16mar 2002
Sommet de Barcelone, les manifestants se replient sur Perpignan
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2002
Trois cars d'antimondialistes bloqués à la frontière se sont déversés sur le centre ville de Perpignan, vendredi en fin d'après-midi. En majorité composée d'adolescentes de 15-16 ans en provenance de Marseille, Toulouse ou de Belgique, la troupe hétéroclite a fumé des pétards et scandé «nous irons à Barcelone» sous les fenêtres de la préfecture, où une délégation a été reçue.
À la sortie, les responsables du syndicat Sud et d'Attac ont indiqué que le sous-préfet leur avait avoué qu'il n'y avait guère de chance pour que la frontière leur soit ouverte durant le week-end. «Aujourd'hui, on n'a pas le droit d'user d'une des bases de la démocratie, la liberté d'expression», s'insurgeait Philippe. «Dans les heures qui viennent, 150 bus de toute l'Europe vont arriver à Perpignan, avec des Italiens énervés qui seront prêts à tout», exposait un autre. En effet, les policiers locaux, un peu dépassés, semblaient redouter ce raz-de-marée qui pourrait bien se replier sur la capitale de la Catalogne française. «Nous allons organiser une série d'actions sur Perpignan, mais on essaiera de garder le sourire», tempérait Emmanuel, d'Attac-Marseille. À la préfecture, ces premiers manifestants ont obtenu le droit de pouvoir passer la nuit dans la salle Victor Hugo, où ils ont été conduits par des bus de la ville de Perpignan.