«Dès lors qu’une femme prétend avoir des idées, on dit qu’elle est hystérique», explique l’Amer Donat.

Appeler un conseiller général chez lui à 23 h pour le menacer, est-ce un comportement normal ?

Consacrant une grande partie de son propos au féminisme, JAD décerne les bons points à la gauche et à son copain Bourquin et les mauvais points à la droite et à son ennemi Alduy.

Madame Amiel Donat étant fournisseur du conseil général, qui est un de ses plus gros clients, et en conflit avec la ville de Perpignan, qui refuse de régulariser une construction illégale qu’elle a faite sur le toit de son immeuble, il est permis de s’interroger sur l’indépendance de ses jugements.

Les faits la contredisent. Le PS est la seule formation politique du département à ne présenter aucune femme aux élections cantonales. Il n’y a pas non plus de femme socialiste à l’assemblée départementale. Sur les trois femmes qui siègent au conseil général, deux sont de droite, Marie-Cécile Pons et Madeleine Carbonell et la troisième est communiste, Nicole Gaspon.

Sur la liste départementale des élections régionales qu’il conduit, Christian Bourquin pratique la parité d’une façon singulière. Les places éligibles réservées aux hommes sont occupées par des socialistes et la majorité des places réservées aux femmes sont revenues au PCF, radicaux et Verts.

Pire ! Bourquin triche pour masquer l’absence de femmes. A la conférence de presse de présentation des candidats aux cantonales, il a fait venir deux femmes potiches et a fait en sorte qu’elles figurent sur la photo (voir Indép du 12 février).

Plus hostile aux femmes que Bourquin, dans les attitudes comme dans les actes, cela n’existe heureusement pas.

Si Bourquin ne veut pas des femmes qu’il le dise aux électrices. Un certain nombre sauront certainement en tirer les conclusions qui s’imposent.