A Fabrice Thomas,

Strictement personnelle

Lorsque L’Encyclopédie des P.-O. m’a été donnée, je l’ai feuilletée un peu étonné de voir que la juxtaposition de ces articles et photos avait peu de sens ; on aurait pu pourtant tirer de notre histoire catalane du sens : la paix (Trêve de Toulouges), la démocratie (Charte des libertés communales) etc.

Je n’avais pas lu la page consacrée à Brasillach. Je partage totalement votre point de vue : on est là dans la plus pure tradition du révisionnisme ! Rien sur l’antisémitisme viscéral de Brasillach !

Brasillach ne s’est pas égaré : il a construit et défendu avec violence une doctrine fondée sur la haine de l’autre et le racisme. Les intellectuels sont plus responsables que tout autre fraction de notre société parce qu’ils ont en héritage l’histoire de la pensée des hommes, et qu’ils ont mission, par leur liberté de parole, d’éclairer le chemin. Leur rôle politique ne peut s’effacer derrière le brio de l’écrit et du roman (cf. aujourd’hui le rôle de Houellebecq). Je partage totalement votre texte du 20/I (1)que je viens de lire et qui motive ce mot écrit sur le vif. Très cordialement Jean-Paul Alduy

Note de la Rédaction :

Pourquoi publions-nous cette correspondance portant la mention “strictement personnelle“ ? La position de Jean-Paul Alduy est suffisamment claire et engagée pour ne pas être susceptible de varier autrement que sur la forme. Nous avons de plus quelques raisons de penser que le maire de Perpignan et sénateur des Pyrénées-Orientales se serait à un moment ou à un autre publiquement exprimé sur cet important sujet. Dès lors nous avons décidé de mettre ce texte en ligne sans même solliciter l’autorisation de Jean-Paul Alduy.

Tous ceux que la réhabilitation de Brasillach a choqués, révoltés, blessés apprécieront cette position courageuse et sans concession.

(1) Un monstre nommé Brasillach

Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.