15mar 2002
Jean Codognès dérape : Premier incident de campagne
00:00 - Par Christine Oustailler-Thomas - 2002
Mercredi (13 mars), Jean Codognès, député sortant présente son équipe de campagne pour les élections législatives. Au détour d'une de ses habituelles charges contre la corruption (de la droite), Jean Codognès s'exclame : « Il faudrait peut-être d'ailleurs que la presse parle de l'affaire du Barcarès.» Interrogés sur cette "affaire" après la conférence de presse, Jean Codognès et ses amis parlent d’une «descente de la police judiciaire dans la soirée de lundi à la mairie du Barcarès.»
Contactée, la principale intéressée, Joëlle Ferrand, maire de la commune du Barcarès s’étrangle : «Je démens totalement, Codognès est un voyou. Il veut se donner l'air d'être plus blanc que blanc, mais c'est un voyou. Il prend vraiment les journalistes pour des imbéciles et essaye de les manipuler. C'est à la limite du dépôt de plainte pour diffamation. Je vais lui téléphoner pour lui dire ce que je pense de ce comportement.»
Des vérifications auprès de différents services de police achèvent de convaincre que le tuyau était percé.
Que l’épouse de l’ancien maire du Barcarès, un abonné des tribunaux et des condamnations, traite Jean Codognès de voyou risque de faire sourire. Il n’en reste pas moins que le député a franchi la ligne jaune.
Jean Codognès - qui s'est forgé une réputation de cavalier blanc, de pourfendeur des magouilles chiraquiennes - serait-il en train de sombrer dans la paranoïa ?
Comme le montre le premier accrochage sérieux de cette campagne, les esprits de certains candidats et de leurs entourages sont déjà bien échauffés.