09mai 2002
La malsaine du Roussillon, comment se distille le poison...
00:00 - Par Christine Oustailler-Thomas - 2002
Pourquoi La Semaine du Roussillon utilise-t-elle depuis quelques mois cette image d’une grande violence pour faire la promotion de la vente par abonnement ? Une photo en noir et blanc qui montre deux policiers en train de menotter un homme allongé face contre terre. Sur le côté, deux personnes, victimes ? témoins ? Elles ont plutôt l’air d’assister au “spectacle”.
On comprend assez facilement que La Semaine est choisie cette photo pour se représenter. Elle donne une image assez fidèle de l’hebdomadaire. On y retrouve sa première et plus forte caractéristique, le racolage. Elle porte aussi la marque de son voyeurisme orienté vers le sordide. Du sens, du contenu, il ne faut pas en chercher.
Fidèle à la culture jésuitique du journal Le Monde, La Malsaine tente de sauver les apparences avec un discours moralisateur antifasciste. Quel insupportable détournement de valeurs ! Des bonnes paroles pour éviter d’avoir mauvaise conscience à prospérer sur le même fumier que le Front National.
Dimanche dernier Le Pen a fait 25 % dans notre département. Un sacré marché pour ceux qui vivent de la peur. Quatre jours après ce triste dimanche, La Semaine titrait en pleine une "23 000 armes. Enquête sur l’arsenal des P.O". Et en prime une photo comme La Semaine les affectionne, un homme tout en noir, un flingue au bout d’un bras tendu.
Bas les masques !