04avr 2005
Les vains du Roussillon
00:00 - Par Fabrice THOMAS - 2005
« Mes amis et moi, on tient tout. Ici, les rouges contrôlent tout. Tous ceux qui nous affronteront seront brisés menus ». Faut-il vous dire que ce propos a été tenu par George Frêche devant des journalistes ? Qui d’autre pourrait s’exprimer ainsi ?
Le pape est mort. Un nouveau pape est appelé à régner. Araignée ? Quel drôle de nom ! Pourquoi pas libellule ou papillon. Jacques Prévert
« Mes amis et moi, on tient tout. Ici, les rouges contrôlent tout. Tous ceux qui nous affronteront seront brisés menus ». Faut-il vous dire que ce propos a été tenu par George Frêche devant des journalistes ? Qui d’autre pourrait s’exprimer ainsi ?
Imaginons un instant le tollé qu’aurait suscité de tels propos s’ils avaient été tenus par Jacques Blanc. La gauche aurait crié au fascisme. Pas une voix ne s’élève pour dire à Georges Frêche qu’il tient des propos intolérables. La gauche exprime ses valeurs quand elle est dans l’opposition et les oublie dès qu’elle accède au pouvoir.
Le président Pataquès et sa suite faisaient de coûteux voyages au Japon. Le président Bourquin fait la même chose en Chine. Nous attendons toujours les centaines de milliers de touristes japonais comme nous attendrons longtemps que les vins du Roussillon inondent le marché chinois.
Yann Marec « envoyé spécial » parti dans les valises de Bourquin en a fait des tonnes sur « Un marché dont on ne connaît pas les limites. Tellement elles sont vastes ». Et sur « un contrat d’exclusivité permettant d’inonder le marché chinois ». A trop en faire le chef de la locale perpignanaise de l’Indép a ridiculisé le voyage de Bourquin.
Les articles de Marec ont animé les conversations. Pour certains Marec est sciemment allé dans l’excès pour décrédibiliser la signature du contrat de vente de vin en Chine par Bourquin, Amiel Donat et consort. Pour d’autres, (plus nombreux) Marec s’est plié en quatre pour faire plaisir à Bourquin et il ne s’est pas rendu compte des énormités qui sortaient de sa plume. Qui a raison ? Quoi qu’il en soit la crédibilité de l’Indép ne sort pas grandie de cette opération d’esbroufe.
Interrogé par le bâtonnier Eric Poujade sur sa participation à une publicité chinoise pour des vins du Roussillon sur laquelle elle apparaît en photo (reproduite à la une de L’Indép du 24 mars et à l’intérieur de celle du 25), Jacqueline Amiel Donat répond par courrier que c’est à titre « bénévole ». L’avocate essaie de se sortir d’une situation embarrassante. La loi interdit en effet aux avocats de se livrer à certaines activités commerciales et en particulier, de faire de la publicité.
Marec ne dit rien du rôle d’Amiel Donat Consulting. Une société qui travaille (et pas bénévolement) avec la Chine. Jacqueline Amiel Donat a d’ailleurs été de tous les voyages de Bourquin en Chine. Avec qu’elle mission ? Qui paie ces voyages ?
Le grand colloque Israélo Palestinien organisé par la mairie de perpignan a accouché d’une souris. Maurice Halimi, le super ministre des affaires étrangères d’Alduy, avait annoncé la présence de Shimon Pérès et de Leïla Chahid. Ni l’un, ni l’autre ne sont venus. Pire encore, la représentante de la Palestine en France était dans le département, à Elne, quelques jours après le colloque. Les voyages de l’envoyé spécial d’Alduy au Proche-Orient ne seront pas vains, un jour la paix sera signée, grâce à… Maurice Halimi.
La démission de Gaymard a fait des dégâts insoupçonnés. La cocotte Vermeille, véritable groupie du ministre espérait bien qu’il l’aiderait à atteindre son rêve, devenir secrétaire d’Etat.
Ras le bol. Le supplément Bol d’air du samedi qui fait passer l’Indép à 1 euro fait râler les clients. La politique de L’Indép et du Midi-Libre vise à prendre plus dans la poche des fidèles lecteurs pour compenser le constant recul des ventes et les lecteurs qu’ils perdent chaque année.
Dans le premier numéro de la nouvelle formule avec plus de vrais morceaux de couleurs dedans, Michel Badrignans a expliqué que c’était nous les lecteurs qui étions propriétaires de L’Indépendant. Génial ! ! ! ! Michel, tu es viré ! ! !
Fort en gueule. Lors de la journée de la femme, Christian Bourquin a prononcé de belles paroles. Un vrai féministe ! Le président du conseil général qualifie de « fasciste » le projet du député Big Mach qui souhaite l’instauration d’un statut et d’un revenu de la femme au foyer. On en oublierait presque qu’il n’y a aucune femme qui siège dans la majorité de gauche au conseil général.
Plusieurs journalistes de la place tournent la tête pour ne pas voir le calicot accroché pour la libération de Florence Aubenas sur la façade du conseil général. La liberté de la presse, on sait ce que Bourquin en pense. Trois rédactions, le Petit Journal, la télé Perpignan Infos et La semaine du Roussillon sont interdites de séjour au conseil général.
C’est sous la présidence de Christian Bourquin et d’Antoine Sarda que l’assemblée générale de la structure culturelle ADDMCT a été dissoute.Bourquin avait fait venir une juriste, Mlle Amiel Donat, avocate fille de Jacqueline Amiel Donat, avocate et important fournisseur du conseil général.
Bourquin s’efforce d’écarter Claude Cansouline de la section perpignanaise du PS, mais celui-ci ne veut rien entendre. But de l’opération ? Préparer le terrain à l’Amère Donat.
Une équipe de Bourquinistes (90 % viennent de la droite) ont mis en place un état major pour préparer les municipales de Perpignan. Pourtant pas spécialement connu pour ses idées de gauche, Boitassous allias Thierry Meier, président du show business Boitaclous, largement soutenu par le conseil général et la Septimanie, est l’un des piliers de l’équipe qui prépare l’offensive contre Alduy. D’où sans doute les nombreux traquenards montés contre la mairie de Perpignan.
Minable. Jacqueline Amiel Donat et Boitassous allias Thierry Meier en train d’arracher des affiches du petit journal sur le quai Vauban un samedi après-midi ! ! ! Vous ne le croyez pas, alors demandez leur de vous confirmez les faits et l’avoinée que je leur ai mise.
Bourquin et ses acolytes sont agressifs, vindicatifs, hargneux. Ils ne supportent pas que des journalistes s’intéressent à leurs petites affaires.
''Polémique Victor Reporter de guerre à Perpignan''