Dans L’Indépendant du lendemain, Georges Gianadda commence son article par «Lorsque Christian Bourquin a reçu l’offre de participation du département des P.-O. au dossier de candidature de l’Andorre, il a bousculé son calendrier de campagne électorale pour monter dans la Principauté…»

Ironique, perpignan-toutvabien commentait, le 27 mai, «Quel sens du sacrifice ! Pourtant obsédé par la conservation de son fauteuil de député, Bourquin n’a pas hésité une seconde à bousculer son calendrier de campagne pour aller en Andorre.»

Sans être spécialement soupçonneux, les sujets d’interrogation ne manquaient pas. Il est pour le moins curieux que Marc Mora le chef du gouvernement de l’Andorre et Christian Bourquin annoncent leur collaboration le 24 mai alors que le volumineux dossier de pré-candidature devait impérativement parvenir à Lausanne avant le 31 mai. Sachant que l’on n’est pas en présence d’un bricolage de dernière minute, il ne reste qu’une explication qui tienne : Bourquin fait un coup politique en pleine campagne électorale, à trois semaines d’un scrutin qui s’annonce difficile pour lui.

S’étonnant de l’aveuglement de la presse locale qui faisait chœur avec Bourquin en laissant croire que l’Andorre et Font-Romeu pourraient effectivement organiser les JO de 2010, perpignan-toutvabien écrivait «Les chances pour l’Andorre d’obtenir les jeux d’hiver en 2010 sont quasiment nulles en raison de l’absence d’un grand nombre de structures et de la non-programmation de leur construction.»

Il suffisait de quelques coups de téléphone, y compris auprès du comité olympique andorran, pour se rendre compte que l’Andorre ne serait pas prête pour 2010. On était dans le processus habituel d’une première candidature qui cherche sans toujours y parvenir à mobiliser les énergies et rassembler les moyens.

Christian Bourquin ne s’est pas rapproché du comité olympique français. L’implication du comité national olympique fait pourtant partie des postulats de base du CIO. Le président du conseil général craignait-il qu’Henri Sérandour, le président du COF, ne se prête pas à une opération au caractère électoraliste évident ? Le gouvernement français n’a pas davantage été consulté. Cette attitude montre bien que Christian Bourquin ne se faisait pas d’illusions sur les chances de la candidature de l’Andorre.

Il faut souligner que du fait de sa petite taille, la Principauté d’Andorre n’a pas et n’aura jamais les moyens de faire seule face aux conditions d’organisation des jeux. Elle devra impérativement faire appel à un des deux grands états voisins. Ce n’est pas le conseil général qui va lui fournir les milliers d’hommes et les matériels nécessaires à la sécurité et à la protection des jeux. Il en va de même dans plusieurs autres domaines.

Mais la propagande se moque bien de la réalité, l’essentiel était pour Bourquin d’avoir un bon gros argument de campagne à asséner, «Figurez-vous que je suis à même de vous proposer les Jeux Olympiques. Il faudra choisir entre celui qui voulait fermer Font-Romeu et celui qui veut la faire vivre.» Tel est le message assez manichéen qu’il s’en allait répéter de réunion en réunion.

Le rapport du groupe de travail sur les candidatures qui s’est réunit le 11 juillet à Lausanne confirme avec force que l’Andorre n’avait pas la moindre chance d’obtenir les jeux de 2010. Sa huitième place sur huit villes candidates, derrière Sarajevo, ville détruite ville martyre, n’a rien de glorieux.

Cette histoire lamentable laissera un goût amer à tous ceux que l’association de Font-Romeu à la pré-candidature andorrane a fait rêver de voir des épreuves olympiques se dérouler dans les Pyrénées-Orientales.

Certains évoquent à présent 2014, voir 2018, sans tenir compte du retard énorme de l’Andorre par rapport à d’autres villes en course qui apparaissent déjà mieux placées. Ce n’est qu’en se lançant dans un plan d’action et d’investissement assez considérable que la Principauté pourrait surmonter son handicap. Mais il faudrait d’abord que les décideurs politiques et économiques andorrans en aient la volonté.

A l’annonce de la décision du CIO, Christian Bourquin a trouvé quelqu’un à qui faire porter le chapeau, il a accusé Raffarin et l’UMP, «l’Union pour le mépris des Pyrénées.» Cela se passe de commentaire.

