Ce n’est pas avec des injures et des coups de poing que le président du conseil général arrêtera le mouvement, chaque jour plus important, de ceux qui refusent l’entrée de l’ignoble Brasillach dans «le Panthéon des lettres roussillonnaises.»

Qui apprendra à cet élu que la démocratie est le régime qui vit de sa propre critique et qu’en respectant la loi, toute parole peut être contredite? «La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire», écrivait Marat.

C’est dans la dignité, sans se laisser impressionner et avec peut-être plus encore de détermination que perpignan-toutvabien poursuivra son chemin.

Salir ses contradicteurs est un procédé d’une autre époque qui aboutit à transformer le débat politique en foire d’empoigne, en match de catch. Ainsi on vide le débat de son contenu, on vide la politique de sa substance et il ne reste plus qu’à voter pour celui qui gueule le plus fort.

Jeudi soir, lors d’une réunion bien nommée, «Le temps du dialogue» à Canohès, la question calmement posée par un monsieur ne comprenant pas que l’on réhabilite Brasillach dans L’Encyclopédie des Pyrénées-Orientales a fait perdre son sang froid à Christian Bourquin.

Après avoir défendu les écrits de Bonet sur Brasillach, Christian Bourquin s’en est pris «aux petits minables, aux êtres ignobles qui écrivent qui nous accusent de négationnisme… Un des deux, son grand-père était collabo.»

Dans la salle, Christine Thomas est intervenue «Excusez-moi, vous ne pouvez pas dire cela. Vous ne pouvez pas salir les gens qui écrivent sur Perpignan-touvabien. Je participe à ce site et connais ceux qui y écrivent, aucun n’a de grand père collabo.»

Après avoir demandé son nom à celle qui l’avait interpellé, Christian Bourquin s’est lancé dans une violente diatribe comportant des menaces physiques tel que «votre mari tout ce qu’il mérite c’est un coup de poing sur la gueule, d’ailleurs il l’aura…On lui cassera la gueule.» Menaces plusieurs fois répétées.

C’est la troisième fois, en moins d’un an, que le président du conseil général profère des menaces physiques contre des personnes.

Si Christian Bourquin est jeudi soir arrivé à de pareilles extrémités, c’est bien parce que quelque chose le gène, le dérange beaucoup.

Il aurait été préférable que le monsieur (que nous ne connaissons pas) qui interrogeait le président du conseil général, reparte avec une réponse sérieuse à sa question sur le contenu de l’encyclopédie.

Nous ne voulons pas savoir ce que faisait le grand-père ou l’arrière grand-père de Christian Bourquin pendant la guerre. Nous nous intéressons seulement aux écrits d’André Bonet dans l’encyclopédie que finance (avec l’argent du citoyen), vante et distribue aveuglément le président du conseil général. '' Fabrice Thomas''

P.S.: Si perpignan-toutvabien rapportait des choses inexactes sur Bourquin, il y a bien longtemps que celui qui porte plainte plus vite que son ombre aurait relevé la diffamation. Seulement, il n’en a jamais eu le moindre motif. C’est quelque part une reconnaissance de la rigueur dont font preuve ceux qui font perpignan-toutvabien. Plus d’un an d’activité, pas une seule plainte, même pas une seule demande de droit de réponse. Celui ci est toujours ouvert à toute personne mise en cause.

Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.