À la sortie, les responsables du syndicat Sud et d'Attac ont indiqué que le sous-préfet leur avait avoué qu'il n'y avait guère de chance pour que la frontière leur soit ouverte durant le week-end. «Aujourd'hui, on n'a pas le droit d'user d'une des bases de la démocratie, la liberté d'expression», s'insurgeait Philippe. «Dans les heures qui viennent, 150 bus de toute l'Europe vont arriver à Perpignan, avec des Italiens énervés qui seront prêts à tout», exposait un autre. En effet, les policiers locaux, un peu dépassés, semblaient redouter ce raz-de-marée qui pourrait bien se replier sur la capitale de la Catalogne française. «Nous allons organiser une série d'actions sur Perpignan, mais on essaiera de garder le sourire», tempérait Emmanuel, d'Attac-Marseille. À la préfecture, ces premiers manifestants ont obtenu le droit de pouvoir passer la nuit dans la salle Victor Hugo, où ils ont été conduits par des bus de la ville de Perpignan.