Extraits du volumineux rapport qui peut être consulté sur olympic.org

Comité International Olympique. Procédure d’acceptation des candidatures aux XXIe Jeux Olympiques d’hiver en 2010. Rapport du groupe de travail pour l’acceptation des candidatures à la commission exécutive du Comité International Olympique.

Lausanne, 11 juillet 2002

Les XXIe Jeux Olympiques d’hiver se tiendront en 2010. Huit villes (ci-après “les villes requérantes”) ont demandé à être candidates à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 2010, à savoir (selon l’ordre du tirage au sort), : Vancouver (CAN), Pyeongchang (KOR), Sarajevo (BIH) Harbin (CHN), Jaca (ESP) Berne (SUI), Salzbourg (AUT) Andorre-La-Vieille (AND).

Évaluation : Vous trouverez ci-dessous les résultats de l’évaluation du groupe de travail pour chacune des huit villes requérantes en fonction des critères techniques. Les résultats de l’évaluation se présentent sous une double forme : textes et graphiques.

La partie textuelle comprend une brève introduction exposant de quelle façon le groupe de travail a traité les critères en question, ainsi qu’une explication du mode et des raisons de l’attribution de telles notes aux huit villes. Le graphique au bas de chaque critère montre la position de chacune des huit villes requérantes en ce qui concerne les critères spécifiques, par rapport à la valeur de référence du CIO et les unes par rapport aux autres. DÉFINITION DE LA TERMINOLOGIE UTILISÉE DANS LE RAPPORT Valeur de référence Note minimum requise (sur une échelle de 0 à 10). Le groupe de travail a fixé la valeur de référence à 6.0.

1- Soutien du gouvernement et opinion publique

Le gouvernement de la Principauté d'Andorre et les sept "comuns" (qui sont pratiquement des municipalités autonomes) soutiennent la candidature. Une partie des Jeux aura lieu en France. Les pouvoirs publics d'Andorre assureront le financement et la mise en œuvre des projets d'infrastructure généraux. Aucune information n'est donnée concernant le financement des installations en France. Les services en matière de sécurité, de santé et de douanes seront fournis gratuitement au COJO à Andorre. Aucune information n'est donnée concernant la prestation de tels services en France. Les Jeux devront respecter la législation d'Andorre, de la France et de l'Espagne. Toutefois, aucune information n'est fournie en ce qui concerne la législation française ou espagnole.

La demande de candidature indique que le gouvernement d'Andorre pourrait, le cas échéant, proposer de nouvelles lois afin de faciliter l'organisation des Jeux. Celles-ci ne seraient toutefois applicables qu'au seul territoire d'Andorre. Dans un sondage effectué à Andorre par la ville requérante, plus de 80% des personnes interrogées se sont prononcées en faveur du projet. Les résultats du sondage MORI (organisé à Andorre) indiquent un soutien de 60%.

SOUTIEN DU GOUVERNEMENT ET OPINION PUBLIQUE – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum - Note maximum Vancouver : 6,0 - 8,1 Sarajevo : 3,4 - 6,5 Jaca : 6,2 - 8,6 Salzbourg : 6,1 - 7,8 Pyeongchang : 5,6 - 8,0 Harbin : 7,9 - 8,9 Berne : 4,3 - 6,7 Andorre-la-Vieille : 3,6 - 6,0

2- Infrastructure générale

La ville d'Andorre-la-Vieille, qui compte 25 000 habitants, est accessible via une route à deux voies dont la capacité est limitée. Cette route mène vers l'est à la France par le Pas de la Casa et est reliée à deux routes nationales, l'une en direction de Perpignan et l'autre de Toulouse. Il n'y a aucun accès ferroviaire existant ou prévu. Une autre route conduit à Barcelone en direction du sud. L'accès est difficile à partir des régions avoisinantes et au sein du périmètre relativement étendu des Jeux. ANDORRE-LA-VIEILLE Minimum Maximum Performance actuelle des transports en général 4,0 5,3 L'amélioration de deux routes locales à deux voies par le biais de tunnels est prévue, ainsi qu'un métro aérien court à faible capacité à travers la ville d'Andorre-la-Vieille.

L'infrastructure générale prévue pour les Jeux de 2010 paraît insuffisante.

