Frêche nous explique qu’il n’a jamais été question de changer le nom de la région.

Alors qu’il met la Septimanie à toutes les sauces et qu’il expliquait que nous, habitants du Languedoc Roussillon, nous nous appelions dorénavant les Septimans.

Et les discours dans lesquels il disait vouloir nous unir derrière un seul nom ?

Et les panneaux géants aux couleurs de la Septimanie devant les lycées c'est pour que nos ados fument de l'herbe septimanienne ?

La déclaration de Frêche n’apaise pas les esprits. Elle fait encore monter d’un cran le rejet de la Septimanie. Tout comme l’énorme campagne de publicité de l’été à 2 millions d’euros.

La Septimanie, c’est la marque du despotisme. Il est absurde de faire une campagne de publicité pour une marque que les consommateurs de Toulouse, Marseille, Paris ne vont pas retrouver dans les linéaires de magasins. Moins de 1% des productions de la région portent la marque Septimanie.

Les produits de la région sont pour la plupart d’origine agricole ou touristique. Ils ont besoin de porter la marque du terroir où ils sont élaborés. La Provence, Le Sud-Ouest , le Périgord, l’Alsace, la Bretagne, la Normandie, la Bourgogne, le Roussillon, le Languedoc-Roussillon… renvoient à des produits, des lieux, des paysages, des arts de vivre et à leur histoire. Même en dépensant des dizaines de millions et de millions d’euros, ce que Frêche va faire, les produits de Septimanie n’évoqueront jamais la richesse, la culture de nos terroirs. Cette marque fabriquée de toutes pièces n’aura jamais d’âme.

La Septimanie n’est pas démocratique, elle nie les identités façonnées par l’histoire et elle n’est pas efficace. Pire, elle brouille l’image des productions régionales à un moment où la surproduction mondiale de vin rend la concurrence encore plus âpre. Le message Septimanie perturbe les acheteurs des centrales d’achat et les importateurs et ce sont d’autres régions, d’autres pays qui en profitent. La Septimanie affiche un bilan commercial négatif. Le sujet n’a donc rien de folklorique.

Quant à nos amis socialistes qui noient le poisson en disant que l’on parle trop de la Septimanie, on peut toujours leur répondre qu’il y a plus important que la remise en cause des 35 heures. Il y a des millions de gens qui crèvent de faim. Et ici en France plusieurs millions qui sont quart-mondisés. Noyer le poisson n’avance à rien.

Le rejet de la Septimanie est là, impressionnant, majoritaire et rassurant. Car c’est une claque à tous ceux qui pensent qu’ils peuvent bafouer la démocratie, faire du pouvoir ce qu’ils veulent. Nos élus socialistes catalans seraient mieux inspirés de prendre leur plume et d’écrire à Frêche, et aux conseillers régionaux socialistes Bourquin, Cresta, Sabiols en les priant d’arrêter les dégâts le plus vite possible.

En faisant à la louche l’addition des signatures des pétitions qui circulent à l’initiative des partis catalanistes, des comités contre la Septimanie, de diverses associations, des mairies, les vingt mille « Non » à la Septimanie sont dépassés.

La manifestation du 8 octobre à Perpignan se prépare. « Nous serons 30 000 », dit Jordi Véra du Bloc Catala. Vu le grand nombre de gens qui déclarent leur intention d’aller manifester, on peut dire qu’il y aura beaucoup, beaucoup de monde.

Pierre Becque, conseiller régional, président d’une association contre la Septimanie, « trait d’union Languedoc-Roussillon » a lancé l’idée d’une manif devant l’hôtel de région à Montpellier le 11 décembre à l’occasion d’un déplacement de l’USAP.

A voir, l’exposition de photos et photomontages contre la Septimanie, au centre d’auto-apprentissage du catalan, à côté de la Casa de la Generalitat, rue de la Fusterie.

Il y avait beaucoup de monde samedi au grand mariage politico mondain d’une des filles de Jacqueline Amiel Donat. Toute la gauche bobo, (Bourgeois-Bourquin) était au double YY, la cantine officielle de Christian. Les chefs d'entreprise, les banquiers étaient nombreux. Quelques commerçants en vue, aussi. Pas mal d'anciens alduystes qui s'apprêtent à endosser la casaque Rose. Que ne ferait on pas pour avoir une place ! Il y avait également Chantal Gombert, maire-adjointe de Perpignan, fan de Christian et UDF tendance Bourquin. Le trottoir entièrement privatisé et ceinturé par un long ruban doré obligeait les passants à… changer de trottoir. Et cela sans autorisation* municipale. Simple quidam… Essaie donc de faire la même chose…Souhaitons à Céline (avocate comme maman) et à Jérémie (ancien -très pro- serveur à la Galinette, à Comestible et Petits Plats) de convoler en justes noces. ça suffit comme ça. C'est pas Gala ici. C'est juste "un média électronique" dit le président du conseil général pour ne pas le nommer.

  • Erreur : une autorisation avait été demandée à la mairie. La vérification nous est tardivement parvenue. Mea culpa.

Polémique Victor, reporter de guerre à Perpignan.