A part la première lettre de leur patronyme, rien en principe, n’aurait du rapprocher, le responsable culturel André BONET et Brasillach, un partisan du fascisme dont la sympathie pour le nazisme n’est plus à démontrer.

Oui, en tant que Démocrate et Républicain, élu, Maire, Conseiller Général et futur vice-président de l’agglomération, mais avant tout citoyen du monde, je suis choqué et profondément navré qu’André BONET utilise la culture pour travestir la vérité sur le passé pourtant criminel de Brasillach. Au nom de la Culture, mais au fait laquelle…

Lorsque l’on connaît l’histoire et que l’on est imprégné d’un passé récent douloureux, Rivesaltes et Argelès sont près de nous. On ne peut pas laisser ranimer les emblèmes de cette tragédie, les gens comme Brasillach.

Au nom de la Culture, André Bonet redonne une " respectabilité " à Brasillach, le xénophobe, l’antisémite absolu, qui nie l’égalité des hommes.

Bonet banalise l’idéologie de la peste brune dans laquelle Brasillach baigne et se ressource, voir ses écrits et propos et ses voyages dans l’Espagne de Franco, l’Allemagne nazie.

Je m’insurge sur ce grave état de fait, grave de conséquences du fait qu’au Conseil Général j’ai voté pour cette encyclopédie des Pyrénées-Orientales, sans en connaître le contenu. Je veux en être responsable mais pas coupable de la trahison du devoir de mémoire et de vigilance qui est le mien lors de chaque commémoration, face aux noms gravés sur le monument aux morts de ma commune, face aux anciens combattants et à leurs associations, face aux jeunes qui construisent l’avenir.

Bonet " panthéonise " Brasillach dans les lettres Roussillonnaises au côté de Ludovic MASSE, lui l’écrivain de l’indignation, le témoin majeur et universel, lui qui anima la résistance antifasciste à Céret et qui a dit sur l’Espagne écrasée " L’Espagne est là contre moi, nuit et jour, hurlante et dévorée. "

Brasillach n’est plus là, mais ses idées sont toujours vivantes. Et nous nous interdisons toute complaisance à leur égard, surtout lorsqu’au bout il y a nos enfants à qui, le Conseil Général destine 2 000 exemplaires de l’Encyclopédie des Pyrénées-Orientales.

Alors c’est solennellement que je m’adresse avant tout à André BONET pour faire cesser cela sur le champ, surtout lorsque l’on a reçu chez nous un Homme comme Boutros BOUTROS GHALY, ancien Secrétaire Général de l’ONU et ancien ministre de l’Egypte et d’autre part à Christian Bourquin, Président du Conseil Général pour corriger l’ignominie afin que nous puissions distribuer l’encyclopédie aux collégiens en l’état.

Que ce soit dans mes engagements syndicaux, associatifs, politique, ou dans ma vie privée avec mes filles, je me suis toujours élevé contre la peste brune et son cortège de négations, contraires aux valeurs humanistes qui sont les nôtres et ont pour nom Liberté, Egalité, Fraternité.

La France n’est-elle pas le berceau des Droits de l’Homme et du citoyen ?, terre d’accueil et de tolérance.

''Elie Puigmal

Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.''