Bonne nouvelle, il y aura sur la future place de la République une fontaine aussi moche que celle de l’esplanade des Dames de France.

Si Boitassous n’existait pas pourrait-on voir Nanard à Perpignan ?

Il parait qu’il y a des gens qui vont aller voir le grand acteur. Peut-être qu’ils ne savent pas que ce type a bâti une fortune en reprenant des entreprises en difficulté qu’il dépeçait. Il virait les salariés et revendait les actifs en empochant au passage des aides publiques. C’est avec la même méthode que le patron de la Fnac, François Pinault et quelques autres sont devenus milliardaires. Comme c’était bien les années 1980 ! Cette décennie est en train de s’inscrire dans l’histoire de France du XXe siècle, comme la plus amorale. Le scandale de Suez, l’affaire Stavitsky : des bricoles à côté du scandale du Crédit Lyonnais.

Tiens, justement, le collège de Toulouges, baptisé François Mitterrand à entrouvert ses portes début janvier avec trois mois de retard. Il n’est pas pour autant terminé. C’est le premier collège Bourquin. Il avait promis et il promet toujours six collèges en six ans, cela fait six ans qu’il préside le conseil général. Plus un mensonge est gros, plus il passe inaperçu.

Une minute de silence pour Auschwitz, trois minutes pour le Tsunami et dix ans pour l’Afrique… J’ai lu cela quelque part.

La Semaine du Roussillon a estimé à 800 francs les cadeaux de Bourquin à chaque journaliste.

“Vous dénoncez les cadeaux du père Bourquin parce que vous n’en avez pas eu”, m’a balancé un journaliste qui a, sans hésiter, emmené chez lui la gravure de Picasso encadrée, l’olivier en pot, la bouteille d’huile d’olive, la bouteille de vin, l’agenda… Et peut-être les restes du banquet et les fonds de bouteilles pour faire goûter à maman et pour que le fiston voit comment papa est honoré par le puissant Bourquin. C’est pas parce que l’on est journaliste que l’on vole très haut.

A l’époque où Marquès était président, les journalistes n’avaient droit qu’au repas annuel. Il n’y a pas à dire, la gauche est bien plus généreuse que la droite.

Petite déception, le repas de Bourquin ne s’est pas terminé par la galette des rois avec la couronne portant les logos du conseil général alternant avec les fleurs de lys. Un confrère pense que c’est parce Bourking n’y a pas pensé.

La couronne avec les logos du conseil général n’étant pas du goût d’un certain nombre de leurs clients, les pâtissiers qui participaient à l’opération ont du se procurer des couronnes sans. Il faudra penser à créer une police politique, dont les mouchards relèveront les noms de ces mauvais sujets.

Un confrère, qu’il en soit remercié, nous a refilé l’olivier de Bourquin pour que l’on plante un “olivier pour la liberté de la presse dans les P-O”. Nous cherchons un terrain.

Les maires du département ont aussi eu leur cadeau, un olivier en pot et la gravure de Picasso encadrée. Le petit texte collé au dos du cadre mérite d’être cité “Un cadeau, c’est un acte fort. Il symbolise le lien qui unit celui qui le reçoit à celui qui le donne.” C’est presque une définition du clientélisme et une bonne illustration du féodalisme. Combien de dizaines de milliers d’euros ont, en ce début d’année, été dilapidés ?

La plupart des maires ne disent rien mais ils n’en pensent pas moins que c’est de l’argent gaspillé. Ils se taisent ne pouvant prendre le risque de déplaire. Cela se traduirait immédiatement par le blocage des aides du conseil général à leur commune.

On pensait que Bernard Bonnet n’intéressait plus que le goudronneur du Midi-Libre, Lucifer Malepeyre. Mais voilà que La Semaine qui lui consacre toute sa une et un dossier.

On apprend des choses incroyables. Par exemple, “ Selon des proches une des missions qui lui est confiée, consiste à aider le patron local du RPR, Claude Barate - alors premier adjoint de Paul Alduy qu’il a poussé à la démission-, à prendre la ville de Perpignan. Pas de chance, un presque quasi inconnu localement, Jean-Paul Alduy, fils de Paul, ravit le siège de premier magistrat. De là, selon certains la haine constante qui l’opposera au maire de Perpignan. »

Qu'est ce qu'on rigole.

Jean-Paul Alduy a été élu maire de Perpignan le 16 juin 2003 et Bernard Bonnet nommé préfet des P-O par le conseil des ministres du 26 juillet.

Je souris en lisant que Joël Mettay, (ex journaliste à L’Indép, mercenaire à plumes de Paul Alduy et à présent du président du conseil général) serait une victime de Bernard Bonnet. Joël Mettay a délibérément choisi en pleine campagne des élections législatives de 1997 de faire un gros coup médiatique avec des archives du camp de Rivesaltes soit disant jetées à la décharge par des employés de l’Etat. Cette opération sensée mettre en grande difficulté son représentant local Bernard Bonnet, c’est finalement retournée contre Joël Mettay et celui qui était sensé en bénéficier, Jean-Paul Alduy. Cette affaire utilisant des éléments mobilisateurs et fantasmagoriques touchant à la communauté juive est un coup tordu dont la simple évocation donne la nausée.

On peut tout dire… à condition d’être fidèle aux faits.

Intox. Les articles de la presse régionale sur le retour surprise de Georges Frêche titre sur “un président amaigri, mais plutôt en forme”. Tellement en forme qu’il était accompagné de deux médecins. Tellement en forme qu’il ne reprendra pas son boulot avant un certain nombre de semaines. Le même jour, on pouvait lire dans L’Indép un long article sur la bonne santé du groupe Midi-Libre. Mais pas un mot pour dire que les ventes de l’Indép et du Midi-Libre avaient encore chuté en 2004. Comme tous les ans. Les malades se portent bien.

Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan.