10jan 2005
Les cadeaux de Bourquin
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2005
Une galette des rois avec des logos du conseil général. Vous n’y croyez pas ? Alors allez, par exemple, quai Vauban chez Espi.
Bourking a dépensé une somme sans doute rondelette pour être présent lors de la galette familiale. Quant à la symbolique de la couronne des rois comportant des fleurs de lys stylisées, il est évident qu’elle n’a pas un instant dérangé un président du conseil général qui a de l’exercice du pouvoir une conception aux antipodes de l’idée démocratique.
Une galette des rois avec des logos du conseil général. Vous n’y croyez pas ? Alors allez, par exemple, quai Vauban chez Espi.
Bourking a dépensé une somme sans doute rondelette pour être présent lors de la galette familiale. Quant à la symbolique de la couronne des rois comportant des fleurs de lys stylisées, il est évident qu’elle n’a pas un instant dérangé un président du conseil général qui a de l’exercice du pouvoir une conception aux antipodes de l’idée démocratique. Quand il invoque la République, nous savons bien que la sienne est bananière, tyrannique, clientéliste, qu’elle gaspille l’argent public comme jamais on l’avait vu dans un département où l’on croyait avoir tout vu.
J'ai bien sûr testé, comme il se doit, en famille, la galette sponsorisée par Bourking, le bien nommé.
En dévorant sa part, ma fille me demande, "Tu crois que la fève c'est la tête de Bourquin !"
Non, ma fille, c'est pour l'année prochaine.
De nombreux journalistes ont décliné l’invitation de Bourquin à festoyer au conseil général. Ils étaient peut-être même plus nombreux que les présents.
Les "absents" n’ont pas eu envie de manger à la table d’un homme politique qui, en 2004, s’est illustré en mettant de nombreuses entraves à l’activité professionnelle de journalistes de plusieurs rédactions et en tentant de faire virer l’un d’entre eux. Une grande partie de la profession dans les P-O, au niveau régional et national s’est mobilisée en faveur de ce dernier.
Rappelons qu’il y a une dizaine de journalistes qui sont blacklistés par Bourquin, qui ne sont pas invités, ou chassés, des conférences de presse du conseil général lorsqu’ils tentent d’y mettre le pied.
D’un côté Bourquin augmente de 12 % les impôts départementaux et de l’autre, il finance des dépenses superflues, comme sa marotte de faire des cadeaux. Les journalistes ont, cette année encore, été gâtés. Une gravure de Picasso avec son encadrement, un arbre (un olivier) en pot, un agenda, une bouteille d’huile d’olive… Et chacun d’eux recevra bientôt chez lui, promesse de Bourquin, une belle affiche sur le thème de l’huile d’olive. Sans oublier les boîtes de chocolat qu’il fit envoyer à un certain nombre de journalistes au moment des fêtes.
Tous les membres de toutes les rédactions sont censés savoir qu’un journaliste n’accepte pas de cadeau. C’est un des principes déontologiques de base de leur métier.
Perpignan-toutvabien cherche un emplacement pour planter «Un olivier pour la liberté de la presse dans les Pyrénées-Orientales». Toutes les propositions seront les bienvenues. Particuliers, chefs d’entreprises, élus de collectivités territoriales, répondez à notre appel. Si l’on peut en planter plusieurs, cela sera encore mieux.
Le président des P-O a fait bosser son avocate préférée, sur le protocole par lequel le conseil général, alors présidé par le président Marquès, mettait le Campo Santo à la disposition de la ville de Perpignan pour 99 ans. L’objectif de Bourquin est de récupérer le Campo Santo, lieu stratégique où se tiennent les soirées de Visa pour l’image et Les estivales. (Encore une info exclusive perpignan-toutvabien)
La dame n’a pas trouvé de faille juridique béante, seulement quelques interstices dans lesquels glisser les prétextes d’une attaque. Ce n’est pas bien de rémunérer une avocate avec l’argent du contribuable dans le seul but de nuire à l’intérêt général.
