Arlette Franco est certes une habituée des colonnes du Midi-Libre. Ce n’est pas la première fois qu’elle y est interviewée un 8 mars. Et ce n’est que la troisième fois depuis le début de l’année que Luc Malepeyre l’interroge sur une pleine page.

Nous ne sommes qu’au début du troisième mois de 2003, et, à ce rythme, la Cocotte Vermeille et son porte plumes peuvent espérer battre le record du nombre d’interviews de complaisance. Cela fera un bon sujet pour une émission de TF1. On voit bien PPDA remettre le prix.

L’Indép nous offre un énième papier sur la carrière de Jacqueline Alduy, une femme dont le parcours politique "nous a paru mériter un hommage ", écrit Josianne Cabanas. Cet article tombe bien, il va mettre un peu de baume sur les égratignures de la maman de Jean-Paul et belle-maman de la patronne. Elle a, cette semaine, à plusieurs reprises, été un peu maltraitée par Luc Malepeyre à propos d’une plainte de Carol Malortigue, ancien exploitant (dépité) du Casino d’Amélie-Les-Bains. Pas de quoi fouetter un chat, mais assez pour que L’Indép vienne consoler la reine mère de la famille Alduy.

Et puis Josianne Cabanas n’a-t-elle pas des choses à se faire pardonner ?

Sa servilité est tellement devenue sa seconde nature que notre presse locale ne se rend même plus compte de son ridicule et du discrédit qu’il entraîne.

La providence est venu au secours de tous ceux à qui cette lamentable flagornerie n’a pas échappé. En mettant une pub pour un casino sous l’interview de Jacqueline Alduy et sur la même page la lettre d’un lecteur titré "De qui se moque-t-on ? ", le hasard fait un joli clin d’œil aux rieurs.

Pendant que nos journaux locaux font des interviews cire pompes et recopient des réponses d’une affligeante banalité, plusieurs titres de la presse nationale ont eux regardé du côté du mouvement " ni pute, ni soumise " qui attire l’attention sur la difficulté d’être une fille dans une cité. Une réalité qui est aussi perpignanaise.

Nous assistons à une dégradation des rapports garçons filles qu’il est temps de regarder en face. Pour ne citer qu’un exemple fort et révélateur. Est-il acceptable que la plupart des adolescentes n’osent plus se mettre en jupe ou en robe au collège et au lycée de crainte de se faire traiter de salopes ?