21avr 2004
La ferme du bonheur
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2004
En lisant dans L’Indép de samedi (17 avril), l’interview de Christian Bourquin, j’ai eu l’impression de me retrouver dans la pub du chocolat Milka. Vous savez celle avec la vache violette qui fait le bon chocolat dans les alpages. Arrivé au bout de l’article, j’ai regardé la photo : C. Bourquin portait une chemise violette ! Et, s’en vouloir en rajouter, le journaliste intervieweur faisait bien le petit écureuil qui apporte les noisettes.
Je vous donne un extrait et dîtes-moi si l’on n’est pas en pleine pub, c’est à dire en pleine irréalité ?
Le petit écureuil : «La nouvelle équipe a une autre vision de l’Euro-région ?»
La vache Milka : «En effet, c’est une conception plus large. La région a non seulement passé des accords avec Midi-Pyrénées et PACA, mais encore avec Rhône-Alpes et, de l’autre côté de la frontière, avec l’Aragon et la Catalogne Sud. Cela préfigure l’ouverture sur la Méditerranée et au-delà sur tour l’Orient… Il faudra quelques décennies pour créer cette entité territoriale, mais nous sommes et resterons au centre du dispositif. Rappelons que le palais des rois de Majorque était la tête d’un territoire qui allait de Barcelone à Montpellier. Territoire qui fut conquis non pas par la guerre mais par l’intensification des échanges. C’est, en quelque sorte, cette période qui recommence.»
Tout cela n’a ni queue ni tête, mais le président du conseil général, premier vice-président de la région, donne l’impression d’avoir des visions d’avenir.
Autre grand moment quand Georges Gianadda demande, «Comment allez-vous vous partager entre l’hôtel de région et le conseil général des P-O ?»
C. Bourquin : «Je suis un bosseur, c’est une qualité que même mes adversaires reconnaissent…»
A-t-on déjà entendu un adversaire de Bourquin louer sa force de travail ?
Les embouteillages de Perpignan sont le nouveau cheval de bataille de C. Bourquin, «La situation est devenue infernale, insupportable, pour circuler à Perpignan. Cela n’est pas raisonnable de laisser autant de bouchons aux entrées de la ville, il faut agir.» Il ne cesse de répéter qu’il est à la disposition de la ville pour faire un plan de circulation. Précisons toutefois que Christian Bourquin est un adversaire acharné du projet de rocade ouest. Le contournement de perpignan est pourtant une priorité et la seule solution aux problèmes de circulation de la dernière grande ville de France traversée par une route nationale.
Répondant à une question sur le malaise parmi les acteurs culturels du département, C Bourquin, dit qu’il «sent bien qu’il s’agit d’un coup bas venu d’un groupuscule. »
Le discrédit est une des armes habituelles de Bourquin. Sale procédé. Négation de la démocratie.
Ci dessous pour information la dernière déclaration du “groupuscule “
Suite aux réactions suscitées par leur communiqué publié dans L’Indépendant du 8 avril 2004, l’ensemble des signataires, acteurs culturels et artistes indépendants, réaffirme sa position. Il se félicite que la DRAC ait entendu son appel et qu’elle demande au Préfet une inspection sur la gestion et le fonctionnement de l’ADDMCT 66. Il réitère au Président Christian Bourquin sa demande solennelle de ne pas renouveler la délégation culture au Conseiller Général Antoine Sarda. Il récuse les accusations de manipulations politiques ou autres, démenties par la diversité, les noms et la provenance même des signataires, ainsi que par la date post-électorale de la publication du premier communiqué.
Liste des signataires : Philippe Hottier Cie Trac- Christophe Hennebicq Association Canigroove- Jean Dianteill L’art ou Cochon- Maurice Lidou Directeur structure culturelle- Michel Vallet Casa Musicale- Magali Helias Cie Trac- Vincent Messager Les Enfants Terribles- Gaby Rakotondrabe Théâtre de l’Echappée- Karim Arrim Cie Théâtre Volubilis- Thierry Ayité Association Melting Prod- Jacques Vinas CTRA- Mag Stoyva artiste- Catherine Metregiste artiste- Michèle Marty biographe- Michèle Valette enseignante- Guilaine Philispart Cie Les Trigonelles- Muriel Solatges Cie Les Trigonelles- Danielle Catala structure associative- Marie-Françoise Barbera Directrice structure culturelle- Michel Picod Loco Compagnie- Olivier Sans enseignant/musicien- Stephane Leclere Directeur technique- Maryse Pawloff artiste- Paul Macé CIMP- Enrique Salvador orchestre Ana y Succombo- Chantal Daney La Fabrica- Reynald Dedies Sine Nomine- Françoise Abenatar danseuse/chorégraphe- Christian Hernandez Directeur artistique Théâtre du Gecko- Alain Laurier musicien- Nardi musicien- Jean-Michel Castelarnau Loco Compagnie- Marie-José Goix Présidente Théâtre de l’Echappée- Emma Caron musicienne- Chris the Cat musicien- Jordi Vidal Théoricien- Jackie Surjus Directrice association Campler- Alain Pradels régisseur- Claudine Sabbah artiste-Cathy Metregistre artiste- Le Théâtre de la Complicité-
Ce communiqué date du 16 avril. Depuis, Antoine Sarda a été réélu président de la commission culture à l’unanimité des élus du conseil général.
Le préfet va-t-il diligenter une inspection de l’ADDMCT 66 ? La réponse à cette question est attendue dans les prochains jours.
Le mouvement citoyen des acteurs culturels qui s’est constitué à partir de disfonctionnements à l’ADDMCT et de la commission culture se poursuit, il pourrait même se structurer et s’amplifier.
Il y a de l’ambiance à la ferme !
La mairie de Perpignan a décidé de fermer l’espace d’art contemporain de la Halle aux Poissons. Tout cela pour y installer la poissonnerie du Marché de la République qui quitte les lieux avant les travaux de démolition du parking. Combien de fois Alduy a-t-il fait l’éloge de cet espace de culture ouvert qui participe activement à l’animation du quartier de la place des Poilus ? La nouvelle, connue depuis quelques jours, suscite des réactions d’incompréhension. Le maire de Perpignan va-t-il tomber sur des arêtes ?