Il faut voir comme notre roi est heureux de se mettre en scène dans la posture de l’homme modeste offrant une simple bouteille d’huile d’olive qui ne coûte qu’une poignée d’euros au contribuable.

Miracle de la communication ! Qui imaginerait que c’est le même qui a fait exploser les dépenses de train de vie du conseil général qu’il préside ?

En offrant cette bouteille, Bourking Premier se pare également de toutes les vertus et de la symbolique dont l’huile d’olive et l’olivier sont porteurs.

Verra-t-on un jour prochain notre seigneur oindre le front de ses sujets avec cette même huile d’olive ? Il pourrait le faire lors de la cérémonie annuelle de réception des nouveaux arrivants dans le département. Souvenez-vous, l’an passé, au palais des rois de Majorque, assisté de l’évêque de Perpignan (on se demande encore ce qu’il faisait là), il annonça à trois cent personnes avec des roulements solennels dans la voix «Je vous déclare Catalan.»

La cérémonie du cadeau est parfois troublée, en particulier lorsque les hôtes viennent de loin. Parce qu’ici personne n’oserait ouvertement se moquer de défauts d’élocution qui ont tant de charme lorsqu’ils sortent de la bouche de notre Bourking Premier.

Ainsi, il y a trois ans Laurent Fabius se permit de faire rire aux dépens du président du conseil général qui vantait les mérites de cette huile «sans conservant», en ajoutant «Et je suppose sans colorateur».

Rebelote il y a quelques jours, François Hollande recevant l’huile cette fois présentée comme étant «sans colorant, ni conservant» remercie Christian Bourquin de lui offrir cette huile «sans conservateur».

Notre souverain est ainsi par deux fois tombé sur un noyau d’olive, ou plus exactement, sur une défense d’éléphant.

F. T.

PS : Le président du conseil général a également offert l’encyclopédie des Pyrénées-Orientales au premier secrétaire du Parti Socialiste. Le président du conseil général continue bel et bien d’assumer l’article réhabilitant Robert Brasillach. Donc acte.

Légende photo : La statue de Couillu Premier. On doit son installation à l’entrée du village de Millas à Christian Bourquin lorsqu’il était maire.