Certes, le maire de Perpignan n’est pas placé sous la double menace d’une mise en examen et d’un recours au Conseil d’Etat ayant de bonnes chances d’aboutir. Mais ce n’est pas une raison pour éviter de lui poser une seule question embarrassante. Yann Marec nous rappelle incidemment qu’il est depuis quelques années surnommé "le premier adjoint" par bon nombre de ses confrères.

Jean-Paul Alduy est maire d’une grande ville, président de la communauté d’agglomérations, sénateur et il prétend maintenant à la présidence départementale de l’UMP. Une telle boulimie, un tel niveau de cumul des mandats et des responsabilités ne devaient pas être passés sous silence. Certes, cette question aurait probablement contrarié Jean-Paul.

Lundi dernier, il y a eu un gros clash au conseil municipal. Martine Ruiz et Claude Cansouline ont claqué la porte à la fin de l’examen du premier point de l’ordre du jour consacré justement à la démocratie locale et en particulier à l’application de la loi créant les comités de quartier. Pourquoi ne pas avoir soulevé cette question ?

Dames de France, les journalistes de L’Indép trouvent-ils normal que le contribuable paie pour la création d’un centre commercial ?

On ne touche pas au mari de la patronne, on lui sert la soupe avec une grande cuiller et on lui accroche une serviette autour du coup, il ne faudrait pas qu’une goutte tombe à côté.

Ce n’est pas de l’info, c’est du journalisme de révérence.