ANDORRE-LA-VIEILLE Faisabilité Minimum Maximum

Infrastructure de transport future pour les Jeux Olympiques d'hiver 0,8 - 4,7 - 6,0 INFRASTRUCTURE GÉNÉRALE – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante : Note minimum - Note maximum Vancouver : 5,5 - 7,0 Sarajevo : 1,9 - 3,8 Jaca : 4,3 - 6,0 Salzbourg : 7,1 - 8,1 Pyeongchang : 5,3 - 7,1 Harbin : 4,4 - 6,2 Berne : 6 ,4 - 7,7 Andorre-la-Vieille : 3,9 - 5,2

TÉLÉCOMMUNICATIONS (partie intégrante de l'infrastructure générale) Le questionnaire du CIO à l'intention des villes requérantes n'aborde pas le domaine des télécommunications car il a été considéré que la réponse à des questions détaillées à ce sujet au cours de la phase 1 exigerait des villes requérantes qu'elles se livrent à des études approfondies qui devraient plutôt être entreprises par les villes candidates dans le cadre de la phase II. Par conséquent, aucune note spécifique n'a été attribuée. Les télécommunications n'en représentent pas moins un élément important de l'infrastructure générale nécessaire à l'organisation des Jeux Olympiques. Le CIO a donc mandaté l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (IDATE) en vue de présenter un rapport de fond sur la situation des télécommunications dans chacun des pays où se trouvent les villes requérantes. Ce rapport traite de sujets tels que la réglementation, la téléphonie fixe et mobile, les réseaux de données et Internet, les télécommunications internationales et la télévision câblée. Il s'agit de mesurer le niveau de développement de l’infrastructure et des services de télécommunications dans les villes requérantes et dans la région où les Jeux auront lieu. Il y a de toute évidence quelques incertitudes compte tenu du laps de temps qui sépare la rédaction de ce rapport des Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Il s'agit d'une période très longue pour un secteur dynamique, évoluant rapidement.

Selon le rapport IDATE, les huit villes requérantes peuvent être divisées en 3 grandes catégories (selon l’ordre du tirage au sort) : Villes/pays qui possèdent déjà l'infrastructure nécessaire en matière de télécommunications pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Vancouver Jaca Salzbourg Berne

Villes/pays qui offrent apparemment un niveau de développement satisfaisant via un plan de modernisation en cours visant à soutenir les Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Pyeongchang Harbin

Villes/pays où le niveau des moyens de télécommunications paraît insatisfaisant pour assurer l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Sarajevo Andorre-la-Vieille Toutefois, la situation géographique d'Andorre-la-Vieille pourrait permettre une approche de l'extérieur (à partir de l'Espagne et/ou de la France). Pour Sarajevo, la principale question est de savoir comment le réseau peut être rebâti et élargi.

3 Sites sportifs

ANDORRE-LA-VIEILLE Le concept sportif, largement dispersé, s'articule autour de trois sites en France – une piste de bobsleigh/luge existante à La Plagne, un deuxième site à Font-Romeu et un troisième à La Llagonne.

Le budget pour les nouvelles installations est très bas, de même que les capacités en termes de places assises sur les sites. Les installations devant être construites en France pourraient être source de difficultés dans la mesure où aucune information n'a été fournie dans la demande de candidature par le gouvernement français ou la région concernée. Qualité Concept sportif Installations % min. max. Faisabilité min. max. Existantes 62,5 4 8 0,6 2 6 Prévues - - - - - -Supplémentaires 37,5 7 10 0,2 2 6 SITES SPORTIFS – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 7,6 8,5 Sarajevo 4,5 6,0 Jaca 5,1 6,6 Salzbourg 7,1 9,0 Pyeongchang 5,0 7,2 Harbin 4,4 6,0 Berne 4,9 7,4 Andorre-la-Vieille 2,0 4,9

4 village olympique

ANDORRE-LA-VIEILLE L'hébergement des athlètes repose sur un village olympique central à Andorre-la-Vieille, un deuxième village à Font-Romeu (France) et des logements pour les athlètes à La Plagne (France) et à El Tarter (Andorre). Tous les athlètes seront logés à une certaine distance du principal aéroport d'accès de Barcelone. Il y a largement assez de chambres disponibles pour les athlètes et les officiels dans les différents logements proposés.

Les quatre centres d'hébergement des athlètes sont très dispersés. Si la volonté d'héberger les athlètes à proximité de leurs sites de compétition est bonne, l’expérience olympique des athlètes en sera appauvrie et les trajets entre les sites de longue durée. L'utilisation post-olympique est bonne car Andorre et Font-Romeu ont une vocation commerciale et les hôtels et appartements existants seront utilisés à La Plagne et à El Tarter.

