29dec 2004
Le Vain du Roussillon est imbuvable
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2004
Le Midi-Libre consacre un long et élogieux article à un peintre nommé Lou Cacciano qui expose au Carré Saint-Anne à Montpellier. Mais il ne dit pas que quelqu’un de connu, au moins à Perpignan, se cache derrière ce nom d’artiste. C’est Pascal Provencel, patron de l’agence de publicité Synthèse qui a prospéré grâce aux budgets obtenus après l’accession de Bourquin à la présidence du conseil général.
«Après vingt ans de gestation, le peintre catalan révèle ses premiers tableaux», écrit le critique du Midi-Libre. Lou Cacciano fait sa première exposition à la galerie d’exposition municipale de la ville de Montpellier avec, dit-on, l’appui de François Delacroix, ancien secrétaire général des services du conseil général des P.-O. et actuel chef de cabinet de G. Frêche. Verrons-nous bientôt les chefs d’œuvre à la galerie du conseil général ou au palais des rois de Majorque ? Nous piaffons d’impatience. En attendant, nous avons jusqu’au 9 janvier (seulement) pour aller à Montpellier.
Dominique Alduy a quitté Le Monde et ses fonctions de directrice générale. “Le mari de la patronne” perd le surnom qui nous avait valu quelques véhémentes protestations de l’intéressé.
Cruella a cédé sa place à Jean-Paul Louveau, l’homme d’Hachette qui monte à Paris après avoir mené à bien la restructuration industrielle du groupe Midi-Libre.
Après Beaubourg, FR3, Le Monde, dans quelle prestigieuse institution Dominique Alduy terminera-t-elle son beau parcours professionnel ? Nous voyons bien l’austère au ministère de la justice à la tête de la direction de l’administration pénitentiaire. Chef matonne ! Fais-moi mal, Dominique…
Le départ de dame Alduy ne constitue pas une surprise, elle était depuis un an en perte de vitesse. Dans le même temps, coïncidence troublante, mais bien sûr totalement fortuite, la couverture d’Alduy dans IL’Indép/I devenait moins complaisante que par le passé. C’est maintenant Bourquin qui fait l’objet de toutes les attentions du journal local. Les journaux du groupe Le Monde sont tenus d’avoir un plumage rose.
Un tantinet parano, Bourquin ne sait pas apprécier la situation. Une fois n’est pas coutume, tirons notre casquette devant IL’Indép/I et à S.C, peut-être Sandra Canal, qui le 23 décembre rapporte des propos du Vain du Roussillon qui s’adressant à la presse émit un vœu pour la nouvelle année : “Je souhaite que ces polémiques ne soient plus retransmises dans la presse”, a-t-il dit en faisant référence au débat de la récente session du conseil général sur l’arrêt des subventions régionales au laboratoire du professeur Delseny. Voilà la presse invitée à ne plus aborder les sujets qui fâchent le président du conseil général.
Il y a une semaine Bourking, dernier féodal du Pays Catalan, mettait dehors un envoyé de Perpignan Infos et envoyait une fatwa à la télé Alduy : interdiction définitive de filmer. La liste noire des journalistes interdits de travailler au conseil général ne cesse de s’allonger. Faudra-t-il boire jusqu’à la lie la coupe du vain du Roussillon?
Rien n’est pire que les faux prophètes, me suis-je dit après avoir lu l’article de Marcel Mateu (conseiller général en charge de la catalanité), dans la revue du conseil régional. Ce Mateu-là qui ne manque pas de ressort apporte une caution catalane à la Septimanie. Mais il le fait d’une façon trompeuse en prétendant faire le contraire de ce qu’il fait. On cherche, bien sûr, en vain, un mot sur la Septimanie. On trouve à la place un couplet d’auto-dénigrement qui n’est sans doute pas passé inaperçu à Robert Marty, traqueur émérite de tous les pièges que contiennent les beaux discours et autres slogans publicitaires…
Nous ne pouvons résister au plaisir de vous livrer un morceau de choix de la pensée Mateu…lassière : «…il reste dans notre Catalogne Nord, certains passéistes qui pensent encore que le catalan est une affaire du passé. Il y en a assez des clichés folkloriques avec le porro catalan, la sardane et la cargolade. Il y en a assez de passer pour un peuple introverti.» Frêche peut tranquillement dormir sur ce Mateu-là occupé à traquer l’ennemi intérieur.
Lors de la présentation d’un livre sur Dachau dans sa version catalane et française, Maurice Halimi, maire adjoint, délégué aux projets culturels, aux relations internationales, aux jumelages et aux discours pompeux de Perpignan la Catalane a sorti une phrase…inoubliable: «La mémoire c’est ce qu’il reste lorsque l’on a tout oublié.»
Après la séance de nuit qui s’est terminée à quatre heures du matin, Bourquin jette sur les routes hivernales les conseillers généraux des hauts cantons qui ont une à deux heures de voiture pour rejoindre leur domicile. Y pensait-il en fermant les yeux tranquillement installé à l’arrière de la voiture qui le ramenait chez lui ?
Bourquin continue de dire qu’il a choisi cet horaire pour permettre aux personnes qui travaillent d’assister aux séances du conseil général, qui se tiennent habituellement la journée. Sauf, que lui est allé dormir à l'heure où le réveil va sonner dans beaucoup de foyers.
Stéphane Babey nous promet un droit de réponse si nous continuons à appeler Perpignan Infos, télé Alduy. Cette terrifiante menace fera-t-elle taire perpignan-toutvabien ?
Rappelons que la télé Alduy est logée dans un bâtiment municipal, que la télé Alduy a un rédacteur en chef, Stéphane Babey qui, il y a deux mois, était au cabinet d’Alduy. N’oublions pas non plus que la télé Alduy est produite par une société d’économie mixte dont le gérant est Jean-Michel Grabolosa, maire adjoint, chargée de… la communication municipale.
Jean Rède, ancien maire RPR de Banyuls, ancien conseiller général, mis en cause par un rapport d’inspection de la DDASS sur la gestion du centre héliomarin dont il assurait jusqu’à ces derniers jours la présidence, a trouvé un défenseur acharné tout à fait inattendu en la personne de Christian Bourquin qui ne cesse de monter en première ligne pour défendre l’honneur d’un homme injustement accusé. A la jonction entre Bourquin et Rède, on retrouve Lucifer Malepire, rédacteur au IMidi-Libre/I et ami de l’un et de l’autre. Et Bourquin d’expliquer que les accusations contre Jean Rède nuisent à l’image du centre héliomarin.
Pourquoi Bourquin au grand dam de nombreux militants de gauche de la Côte Rocheuse, protège t'il Rède ? On évoque un deal en échange des lourds secrets que détiendrait l'ancien cacique du RPR.
Dans les Albères et le Vallespir, les élus font de plus en plus de commentaires sur la présence répétée de Bourquin dans la circonscription du député socialiste Henri Sicre. Le maire d'Argelès, Aylagas croit que c'est pour lui permettre de prendre la place de Sicre que Bourquin dépense autant d'énergie. Il se dit que Bourquin pense surtout à lui, car en cas de victoire de la droite aux présidentielles, il aurait de meilleures chances d'être élu ici que face à Calvet. Mais ce ne sont là que calculs politiciens loin des pensées d’un Bourquin avant tout préoccupé par le sort des enfants handicapés.
Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan