01nov 2002
Café du commerce : Où sont passés les journalistes de L'Indép ?
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2002
«Mais où sont passés les étourneaux ?» se demande très sérieusement L’Indépendant du jeudi 31 octobre, en page 3.
Grâce à ce titre, il y avait de l’ambiance ce matin à l’Arago à l’heure du café.
- Hier, j’ai laissé ma voiture sur la place Jean Payra, une heure après, elle était couverte de fiente.
- Et moi, quand je ferme le magasin (boulevard Clemenceau) je suis obligé de longer les murs, de changer de trottoir et de faire du gymkhana pour arriver au parking Catalogne.
- Tu crois que le standard de L’Indép va exploser ?
- Ils ne vont pas être sourds.
- Ils ont de la fiente dans les oreilles pour pas entendre le vacarme qui vient des platanes, transformés en dortoirs, qui hébergent des dizaines de milliers d’étourneaux depuis septembre.
- Et pour ne pas entendre la voiture de la mairie qui parcourt les axes bordés de platanes. Le boucan de tous les diables qu’elle fait avec ses hauts parleurs qui crachent les cris d’un prédateur.
- Celui qui a écrit cela il a pris la Toussaint pour le premier avril.
- C’est clair, qu’il avait un peu trop taquiné le vin primeur, écoute ce qu’il écrit «Faut-il crier victoire avec l’équipe détonante des alarmeurs municipaux et danser sous les réverbères ?»
- Cela dit il manque une phrase du genre, «grâce à l’action de la municipalité et de son maire sénateur Jean-Paul Alduy la ville est débarrassée des étourneaux.»
- Ils ont tout faux.
- Le bon titre c’était «Où sont passés les journalistes de L’Indépendant ?»
- Je peux t’affirmer qu’ils sont plus en ville à cinq heures de l’après-midi
- Moi je crois plutôt qu’ils ont de la merde dans les yeux.
- Vous pensez que demain ils vont rectifier le tir ?
- Ils sont suffisamment dans la merde pour ne pas s’y enfoncer davantage.
- Et puis, je vais te dire, la plupart des lecteurs auront glissé dessus.