29jan 2003
Affaire Brasillach (23) amnistia.net
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2003
Amnistia.net est un journal en ligne, une revue bimestrielle et une lettre d’information gratuite. En deux ans d’existence, Amnistia.net s’est taillé, à coups d’enquêtes rigoureuses, une solide réputation dans le monde des médias et ses révélations sur les négationnistes, ou à propos de la Corse, par exemple, ont été, plusieurs fois, citées ou reprises par Le Monde, Libération, Le Canard enchaîné et Paris Match.
Ceux qui se demandent encore ce qu’Internet a apporté à l’information, aux médias en général, aux journaux en particulier, trouveront sur le site d’Amnistia.net quelques réponses. Tous les articles parus sont conservés en ligne, regroupés en dossiers qui s’étoffent au fur et à mesure de la parution de nouvelles enquêtes et contributions, constituant une base documentaire et de réflexion incontournable sur de nombreux sujets d’actualité.
Mais ce n’est pas par cette présence sur Internet qu’Amnistia se différencie des autres journaux. Au-dessus d’Amnistia, le pavillon de l’indépendance rédactionnelle flotte haut et ce n’est pas un vœu pieux. Visiblement, une vraie place est donnée aux journalistes pour développer leurs sujets, apporter toujours plus d’analyse, aller jusqu’au bout de leurs investigations, de leur réflexion.
Il faut dire que la rédaction d’Amnistia compte quelques empêcheurs de tourner en rond et bonnes plumes notoires. Didier Daeninckx, le journaliste, et romancier bien connu, a signé de nombreux articles qui ont fait date sur les négationnistes et est l’auteur, avec Arnaud Nanta, d’un volumineux dossier, INégationnistes, les Eichmann de papier/I. On peut aussi lire, sur le site d’Amnistia, quelques-unes de ses nouvelles, inspirées de l’actualité. A ses côtés, on retrouve, entre autres, Enrico Porsia et ses investigations très poussées sur la Corse ou la mafia, Allande Socarros et sa lettre du pays basque et encore Raphaël Gardel, Alfredo Ragusi et Robert Realley.
L’esprit "Internet" n’est jamais loin, au-dessus d’une île verte dessinée sur fond bleu de mer, on peut lire cette sentence : «Quelque part, à l'abri des oreilles des radars, loin des yeux des satellites, de tout mouchard et de tout contrôle : elle existe, elle flotte au-dessus de nos consciences. C'est AMNISTIA, une île sans état, une communauté de destin.» On clique sur une bouteille dans la mer pour envoyer ses suggestions, sur la boîte à lettre pour les messages à la rédaction, sur la bicyclette pour faire le tour de l’île, sur la machine à écrire pour connaître les collaborateurs du journal, la chope de bière de "barachoix" oriente l’internaute sur une page de liens vers de nombreux journaux français et étrangers, tandis que NewsPort permet d’accéder aux archives.
Le numéro 29, paru en janvier, que l’on peut (comme tous les anciens numéros) commander directement sur le site URLhttp://www.amnistia.net:URLhttp://www.amnistia.net/URL ou auprès de son libraire, consacre un dossier à la Corse et publie un article sur la réhabilitation de Brasillach dans IL’encyclopédie des Pyrénées-Orientales./I
Cet article replace tout d’abord la publication de cette encyclopédie dans le cadre de la commande que les Editions Privat ont reçu du conseil général des P.O. et reprend, point par point, les termes de la notice consacrée à Brasillach qui font bondir la France entière ou peu s’en faut pour déboucher sur une conclusion irrésistible : «L'article qui est consacré à ce délicat auteur par André Bonet se termine par ces mots: "Son œuvre, avec le recul du temps, prendra sa juste place". Il est bon d'en préciser le lieu: les poubelles de l'Histoire.»
«Amnistiez vos préjugés, laissez respirer vos idées», titre Amnistia en page d’ouverture à l’attention de ses lecteurs. Amnistia est une bouffée d’oxygène dans la grisaille, un éclair d’intelligence dans les marécages de l’uniformité, un îlot de résistance au grand rouleau compresseur. Branchez-vous vite et sans modération.
Amnistia.net sur le net : URLhttp://www.amnistia.net:URLhttp://www.amnistia.net/URL