Etes-vous d’accord pour que vos impôts servent à subventionner l’installation d’une enseigne de la grande distribution en centre ville, ce qui, à terme, provoquera la disparition des disquaires et des libraires de Perpignan ?

C’est la même histoire qui se répète depuis quarante ans. Chaque fois que la grande distribution s’installe sur un secteur, épicerie, bricolage, sports, elle fait dans les dix à vingt ans qui suivent, disparaître 90 % des petits commerces.

Aujourd’hui, c’est la diffusion des produits culturels qui est convoitée par les grands groupes et leurs enseignes spécialisées.

- La Fnac, groupe Pinault-Printemps-La Redoute-Conforama, 60 grands magasins en France.

- Virgin groupe Hachette-Lagardère, 35 Mégastores en France.

- Cultura, la dernière née crée en 1998 par un membre de la famille Mulliez (groupe Auchan), 13 grands magasins.

Ces trois enseignes se développent rapidement, ouvrant chaque année 10 à 15 nouveaux grands magasins (2 000 m2 en moyenne).

Dans les villes de taille moyenne, la Fnac fait d’énormes ravages. Dix ans après son implantation, à Nîmes et Avignon, il ne reste plus un disquaire, des librairies ont fermé et celles qui restent sont dans des situations qui n’assurent pas leur avenir.

Il était prévisible qu’une de ses trois enseignes s’intéresse à Perpignan, mais pas que la municipalité déroule le tapis rouge devant les représentants de la Fnac et du groupe Pinault !

Le montage financier de l’opération de promotion commerciale des Dames de France, fait par la municipalité qui est propriétaire du bâtiment, permettra à la Fnac de payer un loyer sans rapport avec la réelle valeur locative.

Cette opération qui comporte de très importants travaux de restauration et d’aménagement, risque de se révéler lourdement déficitaire et coûteuse pour le contribuable.

Si la Fnac, ou une autre enseigne de ce type, veut s’installer à Perpignan, qu’elle en paie le prix.

Collectif Perpignan Pluriel Contact : perpignan.pluriel@laposte.net