« En matière correctionnelle, la détention provisoire ne peut excéder quatre mois.» C’est sur la base de cet article du code de procédure pénale que le juge Gauze, chargé des libertés et de la détention au tribunal de Perpignan, a examiné le cas de Frank Hermeline. Il avait le choix entre le prolongement de la détention provisoire et la mise en liberté.

Ces derniers jours, les avocats du mandataire se montraient peu optimistes sur les chances de leur client de recouvrer rapidement la liberté. En effet, Paul Pierson, procureur adjoint, c’était jusqu’à présent montré partisan convaincu de la détention. Et, lundi, le Parquet présentait à nouveau des réquisitions allant en ce sens.

Jusqu’à aujourd’hui (mardi) planait le risque d’un recours du Parquet. Cette épée de Damoclès n’est plus suspendue au-dessus de la tête de Frank H.

Pourquoi F. H... est il resté aussi longtemps emprisonné ? Officiellement, pour les besoins de l’enquête : il serait resté quelques témoins importants à entendre. Une explication très peu convaincante.

Il faut rappeler que cette mise en détention peut ruiner la carrière du mandataire judiciaire. Il lui sera déjà difficile de la poursuivre à Perpignan. Un contrôle judiciaire strict aurait tout aussi efficacement permis de protéger l’enquête.

Les investigations policières ne semblent pas avoir débouché sur la découverte de délits commis par le liquidateur. Pascal Fernandez persiste toutefois dans ces accusations contre celui qui était, il y a quelques mois, son ami. La police judiciaire poursuit son travail. Cette affaire n’est donc pas achevée et des rebondissements ne sont pas à exclure.