L’auteur du premier article Gracies a Brasillach tout en étant sans concession sur le fond de l’affaire souligne qu’elle éclipse le débat sur toutes les erreurs et bêtises contenues dans L’Encyclopédie du pays catalan.

Bernard Revel, l’éditorialiste de L’Indép est épinglé au passage. Sans doute en mémoire d’un article compatissant qu’il sortit le jour du cinquantième anniversaire de l’exécution de la condamnation à mort de Robert Brasillach.

Il est rappelé que Brasillach et L’indépendant étaient du même côté et que si, à la Libération, l’un fut fusillé, l’autre fut interdit de parution, «Malauradament hom afusella pas un diari d’aquest tipus !», conclut le journal satirique.

Le second article La Brasillach connection est sans pitié pour Bonet, Triquaire, Halimi, L’Indép, Bourquin. Ah si ces mots qui font mal pouvaient avoir le pouvoir de faire réfléchir ceux qui ont occulté que c’est avec des mots que Brasillach participa à un génocide, comme le rappelle, très justement, le rédacteur du Fiço.

Il y a quelques semaines Gasquez faisait son éditorial sur l’affaire Brasillach pour dire qu’il fallait laisser les morts enterrer les morts. Mais comme à L’Indép cette position est devenue intenable. La Semaine du 6 février offrait à ses lecteurs, d’excellents papiers sur Robert Brasillach et Maurice Bardèche. Ne désespérons pas du groupe Midi-Libre - L’Indépendant - La semaineduRoussillon.

Evoquant la presse départementale, pendant l’occupation nazie, La Semaine jette à nouveau le nom de Pierre Ponsich en pâture en rappelant qu’il a été rédacteur en chef du Roussillon l’hebdomadaire collabo antisémite… N’y avait-il ici que ce journal qui imprimait des ignominies ?

Certains nous expliqueront, comme si c’était d’ailleurs la chose la plus normale du monde que La semaine ne peut pas dire la vérité sur L’Indép vu que c’est le même groupe.

Rappelons quand même que le type de régime dans lequel toute la presse écrite est contrôlée par une seule entité, cela s’appelle une dictature. Qu’elle soit de gauche, couleur politique du Monde, ne la rend pas plus acceptable.

Rivarol, hebdo d’extrême droite, défend (numéros du 31 janvier et du 7 février) le texte de l’encyclopédie sur Brasillach. Comme c’est étonnant ! Après celui de Présent (quotidien de l’extrême droite) ce soutien devrait… normalement… embarrasser messieurs Bourquin, Bonet, Demelin, Reynal…

Marianne de la première semaine de février est revenue sur une demie page sur l’affaire Brasillach.

Le président du conseil général a décidé d’oublier l’encyclopédie, il n’en parlera ni ne l’offrira plus. Il espère qu’ainsi l’affaire Brasillach finira par se calmer…

Les falsificateurs de l’histoire auraient donc le dernier mot.

El Fiço est en vente à la Librairie Catalane, place Jean Payra, (à côté de la Banque de France) 1, 70 Euros.