Paul Blanc ayant au mois de novembre sollicité et obtenu l’investiture de l’UMP pour les cantonales de 2004, il était pour tout le monde évident, y compris dans les plus hautes sphères de l’UMP départementale, que le conseiller général sortant du canton de Sournia repartait pour un mandat.

Surprise générale, jeudi dernier, quand Paul Blanc annonce qu’il renonce à se présenter et qu’il soutiendra la candidature de Jérôme Ripoull. Selon le dauphin, les choses se sont décantées progressivement pour n’aboutir que tout récemment. Paul Blanc, lui, claironne qu’il a toujours dit, qu’à 65 ans, il arrêterait le conseil général. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas dit au moment des investitures ?

Que cache cette mauvaise comédie ?

Décodage…

Jérôme Ripoull ne souhaitait pas avoir l’investiture de son parti l’UMP, mais il ne voulait pas davantage qu’elle revienne à quelqu’un d’autre. Voilà pourquoi Paul Blanc a fait croire à tout le monde qu’il se présentait et se laissa investir par l’UMP sur le canton de Sournia où il est élu depuis 30 ans.

Mais pourquoi Jérôme Ripoull, n’a-t-il pas loyalement présenté sa candidature aux cantonales devant les instances de l’UMP dont il est membre ?

N’a-t-il pas une activité professionnelle totalement liée à la politique ? Rappelons qu’il est chargé de mission du groupe UMP au conseil régional.

J. Ripoull se défend de vouloir cacher ses idées politiques. Il affirme que s’il est élu au conseil général, il siègera avec la droite. Et il apprécierait que l’UMP et l’UDF apportent leur soutien à sa candidature.

Le jeune candidat (34 ans) précise toutefois devoir tenir compte de l’influence de la gauche sur le canton. D’où sa posture d’homme libre qui ne sera pas tenu par un parti et qui travaillera pour tout le monde.

Lorsque l’on demande à J. Ripoull s’il va venir habiter sur le canton, il répond " Si pour être élu, il faut habiter le canton. Je ne vais pas faire de fausse promesse. Mais si je suis élu, je n’aurais pas de problème de disponibilité, et il ajoute, Paul Blanc est élu sur le canton depuis trente ans et il n’y a jamais habité. "

Il faut toujours suivre le bon exemple.

Et puis on ne voit pas pourquoi un politique devrait aller s’enterrer au fin fond d’un canton rural perdu…

Que les habitants du canton de Sournia s’estiment déjà content qu’un aussi talentueux et ambitieux jeune homme veuille bien s’intéresser à eux !

Toujours le bon mot à la bouche, Jean Codognès appelle la liste départementale UMP, la liste Blanc-Becque.

Lucifer du Midi-Ligoté a interviewé C. Bourquin sur la composition de la liste de gauche des P.-O. aux régionales. Très content de lui, Bourquin. Enfin, comme d’habitude.

Le ravi de Millas a même très imprudemment annoncé la présentation de la liste départementale de la gauche unie lors d’une conférence de presse qui aurait dû se tenir le 20 décembre.

Rien le 21, ni le 22, 23, 24… Et pour cause !

L’attitude hégémonique du PS, et de son chef en particulier, a provoqué de forts remous chez les radicaux de gauche et au PCF.

Bourquin s’obstinait pourtant à faire comme si tout allait bien. C’est certainement ce qui poussa son ami Malepeyre, grand expert en chinoiseries, a lui demander "Etes-vous un homme politique heureux ?" Bourquin a répondu : "Oui sans aucun doute."

Bourquin est un guerrier, mais pas un stratège.

Petit exemple de pratique qui a énervé les partenaires du PS. Sur la liste de la gauche départementale, telle que la voyait sa majesté Bourking, le PS fournissait la plupart des mâles en position éligible en cas de victoire de la gauche (Bourquin, Cresta, Mateu) et le PC et les radicaux de gauche, les femelles. Cette façon de faire la parité ne convient pas aux radicaux et aux cocos qui ont, eux aussi, des mâles à placer, particulièrement leurs élus sortants, Rolland Monells, pour le PCF, et Francis Manent, pour les radicaux. L’accouplement entre les partis de gauche est plus difficile que jamais, mais il finira par se faire.

Michel Coronas est le candidat des militants et de la direction départementale du PCF sur le canton de Cabestany-Perpignan. Mais Jean Vila n’a pas dit son dernier mot. Il serait tenté par une candidature et dans son entourage, on le pousserait à y aller. Il est dans ce cas envisageable que Michel Coronas soit mis dans l’obligation de retirer sa candidature sous risque de faire perdre le canton au PCF et à la gauche.

Un Jean Vila prenant des distances, même si elles ne sont que de façade ou temporaires, avec le parti communiste ne ferait qu’accroître les chances du PCF de conserver un canton qui peut être menacé par le candidat de l’UMP. Celui-ci, Jean-Louis Alliet, ne fait pas mystère que ses chances d’être élu sont beaucoup plus importantes face à Michel Coronas que face à Jean Vila.

On y verra plus clair le 15 janvier. C’est autour de cette date que seront connues les différentes listes pour les régionales et tous les candidats aux cantonales.