27aoû 2003
Prix Méditerranée copinage
00:00 - Par perpignan toutvabien - 2003
La remise de ce premier prix Méditerranée Roussillon à Josianne Cabanas n’a surpris personne. Ce choix est conforme aux règles qui régissent le système médiocratique dont le Centre Méditerranéen de Littérature, le conseil général et leurs présidents respectifs sont les piliers.
Pas de surprise, les mal-pensants ont été écartés. Claude Delmas, Jean-Paul Pelras n’avaient aucune chance, ils sont détestés du président du conseil général pour des raisons qui n’ont évidemment pas grand-chose à voir avec la littérature.
Egalement recalés d’office, les auteurs susceptibles de ne pas apprécier certains dirigeants du CML, ceux que leur détestation de la démocratie portent à avoir la nostalgie de Vichy. Car c’est bien là le sens profond du culte voué à Brasillach dans sa maison natale dont le CML a fait son siège et de l’hommage rendu à cette figure intellectuelle du fascisme français dans L’encyclopédie des Pyrénées-Orientales.
A la trappe aussi, les auteurs dont l’importance de l’œuvre échappe à Bourquin et Bonet. Pouvait-on attendre un choix éclairé de personnes qui ne savent même pas faire semblant d’avoir lu les livres dont ils parlent ?
Pas de surprise, le prix est allé à une copine, une bonne copine de Bourquin, une bonne copine de Bonet.
Qui croira que c’est l’ouvrage sur la Sanch, œuvre de compilation sans apport nouveau à la connaissance de ce sujet, même s’il n’est pas inintéressant, qui est récompensé ? Signé par un autre que la journaliste de L’Indépendant, il avait peu de chances de valoir les lauriers à son auteur.
Pas de surprise, les articles passés et à venir de Josianne Cabanas sur les deux présidents lui font grandement mériter ce couronnement.
Et parce que ce prix est une parfaite illustration des mœurs qui règnent dans notre département, Josianne Cabanas recevra un gros chèque du conseil général.
Vu le montant conséquent des piges et des collaborations assurées ces dernières années pour le compte du conseil général à la demande personnelle de son président, la journaliste de L’Indép peut dire «Merci Christian, tu le vaux bien».
Ce prix Méditerranée Roussillon devrait porter un nom qui lui irait mieux. Prix de la Basse, Prix de la Basse cour, du nom de cet égout à ciel ouvert qui passe entre le conseil général et le Centre Méditerranéen de Littérature.