Jean Reynal, le conservant(1) du patrimoine ne sera peut-être plus adjoint au maire de Millas dans quelques jours. C’est certainement ce que va décider le Conseil d’Etat si l’on en juge par les conclusions rendues cet après-midi au Palais Royal par le commissaire du gouvernement de la noble institution. Flanqué du titre de "conservateur départemental du patrimoine" par son patron de président du conseil général, Jean Reynal tomberait en effet sous le coup de l’inéligibilité au motif qu’il remplit des responsabilités de haut vol au sein du conseil général. La loi électorale est en effet très stricte sur ce sujet et interdit aux "hauts fonctionnaires" d’être candidats aux élections municipales. Pourtant, le brave bougre aura tout fait pour sauver sa peau au sein du conseil municipal de Millas. Faute avouée étant à moitié pardonnée, ce dernier serait même allé jusqu’à avouer – bulletin de paye à l’appui – qu’il n’est pas en fait un vrai conservateur du patrimoine comme le présente généralement son patron dans la presse et les réunions publiques. Mais de cela, le Conseil d’Etat n’a rien voulu entendre et Jean Reynal devra faire les frais d’un titre qu’il s’est un peu trop rapidement attribué … comme quoi, l’immodestie est bien mal tolérée au Conseil d’Etat. Gageons, pour que Christian Bourquin ne passe pas de mauvaises vacances de fin d’année, que cette décision ne soit pas un jugement de mauvaise augure. Le Conseil d’Etat doit en effet très prochainement juger une autre affaire millassoise ; à savoir : Christian Bourquin a-t-il oui ou non dépassé son compte de campagne en ne déclarant pas le salaire de nabab de son chauffeur ?.. Réponse dans quelques semaines. D’ici là, bonnes fêtes.

(1) Allusion faite au mot historique de Christian Bourquin remettant de l’huile de Millas à Laurent Fabius en lui soulignant qu’elle était produite «sans conservant», ce à quoi répondait Laurent Fabius : «Et sans colorateur, je suppose …»