10fév 2005
Au pays des aveugles…et de la bande à Bander
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2005
L’agence de publicité Synthèse de Pascal Provencel, alias Lou Cacciano, a fêté son installation sur le quai Vauban en organisant une belle inauguration avec lumières, paillettes et fumigènes… Selon un invité, “On se serait cru dans une annexe du conseil général tant il y avait de conseillers généraux et de cadres administratifs.” Le parrain de l’agence de communication publique, Don Bourquin, était bien sûr de la partie.
En regardant l’immense, l’affreux, bonhomme de neige qui s’élève devant le Castillet, on ne peut que souligner la vacuité de ce genre de record.
L’objectif est, je cite, “Battre le record européen du plus grand bonhomme de neige dans une ville méridionale de France !”
Passons sur cette incohérence.
D’aucun diront que la Chambre de commerce et de l’industrie des P-O, la ville de Perpignan, la ville de Formiguères, la Banque Populaire des P-O, et l’association des commerçants de la Loge s’attaquent aux records qui sont à leur portée.
Plus les jours passent et plus le bonhomme ressemble à une gigantesque merde de chien et plus les passants rigolent.
Pur hasard, mais il y a des choses qui n’arrivent pas par hasard, ce gros tas de neige noire nous est arrivé en pleine campagne de communication d’Alduy sur le thème, “Embellissons la ville, embellissons la vie”.
Perpignan Magazine, le canard de la mairie, nous apprend que Philippe Pous est l’architecte “patenté des grands projets perpignanais”.
Grands projets ! N’exagérons rien. On a enfin et mal résolu le problème des Dames de France, on détruit un parking qui été un des pires outrages jamais fait à cette ville et on refait une place Arago qui en avait bien besoin. Au pays des aveugles, les borgnes sont rois.
Voici quelques extraits d’un communiqué de presse de L’observatoire de la liberté de la presse dans les P-O, dont vous avez peut-être déjà entendu parler par L’Indép, La Semaine…
“Les violations de la liberté de la presse, et plus précisément le blacklistage que le conseil général pratique à l’égard de plus d’une dizaine de journalistes appartenant à la rédaction de l’hebdomadaire La Semaine du Roussillon, du bimestriel Le Petit Journal des Pyrénées-Orientales et à la télévision locale Perpignan Infos, ont été abordées lors du colloque sur les “Libertés publiques” organisé par la Ligue des Droits de l’Homme, le 29 janvier dans le hall d’honneur du conseil général, en présence de Michel Tubiana, président national de la LDH. Michel Tubiana s’est une première fois exprimé lors de la brève apparition de Christian Bourquin, en déclarant, “On tente, ici ou là de limiter l’accès à l’information, c’est inacceptable”.
Répondant au courrier de l’Observatoire de la liberté de la presse dans les Pyrénées-Orientales, Michel Tubiana s’est, une nouvelle fois, exprimé devant les participants au colloque, en déclarant "Le blacklistage est quelque chose d’inadmissible, c’est une atteinte à la liberté de la presse." Il a rappelé que la loi de 1881 qui encore aujourd’hui constitue la base juridique du régime de la presse française, donne la possibilité à toute personne se considérant injuriée ou diffamée de s’adresser aux tribunaux qui eux seuls sont dans le cadre démocratique aptes à sanctionner un journaliste. “
L’observatoire de la liberté de la presse en appelle à la sagesse de C. Bourquin.
Je rêve…
Avant-hier, ces pratiques ont été condamnées par François Hollande, premier secrétaire du PS, hier par Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l’homme. Elles le seront peut-être demain par d’autres personnalités, par des citoyens…
Sortie d’un nouveau gros bouquin du conseil général, sur le Roussillon baroque, dont l’auteur est un certain monsieur Reynal, l’ancien “garde-champêtre de Serrabona”. Le conseil général est à nouveau fidèle, c’est la troisième fois, aux éditions Privat de Toulouse. Il y a pas d’éditeur digne de la prose du conseiller du prince, ici ?
La région Pestimanie a créé un comité de réflexion sur sa future politique du livre. Pour représenter les P-O, elle nous a pris ce que nous avons de mieux, deux représentants du CML, André Bonet et Robert Tricaire.
Très bon choix. Ils n’ont pas moufté lorsque Frêche a fermé le Centre Régional des Lettres, dont ils furent pourtant de grands bénéficiaires. Ils n’avaient pas plus bougé lorsque Blanc s’était allié avec le FN.
Robert Tricaire de Balzac Edition n’a pas trop le temps de relire les manuscrits avant impression. Ainsi dans le livre de Thérèse Rebull, En chantant, qui vient de sortir, on lit à propos d’un séjour en Allemagne, « C’était l’époque de la bande à Bander et l’ambiance était tout de même surchauffée. » Si c’était chaud… Elle tirait même dans tous les coins… la bande à Baader. Voilà ce qu'en langage typographique on appelle une couille et une coquille en langage chatié.
Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan