye de les manipuler. C'est à la limite du dépôt de plainte pour diffamation. Je vais lui téléphoner pour lui dire ce que je pense de ce comportement.»

Des vérifications auprès de différents services de police achèvent de convaincre que le tuyau était percé.

Que l’épouse de l’ancien maire du Barcarès, un abonné des tribunaux et des condamnations, traite Jean Codognès de voyou risque de faire sourire. Il n’en reste pas moins que le député a franchi la ligne jaune.

Jean Codognès - qui s'est forgé une réputation de cavalier blanc, de pourfendeur des magouilles chiraquiennes - serait-il en train de sombrer dans la paranoïa ?

Comme le montre le premier accrochage sérieux de cette campagne, les esprits de certains candidats et de leurs entourages sont déjà bien échauffés.