11fév 2003
Cocotte Vermeille, une médaille bien méritée
00:00 - Par perpignan toutvabien - 2003
C’est des mains de Jean-François Lamour qu’Arlette Franco a reçu à Canet, le 3 février, les insignes d’officier dans l’Ordre National du Mérite. Jean-François Lamour a prononcé un vibrant éloge de la député maire et de l’ancienne dirigeante sportive .
perpignan-toutvabien ne pouvait que s’associer à l’hommage de la nation reconnaissante en l’immense œuvre accomplie par Arlette Franco.
Il faut d’abord féliciter Arlette Franco pour sa capacité à faire venir un ministre dans ce département, qui est rarement sur leur route, chaque fois qu’il faut lui épingler une médaille sur la poitrine. Une de ses premières distinctions lui fut remise par Guy Drut. Pleine de gratitude, la dame le fit revenir à Canet pour inaugurer une avenue à son nom. Canétois, Canétoises, vous savez donc ce qui vous attend.
Au passage “la Franco d’en haut” bouscule sans ciller quelques usages républicains qui semblaient pourtant bien établis. Comme de ne pas donner le nom d’une personne vivante à une rue. Justement pour éviter les dérapages vaniteux.
C’est pour le même genre de raison que «Les membres des assemblées parlementaires ne peuvent être nommés ou promus» dans l’Ordre National du Mérite ou celui de la Légion d’honneur. Certes le décret signé par le Président de la République est antérieur (Nov. 2001) à l’élection de député d’Arlette Franco. Mais, dans cet esprit, la réception avec des centaines d’invités et présence ministérielle pour honorer le nombril d’un député est vraiment totalement déplacée.
A quelques centaines de mètres de l’endroit où les invités de la France d’en haut se gavaient de petit fours, les 300 salariés de Catana avaient appris 48 heures plus tôt le dépôt de bilan de leur entreprise.
On ne saura jamais combien de dizaines de milliers d’euros ont été dépensés ce jour-là par le contribuable canétois. Mais on sait maintenant avec certitude ce que valent les discours de madame Franco sur le renouveau de la politique.
«Tirer vanité de son rang, c’est avertir qu’on en est en dessous.» Marie Leszynska.