VILLAGE OLYMPIQUE – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 8,0 9,3 Sarajevo 4,2 5,4 Jaca 4,8 7,2 Salzbourg 4,5 7,5 Pyeongchang 4,5 6,7 Harbin 5,7 8,1 Berne 3,0 6,0 Andorre-la-Vieille 3,5 5,6

5- Environnement : conditions et impact

La demande de candidature ne contient pas suffisamment d'informations en ce qui concerne l'état de l'environnement. Les conditions climatiques sont bonnes pour les sports d'hiver et les dates proposées pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2010 (5-21 février) sont acceptables. Les Jeux auraient certainement un impact sur l'environnement, mais les informations fournies n'indiquent pas l'ampleur de cet impact ni les mesures envisagées pour l'atténuer. Le gouvernement est intervenu récemment dans le domaine de la gestion des déchets et de projets d'assainissement.

Les améliorations environnementales et la durabilité font partie intégrante de la vision et de la motivation de la demande de candidature. Une conscience écologique accrue de la part de la population pourrait être l'héritage potentiel des Jeux Olympiques d'hiver.

ENVIRONNEMENT : CONDITIONS ET IMPACT – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 6,7 8,5 Sarajevo 4,8 6,7 Jaca 5,5 7,5 Salzbourg 7,8 9,0 Pyeongchang 5,5 7,5 Harbin 4,0 6,3 Berne 7,5 9,0 Andorre-la-Vieille 5,2 7,5

6- Hébergement

Le nombre de chambres d'hôtel de 3*-5* existantes et prévues est en dessous des exigences de base. À noter qu'Andorre prévoit d'utiliser des logements en France et en Espagne, ce qui pourrait engendrer des difficultés contractuelles. Andorre ne disposerait pas de suffisamment de chambres dans d'autres catégories pour satisfaire aux exigences de base en dépit d'un ambitieux projet de construction.

Le groupe de travail n’a tenu compte que de 500 chambres à La Plagne (bobsleigh et luge) car les autres chambres disponibles ne seraient pas nécessaires pour les activités olympiques. Note minimum Note maximum 4,0 5,0 HÉBERGEMENT – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 7,0 8,5 Sarajevo 2,0 3,0 Jaca 3,5 4,5 Salzbourg 9,0 10,0 Pyeongchang 5,5 6,5 Harbin 5,0 6,0 Berne 6,5 8,0 Andorre-la-Vieille 4,0 5,0

7- Transports

Les sites olympiques de compétition et autres sites sont répartis à travers plusieurs vallées à Andorre et en France, avec des liaisons assez difficiles sur des routes de montagne à deux voies. La taille et la capacité des sites de compétition et des autres sites paraissent incompatibles avec les capacités de transport, même une fois que l'amélioration des routes et le métro aérien proposés par Andorre seront opérationnels.

L'accès aux zones avoisinantes (France, Espagne) est aussi assez long et difficile. Le site consacré au bobsleigh, à la luge et au skeleton à La Plagne en Savoie (France, à 750 km d'Andorre) nécessite une logistique complexe en matière de transport, notamment en raison de l'éloignement de l'aéroport. L'aéroport de Barcelone est une bonne infrastructure, mais il est situé à plus de 200 km d'Andorre. Le concept global de transport proposé pour les Jeux de 2010 paraît insuffisant.

TRANSPORTS – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 6,9 8,1 Sarajevo 4,6 6,4 Jaca 4,9 6,8 Salzbourg 7,2 8,4 Pyeongchang 6,1 7,8 Harbin 4,8 6,9 Berne 6,4 7,8 Andorre-la-Vieille 4,5 6,4

8- Sécurité - La demande de candidature décrit un haut niveau de structure organisationnelle avec un comité unifié de sécurité olympique. - Le succès du plan nécessiterait toutefois l'adoption de la législation appropriée par trois États souverains et l'intégration effective sur le plan de l'organisation de nombreuses juridictions opérant à des niveaux parallèles. Le défi paraît de taille. - Ni les rôles ni les ressources des différentes organisations ainsi que leurs interrelations ne semblent suffisamment abordés.

SÉCURITÉ – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 6,8 7,8 Sarajevo 4,0 6,0 Jaca 6,0 7,6 Salzbourg 6,2 7,2 Pyeongchang 5,4 7,2 Harbin 6,2 7,6 Berne 6,0 7,0 Andorre-la-Vieille 5,0 6,4

9- Expérience passée en matière d’organisation d’évènements sportifs

Andorre a une expérience limitée en matière d'organisation d'événements multisportifs (Jeux des petits États d’Europe en 1991), mais aucune expérience en matière d'organisation de championnats du monde ou autres dans les sports d'hiver.

