06mai 2004
Frêche cherche les Catalans
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2004
Si nous vivions à la même époque que Georges Frêche, nous pourrions lever une armée pour qu’elle aille faire ravaler au nouveau président de la région les propos qu’il a tenus sur la langue catalane. Qu’ils soient du nord ou du sud, les Catalans sont gens trop civilisés pour répondre au soudard de Montpellier en se mettant à son niveau.
Revenons aux faits. Car en raison du silence de la presse locale ils sont encore peu connus.
Pierre Becque a, sur les ondes de Radio Arrels, rapporté l’échange qu’il avait eu avec Georges Frêche, vendredi 30 avril, lors de la seconde réunion du conseil régional. En tout début de séance, alors qu’il était question des commissions et de leur champ de compétence et en particulier de celle intitulée " Culture Septimanie et cultures occitane et catalane ", le conseiller régional des P-O prit la parole pour proposer la création d’une commission spécifique sur les questions catalanes et occitanes. Il défendait son idée en expliquant que les relations avec la Catalogne dépassaient largement le cadre culturel.
Georges Frêche répondit que ce qu’il proposait était largement suffisant pour les patois que sont le catalan et l’occitan.
Réplique immédiate de Pierre Becque qui propose au président de la région d’aller dire cela à Pascal Maragall*.
Martinez du Front National prit la parole pour approuver Frêche et dire que l’on pouvait parler de langue que lorsque un pays avait une police et une armée.
Il faut préciser que les autres conseillers régionaux des P-O sont restés muets. Ce qui n’étonnera pas grand monde.
C’est, en peu de temps, le second comportement hostile de Frêche à l’égard des catalans. Le Centre Régional des Lettres qui devait venir à Perpignan pour la Sant Jordi et tenir un stand avec 24 éditeurs régionaux avait, 48 heures avant, annulé sa participation sur ordre du président de la région.
Frêche cherche les Catalans. Et il risque de les trouver.
- Président de la Généralitat de Catalunya