L’importance d’une telle déclaration, mesurée mais ferme, pourrait déterminer un changement dans l’attitude du président du conseil général et des Editions Privat.

Voici le texte :

«Il nous est particulièrement pénible d’évoquer le problème soulevé par l’article à Robert Brasillach, inséré dans le chapitre sur la littérature roussillonnaise, dans le remarquable ouvrage L’encyclopédie des Pyrénées Orientales . Nous n’avons pas l’intention de rentrer dans le débat tout en regrettant l’implication du président du conseil général,

Homme de conviction et partisan déterminé du devoir de mémoire, placé bien malgré lui dans une situation surprenante. Il est navrant de constater que cette très belle encyclopédie puisse servir de tremplin à quelques nostalgiques désireux d’entrouvrir la porte de la réhabilitation à un écrivain qui mit tout son talent à défendre, et avec quelle violence, la doctrine nazie n’hésitant pas à dénoncer et à appeler au meurtre dans la revue Je suis partout qu’il dirigeait. Le texte de l’article litigieux est tout à fait tendancieux et la phrase "victime d’un drame de l’épuration" absolument inacceptable.

L’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance condamne cette forme de révisionnisme et estime qu’une correction s’impose.»

Le poids moral, considérable de cette prise de position pourrait être décisif nous déclarait un militant socialiste, et élu, réputé proche de Bourquin. Lui-même condamne totalement le texte sur Brasillach après dit-il «dans un premier temps ne pas avoir vu à quel point il était insidieux et pour cela encore plus dangereux.»

L’affaire Brasillach serait-elle à la veille de son épilogue ?

PS : Pour faciliter le suivi de l'affaire Brasillach, tous les articles s’y rapportant ont été numérotés par ordre de parution.