EXPÉRIENCE PASSÉE EN MATIÈRE D'ÉVÉNEMENTS SPORTIFS – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 7,0 8,3 Sarajevo 3,0 6,0 Jaca 4,7 7,3 Salzbourg 7,0 9,0 Pyeongchang 4,7 7,3 Harbin 4,0 6,3 Berne 7,0 8,3 Andorre-la-Vieille 2,0 5,0

10- Finances

Evaluation objective et mesurable pour des pays qui devront consentir des investissements considérables en vue d'assurer l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2010. L'échelle de notation de Moody’s va de la note la plus haute (Aaa) à la note la plus basse (C). AAA – Autriche (Salzbourg) AAA – Suisse (Berne) AA1 – Canada (Vancouver) AA2 – Espagne (Jaca) AA2 – Andorre (Andorre-la-Vieille) A3 – Corée (Pyeongchang) A3 – Chine (Harbin) N/D – Bosnie-Herzégovine (Sarajevo) (sous la supervision administrative des Nations Unies. Pas de notation) b) Projections en matière de revenus – Faisabilité La faisabilité des projections en matière de revenus indiquée par les villes requérantes a été qualifiée de Réalisable, Optimiste ou Très Optimiste : - Vancouver Réalisable. - Sarajevo Très Optimiste. Risque de difficultés sur le marché pour le parrainage local. - Jaca Réalisable. - Salzbourg Réalisable. - Pyeongchang Optimiste, les revenus de la billetterie et des licences semblent plutôt élevés pour le marché local. - Harbin, Optimiste les projections de revenus seront difficiles à atteindre vu l’impossibilité d'accéder au marché chinois jusqu’au 1 er janvier 2009 en raison du programme de marketing unique de Beijing 2008. - Berne Réalisable - Andorre-la-Vieille Très Optimiste la taille du marché et, partant, la nécessité de programmes conjoints de marketing avec les CNO voisins, rendront les choses difficiles

FINANCES – TABLEAU RÉCAPITULATIF Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 6,4 7,6 Sarajevo 3,4 4,0 Jaca 6,1 6,7 Salzbourg 6,8 8,0 Pyeongchang 5,1 6,0 Harbin 5,1 6,0 Berne 6,5 8,0 Andorre-la-Vieille 4,6 5,2

11- Concept général Pondération : 3 Le groupe de travail a conclu son évaluation des villes requérantes par un examen général du concept proposé par chaque ville pour l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Cet examen a été effectué après que tous les autres critères ont été évalués car il a été observé que la notion de concept était prise en compte dans bon nombre des sujets étudiés (par exemple, les sports, l'infrastructure générale, les transports, etc.). Les experts ont donc eu la possibilité de confirmer leur opinion générale du projet après avoir évalué chaque critère. Le groupe de travail a également tenu compte des éléments suivants dans l'analyse du concept général : - compréhension des besoins olympiques - adéquation entre les besoins olympiques et l'infrastructure générale et sportive de la ville/région - héritage post-olympique. Une note minimum et une note maximum ont été attribuées à chaque ville, comme le montre le tableau récapitulatif ci–dessous : Ville requérante Note minimum Note maximum Vancouver 7,0 9,0 Sarajevo 3,0 5,0 Jaca 5,0 6,5 Salzbourg 7,0 8,0 Pyeongchang 6,0 7,5 Harbin 5,0 6,0 Berne 4,5 6,5 Andorre-la-Vieille 3,0 4,0

Conclusion

Compte tenu de l'ensemble des informations fournies par les huit villes requérantes, ainsi que de l'opinion exprimée par les différents experts et par l'ensemble des membres du groupe de travail, l'évaluation technique unanime de ce dernier se présente comme suit :

Les notes globales obtenues par quatre (4) villes requérantes (par ordre de notes) – Harbin, Jaca, Andorre-la-Vieille et Sarajevo – se situent essentiellement ou complètement en deçà de la valeur de référence de six (6).

Les notes globales obtenues par deux (2) villes requérantes (par ordre de notes) – Berne et Pyeongchang – se situent de part et d’autre de la valeur de référence de six (6).

Les notes globales de deux (2) villes requérantes (par ordre de notes) - Salzbourg et Vancouver – se situent au-delà de la valeur de référence de six (6).