21oct 2004
Opus Septimania
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2004
« Vous avez entre les mains le numéro 1 du journal officiel de la région Languedoc-Roussillon / Septimanie », écrit Georgius Frêchius dans Septimanie.
Le choix du titre du mensuel du conseil régional est judicieux. Il nous aidera à nous souvenir que Septimanie était le nom de la revue du Centre Régional des Lettres, organisation brutalement liquidée par le nouveau président du conseil régional.
Dans son délire, notre grand malade (trois fois hospitalisé en 6 mois), poursuit son action de conversion à la nouvelle religion régionale, la Septimanie.
Délire, le mot n’est pas trop fort.
Le conseil régional n’a d’ailleurs pas trouvé un seul historien pour cautionner au grand jour les discours pseudo historiques de Georges Frêche.
Le grand article, Nos racines en Septimanie, n’est pas signé. Et pour cause. On y retrouve le contenu des conférences sur la Septimanie de Jacques Michaud.
Curieux !
Jacques Michaud ! Ce collègue de G. Frêche à la fac de droit de Montpellier est le fondateur de la Fraternité jacquaire de Septimanie, un groupe qui a des liens étroits avec des confréries et congrégations de Tolède et de Rome, dans lesquelles les membres de l’Opus Dei sont en nombre. Cette proximité suffit à montrer que l’artisan du renouveau de la Septimanie n’est pas spécialement de gauche.
Précisons que l’action de Michaud et de ses confrères d’ici et de Tolède n’est pas neutre. Elle vise à promouvoir un retour des religions dans la cité.
Ces cathos de droite, le plus souvent de l’ultra droite, utilisent le dialogue inter-religieux comme un cheval de Troie. Et ils sont très actifs au plan européen. Ils essaient de faire avancer leurs visions anti-laïques dans le cadre de la construction d’un nouvel espace politique.
Le président de la région rend un discret, mais bien placé, hommage à Michaud. Une des photos qui illustrent son éditorial est d’ailleurs légendée "Georges Frêche aux journées de la Septimanie organisées par le professeur Jacques Michaud à Narbonne, en août dernier."
La Septimanie. Ce n’est pas du folklore.
Il est temps de que les intellectuels Septimans se réveillent.
Les Septimaniens étant des musulmans chiites extrémistes, voilà Georges Frêche obligé de changer le nom des habitants de la région. Nous voilà donc à présent Septimans et Septimanes. Au cas où ce dernier nom serait déjà utilisé par une peuplade dirigée par un cinglé mégalomaniaque, suggérons de nous appeler les Frêchiens et les Frêchiennes.
La côte du petit timonier des Pyrénées-Orientales est en baisse. Bourquin irrite beaucoup G. Frêche. Le voilà puni. Citant et louant les vice-présidents sur lesquels il s’appuie, Frêche cite Max Lévita, Damien Alary, Eric Andrieu, Alain Bertrand, Maryse Arditi, Jean-Claude Gayssot et Yves Pietrasanta, et “oublie” Bourquin.
Pire encore, dans la présentation de l’assemblée régionale, Christian Bourquin n’apparaît pas avec son titre de premier vice-président. Les 15 vice-présidents sont, de plus, présentés par ordre alphabétique. Ce qui place Damien Alary en tête. Le hasard fait bien les choses, le président du conseil général du Gard est l’homme qui monte.
Voilà Bourquin publiquement remis à sa place. L'humiliation publique, c'est du Frêche tout craché !
C’est cruel !
Notre narcissique président du conseil général doit être ulcéré !
Quand on pense que, cet été, il se voyait calife à la place du calife, ses courtisans spéculant sur le nombre de semaines ou de mois qu’il restait à G. Frêche !
Le petit timonier des P-O est bien mieux traité par les autorités chinoises.
Voilà plus d’un mois que nous demandons et redemandons à la mairie de Perpignan l’expertise sur laquelle Alduy s’est appuyé pour justifier l’abattage des platanes autour des Dames de France. Nous allons finir par conclure à son inexistence. En attendant, nous renouvelons notre demande.
La prospère agence de publicité du conseil général, Synthèse, s’installera prochainement à 50 mètres du Palmarium. De quelques centaines de milliers de francs de chiffre d’affaires en 1998, lors de l’arrivée de Bourquin au conseil général, l’agence de Provencel, l’ami du président, est passée à plus d’un million d’euros avec un niveau de bénéfices à faire pâlir la plupart des chefs d’entreprise des P-O.
Cocotte Vermeille et madame Alain Ferrand, les sœurs siamoises de la côte, ont reçu Roselyne Bachelot (virée, il faut le faire, du gouvernement Raffarin au motif d’incompétence) au Barcarès. Elles ont échangé trois tonnes de banalités (et on est poli) devant la presse, se sont faites photographier et filmer. Rien d’autre, c’était le seul but de la visite.
Quelques restaurateurs se gaussent de la présence de Camille Otero en Chine aux côtés de Bourquin qui l’avait invité aux frais de la princesse Marianne. Celui qui se fit attribuer la location du Palmarium et de la Loge de Mer grâce à l’appui d’Alduy est jugé peu reconnaissant. Camille Otero vise peut-être le Palais des rois de Majorque ou le château royal de Collioure, propriétés du conseil général. On n’arrête pas le talent !
Message personnel : Christian, arrête de distribuer des t-shirts du conseil général. Les 400 000 habitants du département en ont tous un ou deux, voir plus, dans leur placard… On ne sait plus quoi en faire… Un de mes voisins en a même utilisé quatre comme plaids pour recouvrir les sièges de sa voiture. Tu finiras par faire rire ceux à qui tu expliques que les capacités financières du département sont asphyxiées par le poids grandissant des dépenses sociales ! C’est pas Raffarin qui t’oblige à habiller le département.
Droit de réponse
Jacques Michaud, mis en cause dans les publications signées Monsieur Fabrice Thomas relatives à la Séptimanie, à deux reprises dans le journal Perpignan-toutvabuen.info, et sur le site Montpellier.pas free :
est conduit à faire valoir son droit de réponse aux fins de préciser à l'attention des lecteurs les points suivants :
1/ Jacques MICHAUD n'a jamais rencontré Monsieur Fabrice THOMAS dont il ignore les sources d'information.
2/ Jacques MICHAUD dément formellement tout lien direct ou indirect avec l'organisation catholique dite OPUS DEI dont il ne partage en rien la démarche, pas plus que celle d'un quelconque mouvement d'extrême-droite.
3/ La FRATERNITE JACQUAIRE DE SEPTIMANIE est une confrérie comme tant d'autres, chargée, quant à elle, d'animer une bretelle du Chemin de Saint Jacques.Elle est, bien entendu, à mille lieux de correspondre aux insinuations fantasmagoriques suggérant une activité anti-laïque en connivence avec l'Opus Dei, une adhésion à la mouvanve d'extrême-droite, une action européenne sous couvert de dialogue inter-religieux etc. etc.