Dans un premier temps, Bourquin envoie un courrier argumenté à Alduy. Il prévoit dans un deuxième temps d’engager une procédure devant une juridiction administrative.
On applaudit Bourquin lorsqu’il fustige Big Mach et ses idées rétrogrades sur le retour de la femme au foyer. On module quand même, en rappelant qu’en matière d’égalité homme femme, le président du conseil général est aussi mauvais que le député UMP. Il n’y a pas une femme qui siège dans sa majorité (18 élus) de gauche. Ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies au sein de l’assemblée départementale.
Tout faux. Lu sur le journal internet du consulat de France à Barcelone : «Mardi dernier, la délégation de la ville de Perpignan a rendu hommage à Renada Portet en lui remettant la croix de la Sant Jordi lors d’une soirée organisée pour le muscat de Noël.» Consternant. Ainsi au consulat de France où on ne sait pas que La creu de la Sant Jordi est plus haute distinction de Catalogne. Elle a en effet été remise à Renada Portet, une des quelques trente cinq récipiendaires pour la promotion 2004 par Pascal Maragal à l’auditorium de Barcelone. R Portet se rendit ensuite à la délégation de Perpignan à Barcelone où la médaille de la ville de Perpignan lui fut remise.
Bourquin champion régional de l’augmentation des impôts. Avec un vote de 12 % d’augmentation des impôts locaux, le conseil général des P-O se distingue par la plus forte augmentation du Languedoc-Roussillon. RMI, chômage, notre département détient toujours les bons records.
«Saluons l’arrivée de la Fnac qui viendra conforter l’action des libraires», ce propos est signé André Bonet et Robert Tricaire, président et vice président du CML, Centre Méditerranéen de Littérature. Tout le monde sait bien que la librairie indépendante a décliné dans les villes où la Fnac s’est installée, surtout dans les petites villes. Que le CML fasse allégeance à la Fnac de Perpignan ne surprendra personne. Car tout le problème du CML était de ne pas se faire piquer son fonds de commerce par la Fnac. En effet, chaque Fnac a un programme d’animation culturelle mensuelle dans le cadre duquel elle reçoit des auteurs locaux et nationaux pour des ventes-signatures. Ce qui représente 90 % de l’activité du CML. Sauf que les Fnac ne touchent pas de subventions astronomiques pour le faire. Le CML devait donc impérativement faire la danse du ventre devant Vachequirit, le directeur de la Fnac pour obtenir d’être associé à son programme.
perpignantoutvabien est comme tout le monde, SOLIDAIRE. Nous lançons une grande collecte pour la reconstruction des bordels de Phuket. Nous savons pouvoir compter sur la participation de tous les sujets du Bourquiland à ce grand élan de générosité. Les récalcitrants seront déportés en Septimanie. C’est déjà fait ? Tant pis pour vous.
Pour bien commencer l’année, Josianne Cabanas a réussi une magnifique plongée dans les eaux troubles du climat sécuritaire. Sous le titre «La saint Sylvestre dérape dans les P-O», L’Indép du dimanche 2 janvier a offert à ses lecteurs un récit dans l’esprit émeutes urbaines. Elle a mis bout à bout des accidents de la circulation, des délits comme il s’en produit hélas toutes les nuits, des bagarres provoquées par des ivrognes, plus un caillassage de voiture de pompiers à la cité Vernet-Salanque. Le FN a du apprécier.
Le titre de milieu de Une de cette même édition était du plus mauvais goût, "Nuit chaude : 7 morts 333 voitures brûlées ". Une famille de six personnes a péri dans l’incendie de sa maison et une septième dans le feu de sa voiture.
Les lecteurs de L’Indép ont pour certains été accablés, d’autres ont beaucoup ri en tombant sur l’horoscope des animaux familiers pour 2005. Où s’arrêtera la bêtise ? Nulle part. «Les cons ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît», réplique des ITontons flingueurs/I, dialogues signé Michel Audiard.
