Vous ne savez pas qui c’est ?

Mais c’est le directeur de la Fnac (Financé Notoirement par l’Argent du Contribuable) la nouvelle star du microcosme.

Pas de souci si vous l’avez manqué, vous aurez des séances de rattrapage. Son sourire Colgate vous sera bientôt familier.

Et vous savez pourquoi monsieur Vache-qui-rit rit ?

C’est bien sûr parce qu’il a trouvé un bon fromage.

Un GO du club Med à la tête d’une Fnac ! Quel parcours atypique !, s’exclame, pleine d’admiration, la Semaine du Roussillon.

D’autres trouveront que le chemin qui mène du Club Med à la grande distribution est plutôt rectiligne.

«Pull négligemment jeté sur les épaules, allure juvénile et regard bleu acier. Patrick Bacchieri ne correspond pas à l’image classique d’un directeur de grande enseigne.»

A quoi ça ressemble un directeur de grande enseigne ?

On donne toujours quelques miettes de pain à l’oiseau qui vient vous manger dans la main. La presse locale mérite d’avoir la publicité de la Fnac.

La grande distribution, Fnac ou autre enseigne, va, comme toujours, bouffer du petit commerçant. Combien de fermetures de disquaires et de libraires ?

Vache-qui-rit a un discours tout prêt, bien que le canard n’ait pas abordé le sujet. Toujours dans le sens du poil. L’annonceur a l’épiderme sensible.

« A chaque fois que la Fnac s’installe quelque part, les gens qui sont de bons commerçants et qui se remettent en question voient leur chiffre d’affaires augmenter. » Un des arguments les plus éculés de la grande distribution. Un vrai discours de prédateur.

Pas besoin de faire de la pub pour L’Express de cette semaine et son dossier Les secrets du système Alduy, il fait un carton. Une réserve sur le titre racoleur (les secrets du système Alduy sont bien gardés), il colle mal avec la mise à plat sérieuse, exigeante, pertinente, intelligente, sans concession mais pourtant très équilibrée signée Jacques Molénat. La meilleure vision jamais proposée du système Alduy, bien qu'il y manque un chapitre sur le clientélisme. La qualité de ce dossier est une claque pour la presse locale.

Notre ami Bourquin répète qu’il détient un plan pour résoudre les problèmes de circulation au centre ville. En attendant que, maire de Perpignan, il remplace les voitures par des pousse-pousse et rétablisse la peine de mort pour châtier ceux qui ne traverseront pas dans les clous et qui ne se prosterneront pas devant son portrait, il pourrait peut-être dégager les voitures, dont la sienne, qui stationnent en permanence sur le quai Sadi Carnot (même le samedi quand il vient déjeuner dans un restaurant -pas chinois- du centre ville). Cela permettrait de mettre le quai sur deux voies de circulation. Bourquin n’y avait sans doute pas pensé. Faisant toujours passer l’intérêt général avant le sien et celui de quelques élus et hauts fonctionnaires de son administration, le petit timonier des Pyrénées-Orientales devrait prochainement agir. Question de jours. perpignantoutvabien tiendra ses lecteurs informés.