Bourquin soigne les adhérents du PS. Objectif : rallier le plus grand nombre au courant Fabius en vue du congrès au mois de novembre. On se sent important quand on dit à sa femme, à ses enfants, à sa belle-mère « Ce soir je ne suis pas là, je mange avec le président Bourquin au conseil général ». On n’est plus regardé de la même façon. On est quelqu’un. La nature humaine est faible.

Tous n’ont pas passé une bonne soirée. Le khmer rose les passe à la moulinette. Il entonne son couplet favori « J’ai besoin de vous », leur dit-il sur un ton grave avant de leur marteler dans un discours interminable qu’il n’y a pas d’autre choix que celui de Fabius.

Bourquin veut offrir à Fabius une fédération qui aura voté pour lui à plus de 80 %. Alors il ne lésine pas sur les moyens. Surtout sur les moyens du contribuable. L’impôt est douloureux pour ceux qui le paient, pas pour ceux qui le dépensent.

Mais Bourquin n’a peut être pas fait le bon choix. Fabius ne va pas rassembler plus de 10 % des votes au congrès du Mans.

Alors que le courant Montebourg, celui de Codognès, cartonne.

Très mal vu à Montpellier, très mal vu rue de Solférino au siège du PS, Bourquin a du souci à se faire.

Septimanie, c’est fini.

Cette fois c’est clair, c’est net. Le sites internet du conseil régional, du comité régional du tourisme ne sont plus dédiés qu’au Languedoc Roussillon. La Septimanie n’a pas encore baissé partout pavillon, mais c’est en bonne voie.

Quant à la marque ombrelle, soyons magnanime. Dans six mois on n’en parlera plus. Georges W. Frêche tente, c’est de bonne guerre, de minimiser l’ampleur de la défaite.

Frêche a maintenant intérêt à tourner complètement la page de la Septimanie. Il n’a aucun a intérêt à traîner ce boulet.

Pendant ce temps, Bourquin s’arque boute sur un mensonge plus gros que le Canigou.

Dans le dernier numéro de L’Accent Catalan, comme par hasard distribué dans les boites a lettres quelques jours avant la manifestation du 8 octobre, dix pages sont consacrées à la Septimanie.

Voilà « un faux débat » qui le préoccupe beaucoup.

10 pages qui confirment que la Septimanie n’est pas un «sujet mineur»

Merci M. Bourquin.

Quelle cohérence ! ! !

Dans son éditorial Bourquin nie l’évidence, « Les détracteurs ont voulu faire croire à un changement de nom de la région », et il insiste « un prétendu changement de nom ».

L’immense majorité des habitants ont clairement compris que les grandes campagnes sur la Septimanie et l’omniprésence du logo « Vivre en Septimanie » préparait un changement du nom de la région. Frêche ne le cachait pas, lui qui nous nommait les Septimans dans ses éditoriaux de la revue Septimanie, dont le directeur est un certain Bourquin Christian.

Bourquin se livre à un numéro digne d’un camelot de la foire de la Saint-Martin.

Plus Catalan que moi tu meurs. Il en fait des tonnes et des tonnes. Il se déclare prêt à partir en guerre contre la marque d’aliments pour chiens Canigou. Poilant et pathétique.

Quel intérêt Bourquin a-t-il eu à plonger dans la bagarre Septimanienne ? Il pouvait laisser Frêche gérer les évènements. Il pouvait se tenir à l’écart et en sortir indemne. Alors qu’il est depuis quelques semaines mis dans le même sac que Frêche.

Bourquin c’est retrouvé pris à son propre piège. Il a commis une double erreur en politisant le débat et en désignant la droite. De quoi a-t-il l’air avec le Non de gauche à la Septimanie ?

Et surtout, il permet à la droite d’engranger le bénéfice d’un refus quasi unanime à la Septimanie.

Alduy, Becque, Mach et les autres peuvent dirent merci monsieur Bourquin.

« Je suis en phase avec mon peuple », aime à dire Bourquin.

« Mon peuple » ! ! ! Pour qui se prend il ? ? ?

«Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au dessus des hommes ; il faut être avec eux.», Montesquieu.

Le 17 octobre se tiendra le procès qu’Alduy fait à Malek Boutih, secrétaire national du PS. Ce dernier envisage de venir à Perpignan. M. Boutih pourrait en profiter pour dénoncer le clientélisme d’où qu’il vienne. Suivez mon regard.

Dimanche dernier, dernier jour avant la fermeture de l’exposition du centenaire du fauvisme à Céret, je suis tombé, comme des centaines de personnes, sur Bourquin qui se faisait faire une visite guidée par Josémorphine Matamoros, avec la petite cour habituelle, l’avocate Jacqueline Amer Donat,Thierry Meier allias Boitassous…