Marie-Claude Grégoire s’interroge

Quand elle a appris que les services concernés de la DDE stoppaient la réalisation du projet, Marie-Claude Grégoire qui n’a cessé de pousser le dossier depuis son retour à la mairie en 2001, s’est demandée qu’elle était la nature réelle de ce nouveau problème. Dans les milieux catalanistes, c’est sans hésiter que plusieurs personnes ont interprété cette décision comme étant une nouvelle manifestation de jacobinisme préfectoral.

Une crispation jacobine

Jaume Roure, maire adjoint de perpignan et responsable du Bloc Català, voit dans ces évènements "Une réaction malheureuse d’un nouveau gouvernement qui se trompe dans ses choix et la crispation d’une France jacobine par l’intermédiaire de son préfet. Les Catalanistes vont défendre le projet et leurs quatre candidats aux élections législatives feront une conférence de presse sur le site, le 29 mai, à 11h30.

À 100 mètres de l’autoroute

Selon l’administration, l’emplacement du monument est trop près de l’autoroute. Il ne respecte pas la distance obligatoire de 100 mètres. En effet, la plate-forme a été construite à 73 mètres de la voie de circulation. Pour y voir plus clair, Marie-Claude Grégoire a entrepris de consulter l’avocat de la commune. Ce dernier lui a confirmé la réglementation des 100 mètres en précisant que le préfet avait la possibilité de faire une dérogation.

Le préfet à l’inauguration

De son côté, Jean-Jacques Debacq, préfet des Pyrénées-Orientales, a assuré au maire de Salses qu’il n’y avait pas d’hostilité au projet et que c’est avec plaisir qu’il participerait à son inauguration. Marie-Claude Grégoire se déclare convaincue que le préfet n’a pas cherché un prétexte, mais elle précise que "Tout le monde est attentif à la suite des évènements" et qu’elle "reste déterminée à le voir aboutir."

Bourquin proteste

Le président de l’association pour la Porte des pays catalans, Armand Samso, se veut lui aussi prudent. Depuis 1984 qu’il milite pour cette réalisation, il en a vu d’autres : "Je ne vais pas perdre mon optimisme au dernier moment et je suis têtu, têtu comme un Catalan." Christian Bourquin, comme Jaume Roure, rut dans les brancards, il voit là "un coup bas du nouveau gouvernement". Les représentants de la Generalitat, en visite à Salses il y a quelques jours, se sont montrés très déçus puis, au regard du dossier, ils ont fini par convenir de la réalité de problèmes réglementaires.

Dérogation en attente

La situation devrait pouvoir prochainement se débloquer. Pour cela, Marie-Claude Grégoire se dit prête «A appliquer toutes les contraintes que l’on m’imposera.» Il semble qu’après l’étude de quelques modifications sur l’impact paysager et l’environnement, le préfet pourra signer une dérogation.

Ce contretemps auquel s’ajoute le temps de montage de la statue laisse difficilement espérer une inauguration avant l’automne.

Affaire à suivre...