Dans l’article de L’Indép signé Guillaume Clavaud sur l’effet Fnac (10 janv.) il est beaucoup question d’une lettre anonyme qui porte sur l’hypothétique arrivée d’une enseigne barcelonaise de librairie-papeterie, Abacus. Chacun fait ce qu’il veut des lettres anonymes. Pour ma part, je redis en avoir une profonde horreur. Faire de la publicité à des lettres anonymes, c’est encourager cette pratique délétère. Les lettres anonymes servent toujours à dénoncer. Y a-t-il un chef à la locale ? Il paraît que c’est toujours Yann Marec.
Concours de circonstances, peut-être, mais je trouve que L’Indép a mal commencé l’année.
Les informations sur l’état de santé de Georges Frêche, absent depuis octobre, sont contradictoires. Selon certaines sources, il serait loin d’avoir récupéré tous ses moyens physiques et intellectuels. Selon d’autres, il ferait son retour à la mi-janvier. Difficile d’y voir clair. Manifestement, il y a de l’intox.
L’annulation de la traditionnelle réception des vœux du conseil régional ne semble pourtant pas indiquer un retour de Frêche en janvier. Bien que le motif officiellement donné soit le versement du coût de son organisation au profit des sinistrés d’Asie.
Dans une démocratie normale on s’attendrait à ce que des informations soient données sur l’état de santé d’un élu en charge d’un important mandat éloigné aussi longtemps de son poste. Ne rêvons pas. La démocratie n’est pas encore arrivée chez les barbares de Pestimanie.
Ce sont les administratifs qui gèrent les boutiques de Frêche, situation qui irrite une des plumes du Travailleur Catalan, "A chaque fois le convalescent a exigé un aménagement horaire des soins afin de travailler avec Claude Cougnenc et Christian Assaf, respectivement Directeur général des Services et directeur de cabinet de la région, sans oublier François Delacroix DGS de l’agglo de Montpellier. Les élus de toutes ces structures représentées ne semblent guère prendre ombrage de cette situation, ça les regarde. "
Zut, nous on croyait que c’était Bourquin qui dirigeait tout à la place du grand vizir. Mais voilà que nous apprenons par ailleurs qu’il n’a pas son mot à dire et que ses sorties tonitruantes sont très mal vues de la quasi totalité des conseillers régionaux socialistes et des hommes de Frêche. Réaction normale. Bourquin domine tellement par son talent, son intelligence cette minable piétaille qu’elle se venge par des mesquineries. Militons pour le partage du pain, du vain et du Bourquin avec tous les autres Septimans.
«Septimanie 2005 renaissance d’une région», les cartes de vœux, les pages de pub du conseil régional dans la presse locale provoquent des réactions. Plusieurs lecteurs de perpignan-toutvabien, sans doute bien décidés à résister à l’invasion barbare, nous informent qu’ils renvoient à la région avec la mention "no gracies ".
Des socialistes et pas des moindres râlent, perpignan-toutvabien n’est pas gentil avec Bourcoquin. Nous leur rappelons qu’ils ne sont pas censés regarder ce "média électronique". A la demande de Bourquin, les informaticiens du conseil général ont bloqué l’accès à ce site au moment de l’affaire Brasillach, il y a deux ans.
Combien de connections ?, demande un des malheureux plaignants. Tellement camarade, que cela te ferait du mal de le savoir. Nous donnerons peut-être les chiffres dans le courant de l’année. Nous ne sommes pas dans la course à l’audience. Qu’il y ait mille lecteurs ou dix mille ne change rien au contenu.
Perpignan-toutvabien fait un gros carton. Je ne le dis pas pour bomber le torse, mais simplement parce que ce succès a une signification.
«Les tyrans finissent toujours par tomber», Même les tyranneaux de province ?
Polémique Victor, Reporter de guerre à Perpignan.