13sep 2002
Brèves
00:00 - Par perpignan toutvabien - 2002
« Jean-Paul tu déconnes »
Pendant que Cap’taine Alduy naviguait sur la belle bleue du côté de la mer Egée, des vandales, c’est le nom que l’on donne aux poseurs de panneaux publicitaires, ont planté leurs mâts ornés de pancartes au bénéfice de divers commerçants sur plusieurs dizaines d’emplacements du centre ville. La statue de Maillol de la place de la Loge, notre Vénus au collier, est particulièrement furieuse, on en a mis trois à quelques mètres d’elle. Alors que la tendance est dans beaucoup de villes et particulièrement dans les centres historiques à retirer le maximum de mobilier urbain et particulièrement les supports publicitaires, on a beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi la ville de Perpignan a autorisé cette installation.
On ne vend quand même pas l’âme du centre pour quelques milliers d’euros. Espérons que l’on n’en est pas là. Cela participerait-il à la “mise en beauté de perpignan“ dont parle Jean-Paul Alduy ? Il est vrai que devant certaines de ses cravates, on peut s’interroger.
Parmi les commerçants, pourtant les premiers concernés, nombreux sont ceux qui sont « hostiles à ces parasites », déclare l'un d'entre eux. Et un chausseur ajoute : « Jean-Paul, tu déconnes.»
Il se dit pourtant que le maire lui-même trouverait ces poteaux inélégants. Qu’attend-il pour agir ? Qui a signé l’autorisation ? Un détail, pas mal des poteaux, mal installés sont penchés. Certains sont faciles à arracher, avis aux collectionneurs.
perpignan-toutvabien envisage de mener une campagne pour le retrait de ces panneaux, qu’en pensez-vous ?
Message personnel
Coucou Cri Cri. Le gaillard qui arrache les affiches de perpignan-toutvabien se fait beaucoup remarquer. Comme tu sembles beaucoup apprécier notre affiche titrée " Conseil général, le cahier de textes qui fait scandale ", nous avons décidé d’en remettre pour huit jours. Nous n’avions pas prévu d’en faire autant, mais que ne ferions-nous pas pour défendre la liberté d’expression ?
Rébellion au palais de justice
Christian Bourquin qui est un habitué du Palais de Justice, n’a pas manqué l’audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de Perpignan, lundi 2 septembre. Il a profité de l’absence d’un député pour se placer au premier rang réservé aux parlementaires. Il a sans doute oublié qu’il avait été battu en juin. Lorsque le tribunal est entré tout le monde s’est levé, sauf Bourquin qui est ostensiblement resté assis. Une attitude qui n’est pas passée inaperçue. Après les déclarations dans lesquelles il mettait en cause l’indépendance de la justice, Bourquin donne l’impression de vouloir soigner ses relations avec les juges. Une mise en examen ne semble pas lui suffire. En cherche-t-il une autre pour outrage à magistrat ? Spécialiste de la provocation, Christian Bourquin, cherche l’incident pour pouvoir se présenter en victime de l’acharnement d’une justice instrumentalisée par ceux qui veulent l’abattre. Pauvre Bourquin.
Conseil d’Etat
Le Conseil d’Etat devrait prochainement statuer sur le recours en annulation de l’élection de Christian Bourquin sur le canton de Millas. La date n’est pas encore fixée, mais le jugement est attendu dans le courant du mois de septembre, du mois d’octobre ou à la trinité. Prions le Conseil d’Etat pour qu’il nous délivre. L’attente devient insoutenable. Après la mise en examen pour faux et complicité de faux, l’avenir de Bourking se présente mal. Ce serait un véritable miracle s’il échappait à une invalidation et à une période d’inéligibilité.
L’après Bourquin se prépare
Si Olive est toujours le successeur désigné d’un Bourquin qui serait privé de son siège de conseiller général et par conséquent de la présidence du conseil général, Claude Cansouline, lui aussi mis en examen, et Michel Moly, le maire de Collioure, sont également sur les rangs.
ça sent L’Indép.
" ça sent le Bové “, c’est avec ce titre que l’Indép a annoncé la venue de José Bové à Visa pour l’Image. On se demande si certains ne passent pas trop de temps à feuilleter les numéros de L’Indép des années de la collaboration avec le troisième Reich.
Bové superstar
Le lendemain de sa visite à Perpignan, Bové a bénéficié d’un traitement de star, dix lignes et une petite photo. Loana du loft et combien d’autres crétins de passage à Perpignan, genre Jean-Marie Bigard, ont eu droit à des interviews et des articles cire pompe. Il est vrai que ceux-là dérangent quand même moins que celui qui, dans le monde entier, incarne la lutte contre la globalisation.
Sortez vos mouchoirs
Nous n’allons pas vous raconter tous les malheurs de Bourking parce qu’il en a vraiment beaucoup, beaucoup. Cela vous ferait pleurer. Mais il faut quand même savoir qu’à la demande de la juge, qui instruit l’affaire Bourquin, une réquisition a été opérée sur les comptes bancaires de Christian Bourquin et d’Armand Renard, son chauffeur à l’agence du Crédit Agricole de Millas. Le chef d’agence, Salvador Rodriguez, membre du secrétariat de la fédération départementale du PS, bien embarrassé, a dû s’exécuter.
Dufy à Céret
Le musée de Céret va, en 2003, année du cinquantième anniversaire de la mort de Raoul Dufy consacrer une très ambitieuse exposition au peintre qui séjourna et travailla plusieurs années à Perpignan vers la fin de sa vie.
Garde fou
A l’époque où Bruno Delmas était directeur de cabinet de Christian Bourquin, certains voyaient en lui le responsable des bêtises de son chef. Le problème c’est que depuis que Delmas a quitté Bourquin, ce dernier en fait dix fois plus. Explication d’un employé du conseil général qui, lui aussi, a fui «l’ambiance exécrable» du conseil général, «Delmas était un garde fou, même si ce n’est pas facile de faire changer d’avis Bourquin, il est très borné. Delacroix, lui, a une méthode différente, il ne contredit pas Bourquin.» Moralité, quand on veut garder sa place on laisse le patron faire des bêtises.
Adieu veau, vache, cochon, gazette !
La Dépêche du Midi alliée à La Gazette de Montpellier devait dans le courant de l’été prendre une décision concernant à la création de La Gazette de Perpignan. Ils ont, en fait, décidé de ne rien décider. À notre avis, ce n’est pas demain la veille qu’ils viendront, mais on peut toujours se tromper. Gasquez, le rédac’ chef de la Malsaine du Roussillon, va pouvoir retrouver un sommeil paisible.
Dali 1904-2004
La ville de Perpignan commencerait à étudier un grand projet d’exposition autour de Dali en 2004, année du centième anniversaire de la naissance du grand maître du surréalisme.
Vie privée
Un lecteur insiste beaucoup pour qu’on lui raconte quelques anecdotes savoureuses sur la vie privée de nos grands fauves. Allez, rien que pour lui, on fait une exception à la règle. «En ce moment on voit presque tous les jours machin avec machine. Et même que toute la ville en parle.»